Persona
Note moyenne
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135 critiques spectateurs

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Flying_Dutch
Flying_Dutch

78 abonnés 770 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 novembre 2011
Dès le début, Bergman plante le décor avec une succession d'images, parfois chocs, certaines subliminales. On est très vite plongé dans l'ambiance et très vite on est happé par la psychologie du personnage d'Elizabeth. Sa relation avec Alma est travaillée à la perfection et la liberté de narration que se donne le réalisateur suédois confère au film une dimension inégalable. Il prouva avec ce film une fois de plus qu'il était l'un des seuls, si ce n'est le seul, à pouvoir toucher d'aussi prêt l'âme humaine et se permettre d'explorer à ce point ce mystère, à travers une mise en scène unique et fabuleuse. Persona fait partie de ces chefs d'oeuvre qu'on ne refera plus, géniale et céleste. On ressort avec quelque chose en plus.
Noistillon
Noistillon

94 abonnés 408 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 octobre 2011
Premier Bergman : que dire ?

Que Bergman est l'un des réalisateurs qui parvient le mieux à capter cette sensualité qui émane du visage de ses comédiennes, mais que l'on pressent dangereuse et oppressante.

Dans Persona, il existe un lien presque charnel entre les deux femmes, et la transposition psychologique s'opère sur le mode de l'intériorité et de la réciprocité.

Mais la prestation totale, le don mutuel, n'est pas sans poser de questions éthiques auquel Bergman répond par une mise en scène angoissante au possible, voire terrifiante par moments, afin de régir le versant amoral de ce lien unique.

À en voir la puissance des tensions sexuelles ainsi que les multiples expressions de Liv Ulmann, fabuleuse (une aura à la fois envoûtante et terrible émerge de son visage), il ne fait nul doute que Bergman sera le cinéaste de l'implicite et de la suggestion.

À travers Persona, c'est dans cette dimension que s'inscrit, tout du moins, son style : dans une sorte de mesure poétique, et une mysticité appuyées par la mise en scène assez hitchcockienne et la musique, oppressante au possible.

Un chef-d'œuvre.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 août 2012
Sur le fond comme sur le forme ce film est incroyable, il est l'archétype même du style Bergman (des gros plans expressifs, des images qui laissent des traces, ...). Une beauté formelle qui ne casse pas l'histoire qui est d'une profondeur philosophique et psychologique rarement atteinte au cinéma. Deux actrices envoûtantes, des poussées surréalistes et des bribes de cinéma expérimentale. Une musique (et des sons) flippante, un film qui est génial.
Parkko
Parkko

191 abonnés 2 020 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 août 2011
C'est un film intéressant, aussi bien dans son scénario mystérieux que dans sa mise en scène très expérimentale et qui sied parfaitement au sujet du film je trouve. A noter également une très bonne interprétation de Liv Ullman et de Bibie Anderson (en même temps, je pense que c'était indispensable pour ce film, une interprétation en demi-teinte aurait vraiment été plus que regrettable). Après ce n'est pas ma sensibilité cinématographique première. Y a un côté un peu lourd, je trouve, chez Bergman, qui ne me parle pas complètement.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 4 août 2011
Ca fait du bien, ça nettoie. ça coupe net et c'est du franc parler/montrer. nébuleux vers la fin, plusieurs vision sont toutes enrichissantes. Bibi pète le feu, la destruction est de mise et el sol brulé qu'il reste est fertile parbleu!
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 25 juillet 2011
Quel film étrange mais néanmoins magnifique que ce "Persona". Le synopsis est d'une simplicité biblique, et le film est en même temps impossible à résumer. Est-il juste incompréhensible ou chacun peut-il le comprendre à sa façon ? Je l'ignore. Si les choses se compliquent à la moitié du film, la première partie de "Persona" (je ne parle même de l'introduction, extraordinaire) est absolument remarquable : c'est un pur huis clos, avec deux personnages dont l'une refuse de parler. Pendant une demi-heure, Bibi Andersson parle, il ne se passe vraiment pas grand chose d'autre, et ça n'en demeure pas moins passionnant, et ce pour plusieurs raisons : Andersson livre une prestation remarquable ; la mise en scène de Bergman est excellente, inventive, nouvelle pour l'époque, tout en demeurant d'une discrétion à toutes épreuves. "Persona" peut dérouter, comme tous les Bergman, mais c'est assurément un grand film.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 novembre 2011
L’art de Bergman (adepte de l’abstraction lyrique) a une place bien à part dans le cinéma mondial. En effet, celui ci adopte une manière de tourner absolument fascinante (voir « making of » de Sarabande »), tout en fausse légéreté, en intelligence et avec beaucoup de talent et de goût. « Persona » est un film totalement original si il est placé dans un contexte classique, cependant quand on le compare aux autres films de Bergman, « Persona » est loin d’être le plus étonnant du point de vue de la mise en scène. Ce qui constitue un des faits remarquables de ce scénario reste tout d’abord l’ampleur des thèmes proposés. En effet, « Persona » évoque tout d’abord dans sa première séquence un nombre invraisemblable de thèmes variés : en passant de la mécanique et de la technique qui permettent au cinéma d’exister, la séquence de l’hopital parle également de la mort (les corps d’hommes et de femmes âgés étendus sur les lits), mais également celui de l’enfant et des relations entre l’enfant et sa mère (Plan célèbre ou l’enfant caresse l’image de sa mère). C’est donc immédiatement des sujets forts qui sont mélés, la vie, la mort, grandir, à travers le son de la mécanique.

On pourrait éventuellement y voir une définition du cinéma : ensemble de techniques permettant (bien sur artificiellement) la naissance, le développement et la mort.
Si l’on peut facilement comprendre la difficulté du sujet choisi pour ce film (histoire banale mais mettant en jeu des thèmes cruciaux), il est finalement plus compliqué de comprendre ce que Bergman a finalement voulu nous dire avec ce film. Si Bergman, tout comme Bunuel, ne souhaitait pas donner une explication scientifique à son film, certains éléments du scénario poussent tout de même le spectateur à la recherche de la signification de ce qu’il voit. En effet, que peut vouloir signifier la répétition de certaines scènes, le passage brutal au flou, ou encore l’apparition d’un écran blanc ? La force de Bunuel était de pouvoir transporter son spectateur sans que celui ci ne se pose de question, Bergman ici n’y parvient pas. Peut être, comme dans « 2001: l’odyssée de l’espace » de Kubrick, Bergman cherche à ce que son spectateur refléchisse à sa propre théorie et sa propre vérité sur le film… En tout cas, le message reste, tout de même, très ambigu.
Comme souvent chez Bergman, le jeu d’acteur est très qualitatif. En effet, celui ci adopte une manière de diriger ses acteurs tout à fait remarquable (ambiance très décontractée hors des tournages et proximité forte avec les acteurs). Le duo Bibi Andersson et Liv Ullman est très convaincant et fonctionne à merveille dans des situations difficiles, des gros plans et même des monologues. Le jeu associé des deux femmes est très important dans la mesure ou il va permettre le développement d’une ambiance qui va se faire de plus en plus pesante…

La force de Bergman (certainement la plus développée dans « Cris et chuchottements ») peut consister en la manière dont celui ci définit son cinéma. Quelque chose qui se pratiquer avec beaucoup de coeur et d’ambition (d’où sa phrase célèbre « Il faut réaliser chaque film comme si il s’agissait du dernier). Cette implication du metteur en scène permet au film d’adopter une ambiance particulière très propre à la psychologie de Bergman. Cette ambiance, c’est elle qui fait tout dans le film : elle dirige les acteurs (en leur indiquant comme jouer), elle établit la structure du film (fondu au noir ou au blanc dans « Persona ») ou encore influence le début ou la fin du scénario.

« Persona » est un Bergman marquant; non pas pour le scénario, brillant certes mais peut être trop subjectif ou prétentieux; mais bien pour sa mise en scène. C’est sa mise en scène qui va permettre à Bergman de traiter ces sujets difficiles et c’est également sa mise en scène qui va donner cette ambiance particulière au film le rendant marquant.
Aulanius
Aulanius

227 abonnés 1 784 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 mai 2011
Drame, qui pour son âge, n'a absolument pas vieilli. Tout est profond et subtile mais surtout troublant. Les actrices, surtout l'infirmière, sont très bonnes et convaincantes. La photographie est variée, le scénario excellent dans le fond et la forme et les plans d'une finesse inégalable. Parfois très dur à cause (ou grâce à des images choquantes) et des scènes torturées, "Persona" est un long métrage de haut vol, qui parfois, mais sans conséquences, possède quelques longueurs. 15/20.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 10 février 2012
Persona, d'Ingmar Bergman raconte l'histoire d' Alma, une infirmière volubile (Bibi Andersson) s'exilant dans une maison du bord de mer, seule avec sa patiente (Liv Ullmann). Celle-ci est une célèbre actrice qui, lors d'une représentation de Phèdre, a été soudain frappée de mutisme. Les deux femmes vont s'aider par leur caractère diamétralement opposé et nouer peu à peu une relation trouble...
Comme souvent chez Bergman, le film offre plusieurs lectures, servies par multitude de symboles.

La première est celle, linéaire, du scénario: Il raconte la dynamique de rapprochement-répulsion de deux femmes qui ont besoin l'une de l'autre, s'aiment et se détestent. Bergman ne livre pas ici une histoire vraisemblable et l'on se demande souvent si ces deux femmes n'en forment pas qu'une. L'histoire est donc une intéressante enquête psychologique (Persona et Alma sont les deux composantes de la personnalité pour Carl Jung), qui n'appelle pas forcément à une réponse claire et permet d'observer deux jeux d'actrices magnifiques.

La deuxième est plus autobiographique. Il raconte l'amour du réalisateur pour le cinéma et sa volonté d'arriver un jour à une oeuvre parfaite. On le voit par exemple en enfant essayant de toucher un écran de cinéma qui, trop blanc, rend flou le film qui y est projeté. Cette partie intéressera qui voudra mais il n'empêche qu'encore une fois, le film du suédois demande au spectateur un réel effort de compréhension.
oneosh89000
oneosh89000

55 abonnés 554 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 mai 2011
Le chef d'oeuvre du suédois qui a sauvé le réalisateur lui même. Hautement psychologique, "Persona"est le film le plus abstrait du grand cinéaste mais surtout le plus personnel , mettant paradoxalement en avant la thérapie d'une actrice de théâtre ayant refusé toute énonciation de paroles et son infirmière , qui pour l'aider, va peu à peu dévoiler sa propre vie. C'est sur cette toile de fond, qu'est développée le thème de la souffrance humaine, établissement de l'opposition entre le "Persona" , masque social ou l'apparence que chacun se choisit au sein d'une catégorie de société et l' "Alma" , l'état psychique que l'on ne se suppose pas avoir, autrement dit, le subconscient. Bergman exprime une fois de plus, un sujet immense , mais ici c'est au travers de la psychanalyse qui relie deux actrices au summum, dont Bibi Andersson. C'est par rapport à cette réalisation de 1966, que Bergman se délivre et se sauve (à travers son Art, le Cinéma) en établissant son Persona. Malgré une fin personnellement déroutante, "Persona" montre à quel point l'Art peut se révéler à être un exposé salvateur à tout cinéaste. Immense film encore une fois destiné à un public largement ouvert à son cinéma.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 avril 2011
Tout simplement un des meilleurs films du monde. Interprétation magistrale, images sublimes, psychologie des personnages sidérante... Le meilleur Bergman.
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 juin 2013
Comment noter un film qui ennuie autant qu'il éblouie? Alors qu’il imagina le scénario et la mise en scène de Persona pendant une hospitalisation en urgences, Ingmar Bergmar franchissait les limites de son art tant sur le plan thématique que visuel. La façon qu’il a eu de démarrer sur une ouverture rendant hommage aux œuvres surréalistes de Bunuel pour revenir ensuite au style très austère, aux interrogations psychologiques et à l’imagerie de l’île de Faro auxquels il est associé parvient au final à rester cohérent. Avec ses deux actrices fétiches (et épouses) dans le rôle de deux femmes dont les personnalités tourmentées sont opposées, ces longues scènes d’échanges verbales allant tourner à une sorte de symbiose identitaire sont tournées de manière décousue et terriblement lente au milieu de décors totalement vides. Ce film expérimental peu captivant au premier abord est pourtant, grâce à l'ingéniosité révolutionnaire des effets visuels qui s'y multiplient, une approche surprenante de la façon dont le cinéma peut traiter les méandres de l’esprit humain qui aura su inspirer des cinéastes comme David Lynch.
Appeal
Appeal

180 abonnés 569 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 janvier 2013
Persona développe un sujet très intéressant. S'inspirant très largement du travail de Carl Jung, Ingmar Bergman nous présente un huit clos entre deux femmes qui chacune, par leur personnalité marquée, vont incarner ce concept. L'une recherche sa propre image extérieur, quitte à projeter sur l'autre ses propres sentiments, et qui n'hésite pas à se dévoiler pour obtenir le regard d'autrui; tandis que l'autre femme, bloquée dans son mutisme, cherche au contraire à se débarrasser de sa personnalité extérieure, mais dont les intentions profondes sont finalement beaucoup plus obscures, ce qui montre en réalité une volonté d'afficher une image public bien différente que ce que la personnalité intérieure pourrait afficher.

Les deux actrices jouent assez bien, même si Liv Ullmann n'a pas grand chose à faire. C'est surtout Bibi Andersson qui est convaincante. On peut remarquer le travail d'écriture fournit pour les monologues récités par Andersson. Pour ce qui est du travail de la mise en scène et du montage, je suis plus réservé. Le huit clos est très bien construit, notamment dans la première partie à l'hopital ou les murs immaculés donnent l'impression d'un lieu vide et froid, où seuls les personnages qui l'animent donnent vie au lieu. Le huit clos se retrouve à la mer dans la proximité des jeunes femmes, très bien filmée par Bergman. Le suèdois use et abuse des gros plans sur les parties des corps qui représentent le mieux l'émotion à saisir : sur le visage bien évidemment, ou plus encore sur les yeux; mais aussi sur les bras, les mains ou les jambes, la tête ou le buste, tout est savamment choisie pour se concentrer sur l'expression des personnages, d'autant plus nécessaire que Bibi Andersson se cherche encore et Liv Ullmann est totalement muette.

Mais parfois, j'ai eu la désagréable impression de "trop" voir ces plans. Je ne sais si c'est parce qu'il expérimente, ou parce que c'est fortement nécessaire dans son expression; ou encore s'il n'y a pas une petite dose de "m'as-tu vu que je maitrise la caméra", ce que je ne retiens pas comme option parce que je ne veux pas croire que Bergman se met au niveau de la bassesse de certains réalisateurs actuels comme Joe Wright; toujours est il que la mise en scène n'est pas vraiment naturelle, non que l'histoire soit surnaturelle ni que les actrices jouent de façon théatrale, mais nous n'arrivons pas à oublier la présence de la caméra, les mises au point se voient trop, si bien que, plus que l'appréciation du plan en lui-même, on se prend à imaginer comment Bergman a placé sa caméra dans le lieu où il se trouve, ce qui est a mon sens très mauvais (nous ne sommes plus concerné par les plans eux mêmes). Il y a quelque chose de l'ordre de la démonstration technique qui ne m'a pas plu, qui m'a rappelé parfois les erreurs de la nouvelle vague française, et cette volonté de détacher le montage et la mise en scène du récit. Au dela de ça, le film est parfois un peu long, et si la progression est marquée, visible, 1h20 sont déjà suffisant, car le huit clos et (presque) l'unique monologue qui nous accompagne tout le long devient éprouvant à cause du format de film. Probablement qu'en roman, le ressenti serait plus naturel. Mais en conclusion, je ne douterai pas de l'intérêt de ce Persona tout du moins sur l'intelligence de l'histoire et de la construction d'une relation complexe entre deux personnages.

Deuxième expérience avec Bergman moins concluante que ma première (Les Fraises Sauvages), reste que je commence déjà à cerner un peu la construction de ses oeuvres, notamment des profils psychologiques de ses personnages, qui est originale. J'y retournerai probablement.

http://www.senscritique.com/film/Persona/critique/17548529
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 7 avril 2011
Mon tout premier Bergman et que dire à part l'admiration que j'ai ressenti pour ce film (mais un côté je ne sais pas si j'aurais dû commencer par celui-ci car il demande plusieurs visions afin de bien l'analyser pour pouvoir comprendre le film à la vision de Bergman).
Le film commence par des images éparses qui nous plongent d'emblée dans l'univers du film ,Bergman arrive par sa mise en scène à rendre ce film très beau ,poétique avec une musique angoissante ,des plans spécifiques, des images dérangeante et des conversations perverses .Pour ce qui est du scénario il n'y a rien à dire, il est très bien ficelé . Liv Ullman joue très bien mais j'ai eu un faible pour la performance de Bibi Andersson. Le réalisateur arrive à nous faire rentrer dans ses créations , son univers ,il manie le champ/contrechamp à merveille ,les plans pendant l'histoire du nouveau-né sont géniaux et j'ai adoré le plan où Liv et Bibi sont côte à côte où cette-dernière se fait "replacé" les cheveux .
J'ai donc tout simplement adoré ce film, j'étais rentré dans son univers et je voulais y rester à vrai dire .
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 2 mars 2011
Un chef-d'oeuvre du grand Bergman ! Une recherche et une réflexion incroyables. Son cinéma est toujours très enrichissant.
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