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stanley
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5,0
Publiée le 8 décembre 2008
Persona est l’un des plus grands chefs d’œuvre de Bergman. Court (1h20), il est d’une densité exceptionnelle. Bibi Andersson et Liv Ulvman, deux actrices phares du cinéaste sont absolument exceptionnelles. Tout les oppose tant physiquement que psychologiquement. La mise en scène de Persona est sublime (la qualité de la photographie : un beau noir et blanc riche de contraste, la gestion de la lumière et des ombres). La façon dont Bergman compose les plans est personnelle est très belle (surtout quand Alma et Elisabeth sont ensemble dans le plan). Faro, lieu de vie du cinéaste, a servi de cadre au film qui magnifie ici son côté sauvage. La première scène de Persona, très bizarre, donne d’entrée le ton d’un malaise ambiant et renvoie au rêve des Fraises sauvages. Les passages sur la plage très naturalistes renvoie au Septième sceau, car Persona est aussi une synthèse de l’œuvre de Bergman. Réciproquement, ce film influencera Woody Allen et David Lynch (dans Mulholand drive, les deux héroïnes se confondent ; un bouleversement se produisant au deux tiers du film comme dans Persona où la pellicule semble se casser). Persona regorge de scènes époustouflantes comme autant de moments de purs chefs d’œuvres du cinéma telle celle où le visage de Liv Ulvman devient progressivement de plus en plus sombre d’où l’on ne voit plus que la lumière des yeux. Je n’ai jamais rien vu de plus beau, de plus intelligent. Dans ce film, toutes les obsessions de Bergman sont présentes comme le théâtre qui envahit la vie (« l’art intervient dans nos vies », selon Alma) et bien sûr la psychanalyse à propos de laquelle il faudrait des dizaines de lignes pour analyser le travail ressenti à la vision de Persona. Alma et Elisabeth jouent le rôle de thérapeute/patiente avec le risque de contre transfert (puisque les deux personnages finissent par se confondre). Dans Télérama, il est question de voire ce film comme le résultat de l’approche jungienne (conflit entre le masque social et l’inconscient).
Persona est le film le plus ambitieux de Bergman, car il s'y révèle ascétique et tente de cerner ce qui fait l'identité et la relation avec l'individu. Une femme, actrice de théâtre, mère, sombre dans le mutisme, refusant de n'être que celle que les autres voient. Une infirmière ne comprend pas le sens de certains de ses actes et s'interroge sur la cohabitation de plusieurs identités en elle. Elles s'isolent sur une île, où leurs identités et leurs visages (qui correspondent aux identités dans notre subconscient) se mélangent, s'enlacent. La peur et la confusion gagnent du terrain... Ce qui est épatant, c'est de voir, comme dans le Septième sceau ou encore Fraises sauvages, comment Bergman trouve systématiquement des solutions cinématographiques incroyables à chaque situation. Le moins accessible de l'auteur, mais pour peu qu'on soit attentif, il se révèle passionnant de la première à la dernière seconde, avec toujours la même modernité des dialogues et la grande précision de la direction d'acteurs. Un film qui a encore beaucoup à offrir après le premier visionnage.
Expérience artistique d'une inventivité incomparable, trip sensoriel d'une puissance sidérante, ce film n'a pas finit de révéler ces richesses. Difficile de passer à autre chose après l'avoir vu.
A conseiller aux fans de Mulholland drive. On voit d'où vient l'inspiration de David Lynch. Et comme dans Mulholland drive, l'interprétion des 2 actrices est excellente.
Un film complexe et tortueux. Bergman est sans doute l'un des réalisateurs qui joue le mieux avec les images, cela en devient presque étourdissant. Brillant ! L'interprétation est quant à elle parfaite. Un chef-d'oeuvre. Inoubliable !
"Persona" est une oeuvre tout à fait atypique dans l'oeuvre de Bergman. Déja, pour son ancrage violent et brut dans le présent. Les images de la guerre du Viêt-Nam qui passent sur le poste de télévision de Liv Ullman et l'évocation des trains de la mort font basculer Bergman dans le monde réel. L'introduction qui fait presque guise d'avant-programme, de film dans le film, semble être un pied de nez aux spectateurs. Ne vous attendez pas (plus?) à ce que je vous donne des films sur le silence de Dieu, à ce que je me morfonde dans une description de la Foi (la trilogie de la Porte semble avoir été un point d'orgue). Cette fois Bergman s'attaque à l'humain, avec tout ce qu'il a d'imparfait, de mystérieux, d'envoûtant, d'érotique voire de pervers. La confrontation entre deux immenses actrices (Ullman et Bibi Andersson) nous donne des sommets; une scène en particulier retient l'attention, celle durant laquelle la jeune infirmière (Andersson) s'expose devant sa patiente dans un vertigineux face-à-face. Et puis surtout, Bergman brouille les pistes. Celle de la pellicule déjà, qu'il brûle sans aucun scrupule, comme si cette histoire était trop puissante pour qu'elle puisse être contée. Mais c'est aussi une page, un tableau qui brûle. La place de l'Art (Ullman interprète une artiste qui ne peut plus jouer) tient une place primordiale dans ce film: doit-il remplacer la télévision, les bandes comme dirait Herbert Marcuse? Et surtout, doit-on croire tout ce que l'Art nous dit, alors que Bergman lui-même nous trompe sans vergogne dans un final en forme d'apothéose? Superbe film.
Je n'aurais pas la prétention de dire que j'ai tout compris de ce film , mais ... justement ! Sa densité, sa richesse, et la virtuosité de la mise en scène et du montage sont tels, qu'au final, il suffit de se laisser porter au gré d'une intrigue étrange et passionante. Les personnages d'Alma et d'Elisabeth sont grandioses, tout en gardant toujours une part d'ombre nécessaire ... D'ailleurs, en parlant d'ombre , on pourrait se laisser glisser au fil de la magnifique photographie de Persona, juste apprécier la beauté des plans où sont présentes les deux actrices. Après tout, Persona , c'est peut-être ça : un film de beauté. Sur la beauté de deux êtres qui s'aiment et se détestent à cause de leurs beautés respectives, sur la beauté du silence et des paroles , sur la beauté de l'art et ... sur la beauté du film lui-même, inégalable par sa singuliarité novatrice et géniale.
Oui le cinéma est un art majeur ! "Persona" est une oeuvre monumentale réalisée par un Ingmar Bergman probablement au sommet de sa virtuosité. "Persona" est un film qui ne suit aucune règle, où la puissance des images l'emporte sur le scénario. "Persona" est aussi un film d'auteur que l'on ne se lassera jamais d'analyser, tant il ouvre des portes à des réflexions riches et profondes. Des vérités sur la Psychanalyse, Dualité, Le Silence,La Peur De La Mort, mais aussi sur l'Art. Il y a probablement une part d'autobiographie dans ce film qui agit comme une thérapie pour l'artiste torturé qu'est Bergman. Le cinéma ne pourra jamais oublier la mise en scène exceptionelle de "Persona". Une réalisation plus qu'innovante, grâce à un montage d'une modernité subjuguante permettant d'enchainer les plans d'anthologie. "Persona" c'est aussi une photographie de légende, permettant au plan de se rappocher de la peinture par sa beauté. Bergman semble avoir conçu presque toute sa mise en scène sur base des visages. En effet, on retrouve dans "Persona" une virtuosité inégalée pour filmer les visages des personnages. Surtout les deux personnages principaux évidémment, dont l'interpréation s'approche de la perfection. Deux actrices aussi talentueuses que complémentaires, peut être le meilleur échange de regards du cinéma. Vous l'avez compris, il est impossible de parler de "Persona" sans employer de superlatifs. C'est tout simplement parce qu'il s'agit de l'une des plus grandes oeuvres d'art jamais créées...
Une confrontation psychanalytique qui se met au dessus d'une simple illustration de la vulgate freudienne, jungienne... On a la mise en scène de tout un jeux d'identifications, distanciations, transferts entre deux femmes avec un art du trucage cinématographique utilisé avec le maximum de discrétion et d'économie et un sens achevé de la dramaturgie théatrale. On cotoit le genre fantastique et parfois il affleure, remarquablement dans des séquences oniriques et en la figure du vampire. Un sommet du cinéma.
Voilà.. je viens de voir "Persona", je viens de comprendre pourquoi Bergman fIT Partie du panthéon des plus grand réalisateur de l'histoire du cinéma, je viens de comprendre Que Tarkovski n'est pas seul au zénith partageant la cime avec Antonioni. Dieu est trinitaire et entouré d'apôtres... je les ai déjà cités! Excusez, je suis en état de choc... peut-être plus tard, je pourrais en parler, mettre des mots, mais dans le contexte.... je ne sais pas si c'est ... bien ... nécessaire ... faisable?
"Ho non, la, ya pas de baston, ya pas d'histoire, ya pas de blagues... mais c'est pas un film les gars" ... Vive les bienfaits de notre société. Et aprés on se demande pourquoi certains disent que le cinéma est un art.. Bin tiens. Faut savoir que vous etes pas obligé de faire genre "pff, faut réfléchir", c'est pas pour moi ça", vous etes meme pas obligé de parler du film.. Mais si vous en parlez, alors avouez.. C'est le minimum. Alors oui, c'est un chef d'oeuvre, et si il s'y passe plein de choses.. mais surement pas aussi explicites que dans le dernier navet.. M'enfin, c'est un avis coup de gueule, tellement ce film est génial, et qu'il y en a qui refuse de voir le cinéma autrement qu'une comédie ou un film d'action. Alors jetez vous dessus !
C'est beau quand même un artiste au sommet de sa créativité vous ne trouvez pas ? Ingmar Bergman, illustre cinéaste suédois réalisait en 1966 l'un de ses plus célèbres films avec "Persona", oeuvre atypique, superbe et passionnée dans le parfait courant du fameux cinéma Européen de ces années-là dominé notamment dans une thématique comparable par le maestro Antonioni. L'audace de laquelle firent preuve tous ces auteurs au style radical et expérimental allait ici trouver son apogée (on peut d'ailleurs s'amuser à relever les éléments retenus au cours des essais précédents des grands "rivaux" de Bergman pour former une peinture magnifique et lucide de la douleur existentielle). I.B. a parfaitement réussi dans "Persona" à combiner cette frontière obsédante entre "coeur" et "cerveau", abandonnant l'aspect visuel glacial du "Septième Sceau" sans pour autant en délaisser les côtés plus psychologiques. Il se permet une ouverture à l'abstraction déroutante et sublime, usant d'objets en apparence anodins pour en retenir les formes les plus frappantes. La modernité de son montage subjugue, la précision de ses plans laisse sans voix. Liv Ullman campe à la perfection l'anti Bibi Anderson, le duo interprétant deux protagonistes blessés à la facade opposée. L'introspection est puissante, Bergman mélangeant souvenirs, phantasmes, affabulations dans un huis-clos étouffant (chapeau le tour de force technique !). C'est cru, explicite, dérangeant mais toujours dans une optique de progression croissante. La photographie est irréprochable, jouant elle aussi un rôle important dans l'impact incontestable qu'exerce "Persona" sur le spectateur. Ce chef-d'oeuvre sur l'humiliation et la solitude signé Ingmar Bergman restera longtemps dans ma mémoire, certaines séquences en particulier d'un désespoir envoûtant, splendide. Extraordinaire, tout simplement. A voir obligatoirement ne serait-ce qu'une fois dans sa vie...
PERSONA est un film d'une grande richesse visuelle et psychologique. Après une introduction rappelant les thèmes chers au cinéaste (notamment la religion) et son oeuvre passée, Bergman définit son film comme un poème de cinéma, avec le projecteur qui s'allume et s'éteind au début et à la fin du métrage. C'est surtrout le portrait poignant de ces deux femmes incarnées par Bibi Andersson et Liv Ullmann, deux actrices qui se complètent parfaitement. Bergman les met en scène dans des séquences intriguantes. La meilleure de ces scènes est sans conteste celle où Alma parle à Elizabeth de l'enfant de cette dernière. La scène est répétée deux fois, l'une en filmant Elizabeth et l'autre en filmant Alma. Bien qu'on ait le même texte sur les deux plans, celui-ci s'accorde différemment sur chacune. Cette superbe scène de point de vue se termine par une juxtaposition du visage des deux femmes, montrant le trouble des deux "persona-lités". Parmi d'autres moments d'une force psychologique inouïe, cette scène est sûrement l'une des plus grande du cinéma.
Ben tiens ! Un des plus grands films de tous les temps. Concis, une mise en scène fabuleuse. Ce film vous prend aux tripes et celui qui dira que ce film l'a laissé indifférent, ne le croyez pas.Persona est un concentré de tous les thèmes et névroses chers à l'auteur: réflexions sur l' art et la vie,l'altérité,la non communication, l'humiliation,l'absence de dieu,la peur du néant et j'en oublie surement...Ce film,on ne peut plus onirique, vous entraine dans l'inconscient des ames et cela, par la pure magie du cinéma. Car tel est bien ce que Bergman veut nous dire: l'art dépasse la vie en ce sens qu'il nous livre le vrai sens de la vie. Avec trés peux de moyens et un travail de montage extraorinaire, Persona réussit la démonstration du pré supposé.L'artiste n'est pas dieu, il est meme pitoyable. Le public n'est pas philistin et sans lui, l'artiste n'existerait pas.La rencontre d'élizabeth, l'actice et d'alma, sa soignante,son "public", ces deux contraires et complementaires,leur symbiose,ne peut aboutir qu'à une impasse. Reste l'art,ce tout petit quelque chose, qui rend la vie supportable dans un monde absurde.... voilà tout ce que nous dit ce film : un éloge de l'art , du cinéma.La preuve par 9 : jamais un film n'a fait rarement preuve d'autant d!inventivité et de créativité et je le répète avec si peux de moyens.Conclusion: laissez vous envahir par Persona. Vous ressortirez émérveillé de ce moment de pur cinéma