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Un visiteur
0,5
Publiée le 23 septembre 2008
Aie, comment peut on apprécier ce film ? Une série de plans sur un ripoux en train de picoler, sniffer, se piquer. Un bref passage sur la nonne qui se fait violer et qui pardonne à ses violeurs, du coup le ripoux les met dans un bus pour ailleurs. Clap de fin.
L’aspect toxicomaniaque est le plus intéressant, bien rendu par la monotonie, une sorte d’apesanteur lourde et cotonneuse et aussi une forme de curieuse mélancolie. La scène de shoot avec Zoe Lund est forte et poignante. On peut par contre être nettement plus dubitatif pour ce qui est de l’aspect catholique, sauf en ce qu’il souligne de culpabilité chez le personnage central. Les scènes de visions christiques sont grotesques. Harvey Keitel porte le poids du film et s’en sort très bien. « Bad lieutenant » n’est pas un mauvais film, mais on a du mal a lui trouver les qualités objectives d’un film culte. Sauf à penser que ce qu’il montre a été filmé au bon moment pour le grand public.
On est dans les pérégrinations d'un flic junkie et corrompu, avec un scénario quasi inexistant, ou qui tourne vaguement autour de l'idée du bien et du mal, de la possibilité de rédemption. Lui-même , loin d'être un enfant de cœur oscille entre tirer profit du mal ou racheter son âme puisque ce film est fortement connoté religieusement. En fin de compte, Bad Lieutenant s'avère un film assez prétentieux, qui ne fait que compenser sa vacuité scénaristique par quelques scènes de violence.
Pour Harvey Keitel qui chiale en couinant et le viol d'une nonne, plutôt original mais dont le crime n'intéresse personne sauf le Bad Lieutenant, qui cherchera à obtenir "pardon" en retrouvant les malfaiteurs. Un film complètement barré mais sans grande histoire, qui suit son héros, se détruisant de l'intérieur.
La présence d'Harvey Keitel situe nettement le film du côté de Scorsese, manière années 70. La mise en scène de Ferrara n'est pas aussi précise que celle de son glorieux aîné, pourtant, le film captive le spectateur assez rapidement, en partie grâce à l'interprétation de l'acteur de "Mean Streets" (qui cabotine lourdement dans certaines scènes). En ne cachant rien des vices de ce flic égaré, le cinéaste parvient à créer un objet fascinant et repoussant, où le voyeurisme n'est jamais loin. Nonobstant, Ferrara n'étant pas Pasolini, l'empreinte laissée par ce "Bad Lieutenant" ne marque que quelques heures...
Mais quel petit enfoiré ce Harvey Keitel... Abel Ferrara nous offre les aventures d'un flic ripoux avec ce film noir qui s'avérera être un billet simple pour l'enfer. Harvey Keitel livre une excellente prestation, et malgré cette sombre réalisation, ce sera la principale chose que l'on retiendra de ce long-métrage. "Bad lieutenant" aura le mérite de bousculer quelques codes par sa provocation, sans pour autant en faire un film trash et jouissif.
Une excellente performance d'Harvey Keitel totalement habité par ce rôle de flic drogué, pervers et accro au jeu. Le scénario est absent (une enquête autour d'un viol d'une religieuse) mais on se laisse prendre par l'ambiance sombre et certaines scènes marquantes à défaut d’être choquantes. Le véritable suspens se joue plutôt autour des problèmes d'argent de Keitel qui dépendent des résultats des match de baseball. Même s'il n'est pas aussi marquant qu'à l'époque de sa sortie, le film est à voir sans hésitation pour son acteur principal.
Film coup de poing, très sombre, sur la descente aux enfers d'un homme. Harvey Keitel est excellent dans ce rôle. De nombreux passages sont osés. Mais ce n'est pas là que réside le défaut du film. Les moments creux m'ont semblé trop nombreux, bien qu'ils aient un but et que j'en ai conscience. De même, le malaise du héros contamine le spectateur, oui c'est super bien fait de la part du réalisateur mais cela compromet le plaisir de regarder le film.
Ce film vaut surtout pour la prestation étonnante de Harvey Keitel, qui porte le film sur ses deux épaules, bien campé sur ses deux jambes. Il incarne un lieutenant aux antipodes de Columbo, plus un dirty Harry sur la pente descendante, complètement accro aux drogues dures, esclave de ses vices et des bas fonds, amoureux du pouvoir que lui donne son enseigne. Peut-être à la recherche de la rédemption ou du salut, on ne sait pas. Rôle risqué qui a du être refusé par beaucoup, soit par peur du ridicule (ne pas être à la hauteur), soit par calcul, (éviter l’échec artistique toujours possible avec ce genre de film). Ferrara filme le glauque et le « côté obscur » avec une assurance de cardinal, derrière une caméra tamisée par le manque de soleil, soleil remplacé par la réflexion du poste de télé bloqué sur le match de base ball. Il est obsédé par les ruelles sombres, et les caves où on se fait un fix vite fait. Les constantes redondances à dominance christiques me sont passées par-dessus la tête, et le final même si il est assez surprenant. Ce final qui fera dire par certains que c’est un chef-d’œuvre absolu, et par d’autres que c’est un peu n’importe quoi. Il est clair que ce rapport un peu maladif qui va de la foi à la chair, et vice versa, ça fait prosélytisme religieux déguisé. Intéressant, mais pas indispensable, pas culte pour moi.
Après avoir vu ce film sur lequel j'avais entendu beaucoup de bien, je me suis retrouvé un peu entre deux chaises. Se que je veux dire par là c'est que d'un côté le film n'est pas mauvais, qu'il traîte des méfaits de la drogue, de la perversité, et de la dûreté de la vie dans tous ses états et d'un autre côté j'ai trouvé que le film était beaucoup trop choquants que ce soit dans les propos de chacun ou dans les faits et gestes. Interdit aux moins de 16 ans oui, mais parfois ça va trop loin, et je ne suis pas du genre à être choqué d'un rien. On a le droit au viol sauvage d'une femme d'Eglise, avec toute la scène, on a le droit à pas mal de vulgarité de la part des acteurs, à pas mal de sexe. Certes Harvey Keitel, sous sa virilité, joue vraiment pas mal, mais parfois on se demande comment a t'il peut jouer aussi dûr. Les autres acteurs ne sont pas mauvais du tout et la fin du film est très touchante et ne laisse pas indifférent. On triate tout au long du film, les traffics de drogue, les problêmes de famille et bien sûr de l'argent avec les dettes qui en suivent. Le titre du film est assez bien trouvé et représente parfaitement ce long métrage. On pourrait être indulgent vu l'année dont le film date mais franchement j'ai hésité à mettre trois étoiles. Les deux étoiles se rapprochent plus du 3 que du 1, donc maintenant ne vous faîtes pas une mauvaise opinion, voyez par vous même se que vous en pensez et faîtes le nous partager. En bref si vous voulez voir un film choc, celui-çi est fait pour vous et pour tous les autres amateurs du grand écran. En revanche si vous êtes une âme sensible, ce film est à déconseiller. Sur ce, bon film à tous !
un film au multiple scènes choc qui traumatisent pas mal. Un film qui nous montre le mauvais côté de l'Amérique et de ses habitants New-Yorkais . Un film où Harvey Keitel (mention spécial, c'est rien de le dire! un jeu d'acteur magnifique, comme d'habitude!) excel de tous ces tripes, drogué, alcoolique, pervers, sale, pourrit, rien ne le sauvera. Ni les dettes de jeux d'argent, ni la vengeance d'une none sauvagement violé. Le réalisateur de "The king of New York" plombe dans l'obscurité de la grosse pomme, réaliste et rustiques COMME la fin. Choquant!! mais fascinant jusqu’où un homme est près à aller dans son désarrois? La réponse est ce film. Quatre films me vient à l'esprit: "A tombeau ouvert", "8mm", "Hardcore", et surtout "Taxi Driver" où des personnages normaux si on peut dire, un père, un flic, un chauffeur de taxi, un conducteur d'abulance vont jusqu'à aller dans les endroits les plus malsain qui soit pour trouver la vérité et la résoudre.
on ne sort pas indemne de cette vertigineuse descente aux enfers de ce flic complètement déjanté, accro au crack et à l'alcool, étranglé par les dettes et corrompu jusqu'à l'os. Harvey Keitel est hallucinant, on assiste mi fasciné mi révulsé à son errance et sa chute prévisible. Grand film qui ne laissera personne indifférent. Faudra juste éviter de le monter à des personnes trop jeunes, si jouissif soit-il, Bad Lieutenant est franchement glauque.
Totalement anecdotique. Film tombé dans l'oubli et on sait pourquoi en le voyant. Quelques scènes au dialogue très vulgaire, intrigue principale relayée au second plan, ensemble mou et très peu d'intérêt. J'aurai mieux fait de revoir un classique.
UN CERTAIN REGARD. Rien que pour la douleur, le délire, le gémissement, la souffrance et le blasphème de Keitel. Quand la chair, le sang et le sexe se crucifient dans le glauque.