"Top Hat" est le troisième des neuf films d'affilée que livrera en six ans (de 1933 à 1939) pour la RKO le duo magique formé par Fred Astaire et Ginger Rogers avant de remettre une dernière fois le couvert en 1949 sous la direction de Charles Walters avec "Entrons dans la danse". Réputé pour être l'acmé de la collaboration entre les deux merveilleux danseurs, "Top hat" mis en scène par l'impersonnel Mark Sandrich vaut surtout pour les cinq numéros de danse aériens de ce duo inimitable qui il faut le souligner doit beaucoup à l'explosivité de Ginger Rogers sans aucun doute celle des nombreuses partenaires de Fred Astaire (Eleanor Powell, Judy Garland, Rita Hayworth, Cyd Charisse, Ava Gardner, Leslie Caron) la plus capable de lui emboîter aussi bien le pas. On ne peut malgré tout que constater même si notre attachement est grand pour cette période dorée de la comédie musicale que le scénario concocté par Dwight Taylor et Allan Scott qui tente de marier marivaudage et romantisme est d'une faiblesse que l'indigente direction d'acteurs de Sandrich ne vient en rien rehausser. Fred Astaire en particulier avec son physique si particulier et ses expressions qui le font plus ressembler à Stan Laurel qu'à Tyrone Power frise parfois le ridicule. Le tout étant livré dans des décors Art-Déco au kitsch parfois malvenu notamment dans le dernier tiers du film où l'action se déroule dans un Venise de pacotille qui n'offre pas l'écrin qu'aurait mérité les numéros de voltige du couple qui quoiqu'on en dise sauvent le film d'une totale platitude et ce malgré la présence de la tonitruante Helen Broderick. Il faut toutefois tempérer ce jugement un peu sévère en se rappelant que le genre initié par la Warner et la RKO n'en n'est qu'à ses balbutiements pour parvenir à son âge d'or dans les années 40 avec l'arrivée de metteurs en scène talentueux comme Charles Walters, Vincente Minnelli ou Stanley Donen qui sauront beaucoup mieux que Sandrich meubler les moments d'attente entre les numéros de danse.
"Le Danseur du Dessus" est un savoureux vaudeville où Fred Astaire ne cesse de jouer, avec un bonheur communicatif, l'électron libre. Il comprend aussi le plus anthologique des numéros du duo Astaire/Rogers : "Cheek to Cheek".
Portée par un Fred Astaire irrésistible, cette comédie musicale réjouissante rassemble tout les ingrédients du genre pour offrir un vrai moment de cinéma.
On a beau le savoir et s'y attendre la débilité du scénario est tellement affligeante qu'on se dit ''Quand même, c'était si facile d'en créer un autre plus intelligent sans rien changer de l'essentiel : les danses, les chansons , la musique et évidemment ce couple magique sur lequel tout repose''. Mais tant de perfection d'un coté et tant de niaiseries d'un autre empêche de crier au chef d'oeuvre. Cela étant dit, si on arrive à faire abstraction du superflu pour se concentrer sur les images et les sons, voir sur la mise en scène fort élégante et la reconstitution paradisiaque de Venise, c'est un enchantement. J'ai eu plaisir d'y revoir la maman d'un acteur que j'aime beaucoup : Broderik Crawford en la personne de l'épouse de Horace Hardwick qui y tient le seul rôle digne du mot comédie, l'ensemble du musical étant parfaitement assumé.
Ce film ne vaut que pour les numéros musicaux, très bons par ailleurs. Mais la mise en scène de Mark Sandrich est sans relief et le scénario d'une grande banalité. Reste un certain charme, et quelques bons acteurs, notamment Edward Everett Horton et Fred Astaire, qui était bien plus qu'un bon danseur. L'ensemble est sinon plutot agréable.
Le film est surtout prétexte au scènes de danses entre Fred Astaire et Ginger Rogers. Le scénario utilise un quiproquo à de 2 balles sur toute la longueur du film. Mais les scènes de danses sont sublimes et les pas de danses bluffantes de technicité et d'allégresse !!
Encore un film qui jouit d'une réputation largement surestimée, il faut attendre 45 minutes (pendant lesquelles l'ennui n'est pas loin) avant que ça devienne (un peu) intéressant. L'intrique est un vaudeville traité de façon poussive avec un final grotesque. Les numéros musicaux sont rares et non rien d'exceptionnels sauf le ballet final, grandiose. Reste la musique d'Irving Berlin, Venise reconstituée en studio, la grâce de Ginger Rogers et la présence amusante d'Helen Broderick. Swing Time réalisé l'année suivante avec le même couple Astaire/Rogers sera infiniment supérieur.
Le Danseur du dessus est la quatrième collaboration de Fred Astaire et Ginger Rogers, dirigés ici par Mark Sandrich. Fred Astaire, encore au début de sa carrière, est consacré par ce film dans son rôle de danseur aérien à l'élégance rare et à la joie communicatrice. Ginger Rogers incarne avec brio une belle jeune femme au charme sans pareil, réveillée en pleine nuit par le numéro de claquettes qu'improvise son voisin du dessus. Fred Astaire joue à la perfection ce virevoltant personnage qui tombe instantanément amoureux de sa voisine qu'il n'a de cesse de parvenir à séduire. Une suite de savoureux quiproquos ponctués ça et là de splendides numéros de danse nous entraîne jusqu'à Venise dont les décors stylisés à l'extrême célèbrent l'atmosphère de rêve. Ils servent de cadre au flamboyant ballet final, heureux dénouement de l'intrigue sentimentale qui nous donne une dernière occasion de nous émerveiller devant le couple mythique que forment à l'écran Ginger Rogers et Fred Astaire. La magnifique mélodie d'Irving Berlin reste gravée dans notre mémoire et les superbes chansons du film sont brillamment interprétées par les deux acteurs. On pense en particulier à « Cheek to Cheek », qui a concouru en 1935 pour l'oscar de la meilleure chanson. Les seconds rôles sont excellents ; la mise en scène et la photographie, irréprochables ; le noir et blanc donne aux acteurs un éclat éternel. Le Danseur du dessus n'est pas qu'un chef d'oeuvre de la comédie musicale, c'est un incontestable trésor du septième art.
Charme fou de « cheek to cheek » avec Ginger et sa robe de cygne. On est dans le must des comédies musicales avec ce duo magique. Les décors d’une élégance sans nom et ce quiproquo qui emmène les gifles. Cet opus est vraiment bon et les danses sont somptueuses avec comme point d’orgue la scène finale dans les décors de Venise.
Un vaudeville mis en musique! Reposant sur le principe théâtral comique par excellence du quiproquo, l'intrigue se plaît à jouer des malentendus et des ressorts humoristiques dramaturgiques en y instillant des morceaux chorégraphiés enlevés, mettant en valeur ce couple mythique - bien que l'émotion soit absente du récit. On sourit, on se divertit et on garde en mémoire quelques airs de romance. Un bien agréable visionnage.
Comédie à deux balles dans laquelle s’épuise un banal quiproquo tout au long du film. MAIS le quiproquo concerne Fred Astaire et Ginger Rogers et tout change. On oublie instantanément le scénario bancal et la mise en scène fadasse pour se laisser emporter par les fantastiques pas de danse de deux génies. Et le film devient une merveille !
Si le film possède quelques défauts (principalement, le manque total d'originalité du scénario, qui reprend tous les poncifs de la comédie pleine de quiproquos), on ne peut oublier des personnages trucculents comme Bates le valet, Beddini le couturier ou Horace Hardwick, la magie de scènes comme celle du marchand de sable, un air tel que "cheek to cheek", et la grâce de Fred Astaire et Ginger Rogers.
Ginger Rogers est fabuleuse en jeune femme séduite mais prises de scrupules, et ses numéros de danse avec l'inégalable Fred Astaire dégagent une poésie certaine doublée d’un érotisme de bon aloi. C’est d’ailleurs la fameuse chanson Cheek to cheek avec ses enchaînements irrésistibles qu’on voit dans la Ligne verte.
Troisième film tourné par le couple magique Ginger Rogers/Fred Astaire, " Le danseur du dessus " ( Top hat ) de Mark Sandrich ( 1935 ) représente la quintessence de la comédie musicale et peut être considéré comme le must du genre. Léger, pétillant, virevoltant, ce film diffuse à tel point la bonne humeur et la gaieté qu'on peut le classer auprès des immortels classiques que sont " Un américain à Paris" et " Chantons sous la pluie". Sans être à proprement parler un chef-d'oeuvre, à cause du scénario et des dialogues un peu faibles, ce long métrage n'en est pas moins une comédie délicieuse où le couple mythique défie littéralement les lois de la pesanteur, multipliant les pas les plus extraordinaires qui soient, enchaînant, avec grâce et élégance, dans des décors éblouissants, les claquettes et les danses lascives, tout en chantant fort agréablement des mélodies plaisantes. Il faut voir ce film pour mesurer le talent de ce couple d'exception qui demeure, envers et contre tout, le plus éblouissant qu'il nous a été donné de voir à l'écran. Le résultat est stupéfiant. Grâce à une tehnique parfaite, qui les rend aptes à des prouesses inégalées, ils nous enchantent et l'on apprécie d'autant plus une entente professionnelle qui tenait du miracle, qu'on les savait peu amènes l'un envers l'autre dans la vie...Un film à se procurer en DVD et à se projeter les soirs de blues.
Je l'avais acheté pour voir Fred danser et même si j'ai passé plus de temps a rire qu'à le voir faire des claquettes, je ne suis vraiment pas déçu car les situations sont vraiment très bien amenée et donc très drôle. Avis aux amateurs!