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    Les Mains qui tuent
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    3,7
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    16 critiques spectateurs

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    anonyme
    Un visiteur
    2,5
    Publiée le 9 février 2009
    Scénario médiocre; des invraisemblances en quantité; mais une image noir et blanc superbe, un suspens très bien mené et puis la sublime Ella Raines...
    JimBo Lebowski
    JimBo Lebowski

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    4,0
    Publiée le 22 janvier 2016
    Robert Siodmak signe ici son vingt quatrième long métrage, depuis peu chez Universal le réalisateur allemand très influencé par l’expressionnisme de son pays natal ainsi que du cinéma de Orson Welles a pour ambition de proposer un vrai polar noir en 1944 : Phantom Lady, adaptation du roman éponyme de William Irish.

    Scott Henderson, un jeune ingénieur, se réfugie dans un bar après une dispute avec son épouse, il y rencontre par hasard une femme ornée d’un chapeau extravagant, cafardeuse elle aussi, ils passent la soirée ensemble bien que cette dernière refuse de divulguer son identité. De retour seul à son domicile l’homme est interpelé par trois policiers lui annonçant la mort de sa femme étranglée avec une de ses cravates, pour se disculper il remonte le fil de sa virée mais les témoins affirment l’avoir vu seul, par faute de preuves jouant en sa faveur et suite à un jugement l’accusant d’affabulation Scott est alors emprisonné. Sa secrétaire Carol, secrètement amoureuse de lui, avec l’aide d’un inspecteur convaincu de son innocence va alors mener l’enquête pour découvrir la réelle identité du meurtrier.

    Cette histoire d’apparence classique cache tout de même une part de mystère fort troublant, car au fil du film l’intrigue va évoluer sous différents points d’ancrage, évidemment le premier angle de vue est celui de Scott où nous suivons sa soirée avec la femme au chapeau, donc il est logiquement de notre ressors d’automatiquement le disculper, incapable non plus d’être l’auteur d’une machination tellement il est l'archétype du fringant gentlemen, bien que le risque zéro n’existe véritablement pas. Non, le criminel semble bien avoir agit de sang froid dans l’ombre, mais pourquoi ? Dans quel but ? Qui est cette femme que les gens ne voient pas ? Les pistes sont belles et bien devant nous mais quelle perspective doit on privilégier ? C’est là toute l’efficacité de la première moitié du long métrage car il faut avouer qu’elle a la capacité de captiver d’entrée pour ne pas nous lâcher, nous allons adopter le point de vue de Carol pour poursuivre l’aventure et découvrir de nouveaux indices par le biais de la mise en scène, je retiens surtout une séquence absolument scotchante où la jeune femme suit le barman de son lieu de travail jusque sur le quai de la gare, ce qui laisse place à la plus profonde suspicion, c’est d’ailleurs remarquablement filmé.

    Siodmak fait donc preuve d’une maitrise du rythme mais également du cadre, où l’utilisation de l’éclairage est digne de son maitre Welles, tout comme des fulgurances en terme de réalisation avec de légers plans rapprochés sachant appuyer les moments clés, ou du montage invoquant une certaine cadence, j’ai par exemple adoré le passage du concert en sous sol où le personnage de Carol prend toute sa dimension. Ella Raines livre une composition très équivoque et on ne peut plus séduisante, entre sa timidité énamourée face à son patron sous les verrous et à la limite de la désincarnation pour faire tomber les masques, se servant de sa sensualité et de son regard félin jusqu’à l’usure du désir sexuel pour arriver à ses fins et faire cracher le morceau à ce batteur (joué par l’excentrique Elisha Cook Jr), témoin de la virée nocturne de Scott. Carol a donc bien cette stature de femme fatale typique au film noir, mais ce qui la rend encore plus charmante et attendrissante c’est que l’on sait qu’elle arrive à jouer ce rôle dangereux en allant au bout de sa frontière morale sans jamais la dépasser, avec toujours cette parcelle de fragilité, quitte à s’aventurer au plus près d’un terrain miné qu’elle n’osait présager.

    Cependant la seconde moitié du film démarre avec le parti pris de nous dévoiler la source principale de l’intrigue, ce qui fait que l’angle de vue change à nouveau pour nous mettre cet élément sous le nez pour le reste du long métrage, comme un épisode de Columbo, et une fois la menace identifiée le piège ne demande qu’a se refermer sur cette pauvre Carol. Après tout ce choix de traitement narratif de la part de Siodmak se défend et justifie une variété de perspectives (trois en tout), mais je trouve ça tout de même dommage car elle enlève une partie de la tension extrême de l’avant dernière séquence, j’avoue qu’elle reste très réussie et extrêmement oppressante, avec notamment ce jeu de portes et de hors champ, mais la surprise aurait pu donner une mesure davantage puissante à cette résolution, elle ne sera au final que partielle pour éclairer ce qui avait encore besoin de l’être. Bien que j’ose penser que même sans cela il aurait été possible que les attitudes trahissent le secret, il me semble que le retour en voiture donne de sacrés indices, puis la toute dernière scène ne m’a pas hyper convaincu car l’aspect romance qui borde le récit est ici expédié de manière un peu froide, évasive et sans réelle passion.

    Phantom Lady reste un film noir tout à fait intéressant et captivant où Siodmak distille une ambiance sombre et envoutante pour bifurquer vers un guet-apens pesant bien qu’un tantinet (volontairement) attendu, d’un esthétisme superbe et d’une technique affutée avec une actrice principale au capital séduction irrésistible ainsi que des seconds rôles remarquables.
    soniadidierkmurgia
    soniadidierkmurgia

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    4,0
    Publiée le 28 juillet 2014
    Un des tous premiers films noirs de Robert Siodmak et l’un des premiers du genre tout court. Tous les codes sont déjà présents, notamment le faux coupable cher à Hitchcock. On sent moins la présence écrasante de la grande cité comme dans les films de Jules Dassin, Anthony Mann ou John Huston. La place du privé est aussi nettement à la baisse, Siodmak préférant confier l’enquête à la secrétaire amoureuse de son patron plutôt passif devant ce coup du sort. Elle ira jusqu’à servir d’appât afin de démasquer le coupable joué par un Franchot Tone visqueux à souhait qui mêlé de près à l’enquête en qualité de meilleur ami du suspect a tout le loisir de déjouer les plans de la belle. Tout ceci est orchestré de main de maître et laisse bien augurer de la suite du genre noir tout au long des années 1940 et 1950. A noter dans les bonus du DVD une intervention d’Hervé Dumont biographe suisse de Siodmak et surtout une interview de Siodmak qui nous montre un réalisateur humble et très lucide sur la réalité de son travail pour les studios hollywoodiens.
    TTNOUGAT
    TTNOUGAT

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    4,5
    Publiée le 3 août 2013
    C’est uniquement le scénario beaucoup trop fabriqué qui empêche les 5 étoiles car question cinéma, c’est superbe. Plus même, c'est un grand plaisir de cinéphile que de suivre pas à pas l’enquête de ''Kansas'' a travers des décors souvent vides et des personnages ou des pièces à conviction qui se dérobent. Faire fixer Kansas de son regard, de longues heures durant un barman complice de son silence, est une idée de réalisateur. Il y en a d'ailleurs beaucoup d'autres de toutes sortes, les plans sont magnifiques, on a envie de les revoir dés le film terminé. Siodmak fait partie des grands cinéastes, il est heureusement reconnu comme tel mais pas assez connu en 2013. Grand directeur d’acteurs pas forcement célèbres, il tire ici merveille de Ella Raines (l’amazone aux yeux verts pour John Wayne) qui sans être une beauté fatale finit par séduire. Le méchant, Francho Tone, est vraiment inquiétant, il force juste un peu son jeu par moments. Il aurait surement mérité de tourner dans des films à grands succès, il est mort à 63 ans ,il fumait trop. Il faut noter la présence remarquable de Elisha Cook jr comme batteur obsédé par le sexe faible, c'est un acteur secondaire qui ne passe jamais inaperçu..
    chrischambers86
    chrischambers86

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    4,0
    Publiée le 25 avril 2012
    "Phantom Lady" de Robert Siodmak, tirè d'un roman de William Irish, inaugure une sèrie de films où les criminels , dans la bonne tradition du roman policier, ne sont pas toujours ceux à qui l'on pense! L'histoire est passionnante: Un homme vient d'être arrêtè! Sa femme a ètè ètranglèe; comme on sait qu'il s'ètait violemment dispustè avec elle, on l'accuse du meurtre, mais il a un alibi: la nuit du crime, il ètait en compagnie d'une autre femme! Malheureusement, cet alibi est difficilement vèrifiable, puisque cette femme inconnue lui avait posè comme condition qu'il ne cherche pas à la revoir! il tente nèamoins de le faire et commence, dans la nuit une recherche de plus en plus dèsespèrante! Tous les tèmoins interrogès - le garçon du bar où ils ont pris un verre, le chauffeur de taxi, une vedette de music-hall - sont formels: Henderson (le personnage d'Alan Curtis) ètait seul! il est condamnè à la chaise èlectrique! Heureusement, sa secrètaire, la sublime Ella Raines, convaincue de son innocence, obtient qu'on reprenne l'enquête; mais le temps presse de plus en plus dans "Phantom Lady", et cette course contre la montre nous vaut une des sèquences les plus riches du film noir qui a le charme acide de sa protagoniste! Du grand Siodmak avec son climat malsain et ses clairs obscurs parfaitement dans sa tradition noir! Acteurs magnifiques, de Franchot Tone à Elisha Cook Jr, en passant èvidemment par Ellen Raines qui a rarement eu la vedette de films importants! Et c’est fort dommage car elle se montre ici èblouissante...
    Plume231
    Plume231

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    3,0
    Publiée le 19 juillet 2010
    Un film de Robert Siodmak mineur du fait d'une intrigue archi-prévisible et surtout de nombreuses incohérences qui laissent sur un goût de baclé. Heureusement que ce n'est pas le cas de la mise en scène du réalisateur qui se montre comme toujours très élégante au niveau du choix des cadrages et des éclairages. Mais le grand point fort du film réside dans la présence dans le rôle principal de l'actrice Ella Raines qui non seulement est très plaisante à regarder mais qui en plus se révèle être une très bonne comédienne. C'est elle qui pousse à se montrer indulgent avec ce film en dépit du fait qu'il aurait pu être meilleur avec une intrigue plus consistante.
    Vladimir.Potsch
    Vladimir.Potsch

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    4,0
    Publiée le 7 septembre 2007
    Ce film noir de la grande époque vaut principalement pour son atmosphère assez stressante, et pour la mise en scène expressioniste de Robert Siodmack, réalisateur américain d'origine Allemande (Le titre français fait d'ailleurs référence aux Mains d'Orlac). La course contre la montre pour sauver un homme innocent d'une exécution est ponctuée de quelques invraisemblances, mais ces faiblesses sont compensées par quelques grands moments. Le plus exaltant est sans conteste le véritable numéro de batteur, à la limite de l'hystérie, d'Elisha Cook jr pour épater Ella Raines. L'excellent jeu, tout en retenue, de cette actrice est un autre point fort du film, et la performance de l'ancien homme distingué Franchot Tone en artiste déséquilibré est à saluer, quoique à la limite de la caricature. Ambiance, décors, clairs obscurs, vieux bars louche, angles bizarres, tout ici rappelle l'univers du film noir, et l'on pardonnera donc la fin peu vraisemblable.
    Gody G.
    Gody G.

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    2,0
    Publiée le 1 septembre 2013
    Je n'ai pas du tout accroché au scénario que j'ai trouvé un peu simpliste et tiré par les cheveux, en plus du jeu d'acteurs très moyen. L'histoire manque un peu de crédibilité. Ella Raines est une sublime femme, mais pas terrible dans son jeu.
    loulou451
    loulou451

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    2,5
    Publiée le 9 septembre 2007
    Un chose est sûre. Robert Siodmak maîtrisait l'expressionnisme allemand d'avant guerre avant d'aller s'exiler à Hollywood pour réaliser les chef-d'oeuvres qu'on lui connaît, "les Tueurs" notamment. Plongée, contre-plongée, plan serrée, lumière rasante, ombres portées... Robert Siodmak joue de tout son talent pour réaliser ces "Mains qui tuent". Servi par un trio d'acteurs performant, avec mention spéciale à Ella Raines, le film est un modèle du genre. Dommage que le scénario, un peu à l'emporte pièce, n'ait pas été un peu plus travaillé. Un bon film noir.
    QuelquesFilms.fr
    QuelquesFilms.fr

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    3,0
    Publiée le 26 juin 2013
    Encore un titre français particulièrement inspiré... Plus inspiré est le style de ce film noir : ambiance nocturne, pavé luisant, ombres et lumières, cadrages insolites... dans la pure tradition expressionniste allemande. Après avoir fui l'Allemagne puis la France, Robert Siodmak est revenu aux États-Unis où il est né, avec dans ses bagages un héritage, un savoir-faire technique qu'il va perfectionner. Un critique dira que ses films américains sont plus allemands que ses films allemands... Dommage que le scénario de cette oeuvre, dont le canevas de départ est excellent, ne bénéficie pas du même perfectionnisme. Car l'intrigue à suspense n'est pas sans failles (logiques) ni lourdeurs (psychologiques).
    D'après un roman de William Irish.
    Frédéric P
    Frédéric P

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    4,5
    Publiée le 29 juin 2019
    Excellent film noir américain de1944 où l’expressionnisme allemand se ressent encore. Les plans, la profondeur de champ, le cadrage tout est la marque d’un très grand réalisateur. Le suspense, l’angoisse sont présents tout au long du film. Ella Raines est rayonnante.
    Romain Z
    Romain Z

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    4,0
    Publiée le 11 janvier 2018
    Siodmak, incontestable pointure du Film Noir, à la manœuvre ci dans une petite merveille du genre avec d’abord une Photo à couper le souffle- travail admirable sur les contrastes- et un rôle principal confiée à une comédienne, Ela Raines toute en détermination et dont la ressemblance avec Gene Tierney est parfois saisissante.
    Une très belle découverte.
    anonyme
    Un visiteur
    3,5
    Publiée le 20 novembre 2011
    Le premier film de Siodmak comporte déjà tous les thèmes et la signature artistique qui feront de "Criss Cross" et des "Tueurs" les grands classiques qu'ils sont devenus. Trahison, perséverance et twist final sont présents dans ce film de série B d'une haute tenue, très divertissant et au casting parfait, avec un Ella Raines formidable. Si le film n'atteint donc pas les sommets ultérieurs de Siodmak (ni la folie de "Cobra Woman"), une scène hallucinante (et hallucinatoire) de jazz vaut à elle seule le détour, moment de tension sexuelle et physique incroyable.
    anonyme
    Un visiteur
    5,0
    Publiée le 9 février 2014
    Un film qui a presque créé le film noir a lui tout seul. Siodmak a un sens de l'esthétique expressionniste indéniable. Si l'histoire a tellement été reprise qu'elle en devenue convenue, l'ambiance est là. On note l’absence de musique ajoutée hors générique pour ne pas nuire à l'action.
    A voir!
    Gordon Cole
    Gordon Cole

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    5,0
    Publiée le 13 janvier 2008
    Excellente adaptation d'un roman de Cornell Woolrich (Fenêtre sur cour, La mariée était en noir...) malgré quelques incohérences psychologiques dans le dénouement. Photo hypnotisante par son onirisme et ses violents contrastes valorisant certains décors extérieurs visionnaires dans l'ambiance nocturne et urbaine. Des passages vraiment cultes où Ella Raines, la douce héroïne se métamorphose en vamp survolté ou bien la morale ambigu du tueur. Bref un grand film noir sous-estimé
    Les meilleurs films de tous les temps
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