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corsicanna
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4,0
Publiée le 11 mars 2017
Je ne suis pas du tout de cette generation et j'ai été curieuse et j'avais envie de voir ce film pour trois raisons : - Jean Paul BELMONDO - Jean Paul RAPPENEAU - et le scénario je voulais voir les moyens de l'époque.
Je suis pas déçue, j'ai adoré cette aventure.J'ai accroché dès le début, action, humour, le charme des acteurs de légende, les détails,les décors, les costumes magnifique la voix off de Jean Pierre MARIELLE... c'était super.
J'ai accroché au début, l'humour était bon et il y avait un bon rythme et une histoire qui tient debout. La suite est moins bien. L'histoire se perd dans diverses romances décousues en pleine révolution. L'énergie débordante de Belmondo est stupéfiante, cependant ! Comme dans beaucoup de ses films, il semble inépuisable et prêt à toutes les cascades.
Incontestablement, Jean-Paul Rappeneau est le petit frère de cinéma de Philippe De Broca (il est en réalité plus vieux d'un an). Scénariste affirmé au contraire de De Broca qui préférait enchainer les tournages (31 sur 40 ans de carrière contre 8 pour Rappeneau), il a été fortement impliqué dans la réalisation de "L'homme de Rio" sans doute le film le plus achevé de De Broca. Deux ans après, il prend son envol en réalisant "La vie de château" qui remportera le prix Louis-Delluc en 1965. Pour ce marivaudage sur fond de Révolution Française dont il est bien sûr à l'origine avec néanmoins l'aide de Claude Sautet et de Maurice Clavel pour la rédaction du scénario, il retrouve Belmondo le virevoltant Cartouche de De Broca. Fort de tout ce substrat, le film est naturellement très alerte donnant parfois une impression de tournis qui sera la marque de fabrique de tous les films de Rappeneau, des excellents ("Le Sauvage" en 1975, "Cyrano de Bergerac " en 1990) aux moins réussis ("Tout feu, tout flamme" en 1982). Mais qu'on ne s'y trompe pas tout est très écrit chez Rappeneau et la direction d'acteurs si elle est très libre s'inscrit dans un cadre très précis. Belmondo qui sort tout juste du "Borsalino" de Jacques Deray pour lequel il a du se constituer une musculature saillante paraît un peu plus pataud que chez De Broca sept ans plus tôt mais sa présence est encore empreinte d'une réelle fraîcheur même si déjà quelques tics, qui caractériseront ce que le langage commun nommera plus tard "belmonderies", commencent à encombrer son jeu. Le couple qu'il forme avec la délicieuse Marlène Jobert jouant son amour d'enfance dont il ne peut se défaire malgré leurs disputes homériques est très crédible à l'écran alors qu'il se dit que les deux acteurs ne s'entendaient pas du tout sur le tournage, Belmondo passant son temps à faire le pitre, jouer au foot et lutiner la belle Laura Antonelli présente au casting. Ceci explique peut-être la vraisemblance de leur jeu de séduction-répulsion qui fait tout le sel de la deuxième partie du film. Comme toujours à cette époque encore bénie du cinéma français les seconds rôles sont tous savoureux que ce soit les grandiloquents Julien Guiomar et Pierre Brasseur (pour son avant-dernier rôle) ou les très suaves Sami Frey et Michel Auclair. Une très belle mécanique donc, tournée en Roumanie et au château de Vaux-le-Vicomte qui confirme donc comme dit en introduction la très forte parenté filmographique entre Rappeneau et De Broca même si le second peut-être plus spontané apportait davantage de fougue à sa mise en scène. On remarquera au passage la très courte présence de Patrick Dewaere qui n'a pas encore "valsé" sous la direction de Bertand Blier.
Second long métrage de Jean-Paul Rappeneau, Les Mariés de l’an deux est une excellente comédie d’aventures, comme le cinéma français savait les faire dans les années 60 (même si le film date de 1971), qui montre de façon humoristique, mais non ridicule, le chaos de la Révolution française. Le scénario est très rythmé, les acteurs s’en donnent à cœur joie (on accepte facilement leur surjeu volontaire car il correspond à l’ambiance du film), la reconstitution de l’époque est réussie et la mise en scène est enlevée. Les Mariés de l’an deux est donc une excellente comédie d’aventures que l’on prend plaisir à voir et à revoir en famille.
Un film d'aventure qui arrive à se détacher du style "De Broca". Belmondo continu à faire son numéro, mais pas de la même manière. Pour autant, nous ne sommes pas pris dans un tourbillon d'action et de rires. Ca n'est donc bien sur pas mauvais, mais ca n'a rien d'exceptionnel non plus.
"Les mariés de l'an deux" (1971) J'étais allé voir ce film lors de sa sortie, appâté bien sûr par Jean-Paul Belmondo, mais aussi par Marlène Jobert que je préférais à Catherine Deneuve car plus simple, plus naturelle... Jean-Paul Rappeneau dans sa longue carrière (83 ans en 2016) n'aura pas fait beaucoup de réalisations, huit au total, mais celle-ci comme les autres est léchée, peaufinée et rien ne semble laissé au hasard. Et pourtant, le tournage n'avait pas été un long fleuve tranquille. En outre, le scénario semble écrit sur mesure pour Bébel qui en rajoute tant qu'il peut ! Quelle mise en scène et quel casting qui ont dû coûter un budget colossal ! Malheureusement, ce film a mal vieilli, un peu comme ceux de cape et d'épée de Jean-Marais. Il faut néanmoins se souvenir qu'en son temps, il avait presque attiré trois millions de spectateurs en salles ! A voir seulement si on lui excuse la patine du temps ! willycopresto
Une histoire virevoltante et plutôt sympathique. C'est assez rythmé et il faut quand même suivre car ça va très vite. Dans la première partie, Belmondo est presque amorphe, il se laisse arrêter, emmener, il n'est pas fougueux comme on aurait pu l'imaginer mais cela devient mieux dans la seconde partie où les déceptions amoureuses donnent du piquant à l'aventure. Un film d'époque avec ses batailles à l'épée qui donnent un certain cachet à l'ensemble.
Nous avons là un bel exemple du film comportant une mécanique qui tourne à vide de la première à la dernière seconde. Et manque de pot pour moi, il faut que ça tombe sur un film avec Jean-Paul Belmondo, dont je suis fan depuis une sacrée plombe. Mais là, il n’y a pas eu moyen. Je n’ai pas pu m’intéresser à ces « Mariés de l’an II », comédie bas de gamme, qui m’a ennuyé du début à la fin. Rien ne fonctionne dans ce film. Que ce soit les gags, les dialogues ou l’humour de manière générale. La seule chose qui a mes yeux soit réussie, c’est la reconstitution historique. On pouvait compter sur le duo Belmondo/Jobert. Mais là non plus ça ne fonctionne pas. Bébel, comme toujours, a de la classe et du charisme, mais il est méconnaissable, on a l’impression qu’il n’y croit pas une seconde et donne l’impression de s’emmerder comme pas possible. Quant à Marlène Jobert, d’accord elle a un charme fou, mais elle ne sert absolument à rien et le personnage qu’elle incarne est l’exemple parfait de la greluche de première. Et les seconds rôles sont encore pires et sont à créditer d’une interprétation défaillante (même le grand Pierre Brasseur !). Une étoile tout de même: pour Bébel.
Pétillant, joviale, drôle, décompressant , amusant un film agréable et qui fait du bien morale avec un couple aussi fou que bien accorder Belmondo Jobert. Jean Paul Belmondo est toujours aussi brillant par son flegme et son charisme qui va jusqu'à faire de l'ombre à Sami Frey. Un film qu'il faut conseiller car on prend du bon temps même si il peut paraître ridicule par moment .
Un très bon film sans temps mort très agréable à regarder. Le duo Belmondo/Joubert marche à merveille. A cela s'ajoute d'excellent second rôles (avec les débuts de Patrick Dewaere).
Le scénario est totalement abracadantesque mais le fond lui n'est pas aussi léger que cela et se base sur une certaine vérité historique (divorce première loi voté par la République par exemple).
Les Mariés de l 'an II est un film possédant un panache et une magie constante et cela dès le magistrale générique musical baroque signé Michel Legrand .Jean-Paul Rappeneau plonge le spectateur à l 'époque de la terreur (avec une minutie désarmante )tout en offrant une oeuvre basée sur l action ..Les protagonistes courent ,se cherchent ,se perdent ,s'échappent et se retrouvent sans temps mort et cela a en perdre haleine, le héros cavale, court, saute et plonge. Les images défiles à vive allures à l 'instar de Jean-Paul Belmondo et Marlène Jobert toujours accompagnés par la sublime partition du maître .Un mot une note autant dire que le rythme est véritablement effréné .Nicolas Philibert (Jean-Paul Belmondo) traverse la pellicule tel une tornade à la recherche de sa femme(Charlotte) pour obtenir un divorce ,afin d'épouser la fille d'un riche armateur américain ,pour cela il affronte avec une énergie débordante: un marquis ,les chouans ,échappe de peu à la guillotine ,et bien plus encore ,il vole ,survole a une vitesse phénoménale ce monument cinématographique sorti en 1971..... Le décorateur Willy Wolt (collaborateur de Woody Allen ou encore Otto Preminger) apporte une dimension exceptionnelle à l'ambiance de cette époque particulière où la fin de celle-ci évoque le début d'une nouvelle ère, la Révolution Française est extrêmement bien dessinée et le réalisateur (qui est rompu à l 'exercice du détail )développe et parvient à écrire avec( Claude Sautet ) une intrigue admirablement légère dans une atmosphère pourtant lourde .Le couple Belmondo/Jobert fonctionne à merveille même si en dehors de l 'écran l 'atmosphère était très tendue ...(les deux comédiens ne s'appréciaient pas vraiment .) à la grande déception du metteur en scène . Le film, succès critique et publique confirma le statut de Jean-Paul Rappeneau dans les hautes sphères des grands réalisateurs ..et ses films deviendront tous des références incontournables :Le Sauvage ,Tout feu tout flamme ,Cyrano de Bergerac ,Le Hussard sur le toit .....Des oeuvres toujours aussi prenantes mais ou l 'action a toujours sa place .Les mariés de l 'an II est un film admirable en tout point et la mise en scène est réellement de grande qualité .Legrand Rappeneau Sautet ont donné naissance à un bijoux cinématographique .
Des situations burlesques, des gags jubilatoires, des cascades de haute voltige, le bondissant Belmondo s'en donne à cœur joie dans ces aventures historiques. Impossible de s'ennuyer une seconde !
Une trépidante comédie historique de Jean-Paul Rappeneau, remplie de situations cocasses et amoureusement embrouillées, dans laquelle Marlène Jobert et Jean-Paul Belmondo font merveille.
C'est ainsi : le meilleur film sur la Révolution est une comédie ! La plus fraiche, la plus pétillante qui soit. L'esprit du temps est admirablement rendu.