Diabolo Menthe
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67 critiques spectateurs

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Alasky

455 abonnés 4 600 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 décembre 2020
Film lent, empreint de nostalgie, avec tous les clichés des années 60 (moeurs, éducation, premiers émois amoureux, premiers flirts, premières règles...). On suit de près cette classe d'adolescentes en 1963. DIABOLO MENTHE est un petit film agréable à visionner, qui garde une certaine fraîcheur et un certain charme bien des années après sa sortie.
Artriste
Artriste

187 abonnés 2 386 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 avril 2024
Comédie dramatique, écrite et réalisée par Diane Kurys, dont c'est le premier long-métrage, Diabolo Menthe est un très joli film. L'histoire débute à la fin de l'été 1963 et nous fait suivre Anne, treize ans, et sa grande sœur Frédérique, quinze ans, qui rentrent en train de vacances de chez leur père pour retourner vivre chez leur mère et commencer leur année scolaire dans un lycée parisien pour jeunes filles. Ce scénario nous fait donc tout simplement suivre leur quotidien durant toute une année scolaire pendant sa durée d'un peu plus d'une heure et demie. Le récit est d'une simplicité sans nom, ne possède pas vraiment d'intrigue, ni d'enjeu, mais parvient tout de même à être prenant grâce aux thématiques qu'il aborde à travers ces scènes alternants cours collectifs et tracas individuels. Car oui, le métrage parle avant tout de l'adolescence avec justesse mais également de sujets d'actualités permettant de façon intelligente au récit de s'ancrer dans son époque. Le ton est très particulier puisqu'il mêle maturité et candeur, lui permettant d'être aussi amusant que touchant. L'équilibre étant très bien trouvé entre aspect comique et dramatique. Si on prend tant de plaisir à visionner cet apprentissage tourmenté, c'est en grande partie grâce aux deux jeunes filles particulièrement attachantes et très bien interprétées par Éléonore Klarwein et Odile Michel, aux visages aussi angéliques que malicieux. Anouk Ferjac incarne pour sa part une mère inquiète, protectrice et aimante. Le reste de la distribution comporte beaucoup de noms entre les professeurs autoritaires tournés en dérision et les camarades de classes des deux sœurs. Tous ces rôles entretiennent des relations d'une belle sincérité, procurant beaucoup d'émotions, aussi bien tristes que joyeuses. Des échanges soutenus par des dialogues d'une grande authenticité. Sur la forme, la réalisation de Diane Kurys s'avère assez académique. Cependant, sa mise en scène évolue dans des lieux ayant une véritable personnalité entre un bâtiment scolaire fourmillant de chahuts et un appartement familial plus intime et calme. Surtout, la période pendant laquelle se déroule l'histoire est très bien retranscrite à l'écran. Ce visuel empreint de mélancolie est superbement accompagné et aidé par une b.o. elle aussi pleine de nostalgie entre ses magnifiques notes touchantes et ses titres aux paroles qui raisonnent en accord avec le propos. La chanson de fin signée Yves Simon est pour sa part tout simplement mémorable et donne une âme musicale encore plus personnelle au métrage. Une fin qui s'avère simple mais appréciable, à l'image de cette œuvre. Car oui, Diabolo Menthe est la carte postale d'une époque, une ode au désir et à l'émancipation réjouissante, et pour tout cela, est un film méritant grandement d'être visionné.
Michael78420
Michael78420

65 abonnés 1 924 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 octobre 2025
École de filles, uniformes, tout le monde se lève instantanément quand la directrice entre en classe : nous sommes en 1963. La suite est une gentillette histoire d'adolescentes bien sages. Deux sœurs de treize et quinze ans. L'aînée s'enhardit en politique. La cadette observe sa sœur. La radio diffuse les nouvelles, l'enterrement d'Édith Piaf au Père Lachaise, l'assassinat de John F. Kennedy. Les professeures sont agressives ou dépassées. L'ensemble apparaît comme un documentaire de cette époque. Vu pour la première fois en 2025, peut-être beaucoup trop tard pour l'apprécier tant le scénario manque de relief. Peut-être aurait-il été utile de rajouter quelques anecdotes inventées de toute pièce.
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 332 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 avril 2020
Pour son premier film en tant que réalisatrice, Diane Kurys (qui abandonnait par la même occasion sa carrière d’actrice) choisit de s’inspirer de son adolescence dans les années 60. Le résultat, Diabolo menthe, est un film tendre qui a été de multiples fois rediffusé à la télévision. L’interprétation est excellente et la direction d’acteurs est pleine de sensibilité. Reste que le film, vu d’aujourd’hui, ne se démarque pas particulièrement des nombreuses œuvres traitant de ce type de sujets et qu’il n'évoque pas de sujets suffisamment forts pour marquer durablement son spectateur.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 696 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 mars 2026
Bon, le film a clairement pris un coup de vieux, mais je peux comprendre le charme qu'il a eu pour les personnes qui ont vécu le collège des années 60. Moi-même, sans être du tout de cette génération, je me suis surpris à des moments de nostalgie collégienne lorsque je retrouvais quelques rares points communs entre le collège des années 60 et celui de mon adolescence.
Le film semble avoir le mérite d'être très exact dans sa retranscription d'une époque (les mentalités, les tenues, l'actualité internationale et nationale, …).
Après, soyons honnête, l'intrigue est assez légère car elle ne sert que de prétexte pour cette retranscription d'une époque. Les mésaventures de Frédérique et d'Anne finalement restent peu en mémoire. Les deux jeunes actrices en revanche jouent plutôt bien.
Bref, le film a un charme certain pour ceux qui souhaitent retomber en adolescence.
Stephenballade

455 abonnés 1 241 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 mai 2020
S’il y a des films qui vieillissent mal avec le temps, il y en a d’autres qui se bonifient avec les années. Voilà que je commence par une entame bien surprenante, me direz-vous. Aussi je me dois de m’expliquer, ainsi que je l'avais prévu initialement.J’avais dans les 6 ans quand ce film est sorti. Aucun intérêt. Mais si j’avais été adulte, je me serai demandé quel intérêt on pouvait trouver à ce film. A moins d’être passé à côté de quelque chose, ce qui peut être le cas encore aujourd’hui, je ne le nie pas si jamais l’un d’entre vous venait me le signifier. Car je ne vous cache pas que j’en ai tout de même entendu parler, bien que je n’ai gardé aucun souvenir de la teneur des propos. Mais aujourd’hui, soit plus de quarante ans après sa sortie, je le vois comme un immense témoignage. Le témoignage d’une époque pas si lointaine et pourtant bien révolue. En effet, le spectateur est invité à suivre une année scolaire entière, de la rentrée jusqu’au premier jour des vacances d’été, jadis appelées grandes vacances. Jadis… jadis… mmmh comme ce terme convient bien. Le mot jadis résume parfaitement ce qui ressemble fort à une chronique. L’année durant laquelle se passe l’année scolaire n’a pas été précisée. C’est habile dans le sens qu’on écarte toute forme de ressemblance (fortuite ou pas) avec des personnages ayant réellement existé. Nous avons tout de même quelques indices disséminés par ci par là. Entre l’assassinat de JFK, la sortie en salles de "La grande évasion" et de "Muriel ou le temps d’un retour", voilà de quoi réveiller votre culture générale. Et si vous êtes en panne, eh bien Internet vous aidera à déterminer l’année. Le fait est que "Diabolo menthe" se révèle être une formidable machine à remonter le temps. Comme je l’ai dit plus haut, jadis… ça se passait comme ça. Eh bien oui, ça se passait comme ça. Car même si je suis un natif du millésime 1971, j’ai tout de même retrouvé pas mal de choses. Comme la méchanceté entre jeunes, peut-être plus encore qu’aujourd’hui parce que plus directe, plus frontale. Dans les cours de récréation, on découvre que des jeux sont peut-être plus anciens que ce qu’on aurait pu croire, comme le saut à l’élastique ou le tir à la corde. Le premier persiste encore. Pour ce qui est des cours, les enseignants avaient de l’autorité. Rares étaient ceux qui en étaient dénués. Aujourd’hui c’est le contraire. Ici, les deux extrêmes nous sont présentés par la prof de dessin (Denise Péron, parfaitement horrible dans tous les sens du terme), et la prof de maths (Dominique Lavanant). Au milieu se trouvent la prof d’anglais (Marthe Villalonga, déjà attachante), une prof de gym aussi nature que colorée (Dora Doll) et les profs des autres matières, tous dirigés par des mains de fer et aidés par la surveillante générale incarnée par une certaine… Tsilla Chelton. En tout cas, on n’allait pas à l’école pour plaisanter et le moins qu’on puisse dire, c’est que ça ne plaisantait pas ! Alors certes les préoccupations des jeunes de l’époque étaient les mêmes : la preuve par leurs conversations axées autour du sexe, du divorce des parents, de la mort sous toutes formes. Des conversations trahissant des désirs et des craintes : les désirs nés avec les hormones des corps d’adolescents qui se métamorphosent, et les craintes liées à la famille. A cette époque, les enfants étaient reconnaissants envers leurs parents, en tout cas ils ne pouvaient leur en vouloir bien longtemps en cas de désaccord ou de vive réprimande (l’anniversaire surprise). Surtout si la pension était agitée comme un drapeau de la sanction. Qu’il semble loin, ce temps-là ! Le temps où les bouteilles de Coca-Cola étaient en verre (et consignées). Le temps où les selfs n’étaient encore que des cantines. Le temps où il valait mieux filer droit, sous peine d’un conseil de discipline à l’issue presque certaine (presque hein…). Et bien que la majeure partie du film se déroule sans musique (on notera au passage la jolie partition de piano), la chanson finale le résume parfaitement bien. Donc oui, sympa à voir, en particulier pour les nostalgiques du passé.
AV ciné
AV ciné

127 abonnés 683 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 avril 2020
Un film culte plutôt pas mal sur une époque en plein renouveau pour les jeunes.
L'histoire est satisfaisante et la jeune Eléonore Klarwein est agréable.
Odile Michel est convenable et tous les autres acteurs sont corrects.
Les décors sont bons et le contexte des années 60 est très bien reproduit et intéressant.
Les tenues de l'époque sont convaincantes et les objets et équipements de l'époque sont acceptables.
L'ambiance est plaisante et la chanson d'Yves Robert est sympathique, les gags et les répliques sont rigolos.
Un film donc pas mauvais qui montre bien l'émancipation des adolescentes dans les années 60.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

93 abonnés 4 310 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 mars 2024
Diane Kurys fait défiler une année scolaire de son adolescence, cet âge entre deux âges, délicat et un peu gris comme le sont ces années 62-63. L'existence de la jeune Anne n'a rien d'exceptionnel ni de pathétique, mais sa condition d'enfant de parents divorcés et de petite soeur que, négligemment, on considère encore comme une gamine, ne favorise pas son épanouissement.
Surtout qu'on est en pleine époque gaullienne, dont Diane Kurys exprime le conformisme et la rigidité à travers son système scolaire. Sur le mode du souvenir et de l'anecdote, la réalisatrice dit des choses justes et sensibles sur l'adolescence, sur le vague à l'âme de l'adolescence, et ressuscite de façon convaincante le style et l'esprit des années 60. La tendre attention qu'elle porte sur une petite famille sans homme suffit à détourner cette très ordinaire chronique de la banalité.
Dans l'ambiance d'un collège de jeunes filles, comme dans les scènes plus intimes, la jeune Eléonore Klarwein, dont les regards silencieux sont aussi éloquents que les paroles, montre un talent et un naturel charmants.
cinéman
cinéman

49 abonnés 931 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 mars 2024
Diabolo menthe nous plonge dans un Lycée de filles des années 60 (collège aujourd'hui) avec un certain charme et une excellente interprétation de ses actrices. Dans un premier temps la comédie se veut légère et le pari est réussi. Mais la seconde partie bifurque un peu plus dans une forme de tristesse, voire de mélancolie, dont on peine à cerner le fil directeur, alors qu'on quitte davantage les salles de classe pour se retrouver dans des appartements ou en vacances. L'ensemble est tout de même plutôt satsfaisant, mais il aurait été sans doute préférable de choisir entre comédie légère ou une évocation plus timorée de ce passage difficile que constitue l'adolescence.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 6 octobre 2013
Ce n'est pas facile facile de tourner un film qui concerne l'adolescence, surtout niveau réalisme, c'ets souvent bourré de clichés. Celui-ci est plutôt bien réussi. Bien que je m'attendais à mieux au vu du résumé, je ne suis pas non plus déçu. Un point étrange demeure cependant : habituellement, je trouve toujours une morale ou un message dans un film de ce genre. Mais là, que dalle, je n'y perçois qu'une histoire sans but. Je n'ai peut-être pas tout saisi. Mais bref, cela reste une belle oeuvre cinématographique joliment interprétée.
Ykarpathakis157

6 201 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 avril 2021
Ce qui apparaît au premier abord comme la réponse féminine française en termes de réalisation et de distribution aux 400 coups de Truffaut finit par avoir des niveaux plus profonds ne serait-ce que parce que a il y a deux sœurs et que la structure de ce film résolument épisodique est divisée entre la plus jeune dans la première moitié et la plus âgée dans la seconde il s'agit d'un film plus sociologique. Il y a des moments où la réalisatrice s'arrête Diane Kurys parmi les nombreux petits moments de la vie pour permettre à un personnage secondaire de monologuer ou de révéler quelque chose ce qui maintient le caractère dramatique du film au milieu de la légèreté et de la comédie. C'est un film avec des hommes qui semblent menaçants et accueillants la perversité est au coin de la rue mais l'innocence est maintenue malgré tout. Diabolo menthe est un film ludique, sombre, triste, délicieux, surprenant et plein de sagesse. Les actrices que je ne connaît pas sont naturelles et convaincantes même lorsqu'elles doivent pleurer ou faire semblant d'avoir mal au cœur ou quoi que ce soit. L'inconvénient de l'ensemble est qu'il est trop long mais bon mieux vaut en avoir trop que pas assez...
SociN
SociN

13 abonnés 636 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 avril 2024
Un film juste qui montre bien le passage de l'enfance à l'âge adulte. Les jeunes actrices jouent bien. Le bouillonnement des années 60 avant la déferlante 68 est également bien montrée. Aujourd'hui, près de 50 ans après sa sortie, on a toujours plaisir à le revoir.
francine S.
francine S.

2 abonnés 20 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 avril 2024
J'ai l'impression de faire un retour en arrière de 63 ans (eh oui !). Tabliers bis avec noms brodés en rouge, premiers émois, parents, idées des années 60. Copie conforme. Quelle émotion qd je revois ce film. C'est moi que je revois. CHEF D'OEUVRE. Reconstitution, actrices, musique, bref TOUTY EST.
Merci, Diane Kurys
jppmovie
jppmovie

7 abonnés 76 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 novembre 2025
Diane Kurys n'a jamais fait partie de mes cinéastes préférés (hormis ce film et La Baule-les-Pins) mais je dois dire que cette oeuvre des seventies est très intéressante. L'époque du début des sixties est très bien rendue et l'interprétation est excellente, surtout Odile Michel et la grande Anouk Ferjac. Pas un moment d'ennui et une frâicheur très bienvenue. Une réussite.
Pascal G.
Pascal G.

2 abonnés 61 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 juin 2020
Peut-être que c'est parceque j'aime bien voire les paysages ,les batiments , les voitures d'une autre époque , mais la premiere heure passe très facilement , après , je me lasse et l'histoire ne m'interesse plus.
Donc , c'est très sympatique comme film , ce serait dommage de le rater , mais mois je n'arrive pas a le voir en entier .
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