Sweet Sixteen est un film à la fois beau et réaliste sur la progressive descente aux enfers d'un jeune homme qui, pourtant guidé par de bonnes intentions, c'est à dire offrir à sa mère un nouveau départ après sa sortie de prison, va plonger dans le monde violent et impitoyable du trafic de drogue. Ce film est captivant, notamment grâce aux acteurs qui sont impressionants de justesse (surtout l'interprète de Liam) mais aussi grâce à un scénario bien travaillé et à des dialogues tantôt touchants, tantôt choquants. Au niveau de l'intrigue, la seule chose qu'on peut lui reprocher est qu'elle soit un peu trop prévisible, mais cela n'enlève rien à l'efficacité du film. La violence de ce film, plus morale que physique, m'a marqué, surtout par la scène finale remarquable, qui l'illustre à merveille. Ken Loach réalise ici un film que je ne suis pas prêt d'oublier.
Beau film sur la jeunesse et ses rêves : le héros cotoie le pire et le meilleur, et le scenario offre de belles surprises, qui restent tout de même dans le réalisme social de l'histoire. Les acteurs sont convaincants, par contre préférez la version originale sous titrée...
Attention, émotions fortes. Comment faire pour rendre sa mère heureuse, alors qu'on vit dans une banlieue pourrie, que son beau-père est un loser total, qu'on a 15 ans et qu'on ne connaît que la démerde? Ben justement, on se lance dans les embrouilles. La fin justifie les moyens, parait-il, mais parfois la fin est beaucoup moins satisfaisante que prévue, et les moyens sont alors disproportionnés. Un film triste et beau, qui questionne le désespoir d'une jeunesse égarée.
Encore un film cliché sur des jeunes qui vont finir délinquant mais quelque part toutes les mamans rêverai d'avoir un fils qui serait pret à tout pour qu'ils soient réunient.
Un film charnière dans la carrière du réalisateur : son apogée en terme de critique sociale. Souvent trop didactique (voire même simpliste), Ken Loach s'attache ici aux personnages et délaisse son côté moralisateur. Le meilleur moyen de convaincre... et surtout le meilleur moyen de faire un grand film.
Ken Loach nous décrit la tentative d'un adolescent d'échapper à son quotidien social et familial désastreux, tentative qui passera par un traffic de drogue. Alternant moments de sympathie envers les personnages et séquences difficiles, "Sweet sixteen" doit sa réussite au style percutant du réalisateur britannique, mais également à une brochette d'acteurs convaincants (et à l'accent local fort prononcé !), et immerge le spectateur dans un environnement trop peu abordé dans le cinéma. Très recommandé.
Comme à chaque fois, je ne ressort pas indemne des films de Ken Loach. Je me suis lancée hier pour voir ce film (courage :) ), sachant que je resterais un bon moment marquée... Cela n'a pas raté ! Ken Loach a ce don de nous confronter à la réalité comme personne. Absence de clichés (bien trop nombreux sur ce sujet), une caméra qui nous confronte à la "vraie vie" ; celle qui blesse. Il n'embellie pas, il nous montre. Personnellement, c'est le meilleur film sur ce sujet, aujourd'hui extrémement sensible, et beaucoup étudié, qu'est les problèmes des cités et leurs impacts sur les jeunes. Les acteurs sont excellents, l'intrigue des plus réalistes, les personnages terriblement attachants. On retrouve, bien sur, la structure des films de Loach, et lorsque l'on connait bien sa filmographie, on a beau savoir comment cela va terminer, on ne décroche pas : on espère, et on ne s'apitoie pas. Ce qui, pour moi, est sans conteste la meilleure preuve de sa réussite... Un géant du cinéma ne peut nous offrir que de l'or... et chacun de ces films est une claque dont on ne ressort pas indemne mais très enrichi ! Sweet Sixteen tout particulièrement. Encore merci Monsieur...
Mais comment ne pas aimer ce film? On se laisse totalement absorber par cette peinture sociale d'une Angleterre justement trop souvent caricaturée dans certains films. Contrairement à certaines critiques je ne vois là aucuns clichés, c'est peut être justement parce que les situations sont trop vraies qu'elles peuvent laisser certaines âmes baignées de navets sceptiques... Tout est juste : les acteurs sont géniaux, le scénario nickel, la scène de fin d'une cruelle beauté. On le vit ce film ! Il me marquera à vie.
Une grosse claque, je vois pour la premiére fois un film de Ken Loach; Scénario extraodinaire, sans flash back, qui se suit et plonge de plus en plus dans le drame, à la fois social et familial, mais tout en restant sobre et réel, ce qui nous blesse encore plus, jusqu'à la fin, finissant sur un plan superbe. Un film superbe, j'en reviens toujours pas, grandiose. (Chapeau à l'acteur qui incarne Liam).
Un très beau film sur les adolescents qui vont mal. De nombreux thèmes sont abordés, la drogue, la prison, l'absence de vie de famille, le vide, le manque de repères... Les acteurs sont très convaincants, l'histoire est réaliste, le scénario est superbe... Un film assez peu médiatisé finalement, et c'est bien dommage!
Ken Loach nous emmène en Ecosse, dans un milieu populaire - ambiance briques rouges des cités ouvrières - où la reproduction sociale joue à plein régime. Un gosse éperduement épris d'amour pour sa mère, va tout faire pour lui offrir une vie de rêve... quand elle sortira de prison. Petit délinquant, Liam (Martin Compston), va vouloir jouer aux durs, s'acoquiner avec des gros trafiquants, à la manière d'un De Niro dans « Taxi Driver ». Son but : ramasser suffisamment d'argent pour acheter un mobil-home à sa mère et vivre enfin une vraie vie de famille, loin du beau-père qu'il exécre par dessus tout. Le personnage du jeune homme est en tension permanente entre son humanité - caractérisée par ses profonds sentiments d'amour et d'amitié ; et l'inhumanité du crime et du meurtre - on lui enjoint de tuer son meilleur ami. Le gamin de 15 ans oscille entre les deux, sur le fil du rasoir, prêt à basculer irrémédiablement d'un côté ou de l'autre. « Sweet sixteen » est encore un film sur la misère sociale au Royaume-Uni. Mais si Ken Loach ne le faisait pas, qui le ferait ? Au plus près de la réalité, le film montre la vie quotidenne faite de violence, de misère, mais aussi de joie et d'amour. Loach ne verse jamais dans le misérabilisme, il se contente de raconter la vie vraie.
Mon premier Ken Loach, et je n'ai pas été déçu. On parcours la vie de cet adolescent qui veut à tout prix s'en sortir dans sa pauvre vie, peu importe les moyens pour y parvenir. Ayant vu tous les grands films sur l'adolescence, je peux vous affirmer que celui-là est un des meilleurs (le meilleur étant "Bully" du grand Larry Clark).
Un film très touchant et très réaliste. Le jeu des acteurs est incroyable (d'autant plus que ce ne sont même pas des professionnels!!!). Les personnages sont complexes et intéressants. On s'attache vraiment à eux (notamment à Liam).