Sweet Sixteen
Note moyenne
3,8
2022 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

103 critiques spectateurs

5
21 critiques
4
44 critiques
3
18 critiques
2
14 critiques
1
5 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 408 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 avril 2025
Kenneth Loach est sans doute un des réalisateurs ayant obtenu le plus grand nombre de prix à Cannes : sept au total sur treize films présentés.

Parmi eux, " sweet sixteen" prix du scénario (2002). Cette fois Loach pose sa caméra en Ecosse du côté de Glasgow ( côte nord ouest de la Grande Bretagne).

S'attachant à suivre le parcours de vie d'un jeune adolescent livré à lui-même mais qui a une âme de sauveur. Sauver une mère dysfonctionnelle mais seul repère affectif qu'il pense avoir pour le soutenir.

La désillusion sera grande, même si elle est bercée par le déni. Ce que montre Loach avec " sweet sixteen" c'est que les dés sont pipés d'avance.

Il faudrait une remise à plat de tous les schémas comportementaux inadaptés intégrés malgré lui par le jeune homme. On en est bien loin.

On sent que les choses vont aller de mal en pis pour ce héros tragique pris dans un tourbillon délétère.

Avec cet opus, Loach militant des causes sociales, des injustices de toutes natures, observe la délinquance avec un regard distancié et souligne la complexité des choses.

C'est sur ce point que "sweet sixteen" prend toute sa valeur et mérite d'être visionné. Malgré ses qualités indéniables et son ton qui frise avec le documentaire, il ne figure pas dans la liste des trois ou quatre titres que je préfère de ce metteur en scène britannique de premier ordre ( selon moi).
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 mars 2025
S'il n'était la justesse de l'interprétation et l'authenticité des portraits, le cinéma social de Ken Loach, tel "Sweet sixteen", flirterait avec le mélodrame, excessif et partial, sinon démagogique. Ainsi, Liam, même pas seize ans, est déjà le produit d'une société de l'exclusion, une société britannique que Loach, décidément, n'en finit pas de nous présenter sous son aspect le moins séduisant, celui de la précarité (corollaire du libéralisme à l'anglaise?) et sous un ciel gris et pluvieux par dessus le marché!
Liam est un garçon livré à lui-même, ne fréquente plus l'école, fait de la contrebande de cigarettes avec un pote et n'est pas prêt de trouver un quelconque réconfort auprès d'une famille qui incarne le quart-monde...
Pour autant, sous le garçon rude transperce encore un besoin naturel de l'enfant, celui de la ,mère, dont Liam attend impatiemment... spoiler: la sortie de prison
. Le film est tout à la fois une chronique de la délinquance et de l'adolescence. Elle est émaillée d'incidents vrais, brutaux, qui relèvent du film de (petits) gangsters autant que de l'étude de comportements.
Albert
Albert

14 abonnés 430 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 novembre 2023
Premier film de Ken Loach que je vois. Bien mais sans plus. Je n'ai pas trouvé ça exceptionnel non plus.
TangoCritiqueTrop
TangoCritiqueTrop

6 abonnés 15 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 décembre 2021
Ken Loach, dans Sweet Siwteen, présente Liam, adolescent de bientôt 16 ans, rêvant d'une famille, et confronté à un contexte loin d’être idyllique, entre une mère toxicomane séjournant en prison, un beau père dealer et un grand père qui le déteste. Ayant de l’ambition, Liam, sans revenu fixe, compte bien offrir un logement à sa mère pour l’accueillir dignement à la fin de sa détention, mais, également pour éviter que cette dernière ne se refasse entrainer par son amant dans la spirale négative des drogues dures. D’ailleurs, Liam trouve ses revenus dans ce milieu et commence à vendre de la drogue à gauche à droite jusqu'à monter en grade chez un plus gros fournisseur. Seulement, ce n’est pas si simple de gagner de l’argent.

Sweet Sixteen est accessoirement un film social et, plus fondamentalement, le récit terrible de l’existence d’un garçon qui ne comprend pas que sa vie d’homme doit s’écrire sans sa mère. En effet, le personnage de Liam est vraiment complexe, tantôt étant une machine de guerre, tantôt une machine à aimer, le spectateur ne sait plus trop quoi penser. Liam est un monstre mais on a envie de le serrer dans nos bras. C’est ici tout le talent de Ken Loach qui joue sur une inversion intelligente des codes du genre, proposant alors une vision controversée de ce pays qu’est l’Ecosse.

En revanche, Sweet Sixteen (2002) peut se caractériser par son manque de surprise et l’entrée progressive du scénario dans un topos de la violence. Sans vouloir être blasé en écrivant cette critique, certaines séquences du film sont déjà vu et revu partout dans un but « tire larmes ». Pour donner un exemple, la caravane, dont Liam est très attaché, fait évidemment l’objet d’une attaque ,ou encore, la relation fusionnelle entre les deux adolescents est, sans suspens, amené à être rompu pour de l’argent. De plus, alors que la violence est omniprésente, aucun conflit n’apparait réellement à l’écran, rien ne dure et tout s’enchaine. Ce que j’essaye de dire par là, c’est que dès qu’un conflit émerge, dès la fin de la séquence ce dernier est résolu. Le réalisateur, selon mon point de vue, se contente alors avec ce film de montrer différents problèmes sans réellement les analyser, lui permettant alors d’en faire apparaître plus pour d’autant mieux émouvoir le spectateur.

C’est donc assez complexe de noter ce film. Malgré les topos de la violence (qu’on retrouve aussi dans Sorry We Missed You (2019) de Ken Loach également), le film est bien tissé et très bien réalisé me faisant mettre sévèrement la moyenne. (5/10)
Casimirismylegend
Casimirismylegend

64 abonnés 327 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 novembre 2021
Fort, simple et émouvant, du Ken Loach dans toute la splendeur du mythe! Sweet Sixteen est un coup de maître.
Hotinhere

790 abonnés 5 464 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 août 2022
Dans une Ecosse rongée par la pauvreté et la came, Ken Loach dresse le portrait brutal et émouvant d'un ado en résistance, entre espoir et naïveté, porté par la presta épatante de Martin Compson. La fin est bouleversante.
Ykarpathakis157

6 190 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 avril 2021
Liam 15 ans passe son temps à essayer de grappiller assez d'argent pour acheter une caravane dans laquelle sa mère et lui pourront vivre lorsqu'elle sortira de prison. Il a besoin d'argent rapidement et décide de participer au trafic d'héroïne du petit ami de sa mère. Bien sûr il se retrouve vite dépassé par les événements. Parmi le reste de la distribution non professionnelle la performance de Martin Compston m'a renversé. Il capture cette période entre l'enfance et l'âge adulte avec juste le bon mélange d'émotions. Chaque détail est convaincant et la qualité des performances que Loach obtient de ses acteurs inexpérimentés est de premier ordre. Le film est aussi un rappel sobre des dessous de la vie dans la Grande-Bretagne de Blair. Loach a un talent rare et il le montre avec ce film...
Vincent D
Vincent D

6 abonnés 123 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 août 2019
j 'aime bien qu'un film traite de faits de société mais en même temps je ne suis pas preneur et fuis un certain "cinéma vérité" décrivant le quotidien d' un personnage ou d' un groupe de personnages sous prétexte de montrer la vraie vie ( représentatif aussi d'un certain cinéma français que l'on retrouve souvent sur Arte du style" lulu femme nue" )
Sweet sixteen échappe heureusement à cette catégorie de films que je fuis car reposant sur un scénario véritablement travaillé et sur une ligne directrice qui nous transporte vers autre chose que la simple description d'un milieu défavorisé .
.
Ken Loach nous offre un portrait réaliste et sensible d'un adolescent tombant dans la délinquance en décrivant finement le rapport de dépendance affectif qu'il entretient avec sa mère trop femme vis à vis des hommes pour remplir et assumer son rôle de mère vis à vis de lui.
C'est précisément ce rapport de dépendance qui par un effet de front renversé l'amène à se sentir responsable de sa mère et à glisser de plus en plus dans la criminalité pour pouvoir lui offrir un avenir qu'il idéalise dans sa tête.
Bien que très différent, le film n'est pas sans rappeler les 400 coups de François Truffaut qui décrivait également le parcours délinquant d'un enfant ( et non adolescent) dans le contexte familial d' une mère mal aimante et d'un père fuyant ses responsabilités et se concluait de la même façon par une séquence finale particulièrement forte montrant le héros finissant son parcours devant la mer ( symbolisant l' impasse dans lequel il se trouve ( il ne peut aller plus loin) ou au contraire le sentiment que tout reste malgré tout possible (face à l'immensité de la mer )?) .
Néanmoins contrairement au 400 coups que j'ai trouvé beau de bout en bout, je n'ai été pris par sweet sixteen que dans sa dernière partie qui donne une autre dimension au film et ai été moyennement captivée par la première partie qui décrit de manière classique la vie délinquante d'adolescents dans un environnement urbain déshérité, vu mille fois au cinéma ( en tant qu'ancien habitant d'une zup, le regard attendrissant, voire compatissant que porte Ken Loach sur des délinquants qui dans les faits pourrissent la vie des quartiers défavorisés m'énerve aussi un petit peu ).
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 31 mai 2019
Ken Loach c'est un style, des valeurs ! Le réalisme social de ses films donne une puissance à ces oeuvres : les personnages sont touchants, les enjeux parlants. On est peut être à l'opposé du cinéma qui apporte une touche de magie à la vie en lui donnant un aspect fantasmé, mais c'est aussi justement cette absence d'embellissement qui donne aux films de Ken Loach toute leur puissance. Du cinéma engagé, du vrai, c'est finalement assez rare à ce point là. Ce film est juste incroyable, bouleversant, à voir
Alain D.

734 abonnés 3 445 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mai 2017
Encore un très bon film de Ken Loach qui réalise une mise en scène parfaite, efficace, sans fioritures. Le scénario de Paul Laverty (Toujours excellent comme pour : Moi Daniel Blake 2016, Jimmy's Hall 2014, La Part des Anges 2012, Looking For Eric 2009 …) se révèle comme a son habitude très habile. Bien construit, avec une progression constante, il nous conte une histoire plus violente moralement que physiquement ; spoiler: le drame familial d'un amour non partagé entre un fils et sa mère.

Le casting est également solide, avec Martin Compston assurant bien le rôle principal de Liam ; Annmarie Fulton excellente, elle joue Chantelle la grande sœur de Liam, et le rayon de soleil de ce film éprouvant : la belle Michelle Abercromby dans le rôle de Suzanne.
Le pitch : Liam va avoir 16 ans ; il a abandonné l'école, vit de quelques deals, harcelé par son beau-père et son grand-père, et cherche un logement pour sa mère qui va sortir de prison …
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 4 mars 2017
Grosse claque cinématographique de l’année (pour ma part) concernant ce « Sweet sixteen ».
Chronique sociale par excellence, Ken Loach, dont c’est le premier long-métrage que je regarde de cet artiste, orchestre, avec le concours d’acteurs amateurs et professionnels dirigés sur le territoire écossais qui nous est également mis en lumière, une radiographie mirobolante de la vie deux adolescents paumés par la vie.
Synopsis : un adolescent, dont la mère doit bientôt sortir de prison, rêve d’une famille idéale. Il commence à vendre des cigarettes avec son pote… .
Le scénario, brigué de part en part, nous emmène dans les dérives du trafic de drogues et pose un regard lucide mais amer sur la notion de l’autodestruction programmée de l’adolescent filmée jusqu’au-boutisme par le metteur en scène de « Hidden » car embaumé dans une superbe séquence finale sur une plage. Du regard irréel du jeune sur son environnement est calqué le réalisme social choc de l’Ecosse ouvrière. Logiquement primé à Cannes en 2002 pour son écriture, Paul Laverty (partenaire de Ken Loach depuis 1996 : « Carla’s song », « Looking for Eric », « La part des anges »…) brosse le portrait d’une jeunesse perdue qui ne se soucie pas de l’avenir.
« Sweet sixteen » est ainsi porté par deux jeunes acteurs qui sont sans nul doute à l’aube d’une carrière florissante. Le duo Martin Compston-William Ruane, tous les deux dans leur premier (et peut être meilleur) rôle, donne une énergie folle et absorbe l’électricité nerveuse dont Ken Loach avait besoin pour la mise en abime de ses personnages. Une composition magistrale de leur part (pour un casting dirigé équitablement) et une leçon de cinéma pour le réalisateur palmé pour « Moi, Daniel Blake » l’année dernière.
« Sweet sixteen » est bien le genre de cinéma social qu’on aimerait voir tous les jours. On peut remercier les Ken Loach (ceci n’est pas le dernier film que je verrais de vous), Claude Sautet, Dino Risi, Luis Bunuel et consorts d’avoir ouvert la voie de ce type de cinéma.
A ne pas mettre dans toutes les mains.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 14 février 2017
Clichès sur clichès. C'est mou et convenu d'un bout à l'autre. Et le pire du pire ce sont les doublages français qui rendent encore plus morne et triste ce film. Les acteurs ont l'air "bébêtes que ça fait pitié. Il y avait peu être mieux à faire avec ce sujet.
largo13
largo13

4 abonnés 35 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 octobre 2016
Ken Loach dresse le portait d'un adolescent des quartiers populaires, Liam, livré à lui-même. L'intrigue est bien amenée, en particulier l'enlisement progressif de la situation de Liam et l'évolution de ses relations avec sa sœur et son meilleur ami. Le film est rythmé par une BO bien choisie et des prises de vue toujours justes. Seul bémol : j'ai eu du mal à cerner le personnage de la mère de Liam, dont le look (bien habillée, bien maquillée, avec des boucles d'oreilles) ne correspond ni à sa situation (en prison) ni à son caractère (complètement paumée). L'interprétation assez quelconque de l'actrice y est sans doute aussi pour quelque chose...
Patrick
Patrick

9 abonnés 79 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 octobre 2016
Je pense qu'il faut le voir en V.O. sous titrée ( sous titrée parce que l'accent des acteurs est très prononcé, et même si on se débrouille en anglais : ça le fait pas ).
C'est un très bon film, à la fois dur et émouvant. Mais on ne s'attendrit pas dans ce film, un très bon rythme, parfois on rigole...
Evidemment c'est du Ken Loach, si vous êtes allergique laissez tomber.
Pour ma part, j'adore.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 894 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 octobre 2016
Nous avions renoncé à voir ce film enregistré en Version française il y a quelques années. Cette fois-ci, nous avons pu le voir en v.o… Ayant pourtant vécu 5 ans en Angleterre, nous n’avons quasiment rien pu comprendre !!! Voilà qui explique tout la coupure entre les personnages que filme Len Loach et le monde des gens « normaux ». Le langage comme signe de discrimination sociale est l’un des fondements de la société britannique. Ici on est servi, et si vous ne connaissais rien aux pires injures anglophones, c’est le moment de vous y mettre.
A part cela, Loach n’est que rarement un cinéaste gai, vu les sujets qu’il choisi, mais avec Liam, cet ado de 16 ans, on touche le fond. Pas une lueur d’espoir, pas la moindre éclaircie à l’horizon. Son rêve dérisoire de sortir sa mère de la drogue et de la prison par des moyens tout aussi illégaux et condamnables, est attendrissant et déroutant. L’exclusion produit l’isolement, la pauvreté engendre la violence et les pouvoirs mafieux. Triste leçon d’existence, seule la sœur de Liam tente de surnager dans cette famille au destin écrit d’avance.
Loach dirige avec maitrise des acteurs jeunes, incarnant à la perfection des délinquants nés, et conduit son histoire avec précision et entêtement. Il dénonce, mais cette réalité qu’il expose est tellement loin de l’univers de Monsieur Tout le monde qu’il n’est pas sûr qu’elle nous remette vraiment en question. C’est probablement la limite de son cinéma militant, ici loin de ses bases habituelles plus ouvrières.
On se dit : ce n’est pas possible de vivre ainsi. And so what? Fucking life, chienne de vie. Le lendemain, on passe à autre chose, et on se dit qu’on moins dans Looking for Eric, à partir de la même situation d’impasse sociale, on se marrait un peu plus et que le petit caïd du coin se faisait ridiculiser. Ici, Loach a raconté une situation d’un noir profond et pas brillant dans une Ecosse où les mines de charbon et les chantiers navaux ont tous fermé. Emigrer ou dealer, that is the question.
TV - oct 16
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse