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halou
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4,0
Publiée le 1 mai 2012
Encore une pépite des frères Dardenne grâce notamment à l'interprétation magistrale d'Olivier Gourmet, fascinant, et une réalisation minutieuse et pénétrante. Ne pas passer à côté.
Vous rêvez d'assister a un cours accéléré de menuiserie? vous êtes fétichiste du dos et plus particulièrement de la nuque d'Olivier Gourmet ? Ce film est fait pour vous ! Sinon, vous risquez fort de vous ennuyer face à, certes, de bien belles images mais un scénario trop mince pour la durée du film.
Un tempo lent et une prise de vue étrange (la nuque du personnage principal ...) qui peuvent rebuter au début. Mais l'histoire est prenante, on regarde progressivement avec intérêt les liens qui se tissent. Et l'on attend le passage à l'acte du personnage principal. Film à suspense donc, malgré le tempo lent. Certaines scènes symboliques sont particulièrement bien pensées.
En règle générale, les films des Dardenne m'horripilent autant sur le fond que sur la forme. Pour une fois, le fond m'interesse. L'intérêt marqué que le personnage principal porte à ce jeune garçon éveille la curiosité et fait s'interroger sur les raisons de ce comportement. Et une fois la réponse à cette question révélée, on veut connaitre ses intentions réelles, difficiles à percevoir derrière le regard scruptateur et impénétrable d'Olivier Gourmet, qui est d'ailleurs impécable. Malheureusement, la forme reste quant à elle pénible. Le systématisme de la mise en scène, dont la démarche consiste à filmer le personnage de dos en caméra à l'épaule du début à la fin, tient moins du parti pris artistique que de l'acharnement envers le spectateur. On peut envisager cette pratique le temps d'une séquence pour dépeindre le personnage comme un fauve blessé ou comme une masse physique potentiellement menaçante, mais pas pendant 1h45. Les Dardenne veulent sans doute donner une dimension de réalisme documentaire, de prise sur le vif (d'autant que l'image est dégueulasse et tremblotante), mais le procédé ne se fait jamais oublier et ne donne au contraire qu'un côté artificiel et poseur à la mise en scène.
Le titre dit beaucoup de choses, c'est peut-être le titre le plus intéressant des Dardenne, en effet il donne une certaine idée du film : un film sur les rapports pères fils (déjà magnifiquement bien traité dans la promesse) ? Un film sur la recherche d'un fils réel ou de substitution ? Sauf que c'est bien plus intelligent que tout ça, on passe outre les lieux communs et clichés en tous genres. Gourmet est formidable, c'est vraiment un acteur exceptionnel, il campe un personnage mystérieux, un peu brusque, un peu effrayant et assez mystérieux, le spectateur n'est mis dans aucune confidence il ne sait rien, il n'y a pas cette frustration d'être pris pour un idiot qui a tout de suite tout compris. Gourmet est un vrai personnage, on ne peut pas le définir simplement et bêtement et c'est là la force des Dardenne, ne pas se cantonner aux chemins battus, proposer quelque chose de neuf, et dans une réalité sociale assez effrayante. Les fins chez les Dardenne sont magnifiques, la fin du Fils n'échappe pas à la règle, comme si toute la lourdeur du monde qui entoure ces personnage s'enlevait pour laisser place à quelque chose d'un peu plus beau. Le fils est peut-être tout de même le film des Dardenne qui m'a le moins plu. Mais ça reste un très beau film.
Ranger le film des frères Dardenne dans la catégorie « thriller », comme le prétend sa version Dvd, relève du foutâge de gueule aggravé. Le terme est dérivé de « thrilling »(= « palpitant »). Or, « Le Fils » est tout, sauf palpitant. Et surtout pas sa première heure. Si la critique intello-bobo narcissique française a gobé complaisamment la tchatche explicative à rallonge des Dardenne’s brothers, les honnêtes cinéphiles ont trouvé gonflant leurs techniques de caméra au poing tout azimut. Sans prétendre que le film est un navet, encenser une narration aussi lente et aride, acclamer un suivi aussi myope de l’action relève de la préciosité artistique la plus imbécile.
La lenteur de la narration ne fait que mettre en exergue un scénario convenu et un cinéma nombriliste. La caméra-épaule est épuisante et injustifiée. Mention à Olivier Gourmet dont le talent doit faire face à un jeune comédien beaucoup trop lisse.
Une histoire et un traitement typiquement "dardennien". Reste qu'il s'agit probablement , avec le silence de lorna, de leur meilleur film en comparaison du surestimé "l'enfant".
Une histoire forte, un scénario intelligent et bouleversant. Olivier Gourmet interprète ici le rôle de sa vie, ce personnage marque les esprits pour longtemps. Mon film des Dardenne préféré.
Une honte. Filmé par un épileptique en phase terminale (et petit avec ça), Le Fils est un film Chiant, mal interprété et sans intérêt. La lenteur au ciné est un style, encore faut-il savoir la manier... Plus jamais cette merde
C'est un Olivier Gourmet silencieux, tout en retenu, dérouté, qui manifeste un jeu intense et profond que l'on suit à la trace, un menuisier divorcé incarné par une "gueule" de Cinéma comme on en voit rarement et qui porte le film entièrement sur ses épaules. Un Cinéma réaliste qui nous est offert par les frères Dardenne, une histoire prenante qui nous intrigue et nous mène à réfléchir avec des personnages à la psychologie travaillé. Un mot, un regard, un geste, une parole, tout ces petits rien qui suscitent tant d'émotion, les deux belges filment au plus prêt des corps, n'hésitent pas à transpercer d'une caméra au poing leurs acteurs pour mieux dévoiler leurs âmes, leurs sentiments, leurs démons et leurs pensées. Triste, froid, terne mais néanmoins très beau: voilà comment pourrait se résumer leur Cinéma.