French Connection
Note moyenne
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288 critiques spectateurs

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Marc Taton (Belgique)
Marc Taton (Belgique)

42 abonnés 1 030 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 septembre 2024
French Connection est assurément avec l'exorciste la réalisation la plus connue de William Friedkin. Une mise en scène excellente et nerveuse avec caméra à l'épaule (ce qui donne une impression de réalité). Le film a très bien vieillit (il date tout de même de 1971). On retrouve un Gene Hackman en pleine forme et Roy Sheider (qui sois dit en passant n'a pas eu la carrière qu'il aurait méritée). Il est à noter que le scénario est tiré d'une histoire vraie.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 octobre 2025
On ne présente cet immense classique du film policier récompensé aux Oscars. D’un souci méticuleux proche du documentaire, la réalisation de William Friedkin est un modèle du genre avec évidemment en point d’orgue la fameuse scène de la course-poursuite qui est d’une construction haletante. Avec son écriture au cordeau, son suspense montant crescendo et son final tout en ambivalence « French Connection » est un formidable polar qui est également bonifié par son excellent casting avec un Gene Hackman habité dans son rôle de policier des narcotiques.
ChauvelCinema
ChauvelCinema

22 abonnés 594 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 juin 2020
Cela fait longtemps que je voulais voir ce film culte de William Friedkin. Comme d'autres, je dois dire que je suis un peu déçu. C'est vrai que l'intrigue est relativement simple et tourne pas mal en rond. On sent également que le film a été bricolé à pas mal d'égards. Mais reste une atmosphère incroyable du New York du début des années 1970, très loin des clichés touristiques, on n'a clairement pas envie d'y venir en vacances, surtout avec cette saison glaciale. Excellente ambiance de polar donc et une drôle de connexion (c'est le cas de le dire) avec la France et Marseille. Enfin, un très grand Gene Hackman, même si on a quand même beaucoup de mal à apprécier son personnage de flic brutal et raciste (mais on est heureux d'apprendre qu'il ne lui plaisait pas non plus !). En tout cas, après avoir vu le 2 dans la foulée, ce premier opus est nettement meilleur.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Un des meilleurs films que j'ai vu dans le style polar.
Ce film m'a permis de découvrir Hackman dont le talent ne se dément jamais.
Hotinhere

790 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 octobre 2019
Un polar extrêmement puissant de Friedkin grâce à son rythme nerveux, à un magistral (et oscarisé) Gene Hackman, et à sa célèbre et hallucinante course poursuite. Oscar du meilleur film.
ConFucAmuS

650 abonnés 1 039 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 juin 2020
French Connection établit une règle qui est déjà fortement sous-tendue avec The People vs Paul Crump et Les Garçons de la bande. Non, William Friedkin n'est pas là pour plaisanter.
Fouiller les rues pour y révéler la pourriture suintant dans tous les recoins, c'est une profession de foi chez le cinéaste. Ne croyez pas que son univers se complait dans un cynisme en constante auto-alimentation, loin de là. Ses personnages sont désespérément humains, donc identifiables (la plupart basés sur des personnes bien réelles). C'est juste qu'ils présentent la particularité d'évoluer au cœur des ténèbres. Dans French Connection, elles posent domicile à New York.
Au premier abord, la grosse pomme n'a jamais été moins cinégénique. Froides et poisseuses, les entrailles de la ville donnent l'impression d'avoir été javellisées alors qu'elles n'avaient probablement jamais été capté avec autant d'acuité. Le génie de William Friedkin tient à ça, le refus d'un idéal mensonger. En refusant de perpétuer l'image d'un New York fantasmé, il imprime un style brut, directement issu de son expérience dans le documentaire. Les caméras à l'épaule sont fréquentes, le montage sec et le storytelling jouit d'un sens de la concision remarquable.
Il n'y a pas de place pour la sensiblerie dans la vie de Doyle (Gene Hackman, magique) et Russo (Roy Scheider, tranchant). Leur travail de flic en filature, ils le vivent 24h/24. Et nous les suivons sur le terrain. Jamais ailleurs. Cet art du dépouillement et de la tension garantit à French Connection une place au panthéon des œuvres incontournables. Un demi-siècle après, la traque enfiévrée de gros fournisseurs de drogues fait encore la nique à la plupart de ses héritiers. Cela tient à ce réalisme cru, cette vérité nue qu'on perçoit, qu'on ressent au détour d'une rue, d'un geste ou d'un comportement. On est pas obligé d'aimer nos antihéros de policiers (le film se gardera bien de les juger) pour être avec eux pendant les 100 minutes à suivre. On les suivra parce qu'on y croira, tout simplement. Alors certes, on peut tout à fait être désarçonné au début, le film nous balançant au beau milieu de l'enquête sans sommation. Difficile par contre de ne pas se laisser emporter par la fougue de la mise en scène, French Connection contient l'une des plus belles poursuites automobiles de l'Histoire du Cinéma.
Un classique, incontestablement. À mes yeux, le seul à avoir pu s'approprier le genre et à pousser les curseurs encore plus loin sera...Police Fédérale Los Angeles(1985) du même William Friedkin, à peine plus aimable mais encore plus impressionnant.
Santu2b

309 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 novembre 2017
Quatrième long-métrage et premier succès majeur pour William Friedkin avec "The French Connection", film au multiples oscars. Réalisé en 1971 et inspiré de faits réels, celui-ci constitue le premier regard cinématographique américain sur la fameuse organisation criminelle française qui importait de l’héroïne jusqu'à New York. Au final, quarante ans après, le long-métrage n'a pas pris une ride ; "French Connection" est un polar toujours aussi nerveux et tendu, dont l'intensité est accentuée par les nombreuses scènes filmées caméra à l'épaule. Par ailleurs, Friedkin se démarque des autres productions par un aspect "documentaire" qui jouera beaucoup dans le côté novateur du propos. C'est en effet par ce savant mélange entre documentaire, polar et espionnage que la réussite ainsi que la personnalité du film sont assurées. Une oeuvre qui comporte enfin ses prouesses avec en tête une course-poursuite d'anthologie sous le pont de Brooklyn. Le duo phare fonctionne parfaitement, surtout Gene Hackman dans le rôle du cultissime Popeye.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 juin 2020
« Deux flics des stups, Buddy Russo et Jimmy Doyle, dit Popeye, se retrouvent sur la piste d’une grosse livraison d’héroïne en provenance de Marseille. De planques en filatures, d’arrestations en courses-poursuites dans les rues de New York, Popeye et Russo vont démanteler ce que les archives du crime appellent désormais... la French Connection.
Pour son réalisateur William Friedkin, le cinquième film sera celui de la consécration. La pluie de récompenses ramassée par French Connection est révélatrice : cinq Oscars (meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur acteur, meilleur scénario adapté et enfin meilleur montage), trois Golden Globes et deux BAFTA. Voilà une carte de visite fournie qui force le respect. Et pourtant, tout était loin d’être gagné d’avance.
À l’époque, quand Friedkin recrute Gene Hackman et Roy Scheider, les deux hommes sont encore loin d’être des superstars à Hollywood. La performance qu’ils livreront en se glissant dans la peau du duo de flics zélés composé de Jimmy « Popeye » Doyle et Buddy Russo (inspirés des inspecteurs Eddie Egan et Sonny Grosso ayant réellement enquêté sur les réseaux de l’organisation criminelle française) ne passera pas inaperçue (51M$ de recette aux Etats-Unis pour un budget estimé à 1,5M$) et, de ce fait, leur fournira un inestimable tremplin pour la suite de leurs carrières respectives.
Le film sera tourné entre New-York et Marseille, parfois dans des conditions météorologiques difficiles, durant l’hiver de 1971, particulièrement rigoureux. La grisaille et le froid glacial imprègnent les séquences new-yorkaise de ce polar urbain sombre et amer, plus proche du documentaire que de la fiction. Ce souci de réalisme, Friedkin l’avoue influencé par le film franco-algérien Z signé Costa-Gavras en 1969. Le futur réalisateur de L’Exorciste ne s’embarrasse pas d’artifices et livre un regard très brut qui n’a de cesse de renforcer l’impact des évènements. C’est sans faillir et immergé jusqu’au cou que l’on suit les filatures de nos deux stups opiniâtres collant aux basques de leurs suspects comme la peste.
On s’aperçoit que le personnage incarné par Gene Hackman, au jeu percutant, contraste largement avec l’image du bon flic intègre qui suit à la lettre son manuel du police. Ses méthodes sont brutales et dignes d’une tête brûlée dans sa croisade contre le crime (on apprend d’ailleurs en cours de métrage que ses excès ont déjà coûté la vie d’un ancien collègue). Il se profile comme l’antithèse du chef des trafiquants de drogue, calme et élégant, qu’il file, le personnage d’Alain Charnier interprété par Fernando Rey. À l’aube des 70’s, Hollywood amorce donc son dynamitage des codes du genre. La sortie de L’inspecteur Harry de Don Siegel deux mois plus tard ne fera qu’enfoncer le clou.
Quand on parle de French Connection, la scène la plus célèbre qui revient aux lèvres est sans conteste l’impressionnante course-poursuite entre le bolide conduit par « Popeye » Doyle et une rame du métro aérien new-yorkais. Elle avait été mise sur pied pour concurrencer celle anthologique de Bullit (1968) avec Steve McQueen, alors référence de l’époque. Attention ça secoue ! La réalisation et le montage millimétré de cette séquence à l’efficacité sans faille procurent encore aujourd’hui une belle montée d’adrénaline.
Quatre ans plus tard, une suite par John Frankenheimer (avec toujours Gene Hackman en tête d’affiche et la présence de Fernando Rey), tenta d’approfondir le démantèlement, du côté de Marseille cette fois, mais l’impact ne fût pas le même. Le bouleversement a bel et bien eu lieu en 1971. French Connection fait partie de cette short list de films qui ont laissé une empreinte indélébile et déterminante sur le genre policier. L’ombre de l’œuvre puissante de William Friedkin plane encore aujourd’hui sur pléthore de polars contemporains. C’est dire son influence. »
tout-un-cinema.blogspot.com
Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 060 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 octobre 2020
Classique des polars 70's. C'est percutant, nerveux, violent. Et c'est dans l'histoire du cinéma la première fois que l'on depeint la police comme cela. La les flics sont confondus aux voyoux, pas de beau gosse, pas de bravoure. Et puis une scène d'anthologie celle de la course poursuite entre une voiture et un métro qui rien qu'à elle seule mérite le coup d'œil. Une vrai leçon de cinéma et un film sympa.
Roger D
Roger D

107 abonnés 1 174 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 août 2025
Film culte des années 70 que j'ai pu enfin voir , c'est sans fioriture, cela castagne sévère, bonne scène de course poursuite qui reste simple mais efficace et un duo Hackman/Scheider (les dents de la mer) nickel enfin surtout un Hackman en grande forme. Sans ce passage au ciné je n'aurais pas vu ce film et j'aurais raté quelque chose.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 15 février 2013
Rarement New-York n'aura été aussi bien "croquée". Chaque plan prouve que cette ville regorge de "décors" vivants, en mouvements et d'une beauté extraordinaire. Quand au film à proprement parler, c'est un de ces polars comme on en fait plus (Sauf peut-être James Gray) où les représentants de l'ordre, loin d'être des "héros" ou des "ripoux", mouillent leur chemise sur une sombre affaire de stupéfiants. C'était une belle et grande époque pour le cinéma qui n'était pas seulement comme un divertissement, mais plutôt comme un média très fort pour débattre sur la société tout en racontant des histoires bien écrites et bien réalisées. Une référence du genre, que les années n'ont pas altérées.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 231 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 décembre 2025
Au départ, french connection ou pas, le sujet constitue un cas de figure policier tout à fait banal, où deux policiers tentent de démanteler un réseau de trafiquants de drogue. Cependant, dans les rues de New York, après le préambule marseillais, la mise en scène de William Friedkin montre une remarquable efficacité dans la maitrise de l'action, du suspense et de la description minutieuse d'un trafic sous surveillance policière.
Au coeur du film, deux scènes éminentes reflètent la qualité de la réalisation : l'haletante filature entre des flics et des malfrats sur le qui-vive et, plus tard, la spectaculaire spoiler: poursuite voiture-métro aérien
entre Gene Hackman et Marcel Bozzuffi. Ces deux séquences ne sont pas les seuls motifs qui distinguent le film. L'approche de Friedkin est exemplaire. La sobriété de la mise en scène et des personnages, motivée par la recherche de comportements vrais et d'un récit réaliste, confine par moments au style documentaire. La nervosité des policiers -l'acharnement du flic Jimmy Doyle est même une source d'interrogation- et le laconisme des truands en sont, à cet égard, la manifestation intelligente et convaincante.
Paul B
Paul B

89 abonnés 1 506 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 août 2025
Globalement à un cheveu de la perfection, tout juste empêchée par un jeu d'acteurs francophones (dans la VO) pas toujours au niveau.

À part ça c'est parfait ! Une enquête palpitante, de bons acteurs (sauf les francophones donc), des retournements jamais prévisibles, et (c'est certainement le plus gros atout du film) les scènes d'action sont merveilleusement bien faites surtout pour l'époque, et ça donne une valeur ajoutée supplémentaire à ce film qui n'en avait de toute façon pas besoin.

Soyez tout de même avertis qu'il faut être concentré, l'enquête est certes prenante, elle n'en est pas moins compliquée.

Un film absolument incroyable !
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 343 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 décembre 2025
Le fait que le film soit adapté du livre éponyme (1969) de l’écrivain américain Robin Moore, lui-même s’étant inspiré de l’enquête de 2 policiers de New York, Eddie Egan et Sonny Grosso (conseillers techniques et figurants du film), sur l’importation à New York d’héroïne en provenance de France (d’où le titre), lui donne une valeur documentaire. Une bonne partie du film est consacrée au quotidien de 2 flics, Doyle dit Popeye (Gene Hackman, 41 ans), brutal et impulsif, et Buddy Russo dit Cloudy (Roy Scheider, 39 ans) : descentes dans des bars louches, planques (en voitures ou déguisés), ainsi que filatures. Celle du Français Alain Charnier (Fernando Rey, 54 ans) par Doyle dans le métro, évoque celle de Jeff Costello (Alain Delon) par des policiers dans le métro parisien, dans « Le samouraï » (1967) de Jean-Pierre Melville. Le film a marqué les esprits avec la célèbre poursuite où Gene Hackman suit en voiture le métro aérien où s’est enfuit le tueur aux ordres d’Alain Charnier (Marcel Bozzuffi, 42 ans). La cache de l’héroïne spoiler: dans la voiture Lincoln du présentateur français de télé, Henri Devereaux (Frédéric de Pasquale, 40 ans)
a inspiré Gérard Oury dans son film, « Le corniaud » (1965) où Antoine Maréchal (Bourvil) convoyait une Cadillac de Naples à Bordeaux où la voiture devait embarquer pour New York. Il est étonnant que la Lincoln, entièrement désossée, et sans précautions, par les policiers new-yorkais pour rechercher l’héroïne, soit rendue « intacte » à son propriétaire. Enfin, le tournage, en lumière naturelle, pendant l’hiver rigoureux 1970-71, accroit l’authenticité du film, sans oublier la scène finale, particulièrement glauque dans une usine désaffectée, suintante et humide. Enfin, on a plaisir à voir Marseille dans les années 70 (basilique Notre-Dame-de-la-Garde, Canebière, château d’If). Pas étonnant que le film ait obtenu 5 Oscars [meilleurs film (au détriment de « Orange mécanique » de Stanley Kubrick), réalisateur, acteur (Gene Hackman), scénario adapté et montage].
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 882 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 juillet 2024
Considéré comme un film culte, ce French Connection de W. Friedkin, m'a paru un peu terne. Ce n'est pas la première fois que je le visionnais mais ça faisait très longtemps depuis la dernière fois et malgré une introduction plutôt alléchante dans les rues de Marseille (orthographiée avec un 's' dans le film, Marseilles), je n'ai pas ressenti cette impression plus longtemps. On passe de New-York à Marseille et vice versa plusieurs fois et ça permet de créer une atmosphère et une certaine tension dans le film mais j'ai trouvé que le scénario était un peu simple et qu'il manquait quelque chose.
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