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Un visiteur
4,5
Publiée le 19 octobre 2015
Dans les films qui ne sont pas des comédies avec Jean- Paul Belmondo, celui- ci est une référence. Il est entouré de grands acteurs comme Charles Denner, Michel Beaune ou bien encore Jean Rochefort. Un triller politique sur fond de finances internationales ; un scénario bien ficelé qui offre une belle analyse de ce monde opaque à la fois « bling bling » et « magouilleux ». Avec en filigrane, une destinée dramatique que le poids des exigences dynastiques intensifie et influence jusque dans les moindres décisions, les moindres faits et gestes. « Montrez- moi un héros et je vous montrerai une tragédie ».
Voilà ici un scénario qui frise l'excellence. Il dénonce parfaitement les magouilles des milieux politico-industriels. A l'époque, cela devait être difficile et assez peu crédible. Maintenant, un peu plus de 40 ans après, on sait que tout cela repose sur des faits réels. Cela ajoute une saveur au film indéniable. Belmondo est excellent, dans un rôle sans cascades, ou presque. Ici, la dose d'action est assez homéopathique, mais en parfaite adéquation avec le scénario. On regrettera juste une fin dramatique, mais qui était assez courante dans les années 70. A voir par tous les amateurs de Bébel, et de film politico-mafieux.
Etonnant de voir Jean-Paul Belmondo dans une sorte de contre-emploi.C'était "L'Héritier" en 1972.Bart Cordell hérite d'une multinationale de l'acier détentrice de puissants groupes de presse.Un personnage playboy,fantasque mais ayant la motivation pour s'imposer dans ce milieu de requins.Une main de fer dans un gant de velours.Sa position privilégiée suscite bien des convoitises,d'où les OPA et les doutes sur la mort accidentelle de son paternel.Avec certaines nuances,et même de la fragilité dans son jeu,Belmondo réussit son opération drame politique.La réalisation de Philippe Labro est plutôt originale,avec des scènes qui se superposnt,flash-backs,évènements diffus...Par contre,la profusion de personnages nuit à la compréhension d'une intrigue,par ailleurs restant trop à la surface des problèmes politiques.Et une histoire d'amour mélo n'apporte rien.Cela dit,l'ensemble reste louable,intéressant,assez bien documenté et Belmondo parvient à s'entourer de sa garde rapprochée toujours joueuse(Jean Rochefort,Charles Denner,Michel Beaune).On retiendra donc cet homme en clair/obscur,et les arcanes impitoyables du pouvoir.
C est un ton différent dans la filmo de Belmondo . Un film signé Philippe Labro qui est un journaliste certes professionnel et certainement très compétent mais n est pas un réalisateur. On comprend complètement qu' il ait voulu faire ce film assez intéressant sur un grand patron au passé trouble avec le fils qui doit reprendre les affaires et du coup mettre un coup de pied dans la fourmilière. Le seul vrai problème vient des flash backs inutiles surtout dans la première partie du film qui handicape la fluidité de l exposition . Belmondo est impérial et Charles Denner impeccable
L’hérité : Pas le meilleur film de Bebel car c’est vrai qu’il manque ce que on aimée dans ses films : des cascades, un humour ravageur grâce a des répliques… Et la, on a rien de tout ça et le film est a un rythme assez lent au début, on ne comprend pas très bien ce qui se passe. A cause d’une réalisation un peu confuse au début, avec des coupures et des flashs backs qui perd le spectateur malgré une mise en scène plutôt soignée. Ensuite, c’est le scénario, faut pas s’attendre a de l’action, c’est un film policier/politique avec une pointe d’enquête car c’est après le décès de son riche père qui a eu un accident de avion que son fils hérité va mener l’enquête car il ne croit pas a l’accident. Et la va commencer une partie de chasse au empire, politique, argent, femme et meurtre se mêle. Donc voila, début un peu trouble et bizarre mais après une bonne demi heure, on commence à être dans le rythme mais ce n’est pas non plus l’extase. Dommage, car Belmondo assure toujours dans ses rôles et celui la lui va à merveille mais on le sens en retenu mais c’est le rôle qui le veux. Donc voila, un film qui se laisse regarder car il y a un bon casting et un rôle a contre emplois pour Jean Paul mais ça manque de rythme et d’impacte.
Un drame assez quelconque avec des personnages très peu fouillés voire même caricaturaux. L'histoire n'est pas non plus palpitante. Très moyen donc et qui ne restera pas comme la plus grande prestation de Belmondo.
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2,0
Publiée le 3 juin 2021
L'Héritier met en scène Jean Paul Belmondo qui est au sommet de sa gloire dans le rôle d'un magnat des affaires venu de New York à Paris après la mort de ses parents dans un accident d'avion. Il soupçonne que ce n'est pas un accident mais un assassinat. Il s'agit d'un film rapide avec quelques scènes d'action bien réalisées et Belmondo est son charisme habituel. Cependant la mise en scène de Philippe Labro est parfois inutilement artificielle notamment lorsqu'il s'emballe avec le découpage entre différents lieux ou même périodes de temps. La relation de Belmondo avec Carla Gravina ne sonne pas vrai nous sommes censés croire qu'elle tombe amoureuse de lui après qu'il l'ai giflée deux fois. Quant à la fin pessimiste elle est assez prévisible on est dans les années 1970...
Les codes de la société(ici les 30 glorieuses) ainsi que ceux du cinéma ont bien changés, ce qui explique sans doute le coup de vieux. Néanmoins L'héritier reste un film agréable à suivre, avec une bonne histoire et un Belmondo en forme.
Labro 1972, fils à papa barbouilleur de pellicule ! Aucune mise en scène, scénario inconsistant, direction d'acteurs inexistante, cette production me fait penser aux pires nanars de clubs de ciné amateur projetés dans l'arrière salle d'un bistrot de fond de cour. À fuir...
Même s’il est porté par un Belmondo charismatique plus sérieux et moins nonchalant qu’à l’accoutumée, ce polar sur fond de magouilles financières est d’un ennui mortel tant rien dans son intrigue ne vient éveiller l’intérêt.
Un film que j'ai trouvé assez moyen réalisé par Philippe Labro dans les années 70 !! Je pense que le metteur en scène de ce long métrage est plus doué pour écrire un roman ou un scénario (ici, on ne se plaint pas, c'est bien écrit) que de passer derrière la caméra car le résultat n'est pas terrible visuellement et vieillit un peu mal avec l'air du temps. Il offre quand même un bon role à Jean-Paul Belmondo dans la peau d'un personnage plus sérieux que d'habitude et sans cascade et je l'ai trouvé excellent et sobre dans la peau, comme le titre l'indique, de "L'héritier", c'est à dire le descendant d'un patron industriel qui meurt bizarrement dans un accident d('avion et dont le fils doit gérer la suite avec son équipe mais avec des soupçons . Il y a de très bons seconds roles comme Charles Denner, Jean Rochefort ou jean Dessailly entre autres . Je pense que si la mise en scène aurait été confier à un cinéaste d'envergure ça aurait marcher, en plus à l'époque, cela n'en manquait pas, le film aurait été meilleur mais bon.
Un panier de crabes et au centre, Belmondo, toujours glamour à 300% dans un rôle qui lui va comme un gant. Ici il est cynique et glacial: « vous êtes le mâle dans toute son horreur » dit l’employée qui lui résiste. Ce film qui traite du milieu de la finance et des affaires est pourtant assez fastidieux et peu lisible. Excellent générique de fin....
« L’héritier » aurait-il inspiré le célèbre personnage Largo Winch, paru quelques années plus tard ? Le doute est permis tant les similitudes sont nombreuses... sans compter le patronyme du réalisateur ! En effet, Jean-Paul Belmondo incarne un play-boy catapulté à la tête d’une grosse fortune, et contraint de reprendre l’empire industriel de son père, décédé dans des circonstances troubles. Il aura affaire à ceux qui luttent contre les changements qu’il veut imposer, et surtout une machination qui tente de le faire disparaître à son tour. « L’héritier » est un film assez inégal. Le scénario contient de très bonnes idées, notamment celle d’un homme explosif qui veut dynamiter les conventions industrielles, politiques, et médiatiques de son empire, et tout changer. On y trouve même des réflexions sur la construction de l’Europe industrielle, par une génération qui a pourtant agi durant la guerre. Le souci est que ces éléments passent souvent au second plan, ou sont en tout cas trop peu élaborés. L’intrigue préfère se centrer sur un complot assez classique, ou sur des scènes misogynes qui feraient passer James Bond pour un féministe. Scènes mettant en valeur le « pouvoir de séduction et de virilité » de Bébél, pourtant un peu plus sobre et complexe que les rôles de cogneur au grand sourire qu’il enchaînera dans les années 70/80. Philippe Labro s’appuie tout de même sur une belle brochette de seconds rôles, avec en tête Charles Denner et Jean Rochefort. Il propose également une mise en scène originale, jouant beaucoup sur l’effet Koulechov avec un montage qui mêle séquences de différents moments du film, ou éléments symboliques, pour renforcer le poids et le sens de certaines séquences. Aussi il est dommage que film n’ait pas bénéficier d’une intrigue plus fouillée.
Ca reste toujours un très grand plaisir de regarder Belmondo jouer un rôle sérieux, bien loin des cascades et des pitreries, on se rend compte également dans ce genre de film de tout le talent de cet acteur. La mise en scène de Philippe Labro est soignée mais on remarque quelques scènes "étranges" qui ne collent pas trop au ton su film (Belmondo qui se baigne avec son pantalon, la scène de la fusillade dans l'immeuble...) et il faut bien admettre que l'intrigue met une bonne heure avant de décoller véritablement.