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Un visiteur
2,5
Publiée le 28 novembre 2008
Je regrette que le film ne tienne pas sur l'allure de cette première séquence de "course poursuite" très bien réalisée, il y a un essoufflement progressif de cette montée d'adrénaline vécue en premier plan, malgré un très bon jeu des acteurs et une très bonne réalisation. On est vraiment pas loin du polar pur et dur...On attend le prochain...
Trés différent des polar/thriller classique américain, Narc degage une atmosphere froide et sombre, que le réal. Joe carnhan maitrise totalement. jason patrick, et surtout, Ray liotta que j'adore sont deux super acteurs... On retrouve Liotta totalement changer par rapport au affranchis, barbiche, massif, et du gras en trop (evidemment voulu par la réalisateur). Narc, c'est le polar qu'on attendait depuis longtemps, et qu'on voudrais voir plus souvent. Joe Carnhan s'affirme comme un cinéma d'auteur, avec son style, son écriture (trés détailler d'aprés les acteurs, c'est scenario ressemble à un roman). C'est pas pour rien que cruise à l'a reperer en tant que bonne artiste. A voir d'urgence.
"Narc" qui s'autoproclame comme le "Polar de l'année" 2002 est en réalité une série B plutôt efficace mais loin d'être à la hauteur du titre qu'elle veut briguer.
On sent derrière chaque plan, une envie de représenter un univers sombre et torturé, ce qui passe par une caméra souvent à l'épaule et une lumière tamisée à outrance. C'est assez grossier mais il faut reconnaître que l'aspect poisseux transparaît plutôt bien. Là où le bât blesse, c'est côté intrigue avec des grosses fragilités scénaristiques et des clichés qui s'alignent un peu trop jusqu'à une fin qui aurait pu être intéressante mais qui est bâclée et trop peu contextualisée pour être plausible.
En somme, le problème principal du film c'est qu'on a en permanence l'impression de visionner un ersatz de "Se7en" de Fincher sorti 7 années plus tôt. Du tandem policier à l'aspect anxiogène global en passant par des quasi plagiats de scènes entières, l'ombre de Brad Pitt et Morgan Freeman plane en permanence sur "Narc". Le hic, c'est que la maîtrise technique et l'innovation macabre de son prédécesseur ne sont plus au rendez-vous ici...
Au delà de cette comparaison frontale et relativement stérile (mais néanmoins obligatoire tant Carnahan lorgne ostensiblement de ce côté là), Narc a quand même des qualités à faire valoir avec son rythme solide, son duo d'acteurs qui fonctionne plutôt bien (en particulier Liotta qui a ici la double casquette d'acteur principal et de producteur) et une musique sympathique de l'indéboulonnable Cliff Martinez (même s'il est loin de ses musiques les plus marquantes). Une oeuvre divertissante à défaut d'être mémorable.
La première chose qui frappe dans ce film est Ray Liotta, méconnaissable (sans nul doute son meilleur film). Pour le reste, avec un scénario assez banal, Carnahan parvient à en faire une histoire réaliste et violente qui nous tient en haleine durant 2 heures, grâce également à la mise enscène et à l'image très travaillée. La fin du film est absolument inoubliable.
EXCELLENT, alors là je ne mis attendais pas du tout. Ray Liotta et Jason Patric sont exceptionnel, la réalisation est incroyable de réalisme, le scénario est prenant... Tout est là pour un polar d'une incroyable et choquante noirceur, la fin est d'une tristesse et d'une dureté renversante. La scène dans le hangars à la fin du film est tout simplement culte, il y a une concentration d'émotions incroyable. Un film de qualité à voir absolument !
L'ambiance (couleurs sombres etc..) est bonne. Mais le suspens est tres moyen. Un film previsible, avec un fin abrupte..J'ai hesite a ne mettre qu'une etoile, mais finalement je lui mets la moyenne parceque qu'il y a quand meme beaucoup plus mauvais comme film...
Narc de Joe Carnahan offre une plongée vertigineuse dans le quotidien des flics de la brigade des narcotiques dans un Detroit déliquescent, une mégapole autrefois fleuron de l'industrie triomphante désormais métropole glaciale et désargentée, gangrenée par la misère, le crime et la drogue. Suite à une opération d'infiltration qui a mal tourné, Nick Tellis, un flic des narcotiques, se voit réaffecté dans un nouveau service, contraint de faire équipe avec Harry Oak, un inspecteur sur le retour, colérique et aux méthodes peu orthodoxes. Celui-ci s'obstine à retrouver les assassins de son ancien équipier, exécuté par des dealers lors d'une mission d'immersion, au point d'entraîner son nouveau partenaire aux confins de la légalité.
"Stup"éfiant le second film de Carnahan ? Ignorant tout manichéisme, le cinéaste ne cède à aucune concession et scrute le désarroi de ses protagonistes, deux flics taraudés par leurs frustrations morales, livrant une guerre qu'ils ne gagneront jamais face au fléau de la drogue et à ses ramifications innombrables. Rarement au cinéma, la tentation de la justice sauvage n'aura été aussi palpable et la frontière légale aussi ténue. Réaliste au possible, viscéral, parcouru de séquences fulgurantes, dont cette scène d'ouverture éprouvante entièrement filmée en caméra portée (procédé décuplant ainsi le sentiment d'immersion et de malaise), Narc c'est clairement l'anti-Training Day, par son approche naturaliste et jusqu'au-boutiste, ne serait-ce quand dans la dualité qui oppose les deux protagonistes. On est ici très loin du traitement artificiel et consensuel réservé habituellement à ce genre d'intrigue. Le film de Carnahan s'inscrit plutôt clairement dans la continuité d'un French Connection, à travers sa description sans concession et sans gloire d'un quotidien policier dépressif, dénué de tous débordements spectaculaires. Il met en scène des protagonistes contradictoires aux zones d'ombres inquiétantes, laissant planer sur l'intrigue un sentiment de doute et d'incompréhension dont la rémanence marque le spectateur longtemps après le visionnage. Car Narc appelle à s'immerger totalement dans cette enquête et sa noirceur empreinte beaucoup au Seven de Fincher et à son formalisme funèbre.
Au vu de l'objet du délit, on n'est donc pas surpris de savoir que ce premier film eut des difficultés de financement. La pellicule en boîte, aucun producteur ne voulut débourser un sou de plus pour la distribuer. Projeté au festival de Sundance 2002, il tapa dans l'oeil d'un mécène improbable, un certain Tom Cruise qui allongea aussitôt la monnaie pour que le film sorte en salles comme il se doit et fasse un four comme il se doit. N'empêche, merci Tom, et surtout merci Joe pour ce film délicieusement glauque.
Trés banale comme histoire, on s'ennuie presque tout du long, malgré une fin qui surprend un peu mais c'est trés loin de la stupéfaction. Jason Patric & Ray Liotta ne sont pas mauvais mais on ne s'attache pas du tout à eux. La bande son est à chier, on passe son temps à baisser et augmenter le son, y a rien de plus emmerdant dans un film.
Assurément un bon polar ! 2 personnages principaux très charismatiques et très bien interprêtés, avec un scénario bien foutu et bien filmé. Le film est assez sombre et aurait mérité plus d'entrées lors de sa sortie au cinéma.
Les quartiers chauds de Détroit sont vraiment chauds dans ce polar urbain et musclé, où les acteurs sont excellents et l'atmosphère on ne peut plus réaliste. Joe Carnahan filme de main de maître cet univers miserable et sanglant, avec un Ray Liotta littéralement habité par son personnage.
Mon premier opinion était que ce film était plutôt mou (pendant la première demi-heure). Ensuite on assiste à un film magnifique ou l'action et le suspense sont bien présent. L'effet 80's est recherché et ça se voit dès le commencement du film. Ray Liotta est surprenant dans le rôle du flic explosif... On est vraiment préssé d'arriver à la fin pour connaitre la vérité et on est pas déçu car elle est, à l'image du film, excellente...