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bolt
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5,0
Publiée le 21 novembre 2009
Re animator aborde avec brio le mythe du savant fou. Résultat, un film de « déglingo » avec des acteurs convaincants. J'ai beaucoup rit pendant le film tant certaines scènes sont excessives. Le grain de folie qui se dégage du film ainsi que l'humour omniprésent m'ont tout de suite séduit.
Le gore sied comme un gant à Stuart Gordon ; à ce titre, Re-Animator offre un savoureux mélange d’horreur et de burlesque doté de scènes mémorables. Le réalisateur dispose d’un vrai savoir-faire en matière de composition de plans : ainsi la gestion de la tête séparée du corps impressionne-t-elle par la virtuosité avec laquelle Gordon s’amuse à repousser les limites du convenable. À partir du scénario-type des productions horrifiques des années 50, à savoir des expérimentations scientifiques qui tournent mal, le film détourne les clichés réinvestis en les traitant non plus de manière suggérée (comme c’était le cas auparavant en raison du faible budget et des restrictions liées à l’obtention de la licence), mais en redoublant l’outrance de ce qui est montré. Le savant fou se mue véritablement en monstre parce que les transformations qu’il subit et fait subir sont montrées. C’est toute une démarche qui se trouve légitimée, loin de la gratuité apparente. Les effets visuels dégoûtent autant qu’ils amusent par leur côté sale gosse. Notons enfin l’excellente partition musicale composée par Richard Band. Re-Animator est une petite réussite, peut-être pas l’œuvre la plus aboutie de Stuart Gordon, mais l’une des plus démentes.
Quelque peu oublié aujourd'hui, Re-animator reste une des grosses références du cinéma gore des années 80. Un bon gros délire bien saignant comme on les aime. Sympa.
Un classique délirant de l'horreur qui apporte une quantité d'humour noir et décalé à la minute. Des situations ubuesques dont on se délecte tout du long. Un film à voir et revoir qui ne vieillit pas, tant par son scénario que pas ses effets spéciaux et ses acteurs où Jeffrey Combs montre tout son talent dans cette réalisation de l'excellent Stuart Gordon, pas assez reconnu.
Devenu un classique au fil du temps, Re-animator veut joué dans la même cour qu' Evil dead ou encore Braindead, mais n'en n'a pas vraiment la subtilité ni la qualités d'écriture qui permettent de ne pas en faire un pure nanar. Ca a globalement mal vieillit dans son scénario et ses personnages caricaturaux, mais certains effets fonctionnent toujours bien. L'humour décalé et certaines scènes complètement perchées permettent malgré tout au films de rester tout à fait acceptable dans son genre malgré le poids des années.
Classique du film d’horreur des années 80, Re-animator est à classer parmi le versant comique du cinéma gore à l’image d’un Evil Dead ou d’un Bad Taste. En effet, il est difficile d’être effrayé par cette histoire loufoque (pourtant librement adapté de la nouvelle Herbert West, réanimateur d’H.P. Lovecraft) qui joue beaucoup sur des effets spéciaux gores très réussis et impressionnants. En effet, après un bon générique à base de dessins anatomiques de corps humains (ce qui permet de rentrer d’emblée dans le sujet) et porté par la musique de Richard Band qui plagie clairement celle de Bernard Herrmann pour Psychose (le générique crédite d’ailleurs un certain Rob Bloch parmi les dresseurs d’animaux alors que, comme par hasard, Robert Bloch est l’auteur du roman dont est tiré le film d’Hitchcock), nous sommes face à des séquences tellement exagérées qu’il est difficile de les prendre réellement au sérieuxspoiler: (notamment quand la tête décapitée d’un personnage arrive à commander à distance le reste de son corps, ce qui lui permettra de se déplacer) . Si on a le recul nécessaire pour apprécier les comédies gores, le film de Stuart Gordon (produit par Brian Yuzna qui réalisera les deux suites) peut clairement faire passer un très bon moment même s’il peut parfois paraître un peu vieilli.
Comédie horrifique, coécrite et réalisée par Stuart Gordon, Re-Animator est un très bon film. L'histoire nous fait suivre Herbert West, un étudiant en médecine à l'université du Zurich, qui tente de ramener à la vie son professeur Dr Hans Gruber, sans succès. Suite à cela, l'homme se rend à l'université Miskatonic à Arkham, dans le Massachusetts, où il y suit les cours du professeur Carl Hill sur la physionomie et le fonctionnement du cerveau. En désaccord, les deux hommes s'opposent car West prétend pouvoir vaincre la mort. Cherchant un domicile, il s'installe en colocation avec un autre étudiant, Dan Cain. Ce dernier fréquente en secret Megan Halsey, la fille du doyen de l'université. Dans la cave de l'immeuble, transformée en laboratoire, West met au point une étrange mixture qui, selon lui, permettrait de réanimer les morts. C'est ainsi que Dan se laisse embarquer dans les expériences d'Herbert. Ce scénario, adapté librement de la nouvelle Herbert West, réanimateur d'Howard Phillips Lovecraft, publiée en 1922, nous transporte pendant un peu plus d'une heure et demie dans une intrigue aussi farfelue que prenante. Celle-ci donne le ton dès sa scène d'ouverture et ce dernier s'intensifie ensuite au fil des minutes. On assiste pendant tout ce temps à un récit traitant de l'expérimentation scientifique sur un ton aussi drôle que gore. Ce mélange des genres donne lieu à des scènes saugrenues dans lesquels le sang gicle avec humour. Tout cela est franchement drôle et peu effrayant mais sacrément divertissant, voir carrément hautement jouissif dans sa dernière partie en totale roue libre. L'ensemble est porté par des personnages marquants, interprétés par une distribution convaincante comprenant Jeffrey Combs, Bruce Abbott, Barbara Crampton, David Gale, ou encore Robert Sampton pour les rôles principaux. Tous ces individus entretiennent des rapports de rivalité amusants et inquiétants. Des échanges soutenus par des dialogues de bonne facture. Sur la forme, la réalisation du cinéaste américain se veut qualitative. Sa mise en scène nous plonge dans un bain de sang dans un environnement morbide. De plus, les maquillages et les effets spéciaux répugnants sont d'un excellent niveau, permettant ainsi de crédibiliser cette immense boucherie. Ce visuel sanguinolent est accompagné par une bonne b.o. signée Richard Band. Ses compositions collent bien à l'ambiance et à l'action. On retiendra surtout le thème principal revisitant celui que Bernard Hermann écrivit pour le film Psychose d'Alfred Hitchcock. Cette expérience mortelle s'achève sur une fin réussie venant mettre un terme à Re-Animator, qui, en conclusion, est un long-métrage méritant grandement d'être découvert.
Ce film d'horreur est devenu un classique de l'horreur mais est assez moyen. C'est plus un film gore que d'horreur et les effets spécieux ne sont pas terribles. J'ai l'édition collector 2dvd qui est assez rare. On passe un bon moment mais sans plus !
Petite dégueulasserie qui ne paie pas de mine. Elle n'est pas dénuée d'angoisse : le contexte est morbide et le personnage principal, par son désir ardent de vaincre la mort, transgresse et rebute. Le ton est plutôt sérieux et premier degré jusqu'à ce qu'un certain niveau de gore mène le film vers le grand-guignol, ce qui est réjouissant mais atténue de fait notre alarme mentale. Le gore est d'ailleurs réussi.
Le stéréotype du savant fou se mêle aux zombies (et oui les morts ne reviennent pas à la vie exactement comme prévu). Je ne connais pas les intentions derrière le film ni le contexte de sa production mais je soupçonne une volonté de pasticher d'autres œuvres comme Frankenstein ou encore certains Cronenberg.
Cette adaptation libre d'une nouvelle de Lovecraft a fait sa petite sensation à Avoriaz en 1985. C'est à voir mais plutôt par les amateurs du genre. Un autre film sur un thème semblable, réalisé à la même époque, est à découvrir aussi pour son humour beaucoup plus marqué : Frankenhooker.
Ce film m’a captivé par son audace et son imagination macabre. Reanimator frappe fort avec une idée de départ aussi déjantée que fascinante, portée par un Herbert West charismatique et magnifiquement interprété. Jeffrey Combs insuffle au personnage une intensité glaciale qui magnétise l’écran. Les effets spéciaux, étonnamment aboutis pour l’époque, ajoutent une texture viscérale et troublante, tandis que la musique, percutante et mémorable, rythme le chaos avec brio. Ce qui le rend si attachant, c’est son équilibre parfait entre horreur viscérale et humour noir, ainsi que sa capacité à dévoiler de nouveaux détails à chaque visionnage. Une œuvre singulière, à la fois ludique et géniale, qui ne lasse jamais et mérite d’être vue par tout amateur de cinéma d’horreur décalé, de personnages mémorables et de récits audacieux.
Cela faisait longtemps que je voulais découvrir Re-animator c’est désormais chose faite et j’en suis ravi. Vu dans de bonnes conditions avec une version restaurée, j’ai trouvé une comédie macabre jusqu’au-boutiste, un film de sales gosses qui s’amusent à mettre en image des choses dégoûtantes. Re-animator c’est Frankenstein à la sauce trash, volontairement outrancier, qui sent bon la VHS et les années 80. Des effets mécaniques ultra gores et efficaces. Une volonté de ne pas se prendre au sérieux et en même temps de montrer le film le plus efficace possible qui transparaît à chaque instant. Alors oui parfois c’est un peu loupé (la scène du chat principalement) mais c’est d’une telle générosité qu’on ne peut que lui pardonner.
"Re-Animator" est une honnête série B qui a pris un sacré coup de vieux mais conserve un statut de film culte dans le milieu. On ne lui enlèvera pas ces scènes gores du meilleur effet et un concept de base fort intéressant. Cependant, dans le détail, le scénario ne propose pas grand chose de consistant et la mise en scène manque clairement d'envergure. Un peu plus de second degré et de folie n'aurait pas été de trop non plus. Un avis mitigé donc par ce "Re-Animator" qui accuse les ans mais qui reste appréciable.