Le Souffle au coeur
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Santu2b

309 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 mai 2018
Au début des années 1970, Louis Malle choquait et suscitait la polémique en signant "Le souffle au coeur" dont le titre très métaphorique se veut éloquent. Au-delà de la relation incestueuse qui n'est au fond que la cerise sur le gâteau, le propos du film consiste surtout en une peinture décalée de la bourgeoisie. Une femme qui trompe allègrement son mari, des fils aînés complètement délurés et un portrait d'une jeunesse insensible aux événements politiques d'alors. Le film témoigne à nouveau de la passion du cinéaste pour le jazz : on se souvenait de Miles Davis pour "Ascenseur pour l'échafaud", là c'est Charlie Parker. En somme, on y retrouve beaucoup de thèmes fétiches pour le cinéastes, notamment le suicide. Mais si on présume le choc qu'il fit à l'époque, autant avouer que celui-est moindre aujourd'hui. Malgré une sensuelle et envoûtante Lea Massari, le rythme de l'ensemble s'avère inégal et l'on dénote quelques longueurs. À voir néanmoins car il s'agit d'un incontournable de sa filmographie, incarnant son esprit "dérangeant".
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 janvier 2018
Présenté au Festival de Cannes en 1971, Le Souffle au Cœur raconte l’histoire d’un adolescent qui vit dans une famille presque normale. Atteint d’un souffle au cœur, il part en cure avec sa mère. Une relation fusionnelle se construit alors jusqu’à ce qu’une limite franchie face polémique à la sortie du film en 1971. Pourtant il ne faut surtout pas s’attendre à une œuvre malaisante. Le long-métrage de Louis Malle est bien une comédie avec des dialogues brillamment écrits qui ose s’amuser de la bourgeoisie française. Le duo Léa Massari et Benoit Ferreux est charismatique et ne tombe jamais dans l’excès.
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GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 novembre 2024
Ce film de Louis Malle a suscité une vive polémique lors de sa sortie en 1971 compte tenu des sujets évoqués. En effet, dans ce récit découpé en deux actes, le réalisateur aborde avec un réalisme brut l’éveil sexuel d’un jeune adolescent. Si la première partie contient la lecture amusée des agissements d’une famille bourgeoise décadente, la seconde se veut plus intimiste avec la relation équivoque entre une mère (Lea Massari) et son fils. Le fait de ne porter aucun jugement de valeur sur cet agissement incestueux renforce le caractère provocateur du propos. Malgré tout, le comportement irrespectueux des différents personnages masculins demeure trop caricatural. Bref, une comédie de mœurs restant très audacieuse pour son époque.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 3 septembre 2010
Je pensais pas dire çà de ce film mais oui c'est un film choc, non pas pour sa violence mais par ses propos et situations. C'est un trés bon film sur la jeunesse doré des années 50 et peut être le meilleur sur ce sujet là. On adore être horrifié par certaine scéne (attouchement du pretre, inceste...). Un film à voir mais à déconseillé au plus jeune même si il n'y a aucune image choc.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 septembre 2018
Malle filme un jeu de séduction très élégant pour arriver à une situation délicate et sensible. La femme est aussi coupable de laisser les sentiments s’éveiller chez ce jeune qui découvre l’amour.........
Hotinhere

790 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 décembre 2024
L’éducation sentimentale troublante (voire bien choquante à la fin) d'un jeune bourgeois de province découvrant la sexualité face à sa mère incarnation de la séduction (incarnée par la sublime Léa Massari, ceci (n’)explique (pas) cela).
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 septembre 2024
On a eu beau considérer que l'inceste constituait le sujet de ce long-métrage, il n'en reste que très peu aujourd'hui, plus de 50 ans après sa sortie. Tout d'abord parce que cette séquence est fort chaste et ensuite car elle dure moins de cinq minutes. Le film est donc plutôt la chronique de l'émancipation progressive d'un adolescent souffreteux, issu d'une famille bourgeoise, brutalement coaché par ses frères aînés, admirateur de Charlie Parker et de Dizzy Gillespie, et, plus que tout, amoureux d'une mère toujours belle, qui collectionne les amants (sublime Léa Massari).
On y trouve une vraie sensibilité et un ton d'auteur indéniable mais le tout est submergé par un académisme puissant qui sied peu à cette évocation de l'adolescence. A ce "Souffle au cœur", on peut aisément préférer certaines œuvres de Pialat ou d'Eustache autrement plus intenses.
Starwealther
Starwealther

107 abonnés 1 319 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 décembre 2024
Le film débute par la présentation d'une famille bourgeoise de Dijon dans les années 50, le père rustre et peu présent est gynécologue, sa jolie femme infidèle est italienne, ils ont 3 fils très turbulents. Louis Malle s'intéressera surtout à Laurent, le plus jeune, un passionné de Jazz (des posters de Charlie Parker sont au mur de sa chambre) mais aussi de littérature (il lit Boris Vian, Marcel Proust, Albert Camus), il découvre les débuts de la sexualité. Il tombe malade et a un souffle au coeur suite à un rhumatisme articulaire aigu (la ressemblance avec la vie de Boris Vian est évidente on l'aura compris). Cette fragilité le rapprochera de sa mère, déjà très aimante, et ira jusqu'à l'inceste. Cependant, Louis Malle ne présente pas cela comme un besoin sexuel mais plutôt comme quelque chose qui est arrivé de manière naturelle, un peu désinvolte. Le film a peut être choqué à l'époque mais l'inceste n'est que la toute fin du film. Le reste est une comédie et la description d'une famille bourgeoise loin d'être exemplaire! Les interdits, le sexe et la rigolade sont de mise, ce n'est pas une famille coincée, loin de là! J'ai adoré l'ambiance Jazzy et les nombreuses références littéraires qui jalonnent le film, la BO de Charlie Parker et de Sidney Bechet est vraiment agréable. Un très bon film.
Nicolas S
Nicolas S

54 abonnés 667 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 janvier 2026
Le Souffle au coeur traine une réputation sulfureuse que le temps n'a certainement pas arrangé : si c'est bien la thématique de l'inceste qui a fait scandale à la sortie du film, on peut en dire autant aujourd'hui de cette façon dont Malle sexualise en fait les rapports entre tous les personnages ici - frères, amis, et parents. Tout cela est inévitablement dérangeant, d'autant plus quand on considère que le personnage principal était joué par le très jeune Benoît Ferreux, 15 ans à peine et une allure particulièrement juvénile.
Pour autant, il est aussi évident qu'il y a dans ce film un vrai savoir-faire, et que tout ce scandale n'est pas complètement gratuit. Il dit sûrement quelque chose de l'adolescence et du passage à l'âge adulte, de ce qu'il a de douloureux et étrange, de ce qu'il fait à la psyché. Cela ne fait certainement pas de ce film de Louis Malle un chef d'oeuvre - et probablement pas non plus un film culte, n'en déplaise à ses quelques fans célèbres comme Wes Anderson - mais cela reste une proposition intrigante dans le cinéma français post-68, et un intéressant document d'époque. On pourra retenir aussi un lieu de tournage remarquablement bien trouvé car aussi désuet qu'évocateur : la station thermale de Saint-Honoré-les-Bains dans le Morvan.
SB88
SB88

35 abonnés 1 575 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 novembre 2024
Très moderne pour l'époque sur le thème de la famille et de l'adolescence très turbulente.
Il y a beaucoup de longueurs et le film s'essouffle donc car l'intrigue est inexistante. Intéressant pour le portrait de cette famille et le passage avec le prêtre très...en face de la réalité....
L'ado a une bonne bouille, ça aide à aller jusqu'au bout du film
3/5
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 février 2025
Sorti en 1971, dans un contexte post-soixante-huitard marqué, Le souffle au cœur est resté célèbre pour sa scène incestueuse entre une mère et son fils. Si elle a toujours été au cœur de la polémique, cette séquence qui se déroule dans les dix dernières minutes du film, est encore plus décriée aujourd’hui, tant elle présente cet acte de manière frivole et anodine. Au delà de cette séquence, qui se déroule dans un deuxième partie du long-métrage un peu longuette, le film vaut surtout pour sa première partie, qui se déroule à Dijon en 1954, au cours de laquelle le provocateur Louis Malle, s’amuse à éreinter une société bourgeoise décrite comme ennuyante et creuse, et qui contraste avec le portrait d’une jeunesse aspirant à casser les codes de leurs aînés – ils commettent des petits larcins, méprisent l’importance accordée à certains marqueurs de leur classe (le tableau de Corot) et sont très portés sur les questions de sexualité. Plus encore, il dresse un portrait au vitriol de l’institution catholique, à travers le personnage d’un prêtre ostensiblement attiré par les jeunes garçons génialement interprété par Michael Lonsdale. Inspiré de la propre vie du réalisateur, cette chronique adolescente sur la perte de l’innocence vaut le détour.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mars 2024
Le jeune Laurent Chevalier semble être un avatar du cinéaste, qui s’empare de la suspension morale chez l’adolescent comme d’un garde-fou à partir duquel représenter le trouble sexuel d’un être entre deux âges, tiraillé entre l’innocence de l’enfant et la maturité de l’adulte, écart que reconnaissent volontiers divers personnages rencontrés, des femmes matures fréquentant la maison close au père Henri qui caresse la cuisse du petit pécheur. Louis Malle investit le milieu bourgeois de la plus détonante façon qui soit, opposée à l’approche d’un Claude Chabrol par exemple : il en fait un espace où l’ordre moral se renverse, où les frères comparent la taille de leur sexe et abordent des thématiques aussi variées que le suicide, où la mère trompe sans vergogne son mari sous les yeux des passants, des enfants et de la gouvernante, où le mari tente de reconquérir le lit conjugal, bien trop étroit pour deux personnes, où le jazz enfin, modernité musicale et révolte sociale, relie les séquences entre elles.
Le long métrage prend des allures de comédie de mœurs, et son audace tient alors au regard respectueux porté sur la vie privée, notion chère au cinéaste, au contact de normes sociétales et de valeurs morales tour à tour contraignantes et hypocrites. La relation incestueuse qui se construit pas à pas entre mère et fils est traitée avec un naturel et une douceur qui déconcertent, reflet de deux époques – puisque les années 70 dialoguent avec les années 50, temporalité revendiquée de la diégèse – disposant chacune de sa réglementation morale distincte. Le Souffle au cœur reste ainsi en mémoire pour l’atomisation de la définition consensuelle de l’adolescence, rétablie dans sa complexité et dans son trouble fondamentaux. Un grand film, malgré quelques longueurs.
Bernard D.
Bernard D.

129 abonnés 613 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 novembre 2020
J’ai vu lors de sa sortie en 1971 « Le souffle au cœur » de Louis Malle mais trop jeune, je n’en avais pas bien perçu le sens ! Près de 50 ans plus tard, ce film qui à sa sortie avait fait l’objet d’une vive polémique du fait de la relation incestueuse entre Laurent (Benoît Ferreux) et sa mère (Léa Massari), me gêne toujours. Laurent, 14 ans, est le 3ème fils mal aimé par son père (Daniel Gélin) psychorigide, gynécologue très absorbé par son travail à Dijon. Il est également « brimé » par ses 2 frères ainés quelque peu agaçants et dévergondés alors que lui est d’un naturel plus fragile et calme, studieux et s'intéressant à la littérature et au jazz. Il est clairement le fils préféré de sa mère, une jeune italienne arrivée à Paris pour des raisons politiques, et qui est tombée amoureuse de son mari mais qui s’ennuie à Dijon dans sa vie bourgeoise installée malgré un amant que son fils a aperçu.
Suite à la découverte d’un souffle au cœur après un RAA, Laurent part avec sa mère en cure thermale et après des déconvenues avec les garçons très snobs et les jeunes filles de la station thermale, et après le départ de sa mère pendant une nuit, Laurent subjugué par la beauté de sa mère, viendra la consoler car son amant a rompu. Et un marivaudage aux allures innocentes d’aboutir à la scène de l’inceste, filmée avec tact et pudeur, un acte nullement condamné et sans jugement moral.
Laurent ira ensuite dormir avec Daphné … et toute la famille de rire en le voyant rentré au petit matin après avoir découché. A noter – autre sujet sulfureux et d’avant-garde pour l’époque - la présence du père Henri (Michael Lonsdale), enseignant et confesseur de l’école privée où Laurent est élève, avec une scène très ambiguë teintée de pédérastie.
L’histoire parait peu probable dans le Dijon des années 1954 avec des personnages trop typés et si la vie nonchalante des établissements thermaux est bien rendue, la vie de cette famille bourgeoise me semble outrée avec des acteurs qui en font trop en dehors de la ravissante Léa Massari et de son fils qui crèvent l’écran.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 231 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 avril 2024
spoiler: L'inceste
, dont certains se sont complaisamment effarouchés comme si Malle en faisait l'apologie, entre un adolescent et sa mère n'a, en jugeant du tact de Louis Malle, rien d'indécent ni de hideux, et n'est que la péripétie finale, la conclusion, d'un malaise affectif que le cinéaste signifie tout au long du film.
Sans rentrer dans le détail psychologique, "Le souffle au coeur" reste avant tout le portrait d'un adolescent ordinaire et sensible qui s'éveille au sentiment et à la sensualité. Avec pudeur, mais sans tabou, Louis Malle affine le portrait de Laurent, évoque l'affectivité et le caractère de l'adolescence sans tomber dans les clichés ou les généralités.

La justesse du milieu familial et social dans lequel vit le jeune Laurent contribue à la vérité du personnage (quelle est sa part autobiographique?) et, irréductible du sujet, cette peinture de la bourgeoisie du début des années 50 détermine son originalité. Entre un père distant et une mère oisive, l'adolescent bénéficie avec ses frères, dont il se distingue par l'intelligence, d'une grande liberté et semble peu contraint par l'éducation bourgeoise et religieuse qu'il reçoit. De sorte que le film n'est ni austère ni affecté mais humain et vivant tout simplement.
Ti Nou

624 abonnés 3 851 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 août 2009
Un portrait gentiment provoquant de l'adolescence qui ne tombe jamais dans l'excès et trouve toujours la justesse. Louis Malle raconte son histoire simplement, sans jamais s'encombrer de jugement éthique.
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