Le Souffle au coeur
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Critique Facile
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109 abonnés 116 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 novembre 2022
https://leschroniquesdecliffhanger.com/2022/11/08/le-souffle-au-coeur-critique/

Louis Malle a réellement connu dans son enfance un souffle au cœur, nécessitant un important repos, et générant cette forte promiscuité avec sa propre mère. Il disait souvent que ses films sont traversés par l’incertitude, ce qui sera le troublant final du souffle au cœur, mais aussi par exemple le destin de Lucien Lacombe, qui se retrouve au cœur de la police Allemande, alors que son projet initial était le maquis.

Le souffle au cœur, c’est finalement un souffle de vie, tant grâce à lui, Laurent va s’ouvrir différemment au monde, y compris charnellement. Le film va en fait prendre le temps d’installer dans des détails chirurgicaux une ambiance, une atmosphère, qui va comme venir expliquer, sans jamais excuser l’acte d’amour final.

Sexe, catholicisme et haute bourgeoisie, Louis Malle, toujours à pas de velours, sort le lance-flammes. D’autant que le souffle est aussi celui de la liberté, en recontextualisant, on sort de mai 68, les envies d’émancipation du poids des institutions sont criantes.

Ce qui est troublant dans Le souffle au cœur et qui vaudra une sacrée polémique pour son autorisation à sortir mais pas dans les réactions du public, est qu’avec cette volonté didactique de toujours expliquer, le désir réciproque est montré comme naturel, animal, tellement instinctif. C’est un souffle sensuel. Le spectateur est témoin non pas d’une abomination mais d’un passage à l’acte, qui évidemment n’est jamais justifié ou banalisé, mais simplement montré. Même si la scène en question existe en fait à la toute fin sur 7 minutes d’un film en comptant quasi 120.

Le souffle au cœur ne donne pas la nausée, mais crée le malaise, ce qui était à n’en point douter la volonté d’un cinéaste qui dézingue à tout va, en toute discrétion. C’est le souffle d’une autre époque, qui se regarde avec curiosité comme un très bon film de cinéma, avec une place forcément unique dans la carrière de son auteur.
Andrew Person
Andrew Person

4 abonnés 107 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 3 novembre 2022
Un film dont l'histoire incestueuse entre une mère et son fils, qui in finé n'est pas traitée, nous laisse mijoter en surface pour supporter un point de vue éparpillé, idéaliste et dénonciateur de la sexualisation de la société (bourgeoise).
Tamponner ses arguments politiques du nom de Proust n'équivaut pas à convoquer la créativité de la recherche du temps perdu..
L'auteur eût été sûrement plus à l'aise dans l'écriture de thèses sociales et psychanalytiques que dans l'écriture dramatique.
Lilith24
Lilith24

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0,5
Publiée le 24 octobre 2022
Ce film parle d'inceste ! C'est une abomination qu'il ne condamne pas ! C'est une honte qu'il ait cette note !!!
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 410 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 mars 2022
A Dijon , un adolescent et ses deux frères sont les fils d'un gynécologue. Leur mère trompe leur père. Un médecin diagnostique un souffle au cœur chez le jeune homme et conseille à ses parents de l'envoyer en cure. Sa mère l'accompagne. Film largement biographique de Louis Malle, dont il est le scénariste. On retrouve les préoccupations politiques de l'auteur qui figurent dans ses autres films ( guerre d'Indochine et perte de l'empire colonial francais), philosophique ( Camus et la théorie de l'absurde, considérations sur le suicide), littéraire ( citation de Brasillach et de Proust). Le film se focalise sur le passage de l'adolescence à la maturité. Il fit scandale à sa sortie, pour une des scènes ( suggestive) censee illustrer une relation incestueuse. Il fut interdit aux moins de 18 ans à sa sortie. Tres réussi, ( la prestation de Lea Masari n'est toutefois pas exceptionnelle et je ne suis pas convaincu qu'elle était l'interprète idéale pour le rôle), il fait partie des grands opus de Malle, même si je place " les amants " et "le feu follet" au dessus. On notera la présence de celle qui était à l'époque la compagne du réalisateur dans la distribution. Elle incarne le rôle de la prostituée, avec laquelle le personnage principal à une relation avortée par l'entrée intempestive de ses frères dans la chambre. La dernière demi heure perd un tout petit peu en intensité à mes yeux.
Bernard D.
Bernard D.

129 abonnés 613 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 novembre 2020
J’ai vu lors de sa sortie en 1971 « Le souffle au cœur » de Louis Malle mais trop jeune, je n’en avais pas bien perçu le sens ! Près de 50 ans plus tard, ce film qui à sa sortie avait fait l’objet d’une vive polémique du fait de la relation incestueuse entre Laurent (Benoît Ferreux) et sa mère (Léa Massari), me gêne toujours. Laurent, 14 ans, est le 3ème fils mal aimé par son père (Daniel Gélin) psychorigide, gynécologue très absorbé par son travail à Dijon. Il est également « brimé » par ses 2 frères ainés quelque peu agaçants et dévergondés alors que lui est d’un naturel plus fragile et calme, studieux et s'intéressant à la littérature et au jazz. Il est clairement le fils préféré de sa mère, une jeune italienne arrivée à Paris pour des raisons politiques, et qui est tombée amoureuse de son mari mais qui s’ennuie à Dijon dans sa vie bourgeoise installée malgré un amant que son fils a aperçu.
Suite à la découverte d’un souffle au cœur après un RAA, Laurent part avec sa mère en cure thermale et après des déconvenues avec les garçons très snobs et les jeunes filles de la station thermale, et après le départ de sa mère pendant une nuit, Laurent subjugué par la beauté de sa mère, viendra la consoler car son amant a rompu. Et un marivaudage aux allures innocentes d’aboutir à la scène de l’inceste, filmée avec tact et pudeur, un acte nullement condamné et sans jugement moral.
Laurent ira ensuite dormir avec Daphné … et toute la famille de rire en le voyant rentré au petit matin après avoir découché. A noter – autre sujet sulfureux et d’avant-garde pour l’époque - la présence du père Henri (Michael Lonsdale), enseignant et confesseur de l’école privée où Laurent est élève, avec une scène très ambiguë teintée de pédérastie.
L’histoire parait peu probable dans le Dijon des années 1954 avec des personnages trop typés et si la vie nonchalante des établissements thermaux est bien rendue, la vie de cette famille bourgeoise me semble outrée avec des acteurs qui en font trop en dehors de la ravissante Léa Massari et de son fils qui crèvent l’écran.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 17 novembre 2019
Un sujet bien chaud, surtout pour l'époque, encore que, de nos jours, c'est parfois pire...La liberté a ses limites et ses règles.
Mais bon, le sujet ne suffit pas, loin s'en faut.
Les dialogues, récités, ennuyeux, absolument pas naturels, coulent ce films des les première secondes.
Le scénario finit ce qu'il en reste.
Pas une scène, ni même une seconde qui vaillent le coup d’œil...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 27 octobre 2019
Bien mis en scène et, on peut le supposer, particulièrement audacieux dans son propos pour son époque, avec l'évocation très directe et sans jugement de sujets ayant trait à la sexualité, Le Souffle au Coeur est une oeuvre singulière qui vaut le détour. Le film semble naviguer à vue entre réalisme et surréalisme, grossit le trait, présente des personnages aux défauts marqués, et parvient en fin de compte à toujours titiller notre attention et à questionner nos valeurs morales.
Mathéo Feray
Mathéo Feray

18 abonnés 127 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 avril 2019
Louis Malle esquisse, sans aucun souci de bienséance, le portrait d’une famille bourgeoise libertine et parvient à évoquer, avec la délicatesse la plus absolue, des sujets extrêmement graves comme l’inceste ou la pédophilie. On aime la grâce naturelle de Lea Massari, le jeu un peu maladroit de Benoît Ferreux, et le vent d’insouciance qui semble flotter sur cette réalisation audacieuse. Malle, qui est un aussi un expert du documentaire, triture ses personnages et les expérimente à sa guise dans un univers on ne peut plus hétérogène. Alternant les références les plus distinguées aux grivoiseries les plus dérangeantes, il sait plonger le spectateur dans une ambiance unique, une ambiance qui ne visera ou n’accusera personne. Il s’agira simplement de visionner, de constater les faits, et de s’en faire une opinion personnelle. Le réalisateur ne se place pas en sacro-saint moralisateur. Il ne prend pas le spectateur par la main. Il stimule simplement sa capacité de réflexion. Que peut-on réellement penser d’un adolescent de quinze ans qui se dépucelle à tout va dans cette France des années 1950 ? Benoît Ferreux lui-même intrigue dans la peau du jeune Laurent Chevalier. Son attitude décontractée, à mi-chemin entre le dédain et l’interrogation, interpelle autant qu’elle surprend. Le garçon ne paraît nullement dérangé par les profonds changements qu’il vit. Bien au contraire. Il les aborde avec assurance. Personne autour de lui ne crie au scandale. C’est sans doute ce qui fait du bien dans ce film : une liberté assumée et esthétisée qui ne se préoccupe pas de politiquement correcte. Une liberté assumée et esthétisée qui relève désormais du passé. Qu’on se le tienne pour dit.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 septembre 2018
Malle filme un jeu de séduction très élégant pour arriver à une situation délicate et sensible. La femme est aussi coupable de laisser les sentiments s’éveiller chez ce jeune qui découvre l’amour.........
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 janvier 2018
Présenté au Festival de Cannes en 1971, Le Souffle au Cœur raconte l’histoire d’un adolescent qui vit dans une famille presque normale. Atteint d’un souffle au cœur, il part en cure avec sa mère. Une relation fusionnelle se construit alors jusqu’à ce qu’une limite franchie face polémique à la sortie du film en 1971. Pourtant il ne faut surtout pas s’attendre à une œuvre malaisante. Le long-métrage de Louis Malle est bien une comédie avec des dialogues brillamment écrits qui ose s’amuser de la bourgeoisie française. Le duo Léa Massari et Benoit Ferreux est charismatique et ne tombe jamais dans l’excès.
D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 22 novembre 2015
On retrouve ici les thématiques "malliennes":la grande bourgeoisie et ses turpitudes que Malle connait bien mais qu'il ne juge pas,le goût de la provocation et de la liberté,le difficile passage de l'adolescence à l'âge adulte...Lea Massari rayonne de beauté,Benoit Ferreux me paraît un peu gauche mais peut être le rôle en est la cause.Film intéressant sur une époque(1954),une classe sociale qui peut aisément tricher ou mal se conduire car elle ne manque de rien au niveau matériel.Un petit bémol toutefois: pourquoi les jeunes portent-ils tous des cheveux longs alors qu'on est en 1954!?(même remarque qu'on pourrait faire de manière encore plus accentuée à Pasolini pour Salo se passant dans les années 40).
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 3 juin 2015
beau film culture et problemes famillier

il resolve le plus grave probleme dans les societè
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 13 août 2017
Les films français tels que l'on en verra plus.. cela nous provoque de grands soupirs mélancoliques. Pour ma part, j'aimais cette époque où français et italiens nous produisions des films qui s'en fichaient de la morale et bien au delà, on pouvait dire ou faire ce que l'on voulait. L'époque est révolu. Je ne recommande pas forcément Le souffle au coeur car il n'est réservé qu'à une partie infime de la population, mais il sera à coup sûr dans ma sélection personnelle restreinte.
Santu2b

309 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 mai 2018
Au début des années 1970, Louis Malle choquait et suscitait la polémique en signant "Le souffle au coeur" dont le titre très métaphorique se veut éloquent. Au-delà de la relation incestueuse qui n'est au fond que la cerise sur le gâteau, le propos du film consiste surtout en une peinture décalée de la bourgeoisie. Une femme qui trompe allègrement son mari, des fils aînés complètement délurés et un portrait d'une jeunesse insensible aux événements politiques d'alors. Le film témoigne à nouveau de la passion du cinéaste pour le jazz : on se souvenait de Miles Davis pour "Ascenseur pour l'échafaud", là c'est Charlie Parker. En somme, on y retrouve beaucoup de thèmes fétiches pour le cinéastes, notamment le suicide. Mais si on présume le choc qu'il fit à l'époque, autant avouer que celui-est moindre aujourd'hui. Malgré une sensuelle et envoûtante Lea Massari, le rythme de l'ensemble s'avère inégal et l'on dénote quelques longueurs. À voir néanmoins car il s'agit d'un incontournable de sa filmographie, incarnant son esprit "dérangeant".
loulou451
loulou451

146 abonnés 1 503 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 octobre 2013
Un film qui a fait scandale tant son propos (l'inceste) paraissait indécent... Et le reste encore ! Non pas que le sujet ne mérite pas d'être traité, mais on ne croit pas un instant à cette histoire qui accumule les invraisemblances, les mauvais choix et les approximations. A cela, il faut encore y rajouter la piètre interprétation d'ensemble (Léa Massari heureusement sauve un peu les meubles) et une mise en scène poussive et nonchalante. Un film de trop pour Louis Malle.
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