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lucyinthesky4
284 abonnés
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2,0
Publiée le 7 août 2010
Devant un film qui s'amuse autant, il n'y a rien de pire que de rester totalement insensible au délire ambiant. Ce fut pourtant mon cas avec ce Promets-moi dans lequel Kusturica et sa bande de comédiens se sont visiblement éclatés. Sujet sympathique s'il en est, agrémenté de péripéties loufoques. De l'ironie mordante à l'humour potache et provocateur (beaucoup plus du second, tout de même), Kusturica déploie un panel de comique alléchant. Les comédiens s'en donnent à coeur joie, certains versant d'ailleurs trop dans le cabotinage facile, et l'on découvre avec bonheur la charmante Marija Petronijevic. Pourtant, la sauce ne prend pas vraiment. On l'aime bien, Emir, mais Promets-moi reste une succession de délires caractérisés sans véritable cohérence et donc sans âme. Entre un début assez intrigant et réussi et un happy end plein d'une tendresse salutaire, on se sera donc copieusement ennuyé. En effet, le film stagne : l'intrigue, d'abord, offre peu de surprises, et surtout l'humour est répétitif et finalement faussement provocateur. Quelques séquences dans le plus pur esprit BD (gags visuels classiques mais efficaces) sont irrésistiblement drôles mais restent rares, et l'accumulation de blagues vraiment lourdingues (zoophilie, scatophilie, tout y passe) finit franchement par lasser. Même l'éventuel propos sur une société serbe désoeuvrée est noyé dans ce comique troupier redondant. Ceci est d'autant plus regrettable que Promets-moi n'a rien d'antipathique : on aimerait participer à cette fête joyeusement bordélique et bruyante (la musique omniprésente) qui prône l'amour universel en même temps que la crastration des méchants, mais force est de constater que le spectateur n'entre pas vraiment dans les préoccupations de Kusturica. Une grosse déception pour ma part, pour cette comédie tendre, osée, personnelle mais épuisante, qui s'enferme sur elle-même dans la redondance d'un délire qui ne fait au final qu'exhiber sa vacuité.
Dans la droite lignée de Chat noir, chat blanc, Emir Kusturica vient de réinventer la comédie à l'italienne... façon Serbe ! Cette petite perle délirante et drôle suit les aventures rocambolesques d'un jeune campagnard que son grand-père a envoyé à la ville afin de trouver une femme. Dans son périple, il croisera un homme-canon, des truands patibulaires, deux frères déjantés et une magnifique jeune femme brune ! Farce irrévérencieuse et pleine de malice, Promets-moi nous entraîne dans un univers délirant sublimé par une musique entraînante qui réjouit le coeur ! Kusturica ose tout, sans peur de l'outrance et du mauvais goût, et ça marche ! Son récit file à toute allure, préférant l'excès à la mièvrerie, jusqu'à un final explosif et musical, entre mariages et funérailles. On quitte la salle à regrets, le coeur joyeux et le sourire aux lèvres. Allez, Promettez-moi... de courir le voir !
Véritable habitué de Cannes, Kusturica y est toujours présent pour son nouveau film, et y a déjà remporté rien que deux palmes d’or… Sans doute la raison pour laquelle le réalisateur est systématiquement nommé ; mais honnêtement ‘Promets-moi’ ne s’imposait pas à la sélection cette année, tant le film est en deçà de ce que le réalisateur a pu faire dans le passé. Pourtant, difficile d’être antipathique vis-à-vis de ce film, qui transpire la joie de vivre, qui déborde d’enthousiasme. Ce nouveau Kusturica possède, comme les précédents, un ton résolument optimiste ; il y a une vraie énergie qui se dégage du film (en partie grâce à la bande son survoltée). Sinon, les thèmes abordés sont les mêmes, (le chaos de l’ère post-soviétique,..) et Kusturica reprend cet humour outrancier, très proche de ‘Chat Noir, Chat Blanc’. Bien sûr, il y a des séquences amusantes, complètement déjantées, mais contrairement au film précité, ‘Promets-moi’ est souvent à la limite du vulgaire. Le film baigne dans un excès pesant, et se montre plus abrutissant que drôle. Constamment dans la surenchère, le film est assez lourd et sur la durée assez lassant. La folie du scénario pourrait fonctionner avec un minimum de rigueur, mais le film en est dépourvu. Kusturica s’amuse de ses gags potaches et en néglige la trame narrative, minimale. On sent le plaisir que prend le réalisateur à filmer, mais c’est malheureusement beaucoup trop indigeste pour remporter l’adhésion. Les bons passages comiques et les jolies séquences visuelles ne suffisent pas à sauver ce spectacle poussif et bordélique. En résumé, un Kusturica dans toute sa démesure (et ses travers), qui se révèle plus lourdingue que drôle. Sinon, rien de nouveau dans l’univers du réalisateur, qui ne fait ici que se répéter, sans rien n'ajouter à sa filmographie. Un film pour rien donc. 'Promets-moi' se contente d'être une joyeuse déconnade. Après des films comme ‘Le Temps des Gitans’ ou ‘La Vie est un Miracle’, on est en droit d’être déçu.
C'est trés particulier, je suis parti au bout de 40 mn surement parce que j'étais pas seul. Les acteurs surjouent, des gags tarte à la crême.Coté émotion j'ai rien perçu.Peut être que certains aimeront.
Drôle,décalé voir loufoque, émouvant. Ce film réjouissant réussis à aborder des maux difficiles de façon légère et entrainante. Difficile de rester de marbre devant une aussi bonne manifestation de joie de vivre et d'entrain.
Victimes du soir, bonsoir. Vous êtes déjà nombreux à être aller voir le dernier film d'Emir Kusturica, "Promets-moi", et aucun doute sur le fait que vous le serez encore plus en ce qui concerne les prochaines séances. Cette petite chronique/critique, va prendre par mes soins les allures d'une annonce générale, d'un avertissement même : ce film est à ne pas voir. Surtout pas. Car si Kusturica a su nous émerveiller avec des oeuvres aussi magnifiques que "Underground", "Chat noir, chat blanc" ou "La vie est un miracle!", il s'est perdu dans sa propre manière de faire du cinéma en signant là un incomestible chaudron de tout et de rien. Les saveurs si poétiques de ses précédents films ont disparus au profit d'une métaphore balourde sur le (non) sens de la vie, l'humour cocasse devient ici d'une grossièreté écrasante, et son style visuel particulier se métamorphose en un cauchemar de couleurs criardes et laides, toutes aussi improbables les unes que les autres. Le reçit, en cavale, triture les valeurs que le film semble afficher (famille, violence, amour, fête), et détruit toute compréhension ; comme des sketchs qui défilent, sans rapport les uns aux autres, les aventures prennent une forme abstraite et dénuée de toute direction concrête. On frise l'insupportable dans ce vacarme où tout le monde crie, pleure, baise, mange, castre d'une manière aussi dégueulasse que la façon dont Kusturica semble vouloir se faire de l'argent. Et remet en cause les valeurs du succès : est-ce bien parce qu'une carrière a pris forme que l'on peut tout se permettre? La plus profonde des débilités, pour l'argent, ou l'hystérie totale, pour son simple plaisir? Car si Kusturica prend plaisir à faire cette mascarade (ce qui reste à prouver tant rien n'est soigné), le spectateur, lui, est passé à la trappe, et n'est plus le facteur principal. Autrement dit, il se peut que Kusturica se fiche de nous. Horriblement vulgaire, multi-directionnel (comprendre par là non-sensesque), lourd, bruyant, grossie
dans la campagne Serbe, un jeune garçon doit aller à la ville chercher une épouse. De là des situations hautement rocambolesques... Tout en finesse, assez décalé (un homme-canon volant durant tout le film...), un très beau film.
Depuis “La vie est un miracle” on connaissait les dons uniques d’Emir Kusturica pour la loufoquerie truculente et déjantée. Avec “Promets-moi” il franchit un pas supplémentaire dans le délire et la drôlerie. C’est un petit bijou qui va ravir les amateurs du genre. Rythmé, foisonnant et toujours surprenant, son scénario est un réservoir inépuisable de cocasseries et d’inventions. Hellzapoppin chez les serbes. Jouissif !
Des animaux, des machines infernales, des bagnoles pourries, des super bagnoles, des gueules uniques, des pelles incroyables, une sexualité trouble et animale, on marche sur les tables pour aller d'un point a un autre ( grande habitude chez Émir Kusturica), le chef des méchants taloche ses subordonnés, ça boit, ça tire des coups de feu an l'air, un délire de manivelles, ça fait la guéguére en musique etc,,,. Dans un cirque, un homme obus est lancé d'un canon au début du film, et atterri a la fin du film après des jours de vol...on est bien chez Kusturica ! Le deuxième film du maitre que je me fais aujourd'hui. Hilarant et burlesque a souhait, un chef-d'oeuvre !!!
Promets-moi, de Kusturica est un film terriblement bruyant et visuellement épuisant. Dans un petit village (3 habitants), le grand père de Tsane sent qu'il va mourir et dit à son fils de partir vendre leur vache à la ville et par la même occasion de ramener une épouse. Le petit Tsane va donc partir à la ville, et devra surmonter de nombreux obstacles pour réussir la mission que son grand père lui a confié. Un film tout en couleur où transparaît clairement l'âme slave, vive et joyeuse. Pourtant ce film n'est pas le meilleur Kusturica même si je le préfère à certains autres. A noter la plus belle scène du film : le bassin remplis de pommes avec la tête de Tsane.
Kusturika ne se renouvelle guère par rapport à ses précédents films mais le délire est toujours aussi communicatif. Ceux qui ont aimé Chat noir, chat blanc aimeront ce film complètement loufoque du début à la fin (s’en est même un peu étourdissant), les autres feraient mieux d’aller voir un autre film.