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Legid
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2,5
Publiée le 18 juin 2026
David Cronenberg, durant la première partie de sa filmographie avait des sujets de prédilection. Avec « Dead Ringers » « Faux-Semblant » en VF, on perçoit qu’il n’a pas encore finit de les traiter et qu’il veut continuer à les explorer. Pour cette proposition, il aborde celui de la gémellité au travers de deux frères jumeaux, tous deux médecins gynécologues. Ces deux frères identiques physiquement, différents psychologiquement mais interdépendants au niveau professionnels, spoiler: vont connaitre une déchéance quand l’un des deux sombre dans la folie par l’intermédiaire de l’addiction aux médicaments et d’une addiction amoureuse . Le film est magistralement porté par Jeremy Irons impeccable dans ce double rôle. Il insuffle une subtilité permettant de percevoir avec nuance les failles de ces deux frères même lorsqu’ils intervertissent leur rôle. Le scénario est très original et aurait pu accoucher d’un film passionnant et ce n’est malheureusement pas le cas. En effet, le film s’enlise dans un rythme assez lent et un certain ennui s’installe progressivement. L’étrangeté de la dernière partie du film ne permet pas non de terminer sur une bonne note. Avec ce film, il y a une proposition, une intention et un certain sens du savoir-faire, c’est certain. De là à dire que j’y ai adhéré, la réponse est plus mitigée. Note : 11/20
Avec Faux-semblants, David Cronenberg transforme le drame psychologique en cauchemar clinique où l’identité se désagrège progressivement. La mise en scène, froide et méthodique, installe un malaise constant à travers des espaces aseptisés et une précision presque chirurgicale. Jeremy Irons livre une double performance fascinante, donnant aux jumeaux une proximité troublante autant qu’une profonde différence intérieure. Cronenberg explore la fusion des corps et des esprits comme une dépendance destructrice, où toute frontière finit par disparaître. Une œuvre dérangeante et hypnotique, qui fait de la gémellité un territoire d’angoisse existentielle.
Franchement, on ne va pas se mentir, ce film est extrêmement décevant. Pour moi c'est clairement le plus mauvais des Cronenberg alors que j'aime plutôt son univers d'habitude. Il est d'un vide intersidérale et très répétitif. Jeremy Irons est vraiment malaisant, peut-être que c'est voulu par rapport au scénario mais je n'ai pas du tout accroché. C'est très long et j'ai eu beaucoup de mal à aller jusqu'au bout, ce qui est très rare pour moi même quand je n'ai pas aimé un long-métrage. De plus, la chute n'est pas réussie et je dirais même que c'est une fin bâclée. Après ce n'est que mon avis mais même au niveau de la bande sonore, je n'ai pas trouvé ça terrible. En résumé, je n'ai pas du tout accroché du début à la fin et même si je ne m'attendais pas à un chef d'œuvre, je pensais voir mieux. Vous me trouverez peut-être trop dur mais je suis tout simplement franc. Seule l'ambiance générale est réussie car elle nous plonge dans quelque chose de malsaint et angoissant, ce qui a été évidement voulu. 7/20.
Après La Mouche et The Thing, je me suis lancée dans cette oeuvre du réalisateur, sûre de moi. C'est bluffant, mais j'ai trouvé le rythme plus lent que les deux autres oeuvres précédemment citées. Après... Forcément, j'ai commencé par l'un de ses meilleurs films, donc bon... Pour autant, il faut reconnaître que c'est brillant, touchant et Jeremy Irons est un vrai régal dans cette oeuvre
L’histoire de deux frères siamois qui partagent tous, de leur professions de médecin à leurs conquêtes féminines, mais l’obsession de l’un deux pour une femme va mal tourner. David Cronenberg réalise là un film dérangeant, son plus abouti en terme d’écriture et de développement des personnages et ceux malgré quelques longueurs. De plus, les deux frères sont incarnés par un impressionnant Jeremy Irons.
Prestation solide de Jérémy Irons dans ce Cronenberg en dehors de sa filmo habituelle. Ici c’est plus une descente aux enfers de 2 chirurgiens en haut de l’affiche. C’est habillement réalisé, juste dans le scénario mais peut être manque t’il du Cronenberg dans ce Cronenberg. Sa passion du corps est plus cachée, présente mais cachée.
Le spécialiste du body horror, David Cronenberg nous embarque dans un film assez fou dans son synopis. Malheureusement de mon côté, je suis complètement passé à côté de ce film si bon pour certains. Hormis le jeu d'acteur exceptionnel de Jeremy Irons, je n'ai pas réussi à plonger dans cette histoire qui semblait intéressante aux premiers abords. Il y a d excellentes idées dans ce film, mais où je n'ai rien ressenti émotionnellement. Néanmoins, on sent un certain malaise grâce à la mise en scène de Cronenberg, mais j'ai trouvé ça très léger. Je m attendais peut être à mieux... déception
Quasi Chef d'œuvre (le film est un poil trop creux vers le milieu) c'est le second film de Cronenberg a ne plus s'intéressé au corp humain, au sens tout ce qui concerne le physique (le sexe, la douleur, les blessures, etc...) mais a la psyché humaine (le premier étant Dead Zone), et on sent que Cronenberg a "mieux le doigt sur le truc" (je trouve que Dead Zone est assez raté). Les thématique abordé, sont ultra "riche" et y'a rien de "tout blanc tout noir", la performance d'acteur de Jérémie Irons (qui joue les 2 frère jumeaux) est juste EXCEPTIONNEL. C'est vraiment un EXELLENT film
Quand David Cronenberg est derrière la caméra, le spectateur sait qu’il plonge dans l’inconnu, tout en sachant que le réalisateur reste attaché à ses obsessions. Ici deux jumeaux au physique identique sont gynécologues et partagent tout, leur cabinet, leur appartement et leurs conquêtes. Sur le plan psychologique, l’un est plus extraverti, plus pervers, et l’autre semble plus sensible, plus humain. Jeremy Irons joue ces deux rôles complexes de manière extraordinaire, le spectateur arrivant à discerner la différence entre les deux grâce à leurs expressions. C’est un film d’une froideur toute clinique qui créé lentement mais surement un malaise sournois, sans recours à des effets spectaculaires. L’angoisse tient en haleine tout au long du film.
Excellent film de David Cronenberg à la fois complexe, dérangeant et troublant porté par un magistral Jeremy Irons , dédoublé pour cette réalisation ce qui pour l'époque , 1989 , représentait un effet spécial majeur ! On assiste là à la descente aux enfers de "vrais" jumeaux après un différent sentimental qui deviendra destructeur !
Ennuyeux à mourir. La suite des événements n’a aucune sorte de sens au vue des protagonistes et leur relations initiales. J’ai regardé jusqu’au bout car j’ai aimé les autres films du réalisateur mais c’était peine perdu.
Avec ce film, Cronenberg réalise encore un tour de force émotionnel et passionnant à suivre autant que douloureux. Il reprend son élément majeur de sa filmo, à savoir la descente vers la folie. Le jeu de Jeremy Irons est exceptionnel, dans 2 personnages qui évoluent différents alors que tout le jeu de départ est d'arriver à les différencier. Profond, intelligent, sombre, ce Faux-semblants qui met l'amour et les pulsions au premier plan ressemble bel et bien à un chef d'œuvre !
C'est toujours une expérience de se lancer dans un film de Cronenberg, on y découvre à chaque fois un petit peu plus ses névroses avec des thèmes récurrents et une ambiance souvent malsaine. Faux-Semblants ne déroge pas à la règle avec une thématique très profonde sur la gémellité qui va nous emmener dans la folie sous toutes ses formes. La prestation de Jeremy Irons est à relever, très bon, il porte un peu le métrage sur ses épaules parce que le moins que l'on puisse dire c'est que ça manque cruellement de rythme. L'idée est excellente comme toujours avec Cronenberg, le traitement l'est un peu moins, si l'on reste attentif tout du long, l'ennui peut se faire ressentir quelque fois. L'ensemble est intéressant forcément mais pas vraiment accessible à tous, ça reste du Cronenberg pur jus mais presque trop sage au final.
Dans film magistral de 1988, David Cronenberg déroule une partie de ses obsessions avec une virtuosité de tous les instants : sont ainsi traités les sujets du double, du corps trituré et maltraité, de la mutation… dans une œuvre organique et chirurgicale d’une précision remarquable. Histoire d’un couple de jumeaux gynécologues (Jeremy Irons dans une prestation époustouflante) qui partagent tout, et probablement trop, Faux-semblants évolue de manière totalement inattendue vers les abîmes d’une folie incontrôlée mais toute personnelle, évacuant les tentations faciles du thriller. Par ailleurs, avec un sens visionnaire évident, Cronenberg traitait ici de thématiques devenues brûlantes d’actualité, telles que les violences gynécologiques ou l’addiction médicamenteuse. Un grand film malade, qui fit date.