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mx13
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4,0
Publiée le 10 septembre 2018
Aïe aïe aïe, au début j’avais mis un 2/5, parce que franchement le film m’avait gonflé et en plus, j’avais pas supporté les scènes d’opération et de prises de sang, à l’époque. Après La mouche, les films Cronenbergien deviennent de plus en plus romantiques, d’autant plus que le film se situe peu avant Mr. Butterfly. Un film fantastique assez tordu, la descente des deux frères jumeaux qui vont tomber amoureux, de la même femme. Un film très tragique, qui ne contient absolument aucune scènes, séquences ou dialogues comiques ou drôles. Des images pures et normales, qui n’ont nécessité aucun effets spéciaux. Un Jeremy Irons dédoublé qui livre une très bonne interprétation. C’est pas très recommandable pour les fans de cinéma, qui préfèrent des œuvres basiques. Le film est lent et peut malheureusement paraître long, malgré sa courte durée. Un dénouement inattendu et surprenant. Je le déconseille aux moins de 16 ans. 4/5
Un film qui reprend un sujet particulier pour lui donner une dimension universelle. Une relation entre jumeaux est particulière, on le sait avec les avantages d'une relation fusionnelle. Avec l'inconvénient majeur que lorsque l'un des deux subit un passage délicat, l'autre est impacté avec tout autant de force. Et si la vie de l'un des deux est mise en danger, l'autre se trouve pris dans le tourbillon et peut être emporté dans le tourbillon. Il en va de toute relation humaine dans laquelle des individus s'aiment de façon fusionnelle. Une mise en garde ? Un constat ? En tout cas, un moment de réflexion fort bien mis en scènes. domi...
On retrouve dans ce Cronenberg l'habituel jeu phobique qui voit ses personnages s'effondrer sous le poids de l'antagonisme entre l'image qu'ils ont d'eux-mêmes et la réalité ultimement organique de leur existence. Ici, c'est dans la prison d'une gémellité qui voit deux frères se confondre au point de ne plus pouvoir exister (la scène finale et sa position fœtale signe bien ce retour ultime à l'état d'embryon, d'être inapte à se développer) que le canadien déroule ses obsessions. Toutefois, une chose à changé ; le rapport visuel à la chair, jamais montrée frontalement (à l'exception d'une scène de cauchemar) mais dont les déformations sont au contraire maintenues à distance. Ainsi, aucune scène d'opération ne concrétise son potentiel gore, alors que les instruments tordus et hautement symboliques inventés par l'un des frères pour "opérer les femmes mutantes" maintiennent pourtant la menace de voir Cronenberg reprendre ses vieilles habitudes démonstratives et gores à chaque instant. S'il préfère désamorcer ce processus, dans un mouvement qui ressemble à un avortement, c'est que les jumeaux n'auront jamais besoin d'une explosion ou d'une mutilation pour finir par se détruire ; leur fin sera signée par un retour vers leur union malsaine, par une annihilation nécessaire de leur individualité propre. Calme, et jamais outrancier, le film parait retenir dans une économie de moyens son potentiel choquant pour mieux laisser en supposer l'étendue. La narration désordonnée et parfois paresseuse se traîne avec la même indolence, comme sous l'emprise anti-spectaculaire mais biologiquement inévitable de la mutation qui affecte autant la matrice du film que la psyché des deux personnages qu'il prend pour jouets ; vers un repli sur soi, et l'obligation pathétiquement cruelle de se faire le plus petit possible pour échapper à l'impossibilité d'exister. Dead Ringers est donc aussi bien écrit que cohérent, et développe un type de malaise que Cronenberg n'avait jamais trouvé auparavant, preuve que le bonhomme arrive toujours à surprendre. Si Jeremy Irons y est en outre excellent, le rythme bringuebalant induit par son parti pris peut sur le coup dérouter et manquer un peu d'intensité. Pas mon Cronenberg préféré, en fin de compte, même s'il vaut le coup d’œil et me marquera lui-aussi sans doute un petit moment.
Métrage important de David Cronenberg, Faux-semblants appartient à sa période la plus classique, celle de La Mouche, du Festin nu, et c’est un métrage original à défaut d’être totalement abouti. En effet, on peut considérer qu’il y a quand même quelques limites. Je pense par exemple à l’introduction, assez prétexte ici, des délires « fantastiques » des protagonistes. Bien sûr on est dans le rêve, les narcotiques, mais le fantastique est utilisé ici avec une telle parcimonie justement qu’on se demande si en glisser trente secondes au mieux c’était par juste pour mettre un peu plus de sang et de spectacle. Le final pourra aussi relativement décevoir, abrupt, trop simple, il ne met pas franchement en valeur toute la qualitative histoire précédente. En dépit de cela le film est très bon. D’abord bénéficiant de l’excellente interprétation, spécialement celle de Jeremy Irons, qui avec un double rôle crève l’écran. En fait le film se résumerait presque à lui, et il porte ses deux personnages avec un grand talent, trouvant sans doute ici ses rôles les plus aboutis, les plus complexes. Autour de lui pas des acteurs avec de grandes carrières, mais Geneviève Bujold est tout de même à la hauteur, et on notera l’apparition de la toujours très séduisante Jill Hennessy ! Le scénario est original, audacieux, imaginatif, comme souvent dans le cinéma de Cronenberg. En dépit de la fin un peu décevante comme évoqué, l’intrigue, tortueuse est accrocheuse, et traite de divers sujets avec toujours ce côté sombre et cet humour très noir qui caractérisent le réalisateur. Ce n’est pas un film spectaculaire comme La Mouche, mais c’est fin, culotté, grinçant, et encore une fois Cronenberg nous filme une descente aux Enfers avec une certaine jubilation. Formellement c’est très abouti. L’ambiance est réussie, profitant de toute évidence de l’excellente bande son du compositeur Howard Shore mais aussi de cette atmosphère très années 80, dans les décors, les costumes qui sied fort bien au propos du film. Il y a ce grain d’images caractéristique, et puis il y a de vrais bons choix dans les couleurs (les tenues de chirurgie) les éclairages, qui apporte à la fois beaucoup de classe et de mystère au film. Pour ma part Faux-semblants fait clairement partie du sommet des films de Cronenberg. S’il est dommage qu’il se soit senti obligé d’introduire une touche de fantastique plus racoleuse qu’utile (c’est un peu trop souvent le cas avec ce réalisateur), et que la fin marque plus une baisse de régime qu’un bouquet final très notable, c’est malgré tout une réussite audacieuse, originale, et rondement conduite. 4.5
D'accord il y a ce scénario dérangeant et cette ambiance malsaine. Mais de là à classer ce film dans le genre horreur-épouvante comme j'ai souvent pu voir, il ne faut pas non plus abuser. C'est je dirais un film à suspense, intéressant mais longuet à mon goût. Je pense honnêtement que ce film vieillira mal dans les décennies à venir, malgré l'excellente performance de Irons, et malgré le fait qu'il s'agisse d'un classique du Cinéma.
"Faux semblants" est un film choc qui a la chance d'avoir un acteur parfait pour le rôle des jumeaux à savoir Jeremy Irons excellent de bout en bout. Le scénario est intelligent, la musique très belle et le propos choc. Je comprends que certaines femmes ont pu être traumatisé par ce film.
"Faux Semblants" (ou encore "DeadRingers en V.O) est un drame puissant inspiré de faits réels qui de bout en bout ému . Un très bon film de Cronenberg.
Un très bon film signé David Cronenberg qui tient en grande partie sur son scénario et sur l'interprétation juste impeccable de Jeremy Irons, décidément l'un des plus grands acteurs de sa génération. C'est un film malgré tout dérangeant, comme toujours chez Cro-cro, mais également fascinant. Quelques longueurs se font sentir en milieu de film, mais elles ne nuisent pas vraiment à l'appréciation de l'oeuvre. J'ai trouvé l'histoire d'amour très belle et la relation entre les deux frères puissante, beaucoup d'éléments sont assez étranges et m'ont plutôt distancé du film par moments, encore une fois comme toujours chez David Cronenberg. Néanmoins, à la manière du Festin Nu, c'est ce qui me plaît dans le cinéma, rester perplexe devant une oeuvre mais savoir au fond de moi que j'ai assisté à un grand moment de septième art.
Je m'attendais plus ou moins à un film inoubliable , rien qu'en matant le synopsis... C'est en effet un sacré film , bien que ( relativement ) complexe d'accès il passe une vitesse inouie , est surprenant et choquant du début jusqu'à la ( folle ) fin ; Comment admettre qu'il n'y a qu'un seul acteur pour interpréter Elie et Bev' ? Rien que pour Irons le film vaut deja le détour , mais pas uniquement loin de la car tout est hallucinant , la relation entre les frères , le sens de leur vocation , la potentielle réflexion sur le danger de la science , des scènes inoubliables , dingues.... Un film à voir absolument , on en ressors intelligent
J'attendais plus de ce "dead Ringers", je l'aurais voulu plus angoissant, mystérieux, un sujet abordé de manière plus originale. La descente aux enfers est bien mise en scène mais aurait pu être différemment orchestrée, même si celle ci est intéressante tout de même. Légère déception donc. Mais la prestation exceptionnelle de Jeremy irons est à relever et cela reste un très bon drame. Mais est-ce que le film est à la hauteur du talent de Cronenberg ? ( a History of Violence, A dangerous Method). Je ne pense pas.
Ce qui est cool avec Cronenberg c'est que lorsqu'on lit les synopsis, juste comme ça, pour savoir ce qu'on va voir ça donne maxi envie et on ose à peine imaginer ce qu'un mec comme Cronenberg pourrait bien en faire.
Alors je ne suis pas forcément un fan absolu, mais j'aime beaucoup son travail que je trouve très intéressant (principalement dans Videodrome ou la mouche), cependant il m'arrive de ne pas forcément enter totalement dans son délire comme pour Crash par exemple. Néanmoins ses films ont parfois la fâcheuse tendance à être un peu trop long, c'est le défaut je pense de faux-semblants.
On a ce concept génial (tiré d'un bouquin, mais vu la tronche du film Cronenberg a dû mettre plein de lui dedans) où deux frères jumeaux sont gynécos dans le même cabinet et s'échangent les patientes (dans tous les sens du terme), rien que ça c'est génialement glauque comme idée. La femelle ouvre ses jambes sans se rendre compte que le docteur a changé.
Mais ce qui est génial c'est la façon avec laquelle c'est fait, Irons est juste extrêmement bien dirigé pour qu'on arrive à différencier les deux frères après un petit quart d'heure de film, mais mieux encore le film fait tout pour maintenir le doute, pour ne pas désacraliser ce lien, cette ressemblance. D'ailleurs je trouve ça génial de réussir à faire croire dans ces deux personnages avec un seul acteur, rien que ça... Et le choix de ne pas prendre de vrais jumeaux qui auraient été bien plus différents en quelque sorte.
Disons qu'on entre tout de suite dans une ambiance vraiment malsaine. Mais ce que j'ai préféré dans le film c'est une scène de cauchemar absolument géniale et complètement perturbante. J'adore ce rapport au corps que peut avoir Cronenberg cette façon dégueulasse et totalement viscérale d'en parler, de le montrer, de jouer avec nos phobies, nos craintes, nos angoisses de déformations de notre corps. Et je dois avouer que les instruments de gynécologies sont juste sublimes avec ce design biomécanique.
D'ailleurs c'est peut-être mon regret, c'est que j'aurai aimé qu'on s'intéresse plus à ces femmes mutantes du vagin (ça aussi c'est un putain de concept).
En fait tout le film est un objet bizarre, dérangeant, glauque à souhait et franchement excellent. Cependant j'ai trouvé qu'il y avait des passages où vu qu'il n'y a pas forcément d'intrigue ça se répétait un peu et tournait en rond et j'en aurai voulu plus.
J'ai vraiment aimé ce film, mais moins que ce que j'aurai voulu l'aimer (paradoxal) parce qu'il y a tout ce que j'aime.
Bon la prochaine étape ça sera Festin Nu. De toute façon je cherche à retrouver la claque que m'avait foutue Videodrome.
Faux-semblants n'est pas un film d'épouvante-horreur mais un drame. Le scénario est très original et joue bien sur l’étrangeté de deux jumeaux proches mais donc le caractère se distingue. L'ambiance du film est très particulier, un peu angoissante. La performance de Jeremy Irons est excellente.
Exceptionnelle performance de Jeremy Irons, le film est prenant, oppressant. La mise en scène et la musique créent une atmosphère terrifiante. Même si le final peut paraitre sec.
Ce film de D. Cronemberg est pour le moins curieux. En effet, son identité reste peu perceptible. Est-ce un drame, à cause de l'impossibilité que ces deux jumeaux ont à se séparer (la double interprétation de J. Irons est exceptionnelle), ou alors un fantastique ou encore même un film d'horreur? Ce mystère est fascinant comme il peut-être frustrant. Car, au fond, on ne sait pas vraiment ce qui intéresse Cronemberg. Ce dernier oscille entre une mise en scène aux multiples effets qui donne un côté monumental, et une autre plus posée, plus intimiste, qui donne un rythme plus lent. D'un point de vue narratif, l'hésitation entre l'explication et la subjectivité est aussi présente. Et il faut le dire, on a bien du mal à la comprendre tant le film est meilleur dans sa partie hallucinante. Au final, on se demande si "Faux-Semblants" est grandiose ou bien banal. Il semble tout de même ne pas être complètement abouti.
Mon dieux que je me suis ennuyé ! Ce film étant considéré comme culte je me suis empressé de le voir et là c'est la douche froide. Je pense qu'il a été culte pour son époque mais à l'heure actuelle mis à part le trip final ça fait presque 2h ou il ne se passe rien. Bref j'ai perdu mon temps.
Film très perturbant sur la jumelité et joué par Jeremy Irons au sommet de son art. Qui plus est, l'atmosphère crée par Cronenberg est glauquissime à souhait, on verse dans le sexe, la monstruosité humaine, la déviation de l'esprit avec tout le charme d'un film des années 80. La relation fusionnelle des jumeaux est évidemment malsaine mais l'élégance du film fait passer tout cela avec une grande douceur je trouve.