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jean-marie r
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5,0
Publiée le 7 septembre 2023
Un prit bijou. De grands acteurs : Gabin, Ventura, Frankeur, Girardot, Bozzufi, Dinan, Basset, et même le tout jeune Jean-Pierre Mocky, ... Excusez du peu. Un scénario tiré d'un roman d'Auguste Le Breton. Des dialogues de Michel Audiard. Un grand réalisateur, très sous-estimé, Gilles Grangier. Et pour couronner le tout, le Paris des années 50. Ah, que j'aurais aimé y vivre à cette époque ! Ce film est un régal.
Il est quelque peu dommage que l'histoire soit bien trop classique, car, d'une part, Jean Gabin et Lino Ventura campe des gangsters de premier choix, et, d'autre part, la mise en scène de Gilles Grangier est vraiment de qualité, même si elle manque de séquences marquantes. Notons également la présence de quelques seconds rôles intéressant, dont celle d'Annie Girardot et de Paul Frankeur, ce qui fait que l'ensemble de ce film policier, est certes sans surprise, mais qu'il se regarde tout de même sans ennui.
« Il faut croire qu’en vieillissant on cherche tous à se blanchir. »
Gilles Grangier à la réalisation, Michel Audiard au scénario et Jean Gabin à l’interprétation se réunissent pour la troisième reprise, cette fois pour l’adaptation d’un roman d’Auguste Le Breton, qui co-signe le scénario. En habitués, on retrouve également Marcel Bozzufi et Paul Frankeur auxquels s’ajoute Annie Girardot qui entame seulement sa carrière et un tout jeune acteur qui vient de débuter 3 ans plus tôt dans « Touchez pas au grisbi » : Lino Ventura.
Malgré ce concentré de talents et une histoire assez intéressante, la sauce ne prend pas. C’est décousu, mal joué (à l’exception de Lino Ventura en chien fou), étonnamment violent pour l’époque (nous ne sommes qu’en 1957) et pour Gilles Grangier qui apporte pourtant souvent une touche humaine et tendre même à ses malfrats, et c’est surtout truffé d’incohérences.
Une série noire à la française très représentative de la seconde moitié, et la moins brillante, de la carrière de Jean Gabin, où l'acteur avait la plupart du temps derrière la caméra non plus des grands comme les Duvivier, les Renoir, les Grémillon ou autres Carné mais des yes man à sa botte sans grand talent dont Gilles Grangier est le plus caractéristique. Le film se suit sans déplaisir et sans ennui grâce aux gueules des Gabin, des Lino, des Marcel Bozuffi et des Paul Frankeur et à un scénario correct, mais la mise en scène fade montre ses limites dans les séquences d'action et surtout pour ce qui est faire de ressortir la puissance dans les relations entre les différents personnages (chose que par exemple Jacques Becker avait très magistralement réussi dans le chef d’œuvre incontesté du genre "Touchez pas au grisbi" !!!). Passable et encore...
Un petit film noir en N&B comme le cinéma français en a produit de nombreux dans les années 50, et comme Jean Gabin en a tourné beaucoup dans la seconde moitié de sa carrière. "Le rouge est mis" (1957) rassemble devant la caméra de Gilles Grangier les fidèles de la bande à Gabin, tels que Paul Frankeur, un Lino Ventura débutant et mutique en homme de main psychopathe, et une Annie Girardot elle aussi à ses débuts, dans un rôle de garce. A voir par nostalgie, mais sans attendre monts et merveilles.
Quatre malfrats pratiquent le hold-up, une de leurs expéditions tourne mal. Film policier bien réalisé, sans grande originalité toutefois. Jean Gabin est égal à lui-même en chef de bande calme et réglo, Paul Frankeur habite bien son personnage peu recommandable, Lino Ventura en tête brûlée convainc moins. A l'exception d'Annie Girardot, les actrices ont cette voix fausse qui est une des marques de l’époque (et dont la Nouvelle Vague viendra à bout). Les dialogues d’Audiard sont parfois savoureux, mais l’ensemble reste quelque peu théâtral, artificiel. Si les scènes d’action sont bien menées et la peinture du milieu réaliste, Grangier ne parvient pas vraiment à créer une ambiance. Quatre ans auparavant, avec les mêmes Gabin et Ventura, « Touchez pas au grisbi » était d’une autre trempe.
Opposition entre Jean Gabin le bandit au grand coeur et Lino Ventura le psychopathe. Le film peine à démarrer, ne devenant réellement intéressant que sur la toute fin qui à mon avis passe à côté d'un développement intéressant. Le casting est certes sympa, mais peine à relever l'ensemble. Le personnage de Lino Ventura est ridicule, et certaines scènes ne sont d'ailleurs pas en reste, notamment une dans le commissariat qui ferait sourire si elle n'était aussi navrante. Si vous voulez voir un film noir français, voyez autre chose.
Film noir très classique (un gang et un caïd, des casses, de la trahison, des filles qui rêvent de fourrure, une ambiance urbaine…) Les ingrédients sont là, le scénario pourrait se tenir mais les personnages sont peu travaillés, grossièrement dessinés et interprétés sans finesse : Gabin joue à faire du Gabin, Ventura fait du costaud qui casse tout, les interrogatoires policiers sont caricaturaux. En positif : joli petit rôle d’Annie Girardot et aspect documentaire des ambiances parisiennes du milieu des années 50 (fortifs, marché rue Lepic…). Un « petit noir » qui se regarde sans déplaisir, mais s’oublie vite.
5 étoiles car j'adore le genre "film noir français années 50" et aussi réussi que celui-là, y en a pas 36, loin de là. "Adapté d'un roman d'Auguste Le Breton", formule magique pour le genre qui là encore fait merveille. "Du rififi chez les hommes" (avec Jean "la classe" Servais, scandaleusement oublié de nos jours !), "Razzia sur la chnouf", "Rafles sur la ville", "Du rififi à Paname" et "Le clan des siciliens" - pour ceux que j'ai pu voir - que des réussites magnifiques... jusqu'à ce que les années 60 et la prétentieuse Nouvelle Vague vienne vomir son fiel sur le genre. Quel intérêt messieurs de faire ça ? Vous voulez faire un autre cinéma, OK très bien, mais pas la peine de flinguer les gens d'à côté, surtout quand on voit ce que votre héritage a fait du ciné français contemporain. Bref, le temps passé et internet rendent enfin justice à TOUS les bons films de l'époque - ou presque - enfin libérés de ce qu'on appelait encore dans les années 80 le "terrorisme intellectuel" d'une certaine caste de cinéphiles autoproclamés. Des décennies sans pouvoir voir ces films, sans même en entendre parler... écoeurant pour les générations arrivées après les ravages de François Toufaux et ses complices. Mais je m'égare et m'emporte - il y a de quoi faut dire - "Le Rouge est mis" réunit de très grands acteurs avec un scénario sans temps mort, une musique jazzy parfaite, un équilibre entre scènes d'action, rebondissements et quotidien de personnages bien ancrés dans leur époque, à la fois mythifiée par l'écriture de Le Breton et criante de vérité par ce que captent, presque malgré elles, les caméras du réalisateur (tous les plans dans Paris et dans les bistrots notamment).
Ce film, à défaut d'être culte, vaut pour son intérêt patrimonial : en effet, voilà ce qu'on proposait il y a presque soixante ans dans les salles à vos parents et grands parents (on est en 2015). Un policier, un réalisateur connu, une ou deux nanas pour le décor, et un monolithe du cinéma genre Gabin. Girardot et Ventura pouvaient constituer un plus. Même pas besoin de s'encombrer de la couleur, ni de se torturer la matière grise. Un ou plusieurs casse(s) avec des morts. Et ça marchait : la preuve, plus de deux millions d'entrées pour ce nanar somme toute sympathique ! Ca doit faire rêver plus d'un réalisateur (producteur) actuel ! Il est vrai que douze ans après que les derniers canons allemands se soient tus, le choix ludique était encore restreint ! Mais quelle leçon d'histoire, quel album de famille! Je ne connais que deux survivants de ce film : Jean-Pierre Mocky (que je n'ai pas reconnu) et la douaisienne Lucienne Legrand qui doit avoir 94 ans aujourd'hui. Quel bonheur ce serait de recueillir leurs impressions ! Autre vestige : les célèbres "tractions" de Citroën puisque elles seules donnaient la sensation d'être "tirés" et non "poussés" C'était la voiture de référence des fics et des mauvais garçons. Vous noterez qu'au lendemain de la guerre, toutes les voitures montrées par les caméras sont françaises : pas un "tape-cul" allemand" genre Mercédes ! Vous avez dit à l'inverse de nos jours ? willycopresto
Un bon film menée par Jean Gabin, dans un rôle qu'on lui connait bien. Ce film n'apporte rien à sa carrière. La réalisation et le scénario n'apporte rien de plus au genre et ce qu'on lui connait. En revanche, il se démarque par son casting notamment Lino Ventura au début de sa carrière et Annie Girardot sublime, que je n'avais pas reconnu. Le film relate l'histoire d'une bande de truand cumulant les hold-up dans les banques. Chacun ayant des différences et vivant différemment cette pratique. On sent la fragilité de ce groupe. Louis a un petit frère, Pierre qui sera arrêté parce qu'il est le frère de. Mais ne souhaitant dénoncé personne se dernier sera incarcéré puis sortie par son frère. A la suite de cela, la bande effectue un nouveau casse, qui ne se déroulera pas comme prévu. Louis sera arrêté et tout le monde accusera son frère Pierre de l'avoir dénoncé... Film sympathique à voir mais n'ayant rien d'exceptionnel, surtout que je ne suis pas une grande fan de policier. En revanche le casting m'a beaucoup plus. Et surtout de revoir Gabin et Ventura au casting.
On va dire que c'est un bon petit polar, sans beaucoup de suspense, mais où on ne s'ennuie pas une seconde. On regrettera quelques passages obscurs, voire faibles. Côté interprètes, La toute jeune Annie Girardot passe fort bien, ce qui n'est pas le cas de Lino Ventura (on a du mal à imaginer en le voyant qu'il deviendra le grand acteur que l'on sait !) confiné dans un improbable rôle d'agité écervelé. Quant à Gabin, on dira tout ce qu'on voudra, mais il n'a aucun mal à ressortir du lot, c'est un vrai plaisir de le voir jouer !
Le Rouge est mis. Pas le meilleur de Gilles Granger. Un montage qui manque de punch, mais n'oublions pas que le film date des années 50. Trois étoiles.