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DAVID MOREAU
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1,5
Publiée le 31 mars 2016
LES NERFS A VIF. Un dernier pour la route et c'est la gueule de bois. Robert, James et John ça rigole pas. Un qui picole, l'autre fait du poney et le dernier manie le couteau mieux que le fusil. Un assaut dans le sang et la violence, avec un Wayne blessé et un Mitchum en mode alcoolique. Que justice soit faite, Howard Hawks et ses acolytes sont en roue libre.
Après "La Rivière rouge" et "Rio Bravo", Howard Hawks et John Wayne se retrouvent pour tourner un nouveau western. Et si "El Dorado" n'a rien d'original, il reste assez distrayant.
Drôle d'exercice auquel se prête Howard Hawks avec "El Dorado" qui se présente comme un remake assumé de "Rio Bravo", autre film du même réalisateur sorti seulement 7 années auparavant. Mais comment se démarquer d'un prédécesseur aussi mémorable ?
Le premier changement majeur est un étoffement de l'intrigue qui passe par davantage de personnages et de dialogues. Le film se permet même de d'inclure une ellipse de plusieurs mois dans sa narration tout en délocalisant une partie de l'action loin de la ville éponyme. Ce choix d'une explicitation a outrance n'est pas forcément une réussite car il écorne grandement la mythologie mystérieuse et la tension permanente de "Rio Bravo" qui reposait précisément sur ce sentiment de huis clos. Le ton est par ailleurs beaucoup plus léger ici avec un humour très présent qui, bien que plaisant, désamorce encore une fois les enjeux dramatiques. Le rythme global pâtit également de ces tours et détours du scénario.
Ce qui ne change par contre pas c'est la précision de la mise en scène d'Hawks qui parvient toujours à créer des instants mémorables, aidé par un trio Wayne, Mitchum, Caan qui fonctionne bien (même si encore une fois il rivalise difficilement avec celui de Rio Bravo) mais sans réussir complètement à captiver. Les scènes de fusillade, à l'exception de celle du clocher qui fonctionne bien avec une belle dynamique, sont peu inspirées voire même décevantes en ce qui concerne l'ultime confrontation.
"El Dorado" est donc un western classique somme toute correct mais complètement éclipsé par l'aura de son grand frère "Rio Bravo" qui le dépasse de la tête et des épaules. On recommandera donc bien plus le visionnage du second que du premier.
Cette relecture de Rio Bravo présente des variations par rapport au film originel qui manifestent le potentiel créatif d'Howard Hawks, capable de nuances qui mises bout à bout offrent une nouvelle œuvre à l'humour plus présent, au scénario plus ramifié et à la force féminine plus manifeste. Cependant, John Wayne devient un mercenaire sentimental dont les nouveaux adjuvants s'assimilent à des ersatz des précédents, jusque dans leurs surnoms (Mississippi remplaçant Colorado), même si les notions initiales d'individualisme fraternel et de défense de valeurs viriles sont évidemment conservées, emblématiques de l'esprit même du western, malgré une moindre recherche psychologique, la faute peut-être à l'absence de scènes d'amitié intime. Novateur dans la mise en scène d'un ocni entre reboot et suite, le réalisateur maintient sa maîtrise technique sans atteindre le charme de l'inégalable première mouture. Une curiosité divertissante néanmoins.
Un western construit de manière très académique mais pourvu de tout le savoir-faire de son réalisateur Howard Hawks en la matière. Reposant sur une histoire simple et des personnages attachants au sein d’un récit faisant la part belle à l’humour. Au casting, on retrouve un jeune James Caan parvenant à tenir tête aux mythiques Robert Mitchum et John Wayne. Classique mais très efficace et plaisant à voir.
Howard Hawks calque les personnages,l'histoire et les situations sur celles du film Rio Bravo. Le seul changement notoire est le remplacement de Dean Martin par Robert Mitchum,voilà la différence entre les deux films. Le ton reste en dessous de l'original,el dorado est moins prenant et moins drôle que son modèle mais reste tout de même suffisamment bon pour être un bon western,bien meilleur que rio lobo du même Hawks.
Une décevante variation, pour ne pas dire remake, du superbe « Rio Bravo » du même Howard Hawks, dont on ne sait s’il fût plus guidé par la nostalgie ou par la recherche d’un nouveau succès. Le paradoxe, c’est que la première demi-heure, inédite celle-là, est excellente, par la rigueur et la finesse de la présentation des personnages et des relations qu’ils entretiennent et par des dialogues percutants et incisifs. Puis quand le cinéaste rejoint le schéma de son œuvre précitée, le film ne supporte vraiment pas la comparaison, tombant dans la redite, les longueurs, les invraisemblances (un homme ivre ou un homme privé de l’usage de sa main qui l’emportent sur une bande de tueurs !) et le superficiel.
Un western assez classique mais tout à fait captivant et dôté de personnages attachants et plutôt humains , j'aime beaucoup l'ambiance et les paysages comme dans beaucoup de westerns de cette période , on n'oublie pas
La première chose qui retient notre attention, ce sont les importantes similitudes avec Rio Bravo (1959) qu'Howard Hawks avait réalisé quelques années auparavant. On serait tenté de dire que El Dorado (1966) est son remake, mais ce n'est pas le cas, simplement une relecture avec des discordances et des nouveaux personnages. La mise en scène privilégie quant à elle les dialogues et nous offre des réparties mémorables et d'une rare justesse. Les scènes d'action se font plus rare, ce qui risque sans doute d'en dérouter certains. Mais le film vaut largement le coup d'oeil, ne serait-ce que pour le trio d'acteur : John Wayne, Robert Mitchum, ainsi que le jeune (et méconnaissable) James Caan.
Le film ressemble à Rio Bravo, et alors ? Je veux dire on a deux films qui se ressemblent mais qui sont tout les deux vraiment bien fait, un bon casting, ici Hawks rajoute plus de personnalité dans les personnages, ils ont plus de profondeur, le background est plus soigné et puis il y a toujours la mise en scène de Hawks, la gueule de Wayne, le charisme de Mitchum en plus qui remplace le non pas moins bon Martin. Même si j'ai une préférence pour Rio Bravo, un divertissement de cette trempe ne se refuse pas.
Réunion au sommet entre ces 2 géants qu'étaient à l'époque J. Wayne et R. Mitchum sous la caméra toujours vivace d'H. Hawks. Le pitch est basique, le déroulement pas vraiment surprenant et il reprend certains des thèmes, personnages voire parfois certaines scènes de "Rio Bravo", LE western du duo Wayne-Hawks. Mais les différents nuances apportées au script et aux personnages le rendent un poil différent. Nos 2 géants roulent des mécaniques, récitent leur partition tandis qu'autour d'eux, ça s'agite pas mal. Mise en scène au poil, costumes et musique dans la norme du genre bref, un bon p'tit western à la papa, qu'il est bon de revoir de temps en temps. D'autres critiques sur
Du très grand classique, signé Howard Hawks. "El Dorado" est un western très plaisant à regarder, grâce à une histoire passionnante. C'est surtout l'histoire d'une amitié, ou du moins d'un respect mutuel entre deux hommes, sur fond de vengeance et d'honneur. Il ne s'agit pas là du film le plus marquant dans le genre, mais il est efficace et respecte à la perfection tous les codes. Une bonne dose d'action parvient à maintenir l'intérêt tout du long, ainsi que la présence de John Wayne.
Un des derniers films d'Howard Hawks... On a vu le réalisateur de "Scarface", du "Grand Sommeil" ou du "Sergent York" beaucoup plus inspiré. Le film vaut surtout pour l'interprétation de John Wayne confronté à son ami Robert Mitchum. Pour le reste, le scénario manque d'originalité pour véritablement séduire.
El Dorado est très célèbre pour être un cas d'auto-remake, Howard Hawks reprenant la trame de son Rio Bravo. Dans les deux oeuvres, un groupe de 'bons' pas forcément exempts de faiblesses doivent parvenir à garder un 'mauvais' dans sa cellule jusqu'à l'arrivée de l'homme de loi. Ce groupe est à nouveau composé du costaud courageux, de l'alcoolique mal rasé et en peine d'amour, du vieillard bavard et du débutant quasi adolescent. Malgré tout, le réalisateur y apporte ses modifications en rendant le tout plus complexe, et donc moins pur aussi, et en décalant le noeud de l'intrigue vers la fin, avec une première partie qui nous présente plus longuement les personnages (épisode où Wayne se fait tirer dessus, etc). On notera que le jeune n'est plus naïf et audacieux mais qu'il a vu la mort et qu'il n'est pas expert et que Wayne n'a plus de problème en amour mais qu'il en a face au viellissement de son corps. Sinon, il est vrai qu'El Dorado souffre de la comparaison avec son prédecesseur, car il suffit d'avoir vu Rio Bravo pour prévoir les grandes lignes (là où L'homme qui en savait trop deuxième version par Hitchcock était à mille lieues du premier brouillon). Néanmoins, le film en lui-même reste plaisant à voir, grâce aux légendes qu'on y croise et à la mise en scène rythmée de Hawks.