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Pascal
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2,0
Publiée le 16 avril 2022
Réalisé après "lacombe lucien", qui avait fait l'objet d'une vive polémique, Louis Malle se recentre sur lui-même et réalise "black moon" avant son départ pour les usa.
Filmé entièrement dans sa propriété du Lot, Malle dans "black moon" propose de manière codée et à la façon des cadavres exquis surréalistes, peut-être une sorte d'auto portrait fantasmatique.
Une jeune fille au volant d'une voiture se trouve confrontée à une guerre au sens premier du terme, entre les hommes et les femmes.
Elle fuit pour sauver sa vie et se retrouve, guidée par une.cavalière, dans une maison isolée où vivent une vieille femme alitée qui parle allemand et qui communique avec une radio, un homme et une femme ( la cavalière) qui sont frères et sœur. On aperçoit à plusieurs reprises des enfants qui courent nus auprès d'animaux de ferme.
Visiblement codé : le personnage de la jeune fille se prénomme lily ( proche de Lilith, surnomee la lune noire "black moon" personnage maléfique qui apparaît dans la Bible et considéré comme la première femme d'Adam avant Eve), les animaux ont tous une figure symbolique. Le serpent, la licorne, le blaireau sont peut-être des moyens cachés utilisés par le réalisateur pour dire ce qu'il est.
On se perd en conjectures sur les explications a donner à ce film, même si quelques pistes explicatives sont envisageables ( ses rapports houleux avec les femmes, le clin d'oeil à l'occupation,.son regard appuyé et assez opaque sur l'adolescence, paraissent plutôt clairs).
Le film est interprété par sa compagne du moment Alexandra Stewart . Le chef opérateur est Sven Nykvist, collaborateur de Bergman. La jeune fille, sorte d" Alice aux pays des merveilles, est à la ville, la fille de Rex Harrison.
Le film manque de rythme et on finit malgré la meilleure volonté du monde à décrocher. Réservé aux aficionados de Malle qui veulent voir sa filmographie complète.
Certains passages font penser à "la clepsydre " de Has et certaines scènes à l'univers de Tarkovsky dont Nykvist mettra en image "le sacrifice".
Le voyage chimérique de la petite Lili. C'est probablement l'une des oeuvres les plus mystérieuses du septième art, aux images sidérantes dues à Sven Nykvist, le directeur de la photographie du grand Ingmar Bergman. Les raisons en sont multiples: le film ne contient pratiquement aucune parole, les quelques dialogues émaillés sont, par moments, incompréhensibles; les unités de lieu, de temps et d'action ne sont jamais précisées, à ce propos, l'histoire, si elle est existante, donne libre cours à toutes les interprétations possibles. Comme le précise, en avant-propos, l'éclectique Louis Malle ("Les amants", "Atlantic City", "Au revoir les enfants"), "Black moon" décrit un autre monde (en plein chaos), probablement onirique, qui ne demande aucun raisonnement logique. Le spectateur doit se laisser emporter par ses émotions et ses sens disponibles (forcément la vue et l'ouïe). Si l'oeuvre de David Lynch est insondable, quel serait l'adjectif approprié pour dépeindre cet étrangeté ? En tout état de cause, si l'objectif de Malle était d'inciter son public à imaginer une kyrielle d'explications plausibles, son pari est entièrement réussi... Cher Sigmund Freud, quelle est la vôtre ?!
Le film débute assez bien, une jeune fille se sauve en voiture lorsque qu'une guerre éclate, mais sa route continue dans un monde glauque et imaginaire ou elle rencontre une licorne qui la conduit vers une maison bizarre.
Mais la suite est vraiment sans fondement ni scénario, on parle pas, bien que les musiques du films sont bonne, le film nous laisse par la suite devant des obscénités avec des enfants nus qui dansent autour d'une table, une jeune femme jouant du piano,ensuite on voit que ça, et à table aussi.
Film à part dans la carrière de Louis Malle : - une variation surréaliste autour d'"Alice au pays des merveilles", à ranger à côté d' "Alice ou la dernière fugue" de Chabrol. - un cauchemar éveillé interrogeant l'état de l'adolescence - une curiosité déroutante à connaître pour les amateurs de beau bizarre - éclairé par le chef op de Bergman - un film avec peu de dialogues servi par une bande son très travaillée récompensée à l'époque par un césar.
Film vraiment bizarre réalisé par Louis Malle, et drôle de parenthèse dans sa filmographie, entre Lacombe Lucien et La Petite. Ce Black Moon semble aujourd’hui bien daté et, personnellement, je me suis ennuyé tout le long. Rien n’est vraiment expliqué et on ne comprend pas grand-chose : une guerre, une femme folle, des enfants tout nus, un frère et une sœur muets, une licorne, des soldats… et j’en passe. Un bon gros fourre-tout expérimental et surréaliste auquel je n’ai jamais réussi à accrocher. Au final, je n’ai pas du tout adhéré.