Affreux, sales et méchants
Note moyenne
3,9
1362 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

131 critiques spectateurs

5
41 critiques
4
57 critiques
3
13 critiques
2
12 critiques
1
6 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 septembre 2013
Ayant fait parler de lui lors de sa sortie en 1976, «Affreux, sales et méchants», autre classique du cinéma italien des années 70, se présente sous la forme d'une chronique sociale au ton très acerbe dans laquelle Ettore Scola (à qui l'on doit notamment le puissant «Drame de la jalousie») critique une société italienne frappée de plein fouet par la crise. Pour justifier son point de vue, le cinéaste italien encre son histoire au sein d'une famille nombreuse vivant dans un misérable bidonville sur les hauteurs de Rome. Il n'y a qu'une seule motivation: piquer le magot (1 000 000 de lires) du patriarche que ce dernier (joué par un Nino Manfredi épatant) défend bec et ongles, n'hésitant pas à menacer qui que ce soit du canon de son fusil. Parfait mélange de comédie originale et de constat social réaliste, «Affreux, sales et méchant», véhicule un message qui aujourd'hui encore conserve toute sa pertinence.
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 octobre 2025
Avec Affreux, sales et méchants, Ettore Scola plonge sa caméra au cœur d’un bidonville romain du début des années 1970 et signe un film virulent, cru et paradoxalement, drôle.


Il y décrit la vie d’une famille grouillante, hurlante, où tout tourne autour d’un patriarche borgne, cupide et tyrannique. Scola observe ces personnages sans jamais les juger, avec une distance quasi documentaire : il pose sa caméra et laisse vivre ce petit théâtre misérable, fait de jalousies, de combines et d’instincts primaires. C’est laid, vulgaire, excessif, mais terriblement vivant.


Tout dans le film justifie son titre : c’est une fresque de la laideur humaine, de la misère sociale et morale. Scola n’embellit rien, ne moralise jamais. Il montre simplement la pauvreté dans ce qu’elle a de plus cru, avec un humour noir décapant et une ironie constante. Le grotesque devient ici une arme politique : il rit du désespoir sans jamais l’effacer.


La mise en scène, d’une précision redoutable, évite la lourdeur du pathos. Chaque plan, chaque cri, chaque détail semble pensé pour donner chair à ce microcosme absurde où chacun cherche à survivre, ou à voler le voisin. Le film atteint parfois des sommets de férocité burlesque, notamment dans ses scènes d’humour noir, qui en disent long sur la condition humaine.


Récompensé du Prix de la mise en scène à Cannes, Affreux, sales et méchants est une tragédie déguisée en farce, une satire sociale impitoyable, d’une lucidité rare. Scola y regarde la misère en face, et nous force à faire de même, sans détours, sans larmes, mais avec un rire amer.
Caine78

7 755 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 octobre 2010
L'un des immenses classiques de la comédie italienne. Cette oeuvre signée par le grand Ettore Scola est une satyre grincante des bidonvilles italiens, mais traité de manière virulente, cynique et provocatrice. Loin de montrer les pauvres comme de fragiles victimes, il préfère les montrer "affreux, sales et méchants". Même si l'humour peut tout à fait ne pas plaire, on est tout de même obligé de reconnaitre la grande réussite du film, porté par des personnages odieux mais au final assez fascinants, ainsi que des dialogues tranchants et qui font très souvent mouche. A noter l'immense prestation de Nino Manfredi, sans aucune contestation l'un des plus grands acteurs du cinéma italien. Entre hilarité et terrifiante réalité de la misère humaine, ce film est à voir absolument.
Sylwish
Sylwish

10 abonnés 79 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 août 2023
La farce est assumée. Elle est bien grasse et coule de partout. Elle est salée, poivrée, noyée de moutarde, de ketchup… Vous l’aurez compris, elle est servie en quantité - et tant pis pour la subtilité. Les personnages sont grossièrement définis (tous et toutes ne sont qu’archétypes de crétinerie ou de méchanceté) et on ne se passionne pour personne en particulier. L’intrigue est simple : des membres de la famille gravitent autour du vieux pingre Giacinto, figure de l’avare poussif, et vivent dans la misère alors que le patriarche a de l’argent, beaucoup même, qu’il cache. Cette famille n’offre que peu d’intérêt : elle se fond en un amas de gens peu intéressants car tous pareils. C’est une comédie noire grossière, qui ne sert qu’à servir son acteur principal. Ici, tout le monde est affreux, sale et méchant. Personne ne sort du lot. Au visionnage du film, on pense beaucoup au théâtre, aux auteurs un peu datés comme Molière, Labiche, Feydeau… J’attendais un film plus radical, plus en avance sur son temps. J'ai été déçu par la légèreté de ton et la grossièreté du trait : c'est parfois loufoque, c'est souvent lourd. On a vite fait le tour. On est très loin du film dérangeant, qui questionne. On est dans le pur divertissement, avec sa poignée de qualités et ses nombreux défauts (cabotinage, situations irréalistes, stéréotypes, fatigue sensorielle, fatigue visuelle).
Estonius

4 737 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 décembre 2012
Il n'y avait que le cinéma italien pour oser faire ça ! Paradoxalement le film est à la fois jouissif et féroce. Il ne s'agit bien évidemment pas d'une critique du sous-prolétariat en tant que tel, mais tout simplement d'une critique du genre humain ! A signaler le personnage de la prostituée, certes vénale mais dont le comportement "positif" tranche avec celui de la plupart des protagonistes. Un film pessimiste mais qui choisit le registre de la dérision pour notre plus grand bonheur. L'interprétation de Nino Manfredi est remarquable. On regrettera juste quelques longueurs, sinon c'est excellent.
pietro bucca
pietro bucca

90 abonnés 1 343 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 janvier 2012
L'un de mes films cultes...Nino est monstrueux.....Un role grandiose a sa mesure....La scene du repas de famille et les regards en coin est memorable....La scene du velo....ect....ect....Bref de A a Z on ne s'ennuie pas....Bravo a Scola.....A voir et a revoir....Meme la musique est au top....Zero faute ...20 sur 20
Dead-for-Someone
Dead-for-Someone

49 abonnés 694 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 mai 2016
Affreux, sales et méchants est un film qui porte bien son nom! Ce long-métrage de Ettore Scola nous vivre avec une famille dans un bidonville de Rome où chacun tente de voler l'immense magot du père de famille. Bien que la réalisation ne soit pas très originale et assez plate, le scénario est excellent et les dialogues sont truffés de répliques cultes avec un humour noir assassin. Les décors ne sont pas très variés mais sont baignés par une très belle lumière, le montage est efficace et la musique agréable. Les acteurs sont tous excellents et interprètent leur personnage de façon admirable. Ce film a su ouvrir la porte à un nouveau genre de comédie très répandu aujourd'hui mais on comprend facilement pourquoi le film a fait scandale à sa sortie! Un film culte à voir et à revoir.
José Bobo
José Bobo

14 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 mai 2024
Un film inoubliable par sa crudité, même si elle est un peu théâtralisée. Ils sont en effet affreux sales et méchants, Brutti, Sporchi E Cattivi... Et surtout extrêmement pauvres ! Je ne connais pas de film équivalent sur ce même sujet.
Et la dernière séquence qui ouvre une nouvelle journée dans le bidonville sur la colline me fait toujours monter les larmes aux yeux !
Alexis C.
Alexis C.

11 abonnés 444 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 janvier 2023
Ce film nous rappelles que les les italiens avaient l'un des meilleurs cinéma du monde et qu'ils étaient les rois de la comédie satirique.
Scola dresse une peinture sociale des bidons villes romains à la fois drôle et terriblement triste et fataliste. Nino Manfredi porte magnifiquement le film, il est aussi dans l'un de ses plus beau rôle. La mise en scène est soigné, à la fois très réaliste et artistique. Plus de 45 ans après, le film fonctionne toujours très bien.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 3 mars 2011
Un super filmm qu'il faut voir en vidéo. ......
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 juillet 2023
A l ombre de la coupole de Saint Pierre Giacinto règne en tyran sur sa famille nombreuse dans un bidonville infâme. Chaque membre de cette famille rêve de le tuer pour s en débarrasser et mettre la main sur le magot qu il a reçut en compensation d un accident. « Affreux sales et méchants » est une farce sociale désagréable sur la misère qui rend ignoble. L humanité semble avoir totalement disparu chez ses personnages qui ne sont plus guidés que par leurs plus viles instincts. C est cruel, cru et même quelques jours après sa vision je me demande encore quel est le réel point de vue d Ettore Scola sur ses différents personnages. En tout cas une des démonstrations de son film est claire : si l argent pourri les gens, la misère aussi.
Nicolas B
Nicolas B

17 abonnés 111 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 mars 2025
"Affreux, sales et méchants" (1976) est censé être une satire sociale mordante, mais honnêtement, c'est surtout la vie d'une famille de bourrins qui ne fait que crier, se disputer et se taper dessus. Le film, réalisé par Ettore Scola, nous plonge dans le quotidien d'une famille nombreuse vivant dans un bidonville romain, mais au lieu d'une vraie critique sociale, on se retrouve avec une suite de scènes où la vulgarité prend toute la place.

Le gros souci, c’est que l’humour noir qui pourrait fonctionner finit par s’épuiser. Les personnages sont tellement caricaturaux et outranciers qu’on a du mal à y croire. Ils passent leur temps à se crier dessus et à se battre pour des miettes, et ça devient vite lassant. On est censé voir la misère et la survie à travers cette violence, mais en réalité, c’est surtout une série de scènes bruyantes où l’on finit par décrocher.

S’il y a une intention de critique sociale derrière, elle est noyée sous l'excès de vulgarité et de situations grotesques. Il n’y a presque pas de répit dans cette vie de famille chaotique, et au bout d’un moment, on a juste envie que ça se termine. L'aspect réaliste de la pauvreté est là, mais on n’arrive jamais vraiment à s'attacher aux personnages ou à ressentir de l'empathie pour eux, tellement ils sont présentés comme des brutes.

Bref, "Affreux, sales et méchants", c’est une plongée dans le quotidien d’une famille de bourrins, avec des moments qui pourraient être drôles, mais qui finissent surtout par être épuisants.
Michael R
Michael R

138 abonnés 1 507 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 février 2021
Un classique du cinéma italien où une famille de gitans vivant sur les hauteurs de Rome cherche à se débarrasser de l'ignoble patriarche qui cache un magot qu'il ne veut partager. Une farce affreuse, sale et méchante, totalement incorrecte et cruelle, et pourtant drôle et jouissive car sans tabou. Vive les 70's.
Orno13
Orno13

26 abonnés 1 054 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 mars 2026
Un très grand film signé ettore scola, affreux sales et méchant comme le présume le titre est une satire sociale très brutale et extrêmement corrosif
comme Le faisait si bien le cinéma italien à l époque.
Le film montre une famille vivant dans un bidonville autour de Rome. Ettore scola nous les montre véritablement disgracieux pour nous démontrer avant tout que ce n est pas de leur faute s ils sont devenus cupide, violent,et manipulateur mais à cause de l environnement dans lequel il vit qui occasionne une dégradation morale et physique.
Malgré tout beaucoup de scènes sont drôles à l patriarche qui est le personnage centrale de cette comédie noire.
Un quasi chef d œuvre, pessimiste et cynique
Alexcherbourg
Alexcherbourg

23 abonnés 103 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 mai 2015
J'ai deux lectures de ce film.
D'un côté Affreux Sales et Méchants est un film-réaction à la mort de Pasolini. En effet, ce dernier devait réaliser le prologue de ce qui devait être à la base un documentaire sur les bidonvilles romains. Pasolini s'est toujours revendiqué d'être du côté des pauvres, qu'il considérait épargnés de la corruption de l'âme. Mais il était parmi eux l'homme de pouvoir, par son statut social et son argent, pouvoir qu'il exerçait notamment en rétribuant des prostitués. L'un deux l'a tué en 1975. Le personnage de Manfredi, bien éloigné du génie de Pasolini, incarne pourtant lui-même un homme puissant (par son argent) et lui-même « assassiné » par des représentants de l'extrême pauvreté. Dans le film, la coupole de St Pierre de Rome est toujours au-dessus des personnages comme un symbole de leur « innocence » tout comme la musique sacrée de Bach accompagnait les protagonistes d'Accatone. Il me semble inimaginable que ces coïncidences soient infondées. Je pense que Scola a voulu condamner d'une part l'assassinat de Pasolini et d'autre part l'idéalisation du caractère sacré des petites gens.
D'un autre côté, le film n'est absolument pas un film politique. Il est plutôt un film ontologique sur un certain nombre de défauts inhérents à l'humanité et qu'on devrait combattre pour mieux vivre ensemble. L'avarice du grand-père, la jalousie de la famille, la luxure exercée comme la possession d'un corps par un autre. Il n'est pas non plus une comédie, mais il relève de la tragédie grecque. Il n'est pas lisse mais dérangeant.
Tous ces éléments font qu'à mon sens il s'agit d'un film important.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse