Une très belle Comédie dramatique, coécrite et dirigée par Ettore Scola. Il nous propose des images pitoyables, des scènes tellement grotesques qu'elles en deviennent risibles. Son scénario nous conte les démêlés d'un patriarche vivant avec sa Famiglia dans un bidonville proche de Rome. Le vieux, parano et tyrannique, possède un magot d'un million de Lires, que toute sa smala convoite. Le réalisateur Italien nous offre avec cette famille une étonnante brochette de personnages atypiques. Il nous montre des scènes dures ou émouvantes (avec des enfants parqués dans un poulailler) et des moments épiques avec le baptême. Nino Manfredi réalise une fantastique composition d'acteur pour ce rôle de Giacinto le patriarche. Récompensé à Cannes il y a plus de 40 ans pour sa mise en scène, ce film intemporel n'a pas pris une ride.
La cruauté du cinéma des années 70 et l’énergie collective de la comédie à l’italienne. Le cocktail est explosif et surtout très drôle. Derrière le voile un peu terne d’une photographie très datée, il y a aussi une belle mise en scène, un vrai sens de l’espace et une manière assez impressionnante de poser cette petite foule de personnages et leur univers en quelques scènes seulement. Surtout, il y a un casting et un jusqu’au-boutisme de la satire complètement jouissifs. Le scénario n’est pas extraordinaire, puisque ce n’est finalement pas plus qu’une sorte de chronique familiale qui virerait au psychodrame, mais ce n’est pas très important, puisque c’est la folie et la surenchère du film qui font son charme, plus que sa structure ou sa beauté.
Une symphonie de la misère jouée dans un bidonville des années 60-70. Jouée avec maestria. Le cinéma italien a engendré moults chefs-d'oeuvre dans ces années-là, et ce film en est un.
A mon sens, le meilleur film d'Ettore Scola, qui délaisse avec bonheur un cinéma parfois trop démonstratif et bavard pour se laisser prendre au jeu du néo-réalisme. L'effet est immédiat et l'on découvre enfin l'envers du décors de la sublime Rome. Nino Manfredi est littéralement habité par son personnage et compose ici un rôle hors du commun. Ajoutez à cela l'innocence brisée de la jeune fille au sot et vous avez là un film, qui plus que le bruit qu'il fit lors de sa sortie en salles, demeure un petit bijou de réalisme.
Un film au titre plus évocateur, cela n’existe pas. En quelques minutes, Ettore Scola va nous faire regretter de s’être aventuré dans ce bidonville de la banlieue romaine. Giacinto, père tyran et avare, règne en maître au sein de la famille. Pourtant, il ne peut s’empêcher de se sentir menacé, possédant avec lui un million de Lires suite à un accident de travail, ses enfants essaient par tous les moyens de les lui dérober. Entre complot, machination, empoissonnement, mensonge, … rien n’y fait, il ne lâchera pas un centime ! Deux ans après Nous nous sommes tant aimés (1974), Ettore Scola nous bluffe durant près de deux heures, avec ce chef d’œuvre absurde et grossier. Affreux, sales et méchants (1976) alterne avec humour et méchanceté, gentillesse et grossièreté, le dégoûtant et l’absurde. Un film hors norme, que l’on a rarement l’occasion de voir. On fera néanmoins, un certain rapprochement avec Chat noir, chat blanc (1998) de Emir Kusturica, ne serait ce, que par son côté extravagant et insensé. Signalons en plus de cela, que Ettore Scola s’est vu remettre lors du 29ème Festival de Cannes, le Prix de la Mise en Scène pour ce film !
Ettore Scola réalise un film à l'humour très noir et une peinture au vitriol de ces gens vivant dans les bidonvilles de la banlieue romaine. Nino Manfredi,méconnaisable et excellent,déambule au milieu de ce patchwork et panel de personnages à la fois inquiétants et comme l'indique justemment le titre,affreux,sales et méchants.Style très "documentaire" pour enforcer le réalisme de cette triste condition sociale. Histoire très Shakespearienne avec patricide,trahisons,résolutions mixée avec un humour corrosif et une interprétation de haute volée,Brutti Sporcchi e cattivi a été justemment salué par le Prix de la mise en scène au Festival de Cannes en 1976.
Le cinéma italien a toujours su puiser son talent dans la provocation, dans le sarcasme et dans un style bien particulier. Sils sont les créateurs de bon nombre films gore ( Blue holocaust, Cannibal Holocaust), ils ont également réussis à créer des uvres renversantes au pouvoir déjanté ( Casanova, Salo ou les 120 journées de Sodome) . Mais ils noublient pas leur société et tous les problèmes quelle engendre, comme avec ce film, situé dans un bidonville italien , au sein dune famille qui, si elle a la particularité de vivre au moins à 15 dans un espace très réduit, a tout des caractéristiques tragiques familiales : le frère couche avec sa sur, le père ( un avare, magnifiquement incarné) couche avec sa fille, ramène une prostituée qui dors à coté de sa femme, ne donne pas un sous ( pourtant possesseur dun million de livre) à ces enfants. Et tout ça au milieu des rats et de la merde. Affreux sales et méchants, ils le sont bien, tous ces personnages auxquelles la morales et léducation font défauts. Mais rarement, au cinéma, la cruauté avait côtoyé lhumanité daussi près, rarement une famille naura été détruite par tant de malheur et de saleté. Et la mise en scène, du réalisateur, se coût parfaitement au reste, qui atteint les cimes de la magnificence tragique.
Quand la satire sociale atteint son paroxysme... Ce film est une galerie du mauvais goût, un défilé de monstruosités, un concours de pilosité féminine et l'antithèse de la "grande et joyeuse famille"...
J'ai longtemps hésité a voir ce film, son titre, son affiche, son synopsis, rien ne m'inspirais, me donnant comme un arrière gout de "saleté" . Puis je me suis lancé et j'y ai découvert le cinéma Italien des années 70, comme le cinéma Français de cet époque c'est un cinéma qui n'existe plus et que l'on regrette fortement . Un cinéma qui osait, qui était en avance sur son temps aussi bien dans la technique que les propos et qui ici frappe avec de l'humour noir, de l'humour osé, tordu, sale, grossier, vulgaire, un humour ravageur que même aujourd'hui on a du mal a retrouver .
De l'humour noir, un bidonville, une famille de dégénéré, du sexe incestueux, de la saleté, une histoire de fric et un père complètement taré attaché plus que tout a son argent . Que dire de plus si ce n'est que ce film est une vrai bombe de folie ultra-osé aussi pour son époque ? Dans tout ceci il y a une ambiance assez répugnante qui risque de repousser de nombreuses personnes, une ambiance de sueur rance et d'urine .
Mais derrière tout cet humour noir et inventif ( l'une des meilleurs comédie dans le genre humour noir ) il y a un fond intelligent et dénonciateur . Dénonçant aussi bien la pauvreté extrême que les problèmes familiaux, les problèmes de sexualité ou d'argent .
Ce n'est pas un film qui fait rire unqiuement pour faire rire car il y a un fond et ceci fait de cette comédie l'une des plus originale et les plus créative de sa génération .
Un classique du cinéma italien, une fresque glauque et crasseuse extrêmement osée et audacieuse, montrant le quotidien d'une famille très nombreuse vivant dans la misère et dans la crasse a un point difficilement concevable, tous plus ou moins sous le contrôle du père, étant le seul qui a vraiment de l'argent, mais qui est extrêmement avare. "Affreux, Sales Et Méchant" est un film qui porte bien son nom, plein d'humour noir, de mauvaises plaisanteries, de grossièretés... Et qui maitrise a merveille toute cette saleté, la rendant parfaite et fascinante...
Une peinture burlesque de l'Italie des bidonvilles des années 70. On y découvre une critique de la société à travers cette (grande) famille italienne qui vit avec le strict minimum (voire en dessous). La famille est composée de tout ce qu'on trouve ans la société: un transexuel, un chanteur, une prostitué, une ouvrière, un coiffeur, etc... Tout y passe. Le titre décrit très bien l'atmosphère du film: il est crade, dégueulasse, sale. Les actions des gens sont sauvages, on ne trouve que peu d'humanité à travers les personnages qui se battent, se frappent, se tirent entre-eux. Et les insultes fusent aussi. Malgré cela ils dorment sous le même, car ceci reste la famille, on ne l'a pas choisie. Ce film est bon, voir excellent car il dépeint une réalité avec ses personnages à caractères prononcés mais toujours intéressants. Je salue ce film qui est bien fait, belle interprétation d'une réalité très triste.
Dans un bidonville avec vue sur le Vatican demeure un patriarche Giacinto et toute sa grouillante famille .Leur vie est ignoble,ils sont eux memes ignobles dans un univers de saleté et de vulgarité. Ettore SCOLA nous produit un film grinçant sur cette société de pauvres plus égoiste,plus méchante que la bourgeoisie qu'elle rejette. Nino MANFREDI est grandiose dans son role de patriarche ivrogne et rejeté par toute sa famille. Une très belle oeuvre de SCOLA qui bouleverse par sa cruauté et sa et son sinisme.
Mon avis est assez mitigé sur ce film, quel message le réalisateur a voulu faire passer ? Aucun j'ai l'impression. Le film est prenant, mais y il a quelque chose qui cloche, je l'ai trouvé assez vulgaire, c'était peut être le but, que sais-je. On accroche à l'histoire, absurde, mais drôle, Scola a su parfaitement traiter un sujet comme celui la, avec de l'humour, et pour ça chapeau bas. Mais le film m'a quand même dérangée, car,le scénario est compréhensible oui, mais l'intérêt du film,le but, le problème est la pour moi.Tout le film est dans le titre, mais, faut-t-il prendre le film comme la "banale" histoire d'une famille vivant dans les bidonvilles romains, ou doit t-on penser que le réalisateur à généralisé complètement le mode de vie des gens dans cette situation.Il ne faut peut être pas chercher trop loin dans le but de cette réalisation et simplement prendre le film comme il est, une histoire "simple" avec pas mal de clichés, le père radin et grognon de qui tout le monde veut l'argent, les enfants qui veulent l'argent du père, la mémé bien gentille (ou presque ^^) devant sa télé, une accumulation de clichés, fait exprès,ou pas ? En bref, un film compris mais incompris pour moi,j'ai l'impression d'être passée à côté du film, donc 2 étoiles, car il y a du bon, et du mauvais dans ce film. A voir tout de même.
Un commerce malhonnête même pas égalitaire, des vols, une confiance béate dans l'avenir, des gens incapables de tout changement et ne s'exprimant que de façon grégaire, un bel éventail de ploucs moyens pleutres et stupides (et encore + idiots que le patriarche): tout pour plaire.