Même si parfois on frise la caricature, ce film est dans la lignée des grands réalisateurs "provocateurs italiens" des années 60-70s. Manfredi y est prodigieux, l'ensemble est drôle,décalé et irrévérencieux à souhait donc culte!
Film monstrueux! Mais qu'est-ce qui fait de nous des hommes? Scola donne une réponse, subtile, drôle et grinçante. Avec un Nino Manfredi hors norme, la banlieue de Rome prend une toute autre dimension...
Une comédie satirique grinçante et corrosive, souvent drôle, en dépit de sa description réaliste et tragique de la misère d'un bidonville romain. Pour Scola, qui alterne entre ironie et gravité, mieux vaut en rire. Nino Manfredi est grandiose, à la fois odieux et pathétique, hilarant et émouvant.
"La famille, c’est comme la merde : plus c’est proche et plus ça pue": le ton est donné dès le début du film par le génial Nino Manfredi, patriarche radin, aigri et acariâtre d'une famille nombreuse dans un bidonville romain. La crasse n'est pas seulement installée dans l'environnement de cette famille populaire, elle est présente dans l'esprit de chacun des membres de la famille. Seuls les enfants, innocents et non corrompus, sont épargnés par les bassesses du monde adulte. Cependant, le film est un peu long à s'installer et manque de rythme; il prend tout son intérêt lorsque l'idée de vengeance naît chez les uns et les autres. Humour noir, trouvailles (les enfants parqués), scènes mythiques (le banquet familial)... "Affreux, Sales et Méchants" est un peu le pendant de "La Grande Bouffe" de Marco Ferreri: immondice, morbidité, rire gras et jaune...
j'ai trop rigolé avec çe film. alors qu'en fait çela devrait etre triste , toute cette mysère est trop reèlle pour ne pas ressortir du ciné avec un drole de sentiment. c'est un film sur les gens d'en bas. la scène de la mamie qui va chercher sa pension , j'ai failli pisser de rire...
Le film devait débuter par une préface, écrite et lue par Pier Paolo Pasolini. Celui-ci devait y décrire la transformation du sous-prolétariat au contact de la société de consommation mais Pasolini fut assassiné avant d'avoir pu écrire cette préface. Affreux, Sales et Méchants est une oeuvre singulière, c'est marrant, dérangeant et craspec à souhait. Elle porte très bien son titre. Le film doit aussi à la superbe interprétation de Nino Manfredi dans le rôle de l'ignoble patriarche tyrannique. La majorité des scènes du film sont démentes, du père qui protège son magot des assurances car il a perdu l'usage d'un oeil car brûlé à la chaux vive et qui dort avec une chevrotine. Certains vi*ls au sein de la famille plus ou moins consentants, du fils travesti qui culbute sa belle-soeur par surprise, du patriarche qui fait du chantage à sa belle fille sous prétexte de tout balancer à son fils, du coup elle passe à la casserole. Le patriarche qui ramène une prostit*ée à la maison et qui ne demande l'avis à personne et oblige sa femme à partager le lit à 3. Un sacré film qui ose tous les tabous et qui tape là où ça fait mal. En dehors de sa critique sociale, Affreux, Sales et Méchants est une comédie sombre inégalable. A se tordre de rire, certaines mimiques de Nino Manfredi surtout lorsqu'il regarde la caméra ébahi devant le spectacle dont il est spectateur entre sa belle-fille et son p*dé de son fils comme il aime l'appellé. C'est irrévérencieux, à ne pas mettre entre n'importe quelle main, c'est scandaleux, vicieux, dégueulasse et insultant mais c'est tellement beau à la fois. Filmé avec une certaine maestria, quel beau plan séquence au début du film avec un travelling circulaire de malade qui fait le tour de la maison en prenant le soin de nous faire un état des lieux inquiétant. La bande originale est aussi excellente dans les moments drôles comme ceux plus dramatiques, comme lorsque le patriarche lâche la larmichette et profite de sa petite famille, il ressent un plaisir humain qui vient du coeur mais sans se douter du terrible sort qui l'attend. Si vous ne l'avez jamais vu vous êtes passé à côté d'une petite perle inégalée et pour ceux qui connaissent le revoir est tout simplement fabuleux. Il y a des moments un peu vide mais ils s'effacent très vite lorsque le culot et les dialogues reprennent le dessus.
Très original. Sûrement moins percutant aujourd'hui car la réalité décrite (bidonvilles des autochtones) a été remplacée ar les bidonvilles des migrants. Le message du film : la pauvreté crée des problèmes de comportements : cupidité, distorsion des liens familiaux, promiscuité, ... est fort et dérangeant. Pas très agréable à regarder, avec un peu d'humour, un peu de poésie et beaucoup de désespoir.
"Les misérables" sauce italienne ! Vie d'un bidonville romain dans les années 70, peinture de la misère des "petits blancs" italiens qui a dû être remplacée aujourd'hui par la misère des immigrés miséreux qui viennent chercher un emploi en italie ! Bref, la misère et ses corollaires ! La faim, le vol, la promiscuité, la violence,et autres réjouissances qui ne sont pas le propre de la misère mais qui sont accentués par celle-ci . Donc c'est l'histoire d'une famille italienne miséreuse et nombreuse qui doit lutter pour sa survie ! On rigole beaucoup ! Très plaisant avec une prégnance toute particulière de la religion car on est en italie tout de même !
Un excellent film, cru, dégueulasse, et beau à la fois, et qui touche sans aucun doute les esprits. Rien à ajouter, si ce n'est que c'est un film à voir.