La première chose que l'on puisse dire à propos de cette comédie satirique hyper-féroce, qui a pour le coup plus le goût de la mort aux rats que celui du vitriol, c'est qu'il porte "superbement" son titre... Ettore Scola, qui est à un milliard de kilomètres de la tendresse de "Nous nous sommes tant aimés" réalisé deux ans plus tôt, ne se permet pas la moindre parcelle de sentimentalisme ou d'optimiste dans le portrait des membres d'une famille que l'on voudrait avoir pour rien au monde. Ils sont tous affreux, sales et méchants ; il n'y en a pas un qui rattrape les autres, on les méprise tous (sauf à un moment pour le personnage de Manfredi, et on se demande bien pourquoi !!!). Bien sûr c'est aussi la vision d'une Société véritablement gangrenée par la pourriture, responsable en partie de cette situation et ne faisant que l'amplifier par sa sacro-sainte Société de consommation. La BO ironiquement joyeuse est excellente ; les comédiens, dominés par un magistral Nino Manfredi en vieille carne de patriarche tyrannique et gerbant, sont tous brillants. Un film absolument répugnant, si on m'avait dit un jour que j'aurais utilisé ce mot pour faire un compliment..., et un point de non-retour qu'on ne pourrait certainement pas refaire aujourd'hui (politiquement correct oblige !!!).
Plongée dans un bidonville romain avec vue sur la coupole de Saint-Pierre. Une comédie italienne féroce, pamphlet impitoyable d'une cruelle drôlerie sur l’Italie pauvre des bidonvilles.
Quand la satire sociale atteint son paroxysme... Ce film est une galerie du mauvais goût, un défilé de monstruosités, un concours de pilosité féminine et l'antithèse de la "grande et joyeuse famille"...
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4,5
Publiée le 2 juillet 2024
Ettore Scola se permet tout dans l'irrèvèrencieux, "Brutti, Sporchi e Cattivi" (1976), en bousculant les règles de la comèdie italienne! Qui d'autre que le cinèaste de "Dramma della gelosia" (1970) pouvait mettre en lumière la misère des taudis dans un bidonville crasseux de la banlieue romaine avec autant d’aisance ? Emir Kusturica, peut-être...Et encore! Les gens auxquels Scola s'intèresse sont ceux que le cinèma italien aime tant : pauvres, ouvriers, marginaux sans gloire dont la sociètè ne sait que faire! Ici, les protagonistes tentent de chercher du travail mais prient le bon Dieu pour ne surtout pas en trouver! Tyrannique et ivrogne, Nino Manfredi manifeste un intèrêt particulier pour la luxure dans un rôle à la mesure de son immense talent! Grand classique du cinèma italien, ces « affreux, sales et mèchants » sont bien ancrès dans leur temps! Un portrait impitoyable de la race humaine avec une rasade de sèquences drôles et macabres dont celle des macaronis empoisonnès! Prix de la mise en scène au Festival de Cannes 1976 ô combien mèritè...
Comme l'indique le titre du film,ils sont affreux,sales et méchants Scola brosse un portrait au vitriole des habitants des bidons ville de Rome. Cette comédie italienne au ton acide est franchement drôle. Nino Manfredi et parfait en père de famille nombreuse, croyant que tout ses enfants ne veulent qu'une chose le voler du peu qu'il possède. La famille est une parfaite façon d'aborder différents caractère et ainsi de créer de nombreux situations absurde et grotesque. L'une des meilleurs productions de Scola.
Film qui a fait parler de lui à sa sortie, "Affreux, sales et méchants" permet une nouvelle fois à Ettore Scola de critiquer la société italienne et de livrer, à travers ce portrait d'une famille détestable, une vision d'ensemble de ce qu'il pense être la société qu'il observe. Le message est loin d'être subtil mais c'est ce qui fait la force du film, décrivant des gens qui sont veules, sales, cupides et pour qui le sexe et la violence sont les seuls moyens d'expression valables. Pas très reluisant, le constat est pourtant acerbe et donne l'occasion au réalisateur de mettre en scène une farce cynique dans laquelle un patriarche garde férocement le million de lires qu'il a touché depuis son accident du travail, s'attirant les ennuis de sa propre famille. Aucun personnage n'est à sauver dans le film et ils sont tous condamnés à finir leur vie dans le taudis où ils l'ont commencé. Si le propos est très fort, la mise en scène l'est beaucoup moins et manque de rythme, pâtissant déjà de quelques longueurs inutiles. Mais la galerie de "gueules" que Scola a déniché pour son film est un régal.
Une comédie acerbe,féroce,virulente qui était plus que culottée pour l'époque. Ettore Scola faisait un constat social sans concessions des habitants vivant dans les bidonvilles de Rome avec une épaisse couche de grotesque et de burlesque propre aux films de Pasolini(qui devait préfacer le film). Il n'en oublie pas pour autant la souche néonaturaliste,en montrant les conditions de vie très précaires de cette famille vivant dans l'insalubrité et la proximité,ce qui expliquerait presque leur comportement de voleurs et d'opportunistes. Scola détourne toutes les caricatures à sa disposition:la prostituée blasée,la mama hargneuse,la mémé qui ne quiite pas les yeux de la télé,le beauf fan de la Roma,..Tous velléitaires,mais aucun ne se donne les moyens de faire mieux. En tête de file,le fabuleux Nino Manfredi en patriarche borgne,rapace,obsédé,alcoolique et spécialiste de l'humiliation. Des tonnes d'images restent en mémoire,comme la famille entière sur le toit d'un car ou la mise à sac du taudis par le père,avec parfois un soupçon de mélancolie qui se fait jour. Le ton est très original et fait de "Affreux,sales et méchants"(1976) un sommet tardif de la comédie à l'italienne.
Un bijou d'humour noir qui n'a pas pris une ride. Le film a beau dater de 76, il est toujours aussi provocateur. On est entre "le temps des gitan" et un sketch de groland.
Il n'y avait que le cinéma italien pour oser faire ça ! Paradoxalement le film est à la fois jouissif et féroce. Il ne s'agit bien évidemment pas d'une critique du sous-prolétariat en tant que tel, mais tout simplement d'une critique du genre humain ! A signaler le personnage de la prostituée, certes vénale mais dont le comportement "positif" tranche avec celui de la plupart des protagonistes. Un film pessimiste mais qui choisit le registre de la dérision pour notre plus grand bonheur. L'interprétation de Nino Manfredi est remarquable. On regrettera juste quelques longueurs, sinon c'est excellent.
A travers cette belle brochette de tarés, Scola nous livre un excellent portrait du prolétariat italien, où tous les sujets sont abordés : L'avarice, le sexe, les rancoeurs familiales, l'infidélité, l'inceste, la délinquance... Pour une fois, les pauvres ne sont pas irréprochables, et c'est en partie pour ça que ce film est un vrai bijou. Nino Manfredi est parfait dans le rôle du patriarche/tyran, mais faut avouer que tous les personnages sont excellents dans leurs rôles respectifs... Même en cherchant, j'ai été incapable de trouver le moindre défaut à ce film, ce qui est normal pour un chef d'oeuvre.
bien sur que c'est affreux sale et méchant mais la vie n'est-elle pas affreuse, sale et méchante pour la majorité des êtres vivants ( et pas uniquement l'homme). Toute la misère du monde (pauvreté, méchanceté, affreuseté, vulgarité, précarité) réunit dans ce bidonville. Et pourtant il faut vivre ou plutot survivre. J'ai vu ce film des dizaines de fois et je ne m'en lasse jamais. EXCELLENT
Un grand film italien à prendre au deuzième degré. C'est exagéremment péssimiste, ça montre toute la laideur humaine, non vraiment aucun membre de la famille n'y échappe. Scola voulait peut-être faire une critique sociale, mais ce film sombre dans l'exagération la plus totale, et la laideur y est tellement intense que ça en devient drôle. Manfredi joue parfaitement le rôle du père radin, avare et malhonnête, qui serait prêt à tuer ses enfants pour un morceau de pain. Le film est rempli de moments assez drôles, au deuxième degré bien entendu, ( et avec une petite dose de sadisme)
Un film choc sur le fin fond de l'Italie. Un des films les plus provocateurs et vulgaires que j'ai vu, mais qu'est-ce que j'ai ri aussi. Ces personnages, ces gens du village sont pathétiques ; dans leurs misères ils se comportent comme des incivilisés et font des choses immorales (ce qui rend la mise en scène encore plus drôle tant ça pue la bêtise à plein nez). On sent que la révolte approche, ils sont tous sur les nerfs prêts à tout pour avoir le magot. Le film est à l'image du titre : affreux, sales et méchants ; tout est repoussant que ce soit les décors, les dialogues, les habitants, et même la musique et pourtant je ne me suis pas ennuyé une seule seconde. J'ai trouvé le style de la mise en scène très particulier, très italien en même temps. Nino Manfredi est délirant ! Il joue superbement le clochard aigri.
L'un de mes films cultes...Nino est monstrueux.....Un role grandiose a sa mesure....La scene du repas de famille et les regards en coin est memorable....La scene du velo....ect....ect....Bref de A a Z on ne s'ennuie pas....Bravo a Scola.....A voir et a revoir....Meme la musique est au top....Zero faute ...20 sur 20
Long, ennuyeux, sans grand interet. J'ai pourtant du voir ce film 3/4 fois en esperant accrocher davantage mais rien ne se passe, la deception finale est tjs la meme. Je reconnais toutefois que le pari etait osé, peu banal et peu avenant. Je pense qu'on accroche totalement ou pas avec ce genre de film.