Affreux, sales et méchants
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Nadia T
Nadia T

6 abonnés 501 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 juin 2026
S'il y avait un sens à comprendre dans ce film je ne l'ai pas compris. Je l'ai trouvé très dégradant vis-à-vis des femmes assez mal joué et inutile
Y Leca
Y Leca

46 abonnés 1 174 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 avril 2026
Tout est dans le titre : laideur des visages, des actions et des sentiments humains : cupidité, violences, adultères, dépravation, et même crime dans cette famille plus que dysfonctionnelle, vraie cour des miracles dans un bidonville. Le pire est qu'elle se perpétue à la fin en doublant de volume et engrossant les enfants. Un message pessimiste sur la condition humaine, avec des longueurs mais dont l'originalité et la force n'ont pas vieilli.
Orno13
Orno13

26 abonnés 1 053 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 mars 2026
Un très grand film signé ettore scola, affreux sales et méchant comme le présume le titre est une satire sociale très brutale et extrêmement corrosif
comme Le faisait si bien le cinéma italien à l époque.
Le film montre une famille vivant dans un bidonville autour de Rome. Ettore scola nous les montre véritablement disgracieux pour nous démontrer avant tout que ce n est pas de leur faute s ils sont devenus cupide, violent,et manipulateur mais à cause de l environnement dans lequel il vit qui occasionne une dégradation morale et physique.
Malgré tout beaucoup de scènes sont drôles à l patriarche qui est le personnage centrale de cette comédie noire.
Un quasi chef d œuvre, pessimiste et cynique
Tombeza M
Tombeza M

5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 janvier 2026
Un bijou que j'ai revu avec énormément de plaisir. tous les amateurs de cinéma se doivent de l'avoir vu.
Nicothrash

464 abonnés 3 290 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 12 décembre 2025
Quelle déception … Ce métrage italien visiblement culte de Ettore Scola porte parfaitement son titre au propre comme au figuré. On y suit les pérégrinations ignobles d’une famille de souillons, banlieusards de Rome, vivant dans un bidonville. Rien n’est ragoûtant ici, c’est voulu vous me direz, m’enfin quel en est l’intérêt du coup ? Car ce n’est pas drôle du tout, ou si peu, c’est laid tant au niveau de l’image que du son ou encore des mœurs, et puis rien ni personne n’est attachant. Ça ne joue pourtant plutôt pas mal dans l’ensemble et l’on comprend aisément la critique généralisée que cherche le réalisateur mais c’est d’un ennui ! On est « choqué » certes mais cette quasi parodie ne va nulle part et de toutes façons on n’y croit jamais vraiment. Je suis personnellement resté tout à fait hermétique au genre et ne suis pas prêt de revoir cette étrange pellicule qui laisse un vilain goût après ses deux heures.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 228 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 avril 2025
On entre de plain-pied dans le bidonville où vit entassée la famille de Giaciento, dans cet univers de crasse et de vulgarité abjecte qui caractérise le quart-monde vu par Ettore Scola et introduit son pamphlet féroce. Car cette Cour des Miracles à l'italienne, reléguée à la périphérie de Rome pour y former une société totalement marginale, n'est pas, conformément à la tradition satirique italienne, seulement comique ou grotesque.
Que signifie l'oeuvre de Scola sinon que l'exclusion sociale et la pauvreté, coupablement admises par la société, ramènent les hommes à leurs plus bas instincts? La déliquescence des liens familiaux, l'avidité, l'insalubrité, si férocement caricaturées ici, sont les conséquences inéluctables de la misère qui conduisent à l'indignité.
Cette dimension implicite du film ne l'empêche pas d'être bouffon. Des personnages affreux, sales et méchants s'étripent devant la caméra voyeuse du cinéaste. A leur tête, Giaciento fait figure de patriarche shakespearien, prêt à sombrer dans la folie destructrice, que sa famille veut dépouiller, non pas de son trône mais du petit magot qu'il détient hargneusement.
La satire est extrême et le jeu de massacre irrésistible. Tout ici baigne dans la dérision, l'outrance et le sordide: la cupidité, la sexualité, le sens galvaudé de la paternité et de la famille en général prennent des proportions terriblement, cruellement comiques. Cependant, le dernier plan, navrant et implacable spoiler: -cette enfant triste devenue au bout du film une adolescente enceinte-
nous ramène à la triste réalité des laissés pour compte et des infortunés.
Philippesavy
Philippesavy

2 abonnés 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 mars 2025
Un bijou d'humour noir qui n'a pas pris une ride. Le film a beau dater de 76, il est toujours aussi provocateur. On est entre "le temps des gitan" et un sketch de groland.
Nicolas B
Nicolas B

17 abonnés 109 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 mars 2025
"Affreux, sales et méchants" (1976) est censé être une satire sociale mordante, mais honnêtement, c'est surtout la vie d'une famille de bourrins qui ne fait que crier, se disputer et se taper dessus. Le film, réalisé par Ettore Scola, nous plonge dans le quotidien d'une famille nombreuse vivant dans un bidonville romain, mais au lieu d'une vraie critique sociale, on se retrouve avec une suite de scènes où la vulgarité prend toute la place.

Le gros souci, c’est que l’humour noir qui pourrait fonctionner finit par s’épuiser. Les personnages sont tellement caricaturaux et outranciers qu’on a du mal à y croire. Ils passent leur temps à se crier dessus et à se battre pour des miettes, et ça devient vite lassant. On est censé voir la misère et la survie à travers cette violence, mais en réalité, c’est surtout une série de scènes bruyantes où l’on finit par décrocher.

S’il y a une intention de critique sociale derrière, elle est noyée sous l'excès de vulgarité et de situations grotesques. Il n’y a presque pas de répit dans cette vie de famille chaotique, et au bout d’un moment, on a juste envie que ça se termine. L'aspect réaliste de la pauvreté est là, mais on n’arrive jamais vraiment à s'attacher aux personnages ou à ressentir de l'empathie pour eux, tellement ils sont présentés comme des brutes.

Bref, "Affreux, sales et méchants", c’est une plongée dans le quotidien d’une famille de bourrins, avec des moments qui pourraient être drôles, mais qui finissent surtout par être épuisants.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 20 août 2024
On reste mitigés devant la satire sociale que nous propose Scola. D'un côté, on devine la critique du néocapitalisme, ainsi que les conditions d'extrême pauvreté qu'il entraîne ; mais, de l'autre, le cadre choisi et les personnages outrancièrement grossiers dépossèdent l'histoire de sa force politique, et contribuent, en voulant montrer les conséquences humaines, à perpétuer des stéréotypes de classe.

Dans ce bidonville italien, les femmes ne sont qu'objets sexuels ou bonnes à tout faire. Les hommes, beaufs en puissance, violent, frappent, pillent. Cette fresque, aux penchants certes vraisemblables, verse dans un misérabilisme assumé, mais contre-productif.

Scola ajoute plus d'angles morts – en nous poussant à individualiser la férocité prolétaire –, qu'il ne met en lumière les causes structurelles de la pauvreté. Ce qui, malgré le cynisme du film, présente une vision fataliste, freinant, par conséquent, notre compassion, puisque la plupart des personnages sont creux ou adoptent des comportements univoquement répugnants.
José Bobo
José Bobo

14 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 mai 2024
Un film inoubliable par sa crudité, même si elle est un peu théâtralisée. Ils sont en effet affreux sales et méchants, Brutti, Sporchi E Cattivi... Et surtout extrêmement pauvres ! Je ne connais pas de film équivalent sur ce même sujet.
Et la dernière séquence qui ouvre une nouvelle journée dans le bidonville sur la colline me fait toujours monter les larmes aux yeux !
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 5 avril 2024
A l’origine, Ettore Scola envisageait d’effectuer un documentaire sur les bidonvilles autour de Rome. Puis il lui est venu l’idée d’en faire une fiction.
On peut légitimement s’interroger sur sa fiction : correspond-elle à l’idée du documentaire qu’il voulait réaliser ?
Evidemment, j’ironise.

Evidemment Ettore Scola a opté pour une satire irrespectueuse en poussant le bouchon de l’irrévérence très loin dans la laideur.
La misère est laide par nature, et le réalisateur ne s’est pas privé d’en tartiner des couches avec une famille affreuse de saleté et de méchanceté.
Une farce aux traits grossiers où il refuse que le spectateur soit attendri.

Il ne nous épargne rien : une famille composée d’une vingtaine de personnes entassées dans une baraque de fortune où je perçois les odeurs de tous les fluides possibles en raison d'une promiscuité dénuée d’intimité.
Le festival de Cannes 1976 lui a décerné le Prix de la mise en scène. Malgré cette distinction, le public n’aurait pas trop suivi à en croire la presse de l’époque ; on ne rit pas de la misère des petites gens, fussent-ils « Affreux sales et méchants ».
En tout cas, à défaut de rire, ce film m’a amusé pour son audace crade et j’apprécie d’être bousculé par la laideur.
C’est aussi ça le cinéma.
Renaud81
Renaud81

34 abonnés 88 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mars 2024
Dans "Affreux, sales et méchants", Ettore Scola met en scène une (très) nombreuse famille regroupée dans un taudis d'un ghetto romain. Tous sont violents, alcooliques, crasseux, incestueux...Bref, on est très loin du politiquement correct et cet humour noir et grinçant a de quoi rebuter ! Mais cela sonne juste, d'un réalisme assez déconcertant, et c'est drôle ! Une comédie féroce, immorale et assez jubilatoire...
Dik ap Prale
Dik ap Prale

296 abonnés 3 069 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 septembre 2023
Un des plus grands metteur en scène livre une fable satirique sur la misère et les bidons ville, apparus à Rome dans les années 70. On pénètre l'univers d'une famille désunie qui dort les uns sur les autres et une caméra virevolte au milieu de se fourbi nous présente le patriarche et sa marmaille à l'affût de son million de livres. Ils se détestent et ils sont également tous détestables. Ils ont le cheveux gras mais poussiéreux, la misère cache la misère ; Les enfants ne font pas école on les enferme pour la journée; Les seuls à s'en sortir sont sous le joug de la prostitution mais semblent tout de même les plus heureux. Il n'y a pas d'espoir et quand il n'y a plus d'amour non plus, ne reste que le crime pour amasser l'oseille. C'est vindicatif et à coup de surin ou de mort aux rats, Ettore Scola laisse une vision à la fois dérangeante et tordante de sa société, pour un premier succès critique notable.
Jean Ingalls
Jean Ingalls

4 abonnés 246 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 décembre 2025
Le film devait débuter par une préface, écrite et lue par Pier Paolo Pasolini. Celui-ci devait y décrire la transformation du sous-prolétariat au contact de la société de consommation mais Pasolini fut assassiné avant d'avoir pu écrire cette préface.
Affreux, Sales et Méchants est une oeuvre singulière, c'est marrant, dérangeant et craspec à souhait. Elle porte très bien son titre. Le film doit aussi à la superbe interprétation de Nino Manfredi dans le rôle de l'ignoble patriarche tyrannique. La majorité des scènes du film sont démentes, du père qui protège son magot des assurances car il a perdu l'usage d'un oeil car brûlé à la chaux vive et qui dort avec une chevrotine. Certains vi*ls au sein de la famille plus ou moins consentants, du fils travesti qui culbute sa belle-soeur par surprise, du patriarche qui fait du chantage à sa belle fille sous prétexte de tout balancer à son fils, du coup elle passe à la casserole. Le patriarche qui ramène une prostit*ée à la maison et qui ne demande l'avis à personne et oblige sa femme à partager le lit à 3.
Un sacré film qui ose tous les tabous et qui tape là où ça fait mal. En dehors de sa critique sociale, Affreux, Sales et Méchants est une comédie sombre inégalable. A se tordre de rire, certaines mimiques de Nino Manfredi surtout lorsqu'il regarde la caméra ébahi devant le spectacle dont il est spectateur entre sa belle-fille et son p*dé de son fils comme il aime l'appellé.
C'est irrévérencieux, à ne pas mettre entre n'importe quelle main, c'est scandaleux, vicieux, dégueulasse et insultant mais c'est tellement beau à la fois. Filmé avec une certaine maestria, quel beau plan séquence au début du film avec un travelling circulaire de malade qui fait le tour de la maison en prenant le soin de nous faire un état des lieux inquiétant.
La bande originale est aussi excellente dans les moments drôles comme ceux plus dramatiques, comme lorsque le patriarche lâche la larmichette et profite de sa petite famille, il ressent un plaisir humain qui vient du coeur mais sans se douter du terrible sort qui l'attend.
Si vous ne l'avez jamais vu vous êtes passé à côté d'une petite perle inégalée et pour ceux qui connaissent le revoir est tout simplement fabuleux. Il y a des moments un peu vide mais ils s'effacent très vite lorsque le culot et les dialogues reprennent le dessus.
Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 059 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 août 2023
C'est sale, vulgaire, dérangeant mais drôle et provocateur. On est en plein 70's donc on retrouve là-dedans une liberté de ton qui n'existe plus aujourd'hui. C'est cruel, c'est moqueur mais jamais méchant finalement. Et cinématographiquement c'est ultra maîtrisé. Bref j'ai bien aimé !
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