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3,5
Publiée le 27 juin 2022
Un grand classique de 1978 avec une jolie distribution et un grand classique peut être le roman le plus connu d'Agatha Christie. Les acteurs sont l'attrait du film.
Un véritable chef d'œuvre cinématographique. Un classique du cinéma. Une pléiade d'acteurs et d'actrices reconnus des années 70/80. Un film ici qui suit bien le roman original d'Agatha Christie, contrairement au nouveau film de 2022, qui fait d'ailleurs pâle figure à côté de celui-ci !! Mort Sur Le Nil est certes sorti en 1978, mais vieillit bien. Les acteurs sont excellents et campent très bien leurs personnages respectifs. Les décors sont authentiques et superbes (eh oui, à cette époque pas d'images de synthèses de mauvais goût utilisées à outrance). L'intrigue et le suspens sont à leur comble dans ce film ! Le dénouement est spectaculaire !! Les dialogues et la réalisation soignés. Rien à redire sur ce film, qui reste pour moi, indétronable !
On est en présence d'un classicisme presque théâtral, partiellement en huis-clos et particulièrement bavard! Tout cela sent fort la naphtaline et apparait bien vieillot! Un côté très superficiel, dans le jeu des acteurs comme dans l'écriture des personnages, maintien le spectateur à bonne distance d'une trame au dénouement, certes ingénieux, mais qui laisse indifférent...
Etant fan d'hercule poirot, je ne regrette pas d'avoir vu cetteadaptation très hollywoodienne. Avec un peu plus d'actions que dans les premières adaptation du roman d'Agatha Christie, il reste une excellent film. Je le recommande vivement
Les scènes de crime d’Agatha Christie ont maintes fois été exposées, en parallèle du roman ou d’autres œuvres policières qui s’en inspirent. Au cinéma, on comptera déjà une vingtaine d’adaptation avant de tomber sur celle du Britannique John Guillermin, qui a au préalable enchaîné deux gros succès (La Tour infernale, remake de King Kong). Autant dire qu’il serait apte à cohabiter avec les manœuvres d’une écrivaine perspicace dans l’art de la suggestion. Après « Le Crime de l'Orient-Express » de Sidney Lumet, le public a compris qu’il serait possible de soudoyer l’imaginaire littéraire, tout en exploitant sa fibre cinématographique, et qu’il sera servi en conséquence. À choisir entre Hercule Poirot et Miss Marple, c’est de nouveau l’option sur le Belge que l’on retiendra, et de choix de sa croisière sur le Nil permettrait d’offrir une escapade divertissante.
L'appui nécessaire pour en extraire toute l’essence d’une enquête impossible à résoudre passe bien évidemment par le support écrit, dont le scénariste Anthony Shaffer (Le Limier, The Wicker Man, ainsi que l'adaptation de Lumet) continue de manier la plume avec précision. Et avec la présence de Jane Birkin, Lois Chiles, Bette Davis et Mia Farrow, il y aurait mille raisons de se laisser dominer par ce casting féminin de qualité. C’est pourquoi les figures masculines, à l’exception de Poirot (Peter Ustinov) et du Colonel Race (David Niven), se diluent dans un semblant d’innocence factice, que le détective ne tardera pas à tout révéler. Mais tout bon plat commence par une bonne recette et l’on ne s’écartera pas de la structure narrative de Christie, dans un préambule haut en couleur, mais qui semble en même temps assez loin d’embarquer à bord du Karnak. Et toute personne à son bord mérite un fond d’humanité, bien que certaines finissent par se trahir.
Là où il faudra cependant s’attendre à patauger dans la vase, ce sera à travers une mise en scène sans doute trop statique et qui préservera en permanence un déséquilibre dans le jeu des comédiens. Quand certains tiennent leur réplique avec la bonne intonation, d’autres paresses ou s’abandonne à un peu de folie. Il s’agit là de réinterpréter les lignes du roman, certes, mais bien que l’on prenne le temps de mieux connaître les profils et les enjeux, la caméra ne sera jamais aussi bien utilisée que lorsqu’elle se rapproche des structures vertigineuses des joyeux de l’Egypte. Ce qui reste à capter n’a pourtant rien de superficiel, mais aurait sans doute pu mieux coordonner le tempo du suspense, notamment lors du verdict final, où Poirot défait les mailles d’un meurtre, encore impossible à anticiper. La surprise vient donc gonfler l’intensité dans un dénouement, qui s’est surchargé en un catalogue de vices en tout genre, car avant que la sentence ne soit prononcée, aucun alibi ne pourrait délivrer les suspects.
Comme il s’agit de la première adaptation de l’autrice, après son décès, les moyens ont été mis pour à la fois lui rendre hommage avec prestance et de véritablement s’approcher du Nil et du roman. Guillermin est beau passé de la série B à une réalisation plus modeste, on ressentira aisément le revers d’un rythme, qui étire le récit jusqu’au drame fatidique. « Mort sur le Nil » regorge toutefois d’une photographie somptueuse et d’un décor naturel qui donnent un sens au lieu. Les personnages remontent ainsi le fleuve avec des intentions aussi douteuses que dangereuses, car au-delà de l’espièglerie, c’est une véritable tragédie qui se joue et qui liera les suspects par une ambition égoïste, mais sincère. Cela en fait donc son charme, de même que son arme du crime.
Vu en VO, ce que je conseille. Conformément à Agatha Christie, beaucoup de morts, mais il ne faut pas trop chercher le réalisme, et scène de fin, avec la réunion de suspects, habituelle. Néanmoins on se régale avec le jeu d’acteurs, les paysages somptueux et la résolution de l’affaire. Pas sûr que la version 2021 soit aussi bonne.
A mon avis la meilleure adaptation à ce jour d'un Agatha Christie. Les scènes d'introduction de l'ensemble des personnages avant le meurtre sont magnifiques. Ces stars cabotinent génialement (le tango avec NIVEN, USTINOV et LANSBURY est désopilant). Regardez surtout le film en VO. Ustinov enchainant les phrases en françcais (belge pardon...) devant un Niven qui lui demande une fois sur deux de parler en anglais est un régal !!!
John Guillermin adapte l'un des plus célèbres romans d'Agatha Christie et donne à Peter Ustinov le rôle du détective Hercule Poirot. Si le film souffre d'une entrée en matière longue et poussive, car chargée de présenter un nombre important de protagonistes, "Mort sur le Nil" séduit néanmoins par son élégance et distille un plaisir lié à une construction semblable au cluedo. C'est une fois que la croisière commence et, plus précisément, quand le meurtre est commis, que le film gagne en intérêt en nous faisant suivre de manière très détaillée (c'est en cela que l'on peut considérer l'écriture comme courageuse ici) les multiples interrogatoires menés par Poirot devant des suspects qui pourraient tous, autant les uns que les autres, être coupables. Et si l'on comprend la signification des indices relevés par le détective seulement à la fin – Poirot a toujours un temps d'avance sur le spectateur et sur les autres personnages –, on finit tout de même par deviner l'identité du coupable un bon moment avant l'issue, ce qui ne rend pas la révélation aussi jubilatoire qu'elle aurait pu être. En somme, le film s'étire un peu trop, mais on prend un certain plaisir devant cette enquête menée avec un mélange adéquat de suspense et d'humour : une sobriété appréciable pour un divertissement de qualité.
Du début à la fin, on reste à l'affût du moindre détail, et malgré tout, Hercule Poirot fait des corrélations qu'on n'avait pas imaginées. Les pistes ouvertes sont si nombreuses qu'on se prête à échafauder de multiples hypothèses. Les scènes en Égypte sont stupéfiantes. Mais comment ont-ils pu tourner sur la pyramide de Mykérinos, ou encore privatiser le temple de Karnak ? Ces lieux sont désormais si gorgées de touristes et si contrôlés qu'il est impensable au spectateur de 2021 d'imaginer qu'une équipe de cinéma puisse s'y poser le temps d'un tournage. Ce qui donne un cachet particulier aux images. De plus, l'action se déroulant probablement dans les années 1930, c'est-à-dire à l'époque de l'écriture du livre par Agatha Christie, bien que sorti en 1978, Mort Sur Le Nil est très agréable à regarder pour le spectateur contemporain auquel les effets spéciaux ne manquent pas, vu la qualité du scénario.
John Guillermin ne fait pas un cinéma d’auteur, c’est un artisan qui met son savoir faire au service d’une histoire, pour tenter de faire passer au spectateur un bon moment. Dans cette adaptation d’un best-seller d’Agatha Christie, la mise en scène est très conventionnelle, voire plate, pas à la hauteur de l’énigme à résoudre par le célèbre Hercule Poirot. La situation de départ est plus qu’improbable, mais ceci est une composante nécessaire à l’échafaudage de ladite énigme, comme assez souvent chez la romancière. Les personnages sont bien trop caricaturaux et leurs comportements simplistes, leur interprétation touchant parfois au cabotinage (celui joué par Bette Davis étant tout de même très réussi). Le scénario de la trop longue première partie laisse à désirer (les apparitions systématiques de Jackie dans tous les lieux visités par le couple ; la présence des personnages dans la journée à Karnak et quelques heures après à…. Abou Simbel), mais prend de la consistance avec la succession des hypothèses visualisées du scénario du meurtre. Le bon moment visé n’est pas atteint en ce qui me concerne, même si l’ambiance et les images de l’Egypte sont bien agréables. PS : Je n’ai pas compris ce que venait faire la phrase de Molière en conclusion du film, si ce n’est lui donner une touche bien artificielle de vernis culturel…
Un thriller sympathique non sans défauts. Le démarrage est assez long et l'intrigue n'a rien d'exceptionnel mais le tout se regarde sans déplaisir et est porté par un joli casting.