Peut-être qu’avec des acteurs plus convaincants ou une mise en scène plus sophistiquée, le film aurait été plus intéressant. Ici c’est assez brouillon et d’une mollesse sans fin, c’est même parfois ridicule comme la scène du funérarium avec sa musique de cirque et c’est surtout incompréhensible dans le sens où l’appropriation de l’immortalité ne voit aucunement sa conséquence ou son intérêt. Il découvre un don qu’il n’exploite pas en vérité. Je n’ai pas tellement aimé.
Ce film raconte une histoire alambiquée sur l'immortalité procurée par un mécanisme d'horlogerie activé par l'intérieur par un insecte, fabriqué il y a des siècles par un alchimiste. Cela mâtiné du vampirisme procuré par l'utilisation sans mode d'emploi de la chose. Et franchement ça fait nanar résumé ainsi, mais il est exact que ce n'est guère convainquant, laborieux à suivre, et empli se situations absurdes. Le grand-père, sérieusement blessé à la main dans son magasin va attendre de rentrer chez lui pour se mettre un bandage. Et lors de la fête, le gars qui saigne du nez ne lave non seulement pas le lavabo des toilettes, mais pire un autre fêtard qui fait la remarque essuie le lavabo mains nues, laisse encore plus de traces et s'en va sans se laver les mains. Et c'est quoi cette entreprise où il n'y a pratiquement jamais personne, Excepté le neveu au service de son oncle sans qu'on sache rien de ses motivations. Oncle qui à part être mourant vit au-dessus de son usine, dans une pièce désinfectée où il ne quitte son lit que pour lire un manuscrit ésotérique sur cette pièce d'horlogerie contenue dans une des statues dont il fait collection. Et mention spéciale "Razzie awards" pour le troisième personnage principal du film, la petite fille, un des personnages les plus inexpressifs et inutiles dans un film qu'il m'ait été donnés de voir. Et dont la mère ne s'oppose jamais à ce qu'elle accompagne son grand-père dans ces élucubrations morbides toute la nuit durant. Un scénario totalement creux, pour ne pas dire idiot, qui n'est pas même servi par une réalisation intéressante. C'est plat, ennuyeux et finalement sans aucun intérêt.
une idée simple mais forte, un casting en forme (surtout perlman) et surtout un réalisateur qui change ce qui aurait pu être une b... commerciale en film majeur, et je dis bravo!
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1,5
Publiée le 18 avril 2021
L'histoire de Cronos se déroule dans la ville mexicaine de Vera Cruz où un vieux marchand d'antiquités nommé Jésus Gris (Federico Luppi) a sa propre boutique. Un jour alors qu'il inspecte une statuette antique représentant un ange il trouve un petit objet mécanique doré qu'il enroule pour découvrir qu'il lui enfonce des griffes métalliques dans la main et le poignet. Bien qu'il ne s'agisse pas à proprement parler d'un film de vampires les effets secondaires dont souffre Jésus en l'utilisant sont définitivement dignes d'un vampire. Il boit du sang rajeunit son corps et brûle la lumière du soleil. Cronos est très élégant, l'écran est rempli de détails et je suis sûr que beaucoup de temps et d'efforts ont été consacrés à son apparence. Il y a quelques images intéressantes comme le mécanisme interne de l'horloge qui clique en gros plan. Cronos est un film que la plupart des gens semblent aimer parce qu'il s'agit d'un conte de fées sombre et d'un film d'horreur fantastique avec beaucoup de style et de substance. Personnellement je ne suis pas du tout d'accord avec cette affirmation car il n'a rien fait pour moi si ce n'est de passer une heure et demie avec un ou deux jolis visuels...
Il est etonnant de voir que les themes chers a Del Toro sont tous deja presents dès son premier film. L'enfant et l'etranger, la juxtaposition du reel au fantastique, la symbolique de l'insecte et du divin comme porte d'entrée à un autre monde. La mise en scene certes etirée, montre la mecanique en marche d'un homme qui va devenir autre, soit une variation inedite sur le theme vampire. Beau sur la forme et surtout tres beau dans la relation entre ce grand pere et sa petite fille, Cronos se degage du simple film d'Horreur. Prenant et touchant.
Ce film est une blague sur Dracula. Il y a des idées originales mais ca reste une autre histoire de Dracula. Jésus Gris spoiler: revenant à la vie est assez blagueur. C'est regardable.
Lorsque l'on parle de Guillermo del Toro on pense rarement à son premier long métrage, "Cronos. Pourtant, ce dernier contient en germe son futur cinéma et présente déjà de solides qualités dans la mise en scène. Formellement parlant, il y a peu à redire. En revanche, sur le fonds, "Cronos" est davantage discutable. Si on peut saluer la tentative du cinéaste de revisiter à sa sauce le mythe du vampire, le scénario qu'il en tire paraît bien creux et vide, bourré de longueurs et de clichés. Les personnages eux-mêmes sont bien trop caricaturaux pour être crédibles. Beaucoup de maladresses et peu d'émotions dans cette première oeuvre. Moyen.
Premier long-métrage de Guillermo Del Toro, CRONOS suinte déjà la passion horrifique exacerbée et romantique de son réalisateur. Percé d'erreurs propres à une première œuvre, des failles étrangement magnétiques de la narration jusqu'à sa maladroite ambiance giallo, le film conserve une maîtrise et un charme surnaturels. De ce détournement arachnéen et mécanique du mythe vampirique se dégage une incroyable viscéralité, fruit de l'ineffable amour artisanal de Del Toro qui explose lors de ces saisissantes images où la caméra intègre le mystérieux mécanisme doré, le micro épousant le macro face à la fascination morbide de son parasite suceur de sang. L'introspection du corps en décomposition qui en découle dévoile alors une dimension inattendue, une logique touchante de l'émotion qui invoque les liens indestructibles de la famille et de l'amour, du Bien et du Mal, de la logique et de l'impalpable, vers un ultime plan iconique et bouleversant. À la fois bâtard et profondément personnel, CRONOS est une pièce de genre marquant au fer rouge les tripes de son auteur, l'alliance de l'horreur avec son âme suçant l'imperfection de son tracé.
Pour ses débuts, Guillermo Del Toro revisite le thème du vampirisme, avec ce "Cronos" dont le départ est prometteur. L'ambiance, mêlant horreur et fantastique, est glauque et esthétique. Les maquillages, jeux d'acteurs, et décors réussis concourent à cette atmosphère assez intrigante. Cependant, si le personnage principal est intéressant, les méchants du films sont peu creusés, et le final laisse sur sa faim. On sent que Del Toro n'est pas parvenu à exploiter tout le potentiel de son idée. "Cronos" est donc prenant sur la forme, mais inabouti.
Cronos a la saveur d’un film qui voulait depuis longtemps sortir de l’esprit de son créateur. Libéré et un peu provocateur, il reste dans l’Histoire comme un rêve d’artiste enfin accompli dans lequel on peut facilement se reconnaître : entre Mexique et États-Unis, avec ce traitement un peu surréel qui joue sur la frontière et donne un écho au surnaturel du scénario, ça pourrait être un premier film (avec juste beaucoup de budget).
De mon côté, je n’adhère pas. L’occulte qui se glisse subrepticement dans ce film d’abord familial fait une cassure par trop désinvolte qui engouffre des points de repères capitaux : le couple, la relation fille/grand-père, le contexte-même voulant que de tels personnages se trouvent ensemble, ce sont autant d’éléments qui resteront plus obscurs encore que l’alchimie qui est le thème. C’est trop peu de soin apporté aux transitions à mon goût.
Guillermo Del Toro signe avec ce "Cronos" un premier film bancal mais très sympathique malgré très peu de moyen. Il revisite ici, et s'accapare même le thème des vampires et surtout celui de l'immortalité. On retrouve les thèmes chers au réalisateur ainsi qu'une vrai créativité imaginaire et visuel avec pourtant si peu : petit casting, très peu de décors, une photographie et une musique assez médiocre. On sent vraiment le film fauché d'autant qu'il a pris un coup de vieux (il a déjà 20 ans). On critique souvent les remakes, mais je serai vraiment très curieux de voir notre cher réalisateur en réalisait un de son propre film avec les moyens dont il pourrait disposer aujourd'hui (quand on voit le budget qu'il a eu pour Pacifim Rim par exemple). Je pense que l'on pourrait être très surpris, en bien ou peut-être même en mal.
Cronos est le premier long-métrage de Guillermo del Toro. Le cinéaste donne une version très personnelle du mythe du temps, de l’immortalité et des vampires. Ici il n’est pas question de sortir les crocs ou les accessoires clichés de lutte contre l’espèce. Del Toro préfère s’attarder sur les problèmes de vieillissement d’un grand-père face à sa petite fille. Considéré comme l’un des plus grands films d’horreur, Cronos n’a pourtant rien d’effrayant et semble même raté dans certains choix de mises en scène. Vingt ans plus tard seulement, on remarque aussi que le film a considérablement vieilli contrairement à sa thématique. Cronos nous semble être plutôt un bout d’essai d’esthétisme et d’atmosphère pour les sublimes œuvres qu’il réalisera plus tard. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Premier film de Guillermo Del Toro, Cronos est une belle incursion dans le mythe du vampire mais surtout dans le cinéma fantastique qui ne lâchera plus son auteur. Avec son scénario en béton (vague métaphore sur la résurrection du Christ), sa maîtrise de la mise en scène et ses acteurs charismatiques (Ron Perlman et Federico Luppi), Cronos était un film prometteur à petit budget dont lauteur a depuis réalisé de très bons films comme LEchine Du Diable, Hellboy ou encore Le Labyrinthe De Pan. Une très bonne surprise
Premier film de cet excellent réalisateur qu’est Guillermo Del Toro. Le scénario est intéressant avec pour thème principal l’immortalité et l’alchimie mais aussi toute une métaphore religieuse. La photographie est très bien. "Cronos" est fait avec 3 bouts de ficelles et pourtant les effets spéciaux sont très réussis. Il y a aussi l’interprétation de Frederico Luppi qui n’est pas mauvaise du tout.