Cronos
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Einleiger
Einleiger

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4,0
Publiée le 26 avril 2025
Cronos - Vu le 18/04/2025 en VOSTFR
Premier film de Guillermo del Toro, tout comme deux auparavant Jean-Pierre Jeunet (et Marc Caro) avait réalisé un premier long métrage Delicatessen. Del Toro et Jeunet proposent un cinéma bien particulier si bien que les deux réalisateurs avaient été sur la liste de l’auteur de Reif Larsen pour l’adaptation d’un roman. Je m’attends donc à voir un univers original.

Le générique met dans l’ambiance directe par sa musique et sa photographie. Ce générique me rappelle Delicatessen justement. Dès le départ, il y a une unité picturale et sonore, il est inventif. Puis l’introduction plonge le spectateur dans un univers fantastique,
Les protagonistes sont vite présentés, seul Cronos se laisse désirer et se dévoile petit à petit.

En dehors de ses qualités visuelles et sonores, Guillermo del Toro a deux lignes. Premièrement, les personnages principaux vont par paire, le grand-père et sa petite fille, l’oncle et le neveu. Le réalisateur évoque la famille,
Deuxièmement, del Toro raconte une histoire de vampires comme beaucoup de réalisateur avant lui, mais en cherchant à se différencier de ses prédécesseurs.

On sent le petit budget dans cette œuvre. J’ai ressentit une espèce de « deux salles, deux ambiances ». L’une est séduisante, celle du monde de M. Gris, l’autre est plus froide, semblant être moins travailler, avec une impression de déjà : le monde de la Guardia.
Pourtant, Del Toro crée une atmosphère particulière et unique. Même si le matériel de base est connu, il tente d’innover, sans y arriver tout le temps, de ne pas faire la même chose que ses prédécesseurs.
Federico Luppi et Claudio Brook son des acteurs frappants, le dernier ayant des airs de Viggo Mortensen.
Ce n’est pas Le Grand Film de Toro, mais son monde est déjà là.

Une scène marquante : celles où on voit le mécanisme de Cronos fonctionner. Et je suis encore marquer par le générique de début.
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 mars 2025
Premier long-métrage signé Guillermo del Toro, Cronos est moins abouti que les œuvres suivantes du cinéaste. En effet, le début de la narration n’est pas obligatoirement d’une grande clarté, traine paradoxalement en longueur et on suit les personnages sans grande passion. Heureusement, petit à petit, on commence à mieux cerner les protagonistes et à prêter attention à l’intrigue. Cet intérêt apparait surtout une fois que la réelle thématique (le vampirisme) est révélée. Hélas, une grosse partie du film s’est déjà déroulée. Cronos est donc globalement décevant même si l’ensemble décolle vers la fin.
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 mars 2025
A quoi bon ?

Guillermo del Toro est devenu un des grands spécialistes du film de genre. Ces 93 minutes d’épouvante ne sont qu’une étape vers son Frankestein – prévu en novembre prochain – et 7 autres productions dont un Dr Jekill et Mister Hyde. Vous avez dit « spécialiste » ? Au XVIème siècle, un alchimiste invente un étrange mécanisme permettant d’accéder à la vie éternelle. A l’époque actuelle à Mexico, Jesús Gris, un vieil antiquaire, découvre l’horloge de Cronos dissimulée dans une statue. L’objet lui injecte un puissant venin qui lui redonne force et jeunesse, mais le rend dépendant au sang humain. Devenu un monstre, Jesús ne peut compter que sur l’aide de sa petite-fille. Le duo doit lutter contre un richissime homme d’affaires rongé par la maladie, prêt à tout pour posséder le mystérieux appareil. A la sortie de ce minuscule « del Toro », on comprend mieux, d’une part, qu’il ait été ignoré en 1993 et, d’autre part, qu’il arrive sur nos écrans aujourd’hui parce que ce cinéaste est devenu un grand nom bankable du cinéma.
C’est donc ici le 1er long métrage du cinéaste mexicain, alors âgé de 28 ans. Et, franchement, on n’aurait pu s’en passer. Certes, on y retrouve déjà quelques-uns de ses thèmes récurrents, notamment à travers l'usage fréquent de symboles religieux, comme le nom du personnage principal du film, Jésus Gris – LOL ! -, l'amour des monstres, ainsi que l’enfance confrontée au danger, à la violence et à la mort. Il s’agit en fait plus d’un mélodrame que d’un film d'horreur. Le seul intérêt reste la relation grand-père / petite fille, souvent bouleversante ? On remarque évidemment la beauté et la maturité de la photographie, le sens du cadrage et on perçoit par instant poindre l’univers original et sombre de ses futurs films. Mais la quête d’immortalité a déjà été le sujet de tant de films – et bien meilleurs que celui-ci -, qu’on a du mal à adhérer à ce drame inabouti et qui ressemble au brouillon de ce que deviendra le grand Guillermo del Toro. Juste pour la curiosité.
Federico Luppi endosse le rôle de Jésus Gris et affronte un Ron Perlman, - une des « gueules du cinéma américain » -, à ses débuts. On ajoute au haut de l’affiche les noms de Claudio Brook et Margarita Isabel. Bon ! Tout le monde en fait des tonnes et on est très loin de L’actor’s studio. Mais pouvait-il en être autrement tant les personnages sont caricaturaux. Un brouillon sans grand intérêt parfaitement évitable. C’est d’ailleurs ce que le public semble faire : 4600 entrées en un mois, y’a pas de quoi pavoiser.
Hervé L
Hervé L

92 abonnés 717 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mars 2025
Un tres bon film fantastique au scénario coherent et crédible. Bien joué et tres bien filmé. 'ambiance et les decors sont tres bien. Une fable intéressante sur l' immortalité et son prix a payer
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 410 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 mars 2025
Sortie en salle du premier opus de Guillermo del Toro pourtant réalisé en 1992. Seul film mis en scène par le cinéaste dans son pays d'origine : le Mexique. Il quitta sa terre natale après l'enlèvement de son père.

Inspiré de Frankenstein ( Mary Shelley) Del Toro a largement évoqué dans ses interviews sa philosophie : savoir qu'on va mourir donne tout le prix à la vie.

C'est en suivant ce fil conducteur qu'il aborde " Cronos" par le prisme d'une sorte de conte fantastique pour adulte ( le titre est inspiré d'une figure qui renvoie au temps, de la mythologie grecque).

Si le début de" Cronos" laisse envisager le meilleur ( la créativité des décors signe d'ores et déjà la marque de fabrique de Del Toro), le scénario finit malheureusement par faire du surplace et je placerais cet opus parmi les titres secondaires de la filmographie du cinéaste.

De mon point de vue, elle comporte à ce jour deux titres vraiment formidables " le labyrinthe de Pan" ( son chef-d'œuvre) et " Nighmare alley".

Mais le reste de son travail artistique ( dont "Cronos") ne m'a jamais véritablement convaincu.

On peut tout de même citer deux autres opus à connaître du cinéaste. Sans atteindre le standard des deux opus précités " l'échine du diable " et " la forme de l'eau" sont aussi porteurs d'un certain charme et méritent d'être connus.
Theo
Theo

35 abonnés 1 074 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 février 2025
Guillermo del Toro a ce talent rare de tisser des récits où l’horreur et la poésie s’entrelacent, offrant des mondes à la fois fascinants et inquiétants. Cronos, son premier long-métrage, illustre déjà cette sensibilité unique, esquissant les thèmes qui hanteront sa filmographie : la monstruosité comme métaphore, la fascination pour le macabre et l’obsession du temps. Pourtant, si Cronos affiche une ambition certaine et une patte artistique indéniable, il peine à transcender son concept initial. Le film est une belle horloge dont certains rouages tournent avec précision, mais dont d’autres grincent, empêchant l’ensemble de fonctionner pleinement.

Dès ses premières minutes, l’univers visuel captive. L’invention de Cronos, une machine dorée aux mécanismes aussi délicats qu’inquiétants, incarne une approche originale du mythe du vampire. Plutôt que de s’en tenir aux conventions, del Toro choisit une mutation progressive, où le corps et l’esprit du protagoniste se transforment dans une lente et inévitable aliénation. Federico Luppi livre une performance convaincante en antiquaire vieillissant happé par ce funeste artefact. Son regard mélancolique et sa gestuelle discrète traduisent une angoisse sourde qui donne du poids à l’intrigue.

Cependant, Cronos souffre d’un certain déséquilibre. D’un côté, il cherche à instaurer une atmosphère élégiaque et crépusculaire, de l’autre, il s’égare dans des ruptures de ton parfois mal maîtrisées. Ron Perlman, en neveu brutal et cynique du riche antagoniste, apporte une énergie qui oscille entre le menaçant et le burlesque, affaiblissant par moments la tension du récit. Son personnage semble tout droit sorti d’un autre film, détonnant avec la gravité du parcours de Jesús Gris. Ce contraste aurait pu enrichir le film, mais il crée plutôt une fracture qui dilue l’impact émotionnel.

L’esthétique soignée de Cronos témoigne d’un amour du détail propre à del Toro. Les décors regorgent de textures et de symboles, les objets semblent imprégnés d’une histoire silencieuse, et chaque plan est composé avec une minutie palpable. Pourtant, cette beauté formelle ne compense pas totalement le rythme parfois laborieux du film. L’intrigue progresse par à-coups, manquant de cette montée en tension qui aurait pu transformer cette fable horrifique en un récit véritablement captivant.

Le film flirte avec des thématiques puissantes : la peur de la mort, l’obsession de la jeunesse éternelle, la transformation du corps comme une malédiction. Mais plutôt que de plonger profondément dans ces questionnements, il reste à la surface, préférant suggérer plutôt que creuser. Cette retenue, si elle peut être appréciée pour son élégance, laisse aussi un sentiment d’inachevé. Certains moments-clés manquent de poids dramatique, et l’émotion, bien que présente, ne parvient jamais à s’imposer pleinement.

Les limitations budgétaires sont visibles, et si elles n’entravent pas la direction artistique, elles se ressentent dans certains choix de mise en scène. Là où l’on attendrait une montée en puissance, le film reste souvent sur un ton mesuré, presque trop discret. Quelques scènes laissent entrevoir ce que Cronos aurait pu être avec plus d’ampleur, mais elles demeurent rares.

Au final, Cronos est une œuvre intrigante et respectable, portée par une vision singulière, mais entravée par un manque de souffle. Il s’agit d’un premier film prometteur, où l’on devine le génie à venir de del Toro, mais qui, en tant qu’objet cinématographique, peine à dépasser le stade d’esquisse. Un récit à la mécanique intéressante, mais qui aurait mérité d’être mieux huilée pour fonctionner pleinement.
Bart Sampson

414 abonnés 850 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 février 2025
Film vu en rattrapage VOD et qui vaut vraiment le détour. Tous les ingrédients de la filmo de Guillermo del Toro s' y trouvent et cette histoire peut très honnêtement rejoindre des contes comme " la peau de chagrin". Avec moins de moyens que ce qu'il a désormais,le réalisateur arrivait déjà à imposer son univers. Chapeau !
Shawn777

805 abonnés 3 934 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 juillet 2024
Je le répète à chacune de mes critiques mais mis-à-part quelques films, Guillermo del Toro, c'est vraiment pas ma came. J'ai néanmoins décidé de regarder son premier long-métrage sorti en 1993, déjà par curiosité (on n'est jamais à l’abri d'une bonne surprise) et puis car l'affiche et le synopsis m'intriguait. Et puis bon finalement, ce n'est ni bon ni mauvais, enfin j'ai trouvé ça plutôt osef quoi, le genre de film que l'on regarde et puis que l'on oublie assez vite. Avec cette histoire encore bien gothique, on sent bien le style du réalisateur se dessiner avec ce côté sombre et poisseux et puis surtout, il revisite le mythe du vampire de manière très intéressante ! Il s'agit en effet ici d'un alchimiste qui a créé quelques siècles plus tôt un étrange scarabée un or donnant des pouvoirs surnaturels à la personne qui s'en sert et en l’occurrence celui d'une supposée vie éternelle. Effectivement supposée car il y a un prix à payer et c'est là que le bât blesse car en voulant créer un espèce de twist et alimenter sa dose de mystère, le réalisateur ne fait que créer des évidences car le film est plutôt prévisible, ce qui est bien dommage ! D'autant plus que nous avons tout de même des scènes assez longues, beaucoup trop longues et molles pour un film de seulement une heure et demie. Le rythme est mal géré, l'histoire n'est pas dingue mais qu'en est-il des personnages ? Eh bien, c'est un peu pareil, ils sont assez caricaturaux avec ce genre de méchant riche assoiffé de pouvoir et cet anti-héros qui ne comprends pas vraiment ce qui lui arrive. Seul Ron Perlman sort son épingle du jeu en interprétant un personnage antipathique mais rigolo. "Cronos" n'est donc pas forcément une déception car je ne m'attendais à rien et ne restera pas vraiment marqué dans ma mémoire.
L'homme sans nom
L'homme sans nom

178 abonnés 1 182 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 juin 2023
Cronos est le premier film de Guillermo Del Toro. Federico Luppi et Ron Perlman sont déjà présents, le premier incarnant déjà un personnage vraiment très intéressant. Une œuvre de fantastique, à l'ambiance sombre et mélancolique qui correspond bien au style du réalisateur qu'il magnifiera à ensuite. Car si le scénario ne m'a pas particulièrement emporté, l'ensemble m'a tout de même séduit puisque étant particulièrement réceptif au cinéma de Del Toro, j'y retrouve sa pâte.
Vight Victor
Vight Victor

2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 janvier 2023
Excellent le film, j'ai halluciné pour voir que c'était en 93 ! à voir pr les fan de sf ou profane; lol
Pseudofile
Pseudofile

14 abonnés 507 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 6 janvier 2023
Ce film raconte une histoire alambiquée sur l'immortalité procurée par un mécanisme d'horlogerie activé par l'intérieur par un insecte, fabriqué il y a des siècles par un alchimiste. Cela mâtiné du vampirisme procuré par l'utilisation sans mode d'emploi de la chose. Et franchement ça fait nanar résumé ainsi, mais il est exact que ce n'est guère convainquant, laborieux à suivre, et empli se situations absurdes. Le grand-père, sérieusement blessé à la main dans son magasin va attendre de rentrer chez lui pour se mettre un bandage. Et lors de la fête, le gars qui saigne du nez ne lave non seulement pas le lavabo des toilettes, mais pire un autre fêtard qui fait la remarque essuie le lavabo mains nues, laisse encore plus de traces et s'en va sans se laver les mains. Et c'est quoi cette entreprise où il n'y a pratiquement jamais personne, Excepté le neveu au service de son oncle sans qu'on sache rien de ses motivations. Oncle qui à part être mourant vit au-dessus de son usine, dans une pièce désinfectée où il ne quitte son lit que pour lire un manuscrit ésotérique sur cette pièce d'horlogerie contenue dans une des statues dont il fait collection.
Et mention spéciale "Razzie awards" pour le troisième personnage principal du film, la petite fille, un des personnages les plus inexpressifs et inutiles dans un film qu'il m'ait été donnés de voir. Et dont la mère ne s'oppose jamais à ce qu'elle accompagne son grand-père dans ces élucubrations morbides toute la nuit durant. Un scénario totalement creux, pour ne pas dire idiot, qui n'est pas même servi par une réalisation intéressante. C'est plat, ennuyeux et finalement sans aucun intérêt.
Chilly M
Chilly M

33 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 octobre 2022
Très bon film de Del Toro.
On s'en déjà sa pâte artistique qui lui ai si cher en plus d'une histoire prenante
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 février 2022
Cronos a la saveur d’un film qui voulait depuis longtemps sortir de l’esprit de son créateur. Libéré et un peu provocateur, il reste dans l’Histoire comme un rêve d’artiste enfin accompli dans lequel on peut facilement se reconnaître : entre Mexique et États-Unis, avec ce traitement un peu surréel qui joue sur la frontière et donne un écho au surnaturel du scénario, ça pourrait être un premier film (avec juste beaucoup de budget).

De mon côté, je n’adhère pas. L’occulte qui se glisse subrepticement dans ce film d’abord familial fait une cassure par trop désinvolte qui engouffre des points de repères capitaux : le couple, la relation fille/grand-père, le contexte-même voulant que de tels personnages se trouvent ensemble, ce sont autant d’éléments qui resteront plus obscurs encore que l’alchimie qui est le thème. C’est trop peu de soin apporté aux transitions à mon goût.
Mia Wallace
Mia Wallace

18 abonnés 507 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 septembre 2021
Un des premiers films de Guillermo Del Toro. Intéressant, bien écrit, Cronos est un film intriguant et bien ficelé. Une vision originale, plutôt prenante.
Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 août 2021
Lorsque l'on parle de Guillermo del Toro on pense rarement à son premier long métrage, "Cronos. Pourtant, ce dernier contient en germe son futur cinéma et présente déjà de solides qualités dans la mise en scène. Formellement parlant, il y a peu à redire. En revanche, sur le fonds, "Cronos" est davantage discutable. Si on peut saluer la tentative du cinéaste de revisiter à sa sauce le mythe du vampire, le scénario qu'il en tire paraît bien creux et vide, bourré de longueurs et de clichés. Les personnages eux-mêmes sont bien trop caricaturaux pour être crédibles. Beaucoup de maladresses et peu d'émotions dans cette première oeuvre. Moyen.
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