Sorti pour Noël 1963, "Merlin l'enchanteur" n'était pas un projet majeur pour Walt Disney qui avait été durement échaudé par l'échec pour lui incompréhensible de "La belle au bois dormant" en 1959. On dit même qu'il aurait un temps envisagé l'abandon de la production de longs métrages animés. C'est donc sous le signe de l'économie de moyens que tout comme "les 101 dalmatiens" sorti en 1961, "Merlin l'enchanteur" est mis en chantier. Basé sur la légende du roi Arthur et du récit qu'en avait fait l'auteur anglais Terence Hanbury White en 1938 dans "L'épée dans la pierre" (droits du roman achetés par Disney dès 1939), le récit concocté par Bill Peet se concentre sur la relation entre Merlin et le jeune Arthur qui joue habilement sur le décalage de générations pour vanter les vertus de l'apprentissage tout à la fois par la doctrine mais aussi par l'expérience. Expérience que le malicieux et roublard magicien va s'employer à faire vire à son jeune élève en le confrontant essentiellement au monde animal, thème fondamental et récurrent des productions Disney. C'est incontestablement cette relation espiègle qui constitue la force de ce dessin animé trop injustement considéré par certains comme mineur, en partie à cause d'un manque de substance narrative n'exploitant pas assez le matériau de base que constituait le roman de Terence Hanbury White. La question est de savoir si un dessin animé peut tenir sa crédibilité de la seule qualité de son graphisme et de ses personnages ? Dans l'affirmative on peut donc penser que "Merlin l'enchanteur" remplit parfaitement son office, notamment avec l'arrivée triomphante au milieu du récit de la merveilleuse Madame Mim comme elle se nomme elle-même, pour un combat de magie d'anthologie avec Merlin. Une vision s'impose donc pour se faire son avis et réjouir les petits enfants d'aujourd'hui.
De la folie pure mélangé à un conte médiéval archi-connu, vous obtenez une nouvelle recette très amusante et complètement décalée : Merlin L'Enchanteur. Rien qu'Archimède (le hibou qui râle sans arrêt) vaut le détour par ses phrases qui ont le don d'énerver ce pauvre Merlin qui ne demande qu'à bien faire, et sortir le petit Arthur (Moustique) de son milieu hyper-virilisé. Car, on pourrait dire de Merlin L'Enchanteur : les femmes ne sont pas très "fringantes" (entre l'écureuil femelle qui a le thermostat bien au-dessus des prévisions du jeune Arthur, et Madame Mim l'affreuse magicienne, on est gâtées, mesdames). Mais cela serait oublier justement que le duo d'affiche (Arthur et Merlin) rejettent tous les atours du machisme : ils ne sont pas virils pour deux sous mais au contraire très sensibles et ouverts au monde, ils s'offusquent des "gros bras sans cervelle" que sont les tuteurs d'Arthur, et finalement montrent une certaine puissance chez Madame Mim qui, avec sa laideur, semble être le parfait opposé des princesses juste belles et impuissantes.On dira plutôt que le film est neutre. Entre autres, on adore les multiples transformations en animaux, le combat de magie complètement taré, les bêtises de Merlin et les commentaires ronchons d'Archimède. Les chansons ne sont pas niaises dans le sens où l'on a plutôt affaire à du non-sens parolier, et les airs sont entraînants (Hockety Pockety Wockety Wock..). Une plongée très agréable dans ce conte farfelu, aux côtés d'un jeune garçon très sympathique et d'un vieux magicien philosophe à ses heures, pour mettre un peu de poésie dans ce monde de brutes.
Lépoque où se déroule "Merlin lenchanteur" (toute fin du Vème voire début du VIème Siècle) marque lextrême début du Moyen-Âge. Cest notamment au XIIIème Siècle que ce magicien fut associé par Robert de Boron au règne du Roi Arthur. La légende perdura. En 1963, lEmpire Disney alors encore dans une optique qualitative sen empara avec bonheur. Pour une fois le titre français reflète mieux le film que loriginal. En effet "lépée dans la pierre" a beau ouvrir et amener la clôture du métrage pour rejoindre la Grande Histoire, celle-ci est globalement perdue de vue pendant une heure. On sattache essentiellement à lapprentissage de Moustique, le futur roi dAngleterre jusquici corvéable à merci par son tuteur Hector. Guidé par Merlin, un fantaisiste enchanteur un rien distrait mais à linfinie sagesse, le garçonnet expérimente successivement différentes façons de vivre et de survivre par lastuce en devenant quelques minutes divers animaux. Elevant le savoir au rang de grande force, ce dessin animé est plein de vertus éducatives, certes ostentatoires mais louables (du genre : "Il faut continuer tes études." - "Oh oui ne vous inquiétez pas, je continue détudier."). Le duel de magie avec madame Mim nen est quune illustration supplémentaire (lintelligence est préférable à la triche). A ma surprise en le revoyant, on ne sennuie absolument jamais bien que la trame soit assez basique. Ne dépareillant pas avec ceux des autres réalisations de Wolfgang Reitherman, lanimation ainsi que le graphisme ont vieilli. Les chansons par contre un peu moins et lensemble demeure très agréable. Que ce soit Archimède le hibou savant de Merlin ou le malchanceux loup gourmand, toutes les créatures qui nous accompagnent sont réussies. La connaissance de Merlin de lavenir autorise quelques gags plutôt amusants et renforce le côté sympathique de ce personnage, peut-être lun des plus intéressants qua utilisé Walt Disney. Une aventure qui fera tomber sous le charme plus dun enfant.
Des vieux Disney, c'est l'un de mes préférés. Drôle et magique, peuplé de personnages trucculents et attachants. L'affrontement final entre Merlin et sa consœur est exceptionnellement drôle. Le film n'a pas pris une ride et enchantera petits et grands.
Merlin l'enchanteur ! 18ieme long-métrage du studio. Un film sur le Roi Arthur, rien de plus palpitant avec la table ronde et le Graal mais si je vous disais que tout le film se concentre sur son apprentissage ? De suite ça devient moins intéressant....ben vous avez tort !
Arthur alias Moustique : Gringalet de nature et non dénoué de courage, on connait tous son avenir mais lui, il est loin d'être le roi qu'on connait tous et c'est pour ça qu'il sera éclipsé par son tuteur ! Comme je l'ai dit, il est en plein apprentissage et au fil de ses transformations, il va connaitre et apprendre la survie dans ce monde plein de danger.
Merlin : Son personnage est un enchantement car son caractère se contredit : il est fort intelligent et perspicace mais il oublie tout à la seconde après ou encore qu'il lui arrive les pires choses ! Ce qui fait de lui un personnage à la fois sympathique, intéressant et hilarant ! Le meilleur, c'est tous ses anachronismes qu'il cause qui fait de lui l'ancêtre du Génie (la couleur bleu aide). Son compagnon, Arhième l"hibou parlant, complète le personnage car il est un peu le côté "jeune" du vieux magicien du à sa mémoire plus performante.
Madame Mim : L'antithèse de Merlin, aussi vicieuse et tricheuse que laide , c'est une sorcière qui nous manquera pas de nous faire rire avec son rire excentrique ! Elle permet d'apporter la scène culte du film : Le duel de Magicien ! C'est scène est un fouillis d'idées qui trouvent leur place et parfaitement exploitée ! Merlin privilégiera l'astuce et la stratégie avec des animaux peu offensifs mais avec un énorme potentiel alors que Mim choisit les grosses bêtes jusqu'au Dragon !
Thème : Puisque c'est surtout de l'étude, notre petit Moustique transformé apprendra
L'adaptation: Que ce soit en poisson, écureuil ou oiseau , il devra s'adapter à son environnement et c'est pour ça qu'on commence par un paragraphe d'explication. Ensuite la pratique malgré certaines maladresse et enfin la conclusion qui se finira par une aide extérieure (Merlin ou Archimède) ce qui pose un problème puisque le personnage n'évolue pas, enfin, on a pas la sensation car il ne résout rien tous seul. La survie : Face au brochet, au loup et à l'aigle, Arthur devra employé son intelligence pour réussir à les semer. En plus de voir ce que le monde lui réserve tellement il est imprévisible et cruel, il saura comment les vaincre. Le cycle de la vie : Lors de la chanson "Tout tourne en rond" , on apprend que chaque chose se fait dominer par une autre, que le bien et le mal s'affronte indéfiniment sans avoir de vainqueur ou encore que tout à son opposé et c'est ce qui fait tourner notre monde si rond. L'amour et ses ennuis : Lors de sa transformation en écureuil, le petit va connaitre un amour venant de la femelle hélas non réciproque. On peut dire que c'est un teste face à la tentation et alors là, c'est réussi haut la main dès le début mais le problème vient quand dire non sans vouloir faire de la peine, ce qui est un élément important pour un roi. Cependant, on dirait qu'il a échoué car notre petite écureuil a le coeur brisé. Enfin, l'intelligence est la clé du pouvoir et non la force brute : leçon qui est tiré du duel où malgré les complications de Merlin, ce dernier gagne avec les honneurs.
Animation : Comme pour les 101 Dalmatiens, les personnages sont encore du crayonnés tout en gardant leur fluidité !
Décors : c'est déjà meilleur que les 101 mais n'atteint pas les sommets des anciennes productions. C'est ni beau, ni moche.
Musique : A part le thème des chansons et du petit "Alleluia" lorsque l'épée est retirée, on ne retiens pas grand chose sauf lors du duel où la musique change selon l'animal ! Un bon point pour la formule magique" Higitus Figitus" qui égalise avec le "Bobidi" de la Marraine où on voit un magnifique travail sur le rétrécissement des meubles et objets !
Scénario : alors oui, ça pêche lors du scénario car il est incomplet ! A la fin, Arthur n'est pas prêt à être roi car il n'a su rien réussir sans aide et on conclut par une simple phrase rassurante. En fait, l'humour via les anachronismes a prit trop de place pour que l'histoire puissent se finir correctement. Il y a eu tellement de modifications face à l'original que ça stoppe l'évolution des personnages.
Emotion : De bon fou rire qu'apporte le duo de sorcier mais pour une légende Arthurienne, c'est pas tip top même si ça me dérange pas.
Avis Personnel : Faut pas s'attendre à voir des grandes scènes de batailles ou autre. C'est juste un film classique gentillet.
Conclusion : Malgré un héros un peu mal écrit, nous avons droit à de belle leçon de vie avec le plus gateux des professeurs !
On ne peut pas dire que Merlin l’enchanteur enchante la relecture effectuée par Disney de la légende arthurienne. Ici tout est plutôt convenu, le rythme s’avère mollasson et l’animation basique ; le faible budget du film se ressent à chaque plan et nuit grandement au souffle épique que l’on était en droit d’attendre d’une telle œuvre. 3 millions de dollars pour animer la matière de Bretagne, c’est bien peu ; d’autant que la magie exige des tours et des transformations forcément plus coûteux. À titre d’exemple, La Belle au bois dormant nécessita un budget de 6 millions de dollars. Mais au-delà des contraintes financières, le film pèche par sa trop faible créativité : quelques plans créent une vie forestière malsaine et réussie, certes, Archimède campe un personnage haut en couleur et très drôle ; manque pourtant une patte graphique et musicale qui aurait conféré au métrage une identité. En se revendiquant récit d’apprentissage, Merlin l’enchanteur ne délivre à son jeune élève (et donc à son spectateur) que des poncifs sur la vie et le danger. Le professeur, sorte de vieux mage un peu gâteux, se plaît à cultiver l’anachronisme, choix qui a pour conséquences d’amuser la galerie – encore que – mais de ne pas construire un apprentissage à proprement parler. Le Moyen Âge est absent, réduit à son seul pittoresque final avec chevaliers, épées et tournoi, qui ne représente qu’à peine cinq minutes. Dès lors, le parcours intérieur d’Arthur s’avère trop ludique et approximatif pour réellement convaincre, et sonne davantage comme le prétexte scénaristique à un enchaînement de sketchs. Le film se clôt sur une formule anachronique de Merlin qui donne à réfléchir : « Le cinéma, c’est comme la télévision, mais sans incident technique ». Ironie de la part des auteurs ? Car si l’incident technique n’arrive jamais ici, l’incident créatif, lui, semble bien là.
très drôle et très original mais les vieux films d'animation c'est pas trop ma came néanmoins celui ci sort relativement du lot donc assez bien. Je le déconseille aux moins de 3 ans. 3/5
On n'en fait plus des dessins animés comme ça!!!A la fois amusant et pédagogique, ce disney est tout à fait distrayant! De nos c'est souvent humour, humour, humour. Et rien de plus. Quand je vois les films d'animations récents, je me dis qu'ils sont très bien, très amusants, délirants, mais qu'ils n'apportent pas grand chose. Ce vieux disney nous permet de retenir pas mal de leçons. Même la bataille finale est intéréssante. Merlin se change toujours en animaux plus petits que madame, mais finit quand même par triompher. Ce n'est pas parce qu'on petit, qu'on va forçément perdre contre un plus grand (l'intelligence nous donne la vraie puissance). J'ai l'impression qu'on l'a un petit peu oublié de nos jours, et je trouve franchement qu'il ne le mérite absolument pas. J'estime que c'est la genre de dessin animé que l'on ne devrait vraiment pas manquer de montrer un jour à ses enfants. Voilà ce que j'appelle un dessin animé moraliste. Il n'a rien de cruel, et les leçons sont toujours bonnes à retenir. Et, contrairement à Pinocchio ( qui est censé être une morale, mais qui, pour moi n'en est pas vraiment une àa cause de sa cruauté) ce disney est saint. J'aime énormément de disney, mais certains me paraissent un peu plus malsain que d'autres. Quand je l'ai revu l'année dernière, je n'ai pas remarqué de dialogues un peu choquants, que l'on remarque plus quand on est grand. D'habitude, dans les vieux disney on en remarque quelques uns. Quand j'étais petite, je n'avais jamais trop remarqué que Merlin avait voyagé dans le temps. Ca m'a plus frappée l'année dernière. Les anachronismes sont très amusants ( j'adore quand Merlin part à Saint Tropez). Après, ce n'est pas mon disney préféré, mais je crois que je le placerai volontiers en onze, ou douzième position. Conclusion: C'est vraiment un très bon disney à montrer aux enfants. C'est mon huitième disney préféré.
Un grand classique disney qui n'invente rien et sait rester modeste, mais dans lequel la magie de Disney est au rendez-vous avec toujours cette poésie et ce charme que nous procure l'animation, l'humour et les chansons des films d'animation de notre enfance. Un film d'animation qui sait être très drôle ( spoiler: La scène que j'adore c'est lorsque Arthur appelle Merlin et que Merlin revient de ses vacances de Saint-Tropez en tenue de vacances, ça me fait rire à chaque fois. ), très riche et instructif pour les enfants, mais qui peut aussi être lourd et répétitif De plus quelques incohérences dans l'histoire (il faut le faire parce que l'histoire tient en deux lignes). Le héros est certes très plat spoiler: (et dégage un impression de déjà vu ! normal, le skin de Taram, la voix de Mowgli !) et son (frère) aussi, mais Merlin est si tendre et attachant, la scène des écureuils ou du duel de sorcier ne manque jamais de réveiller en nous la nostalgie des dessins animés disney. Pas un des meilleurs disney mais un classique frais, un trésor d'animation qui ne vieillit pas. Alors tous avec moi : Higitus Figitus ! Et pitié, que Disney recommence à nous pondre des films d'animation comme celui-là plutôt que tous ces remakes inutiles et foireux !
Merlin l'enchanteur ne me convient pas que ce soit sur le fond ou sur la forme. En effet, avec une trame narrative quasi-inexistante, des gags poussifs et un propos sans véritable consonance, l'oeuvre de 1963 s'étiole dans une médiocrité assez rare dans les productions Disney de l'époque. Ceci se répercute directement sur l'ensemble des personnages, peu nombreux, sans grande originalité et sans aucun marqueur. Merlin a beau être sympathique notamment avec son fidèle compagnon, Arthur n'est pas un personnage suffisament empathique pour nous prêter une réelle attention. Reste alors le crayonné, déjà vu et qui ne parvient pas à faire ressortir toute la magie du MA, époque des contes et des mythes en pleine Europe occidentale qui tente de faire le passage entre Antiquité et Temps modernes... Bof !
"Merlin l'enchanteur" reprend la légende du roi Arthur et des Chevaliers de la Table Ronde de façon peu palpitante. Pas le film le plus emblématique de Disney.
Dans le classement de les WD préférés celui-ci est un peu en-dessous, mais il reste magique et surprenant. Le meilleur moment est évidemment la scene de la transformation avec la sorcière qui est formidable.
Le conte initiatique plein d’humour et de magie d’un jeune écuyer Arthur qui, guidé par un druide facétieux, deviendra Roi d’Angleterre. Long live the King ! 3,75