Les fans d'automobiles, s'ils ne sont pas trop regardant, si retrouveront surement à un moment ou à un autre. Pour les fans de la bande dessinée, malheureusement, le film est une catastrophe qui quitte brusquement la route pour venir s'encastrer dans le mur de sécurité au premier virage.
Adaptation ciné de la BD culte des années 60, Michel Vaillant bénéficie d’un budget confortable pour nous offrir de superbes moments de course automobile, les images sont belles, les cascades impressionnent et la réalisation dans l’ensemble est à la hauteur. Côté acting c’est moins évident, hormis Sagamore Stevenin et son regard de braise, ça ne joue pas spécialement bien, les dialogues sont faibles et l’histoire assez anecdotique. Le problème avec tout ça c’est que malgré les qualités formelles indéniables du métrage, on trouve parfois le temps long puisque l’émotion ne filtre absolument pas. Malgré tout on peut se contenter des scènes de poursuite et de celles en course, toutes très maîtrisées et particulièrement plaisantes pour les yeux. Ça reste dans l’ensemble une sympathique adaptation.
Impossible de nier la gracilité des ressorts psychologiques, les incohérences du scénario, les absurdités automobiles ou les erreurs de montage (Wikipedia s'amuse à les recenser!). Demandons-nous cependant ce que l'on peut attendre d'une adaptation de Michel Vaillant. D'abord, le respect du matériau originel - ce dont je ne puis juger même si je me doute que des aventures rocambolesques parsèment les vignettes... Et surtout des scènes de courses réussies, esthétiques, vrombissantes; or tout le budget semble être passé dans ces séquences plaisantes à regarder quoi que pouvant friser le ridicule. Si on pardonne à d'autres productions du genre, il faut prendre ce divertissement pour ce qu'il est, rien de plus.
Des vues impressionnantes de rallyes ou des 24 heures du Mans. Voilà tout l'intérêt de Michel Vaillant. Ne connaissant pas la BD, je ne saurais apprécier la conformité avec l'esprit original. En revanche j'ai bien remarqué que le scénario est moyen. Certaines scènes s'enchainent sans explication. Les motivations des méchants sont obscures. La mixité dans un milieu clairement masculin interroge. Le mélange des genres qui transforme les 24 heures du Mans en course de stock-car frise la sortie de route. Les pratiques entre équipes sportives sont dignes de la mafia. L'histoire d'amour ne tient pas debout. Bref, autant se concentrer uniquement sur les vues des voitures à vive allure. Et encore, les fans de course automobile pourront rester sur leur faim.
Le personnage de bande-dessinée créé par Jean Graton méritait mieux que cette adaptation lambda souffrant d’un scénario aussi laconique que manichéen mais aussi d’une réalisation éreintante avec son montage haché et ses séquences de course filmées de façon catastrophique. Le casting insipide notamment Sagamore Stevenin lisse comme pas possible bien loin du charisme qu’impose le personnage de Michel Vaillant n’aide en rien ce long-métrage produit par Luc Besson ce qui explique sa piètre qualité.
J'ai revisionné ce film récemment et, franchement, ça se laisse regarder. Visuellement, on sent que c'est une grosse production. La réalisation de Louis-Pascal Couvelaire est nerveuse, avec des plans de caméras embarquées qui nous plongent vraiment au cœur de la course. Les séquences sur le circuit des 24 Heures du Mans sont impressionnantes et on sent que le budget était là pour rendre hommage à l'esthétique de la BD originale. Les voitures sont magnifiques et le son des moteurs, c'est quand même quelque chose. Côté scénario, c’est là que ça pêche un peu. L’intrigue autour du duel entre les Vaillant et les Leader reste assez classique, voire un peu prévisible par moments. Le jeu d'acteur est correct, Sagamore Stévenin campe un Michel Vaillant crédible, même si le personnage manque parfois d'un peu de profondeur émotionnelle. C'est plus un film d'ambiance et d'action qu'un drame psychologique complexe. Au final, c’est un bon divertissement qui respecte l'univers de Jean Graton sans pour autant révolutionner le genre du film de sport automobile. C’est un film plutôt bon, idéal pour une soirée canapé si on aime les belles mécaniques.
Ouche... ce film est une plaie !! L'autre jour nous avons parlé BD avec mon grand et son amoureuse et il y avait déjà eu débat sur Michel Vaillant... lui aimait ça et pas moi alors nous avons eu le goût de regarder le film pour voir... et ça a été vite vu !! Et oui car le film est nase au possible... bon déjà ce sont les années ingrates du cinéma ça aide pas (les fameuses années Jimmmy -_-) et franchement on s'est ennuyé tant c'est cliché et désagréable... par contre ce qui est plus fâcheux c'est que toute la famille était réunie et ça c'est plus la repère déjà... on a eu une bien mauvaise idée là ! C'est raté pour Michael Vaillant maheureusement !
Je connais mal la bande-dessinée d'origine, j'ignore donc si ce héros de notre enfance est trahis ou non par son adaptation au cinéma. Ce dont je me rends très bien compte, en revanche, c'est du dramatique manque de profondeur du scénario... qui se révèle vite totalement invraisemblable, voire parfois proche du ridicule. Certaines scènes, dont la vocation publicitaire n'est même pas dissimulée, parachèvent le massacre et font définitivement de ce film un pur produit de consommation courante, dénué du moindre sens artistique. C'est d'ailleurs bien dommage car les voitures (tant les « Vaillantes » que les « Leaders ») sont diablement esthétiques. On se prend même à rêver ce que l'affrontement entre ces deux « écuries » aurait pu donner... si les scènes de courses avaient été traitées avec plus de réalisme et les coups de théâtre avec moins de facilité. Sans doute que le film en aurait été totalement changé... d'autant que Sagamore Stevenin et Diane Kruger ne sont pas mal du tout en pilotes automobiles.
Deux étoiles pour l'histoire qui ne retiendra l'attention que des amateurs de sports mécanniques, 5 étoiles pour la réalisation particulièrement soignée. Les acteurs sont froids mais ils font le charme du film. Aout 2011
Luc Besson aurait également dû réaliser avec les directeurs de la photographie Carlo Varini (Subway, Le Grand Bleu) ou Thierry Arbogast (Nikita)
Comme à son habitude, le cinéaste français le plus éclectique et prolifique de la fin du siècle dernier et du début de ce siècle chercher à diversifier et élargir le paysage visuel français.
Mr. Besson met ici à profit ses talents de scénariste-producteur en adaptant la série de bandes dessinées éponyme créée en 1957 par le dessinateur Jean Graton, mais, spoiler: malheureusement, il n'en assure pas la réalisation .
Ainsi, spoiler: bien que Louis-Pascal Couvelaire soit un cadreur de talent, la photographie bâclée de Michel Abramowicz nuit en partie au film. Si seulement les artistes de « Subway » (1985), « Le Grand Bleu » (1988) ou « Nikita » (1990) avaient pu y apporter la touche si caractéristique de l'univers cinématographique Bessonien !
La musique de Tim Abbott spoiler: rythme avec énergie les scènes d'action automobile et se fait plus légère entre elles, avec des chansons du groupe Archive qui complètent judicieusement la bande originale . On se demande toutefois spoiler: quelle grandeur mythique Éric Serra, compositeur emblématique de la filmographie de Luc Besson et Césarisé pour « Le Grand Bleu », aurait pu apporter aux exploits de Michel Vaillant .
L'ensemble de la distribution, menée par Sagamore Stévenin, Peter Youngblood Hills et Diane Kruger, livre des prestations spoiler: convenables, avant d'exceller dans le dernier acte .
Un troisième acte dont spoiler: l'intensité fait de cette œuvre un film véritablement appréciable jusqu'à la ligne d'arrivée, au podium et au générique de fin .
Adapté de la BD du même nom, on peut dire que le résultat final en met plein la vue c'est bien filmé, les moteurs vrombissent les courses sont haletantes et réglées comme des horloges, la BO est très bien mais le tout manque vraiment d'épaisseur. Et que dire de la fin de la course qui est tout juste crédible. En bref c'est vraiment dommage de bacler un si beau travail visuel par un scénario fin comme du papier à cigarette et un casting par franchement à la hauteur
Une belle merde à tous les niveaux, de l'écriture du gros Luc simplement lamentable jusqu'à l'esthétique du bouzin qui ferai passer "Driven" pour une tuerie. Bon déjà les personnages n'existent jamais, se sont de gros clichés sur patte. Je reproche pas au film son manichéisme extrême, non, juste de n'avoir rien fait pour nous rendre les personnages un minium attachant, pour qu'on y croit un peu, c'est aussi un peu de la faute des acteurs sortis des fonds de poubelle. C'est un véritable calvaire de regarder ce film jusqu'au bout tellement on s'attache à rien, les enjeux n'ont jamais de poids et sont réglés de manière expéditives pour pas dire ridicules, le climax final est à mourir de rire tellement c'est mort. Un film mou, peu de scènes d'action, beaucoup de vide, une histoire à laquelle on n'accroche jamais, des personnages soit trop passifs soit trop grossier dans leur écriture, un film interdit aux plus de 8 ans. Luc Besson torche ici son plus mauvais scénario et il aura du mal à faire pire.
On semble poursuivi par la malédiction des adaptations bd au cinéma avec ce Michel Vaillant, bd culte de Graton, autour de la course automobile et l'aventure des célèbres voitures Vaillant, du clan Vaillant, du pilote culte Michel Vaillant lui même et de sa bande de joyeux compères. Même sans faire référence à la bd, on a là un film bien insipide, globalement mal joué, à l'histoire sans surprise et surtout avec un manque de charisme certain des principaux héros. Seule Diane Kruger, toujours impeccable, tient son rang, dans un rôle cependant secondaire et on retiendra quelques bonnes scènes de course automobile en immersion. Pour le reste.....
Trop caricatural et ampoulé pour être crédible, cette adaptation ne convainc pas malgré sa réalisation ultra-stylisée. Michel Vaillant version ciné propose des courses et des complots indigestes qui tombent invariablement a plat faute d'émotions.