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lhdlynch
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4,0
Publiée le 7 avril 2010
Un œuvre poétique, un voyage initiatique aux travers des routes américaines que nous offre Brown Bunny, réalisé par l’acteur Vincent Gallo qui ici, s’essaie avec réussite à la réalisation de ce film indépendant quasi inconnu. L’histoire d’un homme torturé par la séparation de celle qu’il a toujours aimé et qu’il aimera éternellement, parcourant son chemin avec une hargne démesurée, tantôt en voiture, tantôt en s’offrant des parcours en moto. Ces scènes font d’ailleurs parties des plus beaux plans filmés, offrant une magnifique vision des paysages américains à l’ambiance très douce et poétique. On relèvera évidemment les excellentes interprétations de Vincent Gallo lui-même et de sa partenaire de jeu, celle qui n’a jamais hésité (à raison) de se mettre en danger au Cinéma : la charmante Cloë Sevigny. Evidemment, la maigre notoriété du film s’explique surtout par la scène de fellation réellement filmée et pratiquée par les deux comédiens, qui a provoqué moult scandales à la sortie du film. Un « scandale » intelligent du fait que la beauté esthétique et scénaristique du film évite tout classement psychologique direct de cette scène dans le rayon « porno » mais bien comme une scène sexuelle naturelle (et belle, de surcroît), s’intégrant parfaitement à l’ensemble du film. On saluera enfin ce twist final excellent et ingénieux qui place Brown Bunny comme une très belle œuvre indépendante aussi réussie dans le fond que dans la forme.
Je me suis enfin décidé à voir Brown Bunny et une chose est sûre : même si le film est très difficile d'accès, il ne laisse pas indifférent. Personnellement, je l'ai plutôt aimé mais je préfère voir d'autres films de Vincent Gallo avant de juger son cinéma (en particulier, Buffalo 66 est dans ma ligne de mire). Le film est difficile d'accès oui, et clairement pas destiné à tout type de spectateur. J'imagine que beaucoup de personnes ont décroché avant la fin, et j'ai même failli faire partie de ces gens. Le film est assez lent, voire très lent, sous forme de road movie à la Gerry (la scène d'intro pourra d'ailleurs faire penser à celle de Somewhere de Sofia Coppola, bien que j'ai préféré cette dernière). Certains passages sont interminables (les scènes en voiture, notamment), mais lorsque je suis rentré parfaitement dans l'histoire j'ai été comme hypnotisé par les images, mettant mon cerveau au repos et attendant de voir ce qu'il se passerait. Ces scènes assez longues et parfois difficiles à interpréter (on se demande vraiment où le réalisateur veut en venir) ne sont donc pas pour autant mauvaises. Elles sont juste déroutantes. Et heureusement, le film est parsemé d'autres petites scènes très touchantes et étonnamment frissonnantes, qui font que j'ai parfois vraiment pris mon pied. Vincent Gallo est à la fois derrière et devant la caméra, et en tant qu'acteur il faut dire qu'il assure. Son personnage ne parle presque jamais, mais on ressent toute sa détresse et son malheur bien qu'on ne sache pas exactement d'où ils proviennent. En fait, je dirai que le film comporte deux types de scènes. Les scènes de voyage, où le personnage roule et parcourt le pays, et les scènes de rencontre. Comme je l'ai dit, j'ai trouvé les scènes de route un peu trop longues par moments. Par contre, les scènes de rencontres sont absolument sublimes. La première m'a vraiment fait beaucoup rire et ressentir de sacrées choses (il débarque dans une station service et demande à une inconnue de partir avec lui en voiture, c'est totalement loufoque et ça fait drôle). La troisième est également sympa avec la prostituée, assez touchante. Mais c'est vraiment la deuxième rencontre qui m'a le plus accroché. C'est pour moi LA scène du film, qui m'a fait ressentir de multiples choses d'un coup. Une scène vraiment originale, pendant laquelle on se demande constamment ce qu'il va se passer, si Bud va aborder la femme assise ici au milieu de nulle part. Et quand il l'aborde et que toute la scène se passe de tout dialogue, que les jeux de regard fusent, je n'ai pas pu m'emêcher de frissonner et de trouver tout ça terriblement émouvant. Ce sont donc des petits passages comme celui-ci qui m'ont permit de tenir jusqu'au bout. Et le final du film, très controversé, est assez difficile à décrire. Le film a fait polémique à cause d'une scène de sexe bien trop explicite et apparemment non simulée (dont je n'étais pas au courant, ce qui a renforcé ma surprise). Personnellement, même si j'ai trouvé ça très gonflé, je n'ai pas du tout aimé la scène. Je pense que le film n'avait vraiment pas besoin de ça et je me demande même ce que ça fout là. Mais, outre ce passage, le final du film est inattendu, affreux et terriblement dramatique, et donc très réussi. On réalise le pourquoi du désespoir de Bud et c'est plutôt puissant. Néanmoins, si je ne devais retenir qu'une scène dans le film, ce serait inévitablement la 2e rencontre de Bud, un moment vraiment magique. Un film intéressant à voir donc, car finalement je ne sais pas exactement ce que j'en ai pensé. Certains passages m'ont excédé au point de vouloir stopper le film, d'autres m'ont subjugué (la petite escapade à moto sur l'étendue de sel est magnifique), et à l'arrivée j'ai plutôt adoré le film grâce à son côté OVNI, mais je ne suis pas sûr d'avoir envie de le revoir un jour. Sentiment mitigé donc, mais qui tend plus vers le positif. J'attends de voir Buffalo 66 qui m'a l'air plus soft.
Narcissique, mégalo,nombriliste, provocateur...Comment réussir un grand film avec autant de défauts ? Tout simplement en donnant une dimension universelle à cette fuite sans fin d'un homme solitaire et évanescent à la recherche d'un amour disparu. Vincent Gallo s'avère un réalisateur talentueux, son long et silencieux voyage est souvent composé d'images splendides, la douleur de cet homme enfermé dans son mutisme transparait lentement de la pellicule même si je trouve la fin et l'explication qui en découle plutot raté.
Film ultra sobre et lent , the brown bunny deuxième réalisation de l'acteur Vincent Gallo est comme son premier(Buffalo 66) centré sur un paumé, qui part dans un trip fantasmatique autour de d'un manque affectif. Gallo glisse une scène plutôt étonnante d'un membre tout frétillant qui risque d'en surprendre plus d'un mais son film est magnifique et poétique. Avis aux amateurs
Un vrai bon film d'un vrai réalisateur ; que les vrais cinéphiles doivent aimer malgré ses qualités parfois à part et une fin poussive, et bien sûr pour un public à priori averti.
Malgré un dénouement final qui donne tout son sens au film, Gallo nous ennuie dans une longue première partie. C'est bien beau le spleen de la vie mais filmer une route pendant vingt ans ou garder un plan 5 minutes pour bien montrer ce sentiment de solitude qui apparaît déjà au bout de deux minutes, ça devrait le lui faire digérer. Dommage que ce côté "intello, moi la lenteur et les situations où on comprend rien ça me parle" soit si présent dans la moitié du film, car le final est plutôt puissant et inoubliable au vue du contenu...
Film très intimiste et audacieux. Vincent Gallo à voulu dépeindre la détresse et le désespoir amoureux. On peut dire que c'est réussi. Cependant certains aimeront mais la plupart resteront sceptique. En effet on ressent beaucoup (trop?) la solitude et l'accablement de Bud. Les scènes sont interminables, les musiques au compte goutte mais en revanche toutes magnifiques. Bref on ressent un sentiment mitigé entre la curiosité et l'irritabilité. Notre héros est en pleine déprime et franchement on en ressort presque comme lui. Si vous cherchez un bon moment de détente et de bonne humeur fuyez! Même si le héros ne parle pratiquement pas, certaines scènes sont réussi surtout celles avec la moto. Le jeu des acteurs est bon, le final assez réussi mais trop prévisible et sans saveur (surtout si vous avez déjà vu sixième sens). La fin est également déconseillée au mineurs car c'est plutôt hot. Au final je suis très déçu car cela aurait pu être un film culte mais l'ennui à pris le dessus, dommage...
Dommage que ce film n'ait pas eu le succès qu'il mérite, la faute peut-être à une scène de sexe trop explicite mais magnifique. Et la fin est une des plus touchantes qui m'ait été donné de voir. Vincent Gallo reniant son film après les critiques assassines de Cannes, j'y crois pas trop. Ce film est un chef-d'oeuvre.
Brown Bunny est un road-movie ultra-narcissique au scénario quasi-inexistant, dont on a surtout parlé pour la prestation buccale de Chloé Sévigny. Certes, mais malgrés ces quelques défauts indéniables, Vincent Gallo est excellent dans le rôle principal. Heureusement d'ailleurs, puisque c'est le seul acteur du film à avoir un vrai rôle... Bref, un film inclassable, brut, avec une très bonne conclusion, et qui méritait un meilleur accueil critique.
Pour tous ceux qui après avoir vu "Elephant" ou "Une histoire vraie" n'ont pas dit: "eh mais c'est nul ce film ! Il se passe rien !", Pour tous ceux qui aiment la musique folk, Pour tous ceux qui peuvent passer de longs voyages en voiture à regarder par la fenêtre sans dire un mot, et sans trouver le temps long, Pour tous ceux qui sont touchés par Vincent Gallo, Pour tous ceux qui aiment le cinoche expérimental, Pour tous ceux qui aiment les belles filles et les belles motos, Pour tous ceux qui dans les films savent apprécier les silences, la beauté, la lenteur, et que le côté intellectuel dépasse un peu "Kill Bill", Pour tous ceux-là un conseil: allez le voir. Les autres... prévoyez un plan de rechange!
Second long-métrage pour le réalisateur/acteur & chanteur Vincent Gallo, après Buffalo'66 (1999), il réalise un road-movie dramatique linéaire et contemplatif, une oeuvre nombriliste centré uniquement sur lui-même (en plus d'incarner le personnage central, il a aussi été le producteur, réalisateur, scénariste, dialoguiste, directeur de la photographie, monteur, maquilleur & costumier du film), on comprend donc difficilement où ont bien pu passer les 10 millions de dollars de budget du film, sachant qu'il ne se passe strictement rien, des plans mal cadrés (sans doute volontaire ?), peu de dialogue (voir pas du tout), des séquences répétitives, où a voulu en venir Vincent Gallo (surtout avec la séquence tant décriée avec Chloë Sevigny). De quoi sombrer dans un profond sommeil.
Il ne serait pas exagéré de dire que "The Brown Bunny" est un vrai film d'auteur. Dans "The Brown Bunny", Vincent Gallo est réalisateur, scénariste, producteur, acteur, chep-operateur et cadreur. C'est très impressionnant. Et pour rendre son film encore plus auteurisant, Gallo nous propose une mise en scène à base d'image granuleuse, d'une quasi-absence de dialogues, de plans fixes et de looooongs plans séquences sur les autoroutes américaines filmé à travers un pare-brise dégoutant. Autrement-dit, il n'a rien fait pour rendre son film un tant soit peu accessible.
Je ne vais pas tourner autour du pot, "The Brown Bunny" est un film mou. Je ressort de cette heure et demie, comme si je venais de rouler 1h30 sur l'autoroute en compagnie d'un Vincent Gallo qui fait la tête. "The Brown bunny" semble être un film fait à l'arrache, comme en témoigne d'ailleurs les 3 pauvres noms qui constitue l'équipe technique au générique de fin. On a l'impression que Vincent Gallo a pris sa voiture, une caméra un peu pourrave et qu'il est allé filmer des trucs au hasard sur des aires d'autoroutes. Avoir une équipe réduite et peu de moyen n'est pas un défaut en soi, mais encore faut-il avoir une idée forte pour porter le film. Ce n'est malheureusement pas le cas ici.
Exercice critique avec 15 fois le nom Vincent Gallo. Après un premier film reconnu comme une oeuvre majeure par tous les amateurs de cinéma indépendant (dont je suis), nous découvrons aujourd'hui le nouvel opus de Vincent Gallo. Acteur à l'égo surdimensionné, Vincent Gallo filme Vincent Gallo sur sa moto (5 bonnes minutes), puis Vincent Gallo prend la route avec sa camionnette. Vincent Gallo va au restaurant. Vincent Gallo est à l'hotel. Vincent Gallo prend sa douche. Vincent Gallo pleure de temps en temps. Vincent Gallo filme le paysage pendant près d'une heure de film. Au bout du compte, Vincent Gallo se fera tailler une pipe (en gros plan s'il vous plait) par une actrice "normale". Au bout du compte, Vincent Gallo se sera bien foutu du spectateur, même si le dernier quart d'heure nous rappelle un peu plus l'atmosphère de Buffalo 66. 1 h 15 de Vincent Gallo filmant Vincent Gallo, c'est un peu limite comme postulat. Vain sans Gallo....et même avec !
LE NOMBRIL DU MONDE. Provocateur, mégalomane, Vincent Gallo a frappé fort pour son 2° film. Génie ou non, rusé ou pas, Gallo a divisé la Croissette. Pour moi, c'est non!
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3,5
Publiée le 10 octobre 2024
La force de cette seconde rèalisation de Vincent Gallo tient, entre autres, à de fulgurantes rencontres fèminines sous un angle tout à fait original avec plusieurs scènes volèes! Oublions la stupiditè du scandale cannois et gardons en mèmoire cette oeuvre contemplative sur l'errance et la perte, à contre courant des road-movies habituels avec happy end! Non seulement "The Brown Bunny" (2003) ne s'enlise jamais dans un ennui profond mais en plus le pèriple de Bud fascine progressivement notre intèrêt, tandis que l'on s'en prend à regretter les mauvaises critiques de presse qui n'ont vu à l'èpoque que prètention et narcissisme! Gallo est bouleversant du premier au dernier plan, èpurant de manière radical ses dialogues au point de les rèduire presque au nèant! Son long est ègalement servi par des actrices (professionnelles ou non) en ètat de grâce et par une B.O en parfaite osmose avec ce voyage unique à travers l'Amèrique! Quel dommage que ce film d'ècorchè vif soit sorti mutilè avec une bonne demie-heure en moins...