Ce n'est pas parce que le film date de 1932 qu'on peut tolérer autant de ratés: Tarzan pousse son cri avec la tête sous l'eau, ou Tarzan qui saigne de la tête après s'être fait mordre au bras par un lion,... Et l'action n'arrange rien car regarder Tarzan faire du trapèze dans la jungle ou le regarder affronter une sorte de bigfoot, ça fait rire un moment, mais au final, ce film déçoit énormément.
Ici on a le plaisir de retrouver du vieux cinéma, de l'aventure bien réalisée. Le seul hic c'est le jeu des acteurs assez moyen. L'équipe technique a fait du meilleur travail mais le résultat est tout à fait plaisant et distrayant.
Un grand souvenir de cinéma d’aventure de mon enfance lorsque l’on n’avait pas école le mercredi matin et que l’on regardait un film de « La dernière séance » le mardi soir. 35 à 40 ans après, je remets le couvert en me disant qu’un gamin de 10 ans d’aujourd’hui va s’ennuyer ferme devant ce film. Et bien, ni lui ni moi n’avons failli. Les trucages sont nombreux et techniquement pas toujours bien réussi au regard de ce qui se fait aujourd’hui mais de bonne facture pour l’époque ; et puis un œil neuf d’enfant n’y voit que du feu. C’est le rythme qui est captivant, et il pose déjà les bases des éléments du grand film d’aventure. Des animaux sur de nombreux plans, des combats féroces, un homme singe virevoltant d’arbres en arbres ; c’est du grand spectacle. « King Kong » l’année suivante ; avec Tarzan, ils feront les beaux jours du cinéma commercial mondial longtemps et donc repris de maintes fois ; cependant ces deux opus des 30’s ne seront que rarement dépassés. Dans les vieux pots, on y fait de la bonne soupe. Dans ce Tarzan, le traitement scénaristique de l’indigène pourrait être choquant ; mais il incarne bien surtout le peu de considération de l’homme blanc pour ces troupes de sauvages à moitié à poil. La séquence en surimpression où les colons observent les tribus locales et leurs tenues est assez cocasse. W.S. Van Dyke exploite là bons nombres d’images documentaires qui à l’époque ont dû fascinées les spectateurs. Tout un monde s’ouvrait à eux. Après faire de l’ethnologie, ce n’est pas le thème du film ; montrer des indigènes et des animaux sauvages, c’est la vraie vocation de ce film. Au-delà de çà ; chronologiquement, le code Hays n’a pas encore férocité le cinéma américain. Le couple Johnny Weissmuller et Maureen O’Sullivan est magnifique et se permet même de fricoter gentiment devant la caméra (la scène de la rivière). Ces évocations d’une sexualité heureuse entre une femme et un sauvage étaient osées ; la sexualité à l’image disparaitra même carrément du cinéma américain durant de longues décennies par la suite. Fasciné par cette grande aventure peuplée d’animaux sauvage, mon fils ira même se coucher en reproduisant le cri de Tarzan ; comme quoi, les bonnes histoires n’ont pas d’âge. Mon blog: tout-un-cinema.blogspot.fr
C'est kitch, obsolète, et d'une naïveté profonde, mais il est tout de même difficile ne pas succomber au charme désuet de ce film, qui a bâti la légende de Tarzan. Maureen O'hara et Johnny Weissmuller forment un couple improbable, mais attachant, et on suit avec intérêt les tribulations du monde animal dans une jungle à la fois réelle, et de pacotille. La scène finale de l'attaque du village, reste bluffante, et quand apparaît "The End", on revient doucement sur terre, contraint de revenir à la réalité, loin, très loin, de ces captivantes péripéties, parfois interrompues par le cri le plus célèbre d'Hollywood….
Enième adaptation des aventures de « L'Homme Singe » (on en compte plus d'une quinzaine, toutes plus atypiques les unes que les autres). Cependant, Tarzan, L'Homme singe (1932) n'est pas la réussite auquel on aurait pu s'attendre. Faible budget et décors en carton pâte, tournages en intérieur ou en transparence viennent gâcher notre plaisir. Une réalisation mollassonne et des longueurs qui prennent des proportions alarmantes (la séquence de l'attaque des éléphants notamment). Ajoutez à cela quelques petites erreurs flagrantes à l'image (comme ce Tarzan qui se balance d'arbres en arbres accroché à un trapèze au lieu d'une liane !). Bref, on espérait mieux de la part de cette nouvelle adaptation.
Le temps fait son office de bien des façons: il y a les films qui vieillissent sans problème, et d'autres qui accusent quand même le coup. Ce Tarzan fait partie de la deuxième catégorie, s'avérant plus intéressant par la mythologie qu'il installe et son côté iconique, que par ses qualités techniques ou son scénario plutôt léger. Le spectacle demeure toutefois assez divertissant (faisons abstraction des techniques rudimentaires pour donner l'illusion d'acteurs évoluant au milieu de l'Afrique) et il y a assez de bonnes idées de mise en scène pour tenir la route. Vu toutefois avec le doublage des années 70, qui donne une impression de décalage plutôt incongrue.
Certaines scènes peuvent prêter à sourire mais d'autres sont assez impressionnantes, notamment celle qui voit Tarzan se battre contre un félin. À noter que dans ce film seuls les Noirs se font tuer ce qui montre comment étaient vus les africains à l'epoque.
Il est clair que ce "Tarzan" accuse le poids des années avec ses transparences grossières, un costume de singe géant, ou Johnny Weissmuller circulant dans la jungle avec des trapèzes. Pourtant, le côté kitsch et ultra naïf convient bien à ce film d'aventure qui contient plusieurs morceaux réussis (les attaques d'animaux sauvages notamment) et des personnages pas trop caricaturaux. A noter que l'on retrouve de forts relents colonialistes, désagréables mais rendant compte de manière tristement réalistes des relations entre les occidentaux et les locaux africains à l'époque. Pour les curieux.
Bonjour, Le premier Tarzan de Johnny Weissmuller marque la naissance d’un mythe car le champion olympique (5 or) invaincu en compétition reste à ce jour le Tarzan le plus connu de par le monde. Ce premier film d’une série de 12 est rempli de défauts de l époque. Il faut rappeler que nous sommes en 1932 et que le cinéma parlant vient de naître. « Tarzan l'homme singe » est un souvenir d'enfance cher à mon cœur. Ce film d'aventure, je l'ai découvert, avec mes yeux d'enfant, il y a 50 ans à la télévision. A l'époque, on découvrait l Afrique, les animaux, les paysages avec Tarzan a chacune de ses nombreuses diffusions. Je n'avais pas revu ce chef-d’œuvre depuis cette jeune époque et le redécouvrir a été une vraie joie et un grand et beau moment de cinéma Johnny Weissmuller et la belle Maureen O'Sullivan, les premiers interprètes, sont à l'origine du mythe, mais la réussite du film tient surtout de la mise en scène hors norme d'un Van Dyke visiblement inspiré par cette histoire De plus, les décors représentent assez bien la jungle africaine et les animaux sont assez bien mis en scène. Bref un film pas mal pour son époque, qui se laisse regarder mais qui dû à son âge pêche un peu dans le kitsch.
Voici un film de légende, datant des premières années du Cinéma parlant, qu'on regarde avec une affection et un émerveillement tout cinéphiliques mais également une pointe de lassitude et de consternation. Il est en effet impératif de le resituer dans son époque pour tolérer un côté affreusement raciste (dans la première partie on nous expose littéralement une galerie de sauvages avec tels des noms scientifiques ceux des tribus, leurs comportements et habillements étant présentés sous un jour folklorique). L'esprit colonialiste pèse lourdement sur les situations (les boys avancent à coups de fouet et on fait bien peu de cas de ceux qui périssent dramatiquement lors de l'expédition). Le personnage de Jane Parker sert à rétablir l'équilibre, elle qui est finalement la seule à clamer son Amour de l'Afrique et qui reconnaîtra l'humanité de Tarzan. Il n'empêche que le scénario cautionne tristement la profanation d'un lieu sacré et le pillage du cimetière des éléphants. "Tarzan the Ape Man" est malgré tout important dans l'histoire du Cinéma d'aventures. Il offrait alors un dépaysement certain et quelques séquences d'action spectaculaires (combats entre Tarzan et des animaux notamment). On rira par contre doucement de tous les grands singes présents dans le film, les costumes ne sont pas trop ridicules mais ça demeure toujours flagrant qu'il s'agit d'hommes déguisés. Champion olympique de natation en 1924 puis en 1928, Johnny Weissmuller incarne le parfait Tarzan (le réalisateur Woody S. van Dyke n'oublie pas de lui offrir des scènes de nage plutôt bien intégrées au récit). Maureen O'Sullivan resplendit. Les rapports entre Jane et Tarzan prouvent en tout cas que des différences de langage et d'origines ne découle pas forcément l'incommunicabilité. En ce sens le film propose une romance osée et réconfortante. Pour faire frémir les puristes, on peut signaler qu'il existe une version colorisée de ce long-métrage, qui plus est doublée en français (je le sais, je l'ai vue !).
"Tarzan l'homme singe" (1932), marque les premiers jalons du mythe que nous connaissons : Johnny Weissmuller, Cheeta et le cri de Tarzan. Grâce à de nombreux plans venant de documentaires divers, l'illusion est presque parfaite, Tarzan se bat avec les bêtes les plus féroces, rencontre la plus belle de toutes les Jane et affronte les peuplades africaines les plus barbares. Torture et érotisme pour notre plus grand plaisir.
Premier film d'une série, il faut reconnaitre que ce "Tarzan l'homme-singe" a tout de même pris quelques rides. Normal, me direz-vous 76 ans plus tard! Cela dit, et malgré song rand âge donc, l'oeuvre n'en reste pas moins de bonne qualité. En effet, l'ensemble a vraiment le charme exotique des films d'aventures de ces années-là, bien mené et bien rythmée. On pourra évidemment rire des transparents pour le moins voyants et s'interroger sur le ton inégalement écolo de l'ensemble, on ne pourra en revanche qu'apprécier des personnages plutôt subtiles et en définitive peu caricaturaux (à l'image du personnage du chasseur, très réussi.) De plus, le film sait se faire une peinture et un documentaire assez riche sur l'Afrique, l'apparition des animaux étant la plupart du temps très réussi. On sera ainsi plus indulgent avec certains aspects du film, notamment la relation entre Tarzan et Jane, rendu ici tout de même quelque peu improbable, Johnny Weissmuller n'étant il est vrai pas non plus un monstre d'expressivité. Mais l'oeuvre reste tout de même assez agréable et vive pour que l'on puisse passer un agréable moment, et même un peu plus que cela. Du bon cinéma d'aventures.
La reconstitution et la tension est certes très réussie pour l'époque, mais le contexte des mentalités pourrait rendre le film pratiquement irregardable. Reste des scène surréalistes (celle de l'attaque d'un village de nains peinturlurés en noirs par un troupeau d'éléphants surtout) donnent au film son charme kitsch.
Un bon film d'aventure qu'il faut remettre à l'époque où il a été tourné (1932) et qui est sans doute plus réaliste sur certains points (les porteurs noirs sont encore considérés quasiment comme des animaux) que ceux qui ont été tournés ensuite. Par contre, les effets spéciaux sont assez amusants et plutôt dépassés (les grands singes, Jane qu'ils se lancent de l'un à l'autre...).