Le Boucher
Note moyenne
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111 critiques spectateurs

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Angela Ki La
Angela Ki La

65 abonnés 586 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 novembre 2013
Un classique de Chabrol, petit classique. Ce n’est pas le meilleur, c’est une virée à la campagne, alors que je préfère le voir en ville. Beaucoup se posent la question de savoir si c’est un thriller ou une étude mœurs, bien que le côté thriller soit un peu mince. La mise en scène est minimaliste et l’histoire maigre à souhait, comme s’il voulait juste mettre sous la lumière des projecteurs deux de ses acteurs fétiches, Jean Yanne et Stéphane Audran. Le film n’est jamais aussi bon que lorsque les deux sont confrontés l’un à l’autre, pour une histoire d’amour qui n’en finit pas de commencer, qu’est-ce qu’ils attendent pour conclure ? Quand l’étau se resserre autour du personnage d’Hélène, et que l’espace se referme sur elle, on pense à Hitchcock évidemment. Mais ça retombe vite, et cet inspecteur qui s’amène, un peu blasé, ne semble même pas concerné par l’histoire, ou les meurtres. Heureusement, le face à face final, si on peut appeler ça un face à face, permet de prendre un peu de hauteur. Petit Chabrol donc, à voir pour les fans du génial acteur misanthrope qu’était jean Yanne
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 3 juin 2013
Un tantinet vieillot mais une réalisation qui nous tient en haleine d'un bout à l'autre du bon Chabrol; un très bon Jean Yann.
Gablivildo62
Gablivildo62

8 abonnés 260 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 décembre 2025
« Le boucher » est un excellent thriller psychologique réalisé par Claude Chabrol en 1970 avec Stéphane Audran (Hélène) et Jean Yanne (Paul dit « Popaul »). Chabrol réalise un thriller à la « Hitchcock », en soulignant les traumatismes des guerres coloniales chez Paul et la rigidité émotionnelle d'Hélène qui refuse tout rapport autre que l'amitié. Les crimes sont perpétrés dans un cadre idyllique et ensoleillé du Périgord contrastant avec l'horreur des meurtres. La musique de Pierre Jansen est sublime, elle crée une ambiance angoissante au film.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 3 juillet 2010
Famille ou amis du réalisateur? gars du périgord, figurants du film? critiques grégaires? ou tout simplement parce que c'est du Chabrol? Excusez moi mais j'essaye de comprendre les 4 et 3 étoiles car si on comprend l'ambition du réalisateur dans ce film il faut bien dire qu'il frise l'indigence à tout les niveaux.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 20 octobre 2011
Jean Yanne joue un role plus ambigu que dans ''Que la bète meure'', mais est toujours au poil. Les images sont aussi magnifique. Par contre parfois il y a des moments ou il ne se passe pas grand chose.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 février 2019
Dans l'ensemble, plutôt une déception. Déjà on sait dès le début qui est le meurtrier par le titre. Il y a peu d'action, pas d'histoire et pas de suspense. Les acteurs jouent bien mais ils n'ont pas une partition particulièrement riche à interpréter. Préférez "que la bête meure", beaucoup plus tendu. Ici c'est presque léger voire insignifiant. La musique et les longs silences sauvent un peu le film.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 juillet 2025
Dans une petite commune du Périgord, une romance se noue, malgré leur différence de classe, entre la directrice de l’école, l’élégante Davile (Stéphane Audran), et le boucher, Paul Thomas dit Popaul (Jean Yanne). Ils partagent des confidences : Hélène lui dit qu’elle tente d’oublier une rupture douloureuse, Popaul qu’il s’est engagé dans l’armée et a combattu en Indochine et en Algérie pour fuir un père violent.
La quiétude du village est troublée par un meurtre crapuleux. Un second cadavre, celui de la jeune femme au mariage de laquelle Hélène et Popaul avaient assisté est découvert par les propres élèves de Hélène à l’occasion d’une sortie scolaire.
En trouvant sur les lieux du crime le briquet qu’elle avait offert à Popaul quelques jours plus tôt, Hélène comprend qu’il est l’auteur de ces crimes.

Compagnon de route de la Nouvelle Vague, Chabrol tournait des films depuis le début des 60ies. Il n’a pas arrêté d’en tourner jusqu’à sa mort en 2010. Son oeuvre (plus de soixante-dix films pour le cinéma et la télévision) dresse un portrait cruel et satirique de la bourgeoisie français sous la Vème République dont Chabrol aimait cyniquement raillé les travers. Chabrol aimait faire craquer le vernis des apparences et des conventions, montrer, dévoiler les turpitudes qu’il peinait à cacher.

Avec "La Cérémonie" (1995), "Le Boucher" est peut-être son film le plus célèbre. Ce n’est pourtant pas le plus représentatif. Ce n’est pas un film grinçant. C’est au contraire un film très doux qui raconte les débuts d’une histoire d’amour en apparence banale.
Mais, avec cette bluette sentimentale, digne d’un roman-photo, Chabrol croise une intrigue policière au suspense vite dissipé.

Le résultat est paradoxal, à la limite de la crédibilité. Le geste final de Popaul est à la fois aberrant et inévitable. On n’oubliera pas de longtemps le plan final tourné au bord de la Dordogne à l’aube blanchissante.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 231 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 décembre 2023
Dans un village ensoleillé du Périgord, des crimes sanglants sont commis par un meurtrier psychopathe. Chabrol laisse peu de place au doute quant à l'identité du tueur. D'emblée, le boucher apparait comme le coupable désigné.
Parallèlement, le réalisateur s'applique à restituer une ambiance villageoise typique et l'anecdotisme d'un fait divers provincial. A cet égard, le flirt qui s'ébauche entre l'institutrice et le boucher, deux personnages emblématiques de la ruralité, témoigne d'une certaine distance par rapport au vif du sujet, où l'on entre tardivement. Chabrol alimente la relation entre Melle Hélène (Stéphane Audran) et Popaul par de forts contrastes; d'une part l'instit blonde, féminine, tournée vers ses élèves donc vers la vie; d'autre part, le boucher, cheveux noirs, voix forte (Jean Yanne forcément), découpant la viande englué dans ses sanglants souvenirs de guerre. Caractère antinomique d'un couple spoiler: que les évènements vont vite séparer
. Pourtant Chabrol flirte lui-même souvent avec l'anodin, et le dénouement, où le metteur en scène lève le voile sur la psychose du meurtrier, manque singulièrement d'une véritable dimension psychologique. Ce suspens étoffé de psychanalyse -sans doute une référence à Hitchcock- n'est pas à la hauteur de l'attente anxieuse que le récit se plaisait à faire durer si longtemps.
Ykarpathakis157

6 192 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 7 juin 2021
Le Boucher est une œuvre d'une charlatanerie si flagrante qu'elle remet en question le sens du mot auteur tel qu'il est appliqué aux réalisateurs Français. L'admiration avec laquelle Chabrol était et continue d'être considéré est telle qu'il pensait apparemment pouvoir tout se permettre. C'est un film si dénué d'intérêt dramatique qu'il serait charitable de le considérer comme une expérience ratée qui a tenté de repousser les limites de la réalisation jusqu'à l'extrême vide. Je pourrais pardonner à Chabrol de l'avoir écrit et produit si son intention était de démontrer l'ennuyeuse prévisibilité de la culture bourgeoise dans un endroit comme le Périgord mais je préférerais passer une heure et demie à faire ma lessive que de le regarder a nouveaux...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 16 juin 2013
Daté de 1969, « Le Boucher » commence par une scène de mariage animée qui a lieu en province où les deux héros Hélène, institutrice, et Popaul, boucher du village, font connaissance. Peu après, ils se revoient souvent et commencent à sympathiser. Dans le même temps, plusieurs jeunes femmes se font assassiner dans les alentours.
Ce film est remarquable car dès le générique du début il distille une angoisse, sourde, souterraine qui ira crescendo jusqu’à un dénouement tragique. CHABROL excelle à décrire la vie et les mœurs dans les provinces françaises spoiler: et ausculte le passé colonial français de biais
. La description qu’il fait de la ruralité française se distingue par une étude minutieuse gage d’authenticité. Mais il est très fort surtout dans la description de ses 2 personnages principaux. Stéphane AUDRAN, partagée entre la sympathie et la peur, crée de l’empathie autour de son personnage en proie au doute. Quant à Jean YANNE, il est bluffant derrière ses airs de blagueurs invétérés. Les scènes où Hélène accueille Popaul chez elle autour de la table sont des modèles de mise en scène. Et c’est autour de ces scènes a priori banales que CHABROL touche au cœur, il dévoile une vision juste, et ô combien terrifiante et en même temps touchante, du milieu qu’il observe. Un grand film.
Alasky

454 abonnés 4 541 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 juin 2016
Film surestimé à mon humble avis. Et film qui a mal vieilli, malgré de bonnes idées de mise en scène. Yanne et Audran sont excellents, et les paysages du Périgord sont superbes, donc ça se regarde tout de même.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 16 juillet 2009
Claude Chabrol signe un film brillant et attachant par bien des égards. Il accorde un soin infini au portrait psychologique des deux personnages (une directrice d'école et un boucher) ainsi qu'au décor d'un petit bourg campagnard maginifiquement photographié. Oui, le boiucher et un film lent! mais on prend du plaisir à suivre dans leur quotidien la vie des deux principaux protagonistes. Les vingt dernières minutes sont superbes et le dénouement surprenant après un suspense hitchcockien révèle l'ambiguité et la sensibilité des personnages interprétés avec talents par Jean Yanne et Stéphane Audran. Enfin une mention particulière pour la musique qui renforce la tonalité angoisante du film. Du grand Chabrol, subtil et envoutant!
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 20 mai 2012
Incontestablement, l'ombre d'Hichcock plane au-dessus d'un des longs métrages les plus célèbres de Claude Chabrol. Eros et Thanatos sont entremêlés, le désir est amoureux et meurtrier à la fois, les relations entre les personnages sont ambiguës, la pulsion animale n'est jamais bien loin... Le couple formé par Jean Yanne et Stéphane Audran est on ne peut plus banal et fascinant à la fois, répétant inlassablement les figures obligées de deux êtres qui apprennent à se connaître alors que l'on attend impatiemment l'élément déclencheur, ce qui va rompre l'existence paisible du petit village de Dordogne au centre des évènements. À ce titre, sans briller par un quelconque génie, Claude Chabrol distille savamment le suspense et parvient à maîtriser son rythme pour le rendre oppressant avec une économie de moyens appréciable. «Le Boucher» brouille les pistes : est-ce un thriller? Une étude de moeurs? Une fable sanglante? Sans doute un peu de tout cela à la fois. Toutefois, les qualités de ce long métrage s'avèrent bien relatives : quoique sous hautes influences (Balzac est même ostensiblement cité), «Le Boucher» dépasse rarement le film de genre ou l'anecdotique (une histoire d'amour assez peu conventionnelle). Il a même subi les outrages du temps, principalement au niveau de la mise en scène (assez plate et convenue, sans compter cet emploi excessif du zoom) ou de la photographie, et parfois de l'interprétation, pas toujours crédible. Sans parler de la vraisemblance du tout, reposant sur un nombre assez conséquent de clichés, bref sur une certaine superficialité. Cependant, si «Le Boucher» ne mérite pas tous les éloges entendus à son sujet, il vaut tout de même le coup d'oeil. [1/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
Gonnard
Gonnard

288 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 24 mai 2009
Du suspense ? Mon pauvre ami, il n'en est rien. Dès la cinquième minute on comprend. Que reste-t-il du coup ? Jean Yann qui et son parler "brut de décoffrage". Le personnage qu'il incarne est assez touchant et intéressant. Parce que l'institutrice est bien trop lisse, en plus elle est blonde. Autre handicap du film, son rythme lentissime. "C'est normal, c'est la campagne" répliqueront certains. Oui mais c'est chiant. On a l'impression que Chabrol a fait du remplissage, malgré cela le film atteint péniblement 1h30.
Mac Murphy
Mac Murphy

9 abonnés 272 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 février 2026
Excellent Chabrol devenu un classique. La satire bien sentie de la petite bourgeoisie provinciale est déjà là
Un film subtil, notamment dans le portrait pas si manichéen qu'il fait du criminel et dans le récit d'une relation très ambiguë avec sa dernière proie.
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