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mickael l.
51 abonnés
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4,0
Publiée le 20 mars 2024
Ce que j'aimais chez Chabrol c'est son naturel, sa vrai France tourné derriere sa camera et son naturel. Et Le boucher reste fidèle. L'histoire d'un tueur en série qui à souffert de la guerre et qui est devenu boucher malgré lui , la haine de son père , la haine des gens qui l'on mis sur le front. Il en est tombé dans la démence. Jusqu'au jour qu'il tombe amoureux éperdument d'une sublime femme, maîtresse d'école qui depuis 10 ans est dans le célibat dû à une déception amoureuse. Le duo Jean Yanne et la sublime Stéphane Audran sont très bon . Dommage que ce soit un peu long par moment .
Le Boucher - l'intrigue comme le film sont ultra simples. C’est appréciable de voir l'ancienne France, les travailleurs, la vie à la campagne. Il y a un peu de psychologie dans ces personnages et c’est ce qui est le plus intéressant. Les craintes de la femmes et l’irrepressible pour lui et donc un amour impossible. 3,4/5
"Le boucher"qui fut un des premiers films de Claude Chabrol,possède déjà les qualités des autres:des acteurs fidèles et excellents ( Jean Yanne et Stephane Audran), des décors soignés, le souci du détail, une trame aux allures a seulement un peu vieilli et la férocité finale est un peu gommée par rapport à d'autres films du même gabarit.
Un des plus grands films de Chabrol, réalisé juste après un autre chef d'oeuvre, Que la Bête meure. Le climat de ce film est angoissant à souhait et le duo d'acteurs est renversant : Stéphane Audran n'a jamais été aussi juste et belle et Jean Yanne est exceptionnel (tout comme dans le Pialat de 1972 qu'il tournera deux ans plus tard avec Marlène Jobert). Un des plus beaux films français.
Hélène, une institutrice instruite, belle, libérée et citadine rencontre, lors d’un mariage Popaul, un boucher rustre et hanté par les guerres coloniales auxquelles il a participé. On est en 1970 et les guerres d’Indochine et d’Algérie sont dans toutes les mémoires. On est dans un film de Chabrol, donc l’action se déroule dans un petit village. Dans le film, Hélène fait allusion devant sa classe à Honoré de Balzac qui a construit son œuvre comme une peinture de la société de son époque. Cette réplique n’est pas innocente chez Chabrol qui, lui, n’a de cesse de disséquer la France rurale de son époque et faire craquer le vernis entourant les bourgeoisies locales. Ici, dès une scène inaugurale de mariage quasi naturaliste donnant le sentiment d’assister à une véritable fête de famille de province des 70’s ; Hélène la parisienne et Popaul le boucher de retour des colonies ne semblent pas à leurs places. Deux solitudes s’associant autour d’un dénominateur commun ne pouvant aboutir que sur une fin malsaine. Elle, Hélène, flattée par l’admiration qu’elle suscite, est aveuglée et joue l’apprenti sorcière avec un homme pas fait pour elle. Lui, Popaul, obsédé par cette femme inaccessible ne peut retenir ses pulsions et ne sait comment afficher son attrait pour elle; offrir un gigot d'agneau comme on offre un bouquet de fleurs est le plus éloquent. Autour de l’installation d’un climat angoissant, les éléments narratifs sont bien pauvres pour tenir en haleine tout au long du film. On connait le meurtrier, on connait très vite l’objet qui va le compromettre. Le script aussi affiche quelques faiblesses ; par exemple, comment une institutrice peut aller faire pique-niquer avec ses élèves au bord d’une falaise. Le final digne d’Alien où la victime se réfugie dans un lieu clos pour se protéger d’un danger extérieur et se rendre compte que le danger est enfermé avec soit est digne d’un thriller avant l’heure. Audran et Yanne jouent parfaitement la partition de l’amour impossible. Au final, un bon petit polar bien ficelé. tout-un-cinema.blogspot.com
En 1970, Claude Chabrol livre un thriller psychologique très prenant. Alors qu’un tueur en série assassine des femmes dans un petit village du Périgord, deux célibataires se rencontrent. Le réalisateur se désintéresse totalement de l’enquête policière pour se consacrer à cette relation ambigüe dont le spectateur comprend très vite le caractère malsain. Grâce à une écriture soignée et une interprétation remarquable de Stéphane Audran et surtout Jean Yanne, on a le droit au portrait d’une France rurale paisible aux allures de carte postale. Cette image est chahutée par l’exposé de la complexité de l’âme humaine, capable du meilleur comme du pire, de la bonté comme de l’infâme. Bref, une étude de mœurs décapante.
Un très bon Chabrol avec une magnifique actrice S. Audran dans le rôle de la maîtresse d'école de ce village perigourdin Tremolat qui est un des personnages centraux de ce thriller psychologique aux petits oignons chabroliens
Les géniaux Stéphane Audran et Jean Yanne portent à bout de bras ce film mythique de Claude Chabrol, qui offre une superbe réflexion sur les liens entre nature et culture, entre pulsions et aspirations et sur l’origine profonde de la violence humaine - le ton est donné dès le générique d’ouverture qui s’inscrit sur les murs d’une grotte préhistorique. Plus tendre qu’à son habitude avec ses personnages principaux, malgré la face extrêmement sombre de son boucher, le cinéaste ne nous épargne pas pour autant des séquences angoissantes, mâtinées d’une bande-son oppressante. Une superbe histoire d’amour entre une institutrice et un assassin au passé militaire obsédant.
« Le Boucher » de Claude Chabrol (1970) n’est pas un film policier ou un thriller comme on dit de nos jours, puisque très rapidement – et même via le titre du film - on sait qui est le sadique à l’origine du meurtre de 3 jeunes filles lacérées de coups de couteau mais non violées. Pour une fois, l’action ne se déroule pas dans le milieu de la petite bourgeoisie cher à Chabrol mais au sein d’un petit bourg du Périgord noir, Trémolat. C’est en fait l’analyse psychologique après leur rencontre lors d’un mariage d’Hélène Davile (Stéphane Audran), institutrice et directrice d'école, qui a fui Paris il y a 10 ans suite à un chagrin d’amour, et de Paul Thomas (Jean Yanne) surnommé « Popaul », le boucher du village qui est revenu au pays après avoir passé 15 ans dans l’armée en Indochine et en Algérie où il a vu toutes les horreurs de la guerre « J’en en ai vu des cadavres » et il sait que « l’odeur du sang des animaux et des hommes est la même ». Popaul offrira à Hélène un gigot tel un bouquet de fleurs mais il ne saura pas lui déclarer son amour d’autant qu’Hélène dit ne plus vouloir s’engager… Dans cette relation platonique étrange, rythmée par les cloches de l’église du village avec son monument aux morts devant l’école, un sentiment de « compassion » va progressivement s’installer et gagner les spectateurs. C’est pour moi un des plus beaux rôles de Jean Yanne et un des meilleurs films de Chabrol, et ce film qui a peu vieilli, fut un grand succès à sa sortie.
Quelques longueurs dues a un rythme lent , mais superbe performance de Jean Yanne et Claude Chabrol qui parviennent a rendre sympathique un tueur en série. Le film de ce point de vue est une belle réussite
Chabrol tisse un suspens provincial redoutable dont la suspicion ambiante délègue une atmosphère trouble. Jean Yanne et Stéphane Audran forment un couple envoûtant et complexe, tour à tour séduisant et apeuré.
Ce film raconte l'histoire d'un petit village de Dordogne dont la vie paisible est chamboulée par un puis un deuxième assassinat de jeunes femmes. En parallèle, on suit l'histoire de l'institutrice et directrice de l'école et du boucher. Ils se sont rencontrés au mariage de l'instituteur qui marque le début du film. On apprend que le boucher revient au village, reprendre la boucherie de son père, après avoir passé 15 ans dans l'armée, ce qui l'a profondément marqué. Petit à petit les 2 personnages vont se rapprocher et passer de plus en plus de temps ensemble. spoiler: Jusqu'à ce que la directrice se rende compte que le boucher est le coupable, puis à penser le contraire pour finalement comprendre que c'est bien lui.
Chabrol filme donc le bourru J. Yanne et la belle S. Audran. Il filme des banalités la plupart du temps. Mais il réussit parfaitement à transformer tout cela en un vrai thriller aidé par une musique travaillée. C'est simple, mais élégant donc. Un film qui m'avait marqué lorsque je l'avais vu pour la première fois, il y a déjà longtemps et pour lequel j'ai pris plaisir à revoir.
Très déçu par ce Chabrol. Popaul , le boucher du village blessé par la guerre, tombe amoureux d'une directrice d'école primaire alors qu'un tueur rôde aux alentours n'abattant au couteau que des femmes. Je ne suis presque jamais rentré dans le film malgré les études proposées comme cet amour raté. De beaux dialogues viennent fleurir un film qui m'a assez ennuyé.
Un film long et lent, où il ne se passe pas grand chose. L' histoire peut se résumer en trois ligne. Jean Yanne y excellent; S. Audran un peu moins. C'est tout. On s' ennuie.