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Un visiteur
3,5
Publiée le 29 juillet 2010
Bon, c'est pas tout jeune, et le sujet n'est plus vraiment d'actualité. Mais entre le trio d'acteurs irréprochables (Gabin dans l'un de ses derniers rôles et toujours aussi bon, Delon quand il était encore au service du film et pas l'inverse, et Bouquet excellent en salopard de première), les premiers rôles de Bernard Giraudeau et Gérard Depardieu, une musique discrète qui souligne bien l'action, et un scénario dramatique dont on se demande comment ça va finir, même si on s'en doute...
Vous aurez compris, ce film reste une des grandes oeuvres du cinéma français.
Deux hommes dans la ville est un film sous évalué et souvent trop rabaissé injustement . On y retrouve un récit poignant sur l'injustice et la peine de mort, des acteurs immenses et incroyables, le duo Gabin / Delon fonctionne a merveille . Puis l'on a une magnifique bande son, que dire de plus que ce film est juste très bon sur le fond comme sur la forme où l'on dénonce la difficulté d'un repris de justice a reprendre une vie normal dans une société qui le juge sans prendre la peine de le connaitre . Le seul défaut serait finalement qu'il soit peu transcendant dans ses propos anti peine de mort .
Un film qui s'interroge sur les multiples failles du système judiciaire ( procédure, garde à vue etc ) tout en s'interessant au sujet difficile de la réinsertion et qui s'achève en un plaidoyer poignant contre la peine de mort. Le tout dominé par de solides interprètes avec Jean Gabin en éducateur désespéré, Alain Delon en truand victime du système ainsi que Michel Bouquet, Victor Lanoux ou encore les premières apparitions ciné d'acteurs comme Bernard Giraudeau ou Gérard Depardieu.
José Giovanni ayant lui même fait lexpérience de la prison, il traite le sujet avec honnêteté et sincérité, en abordant le thème de la difficulté de réinsertion. Le film se termine par un poignant plaidoyer contre la peine de mort. La séquence finale est, à ce titre, inoubliable.
Bon drame avec des thèmes souvent utilisés au cinéma (mais rarement chez les français). Le film est émouvant et aborde énormément de point, le flic qui fait de l'excès de zèle, la réhabilitation des criminels, la peine de mort et aussi la justice facile. Alain Delon dans un de ses meilleurs rôles Jean Gabin est magistral et une pléiades de beaux second rôles (Depardieu, Bouquet et Giraudeau), les 5 dernières minutes sont vraiment fortes.
Un chef d'œuvre du cinéma dramatique Franco Italien , ce film , sur la justice , la prison , la reinsertion professionnelle aprés la prison , et l' acharnement moral d' un mauvais inspecteur de police .
Un bon scénario , une bonne histoire , avec beaucoup d'émotions intenses .
Un des meilleurs films de José Giavanni , un des meilleurs films avec Alain Delon , et également un des meilleurs films avec Jean Gabin .
Le film est un plaidoyer contre la peine de mort et pour la possibilité de la rédemption (thème cher à Giovanni), et pas vraiment un film de gangster comme il a pu aussi en faire. Le casting est magnifique, avec des acteurs connus à chaque plan. Le scénario est un peu faible et assez manichéen, manquant un peu de nuance, ce qui se ressent sur certains personnages (notamment celui de Bouquet ou des différents membres de la justice). Après, il faut savoir qu'on a affaire à une tragédie et que le rythme du film correspond bien. En tout cas, Giovanni réussit son plaidoyer, la fin convainc, sans effet autre que l'émotion qu'il crée chez le spectateur.
Gabin le vieux lion fatigué abandonne pour un temps son habituel rôle de truand pour celui d'éducateur rédempteur de taulards !... Soit, Gabin pourrait même faire le curé qu'on ne moufterait pas, bien au contraire : sa bonhomie et son charisme naturel font le reste.
Mais tout de même, entendre un tel discours gauchiste dans sa bouche, celui en filigrane de l'abolition de la peine de mort tout au long du film, celui de l'angélisme forcené totalement ravi de la crèche, c'est un peu fort de café ! Au moins le vilain flic obsessionnel qui cherche des poux à l'ex-taulard s'avère-t-il aussi drôle que remarquablement campé par un Michel Bouquet sardoniquement menaçant, maigre consolation en l'occurrence mais consolation quand même.
Le repris de justice est donc la victime -comme dans les Misérables- qu'Alain Delon se fait une joie de mal incarner comme tout ce qu'il incarne ou tente d'incarner en règle générale. Je crois que même pour une chèvre, il aurait du mal à être convaincant : il ne bêlerait pas correctement. Non, à part Gabin, les seuls qui s'en sortent sont dans leurs petits rôles le sacré Lanoux dans son registre coutumier et... un certain Depardieu !
Quoi qu'il en soit, le film sonne faux et rame sensiblement et de façon répétée jusqu'à sa fin en forme de plaidoyer de bisounours caliméreux (c'est trop injuste !) qui termine de nous achever.
Rudoyé par la chance, la rédemption sera difficile pour Alain Delon, aussi sublime que tragique face à l’imposant Gabin. Leurs regards pèsent parfois plus que les mots, et c’est pourquoi ce plaidoyer contre la férocité de la justice émeut.
Un film implacable , vibrant plaidoyer contre la peine de mort , servie par un suspense bien dosé , un Gabin au sommet et une interprétation sobre et tragique de Delon . La mise en scène de José Giovanni (" Dernier domicile connu ") est excellente et il considére que c'est son meilleur film car le thème lui est cher , a lui , ex- taulard devenu romancier et réalisateur .Un grand film !
Film fort et émouvant, deux hommmes dans le ville met en lumière les qualités de José Giovanni: son penchant pour les rythmes lents (étonnante scène finale), sa capacité à orienter les acteurs vers la sobriété (Gabin cabotine peu), son goût pour la famille et l'amitié. Vraisemblance du scénario, véracité des personnages, découpage reflétant bien la logique d'un récit revécu par l'éducateur au hasard de ses errances, tout concourre à construire une oeuvre remarquable. On regreterra cependant la scène de l'accident de voiture, incongrue et inutile. Si Giovanni est le plus souvent médiocre dans le film d'aventure (Le ruffian, la scoumoune, etc.), le drame lui convient, surtout nourri de sa propre expérience (cf. dernier domivcile connu).
Voila une petite pépite dans le cinéma Français des années 70. Chaque dialogue qu'il soit dans les scènes ou la narration du film sont à encadrer. José Giovanni que l'on sait de collabo et de truand ou il n'est pas aller par quatre chemins. Son passage à la réalisation alternant avec ces écrits donc est issu ce film est sans doute son meilleur et un des plus intimiste. Déjà par l'engagement de deux hommes dans la ville par le thème de l'univers carcéral, la liberté, la justice et son administration et politiquement engager contre la peine de mort qu'était la guillotine à cette époque.
Qu'on est pour ou contre la peine de mort, on ne peut rester indifférent au sort réservé a Gino Strabliggi. Elle réunit également un duo à part qu'incarne Alin Delon et Jean Gabin qui font agréablement vivre le film et semble se confondre avec leurs personnages respectifs qui leurs ressembles tant dans leurs vies. Jean Gabin en éducateur est magistral et impérieux. Alain Delon quant à lui camp un de ces plus beau rôle, dommage de ne plus le revoir dans un personnage d'une telle envergure.
A noter les apparitions de Gerard Deapardieu et de Bernard Girodeau qui débutes dans le métier. Un michel Boucquet venimeux à souhait en inspecteur essayant de faire replonger Gino Strabliggi à nouveau lui va comme un gant. Un petit coup de cœur pour Cécile Vassort qui à je ne sais quelque chose qui fait son charme.
Deux hommes dans la ville peut se regarder de deux manières, l'histoire du film ou bien par son coté socio-politique qui pourrait être comme un témoignage de cette époque de l'anatomie de la justice. Ce film est une belle leçon de cinéma pour ceux qui veulent se lancer dans le milieu du carcéral qui ces temps ci sont niais, sans âme et qui n'a aucune philosophie.
La musique de Philippe Sarde est sublime très empreint de mélancolie et me poursuit au fin fond de mes pensés. Un film difficile sur un sujet délicat mais qui est traité avec sobriété, soins, justesse qui est déchirant de tristesse.
Une grosse distribution (Alain Delon splendide, Michel Bouquet impecable) et une mise en scène fleur bleue qui se termine par un irrésistible plaidoyer contre la peine de mort.