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Un visiteur
0,5
Publiée le 19 septembre 2009
Ce film m'a vraiment déçu! Les personnages sont froids, Sylvie Testud a la même expression durant tout le film (qui est looong!), peu d'actions dans un scénario très pauvre et je ne parle pas de la bande son accompagnée d'un clavecin affreux... Ne perdez pas votre temps :)
Voilà certainement le meilleur Corneau depuis plus de 10 ans. L’exercice de « l’adaptation impossible » lui donne l’occasion (et la liberté) d’inventer une mise en scène – et un espace – adaptée. Le cinéaste épure ses cadres et son montage, seulement émaillé d’échappées oniriques, pour cerner le choc culturel de deux civilisations et procéder à la radiographie des mécanismes d’aliénation individuelle du travail. Ce complexe jeu de domination et de désir (l’ombre de « Furyo » plane sur le film) fait de « Stupeur et tremblements » un curieux essai, certes un peu inégal, mais assez fascinant au bout du compte.
"Stupeur et tremblements" est "Furyo" transposé dans le monde de l'entreprise. On retrouve le contraste entre Occident et Orient, notamment sur la définition de l'honneur, et l'ambiguïté des personnages. Sylvie Testud est épatante dans son personnage qui accumule les gaffes de par le décalage. Mais pour son premier rôle, c'est surtout Kaori Tsuji qui impressionne dans un rôle tout en ambigüité de supérieure hiérarchique impitoyable qui pourtant suscite sans arrêt l'admiration de sa collègue. Un film à la fois drôle et poétique, en tout point remarquable.
Aucune image du Japon, au propre et au figuré, juste une caricature de société japonaise. Les rapports entre les 2 actrices principales sont bien improbables. Et notre héroïne aurait appris le japonais sans aucune notion de la culture japonaise ? bien improbable aussi ... Film sans grand intérêt.
Un film ennuyeux — mais pas seulement. Il est profondément orientaliste. Sous couvert de "dénoncer" les normes patriarcales et les traditions japonaises à travers une approche autobiographique, le film ne fait en réalité que construire le personnage d’une « femme occidentale libérée et rationnelle », en opposition à une représentation ultra-caricaturale des « hommes japonais oppressifs, sexistes et irrationnels » d’un côté, et des « femmes japonaises soumises, non émancipées » qui vont jusqu’à saboter la soi-disant "résistance" de l’héroïne — la femme occidentale. Le pire est sans doute le discours fétichisant qui ouvre et clôt le film : « Le Japon, ce pays merveilleux de la beauté extrême ». La beauté du personnage féminin y est elle-même fétichisée — ses lèvres, ses yeux, son corps filmés comme des objets d’admiration exotique et érotisée. Une comparaison, du point de vue sociologique, pourrait être faite entre cette représentation des femmes asiatiques et celle des « femmes voilées », tant les deux figures servent de support à la projection d’un imaginaire occidental de domination et de "libération".
quelle critique faire d'un film lorsqu'on a décroché au bout de dix minutes et en faisant un effort? j'étais curieuse de voir comment l'on pouvait adapter en images le livre d'Amélie Nothomb . l'adaptation n'est pas là, il s'agit d'une simple lecture illustrée de l'histoire d'une stagiaire dans une grande entreprise. très décontenancée et ennuyée très rapidement, je n'ai pu aller plus loin. bizarre venant d'Alain Corneau qui a fait ses preuves en tant que réalisateur.........;
Finalement, la seule chose qui m'a motivé à regarder le film jusqu'au bout c'est le jeu de l'actrice de Sylvie Testud. L'intrigue est bonne mais elle ne se suffit pas à elle seule. On attend longuement la rupture d'Amélie, on espère une rébellion de sa part ou un élément choc. Sa sortie de l'entreprise laisse un sentiment de manque, une sensation d'insatisfaction, de travail et objectif non accomplie. Peut-être que la revanche d'Amélie prend une autre forme : celle d'écrire un livre. Ses patrons lui rabâchait qu'elle ne réussirait rien dans la vie, qu'elle n'est qu'une bonne à rien. L'écriture et le succès de son livre leur donne tord et la lettre de sa patronne qui dit : "Félicitations" est l'accomplissement qu'elle attendait tant. Une forme de reconnaissance qui la comble de fierté et de plaisir. La poésie d'Amélie Nothomb est bien adapté dans ce film mais l'intrigue manque de rebondissement à mon goût.
Dommage qu'on ne puisse pas mettre 0 étoile, ce livre n'était ni adaptable, ni à adapter. On est dans les pensées d'Amélie San tout le long et le cinéma n'est pas un bon art pour représenter ça. Le film n'a rien apporté au livre franchement si c'est pour écouter une voix off pendant plus d'1h autant écouté un livre audio !
Excellent film. Attention, c'est une charge, féroce et drôlatique, mais qui révèle quelque chose de la société japonaise, voire de la vie en société tout court (société, au sens d'entreprise, d'abord). Il est évident que le Japon n'est pas réduit à cela, à cet enfer hiérarchique. Mais il est aussi comme cela, parcouru de frustrations, d'envie, de conformisme féroce, de grenouillages et de méchancetés avec le sourire, en toute harmonie, sous la chape glaçante du formalisme. Il est sain de faire ce portrait-charge, car on nous a trop vanté l'excellence du modèle nippon jusque dans les années 90. Depuis, le Japon est en crise, a mûri et les relations de travail y sont beaucoup plus ouvertes et intéressantes. Le film est à replacer dans le contexte du Japon faussement conquérant des années 80. Pas de racisme, ici, mais du respect même. Beaucoup de critiques s'en tiennent au "politically correct", on n'aurait le droit de ne rien dire, c'est du racisme à l'envers ! Pour moi, c'est un film bien meilleur et plus finement observé que les gros sabots états-uniens de "Lost in Translation", qui ne raconte d'ailleurs que peu le Japon, à part quelques images et mises en scènes très convenues. Dans un tout autre genre, le documentaire subjectif "Tokyo-ga" (Wim Wenders) était, lui aussi, sans complaisance mais respectueux.
J'ai beaucoup apprécié la vision de ce film qui dépeint le monde cruel et hiérarchique des entreprises au Japon! Le gros hic c'est la réalisation complètement désuette... Je pense bien que c'était l'effet recherché par le réalisateur mais je n'ai vraiment pas accroché, ça me faisait vraiment pensé aux nanars des années 80...
Une adaptation fidèle du roman d'Amélie Nothomb où Sylvie Testud joue parfaitement le rôle de la romancière. On y découvre le parcours tumultueux de l'héroïne au sein d'une entreprise nippone. Elle y subit avec entrain toutes les humiliations d'un univers ultra codifié. On pourra reprocher une forme de réalisation classique et le recours abusif à la voix off de la narratrice.
Très bien adapter en film. L'actrice qui joue Amélie a fait preuve d'un très bon jeu d'actrice. La réalisation du film est très bien faites. Le casting est très bon.
Sylvie Testud explose l'écran dans ce récit initiatique délicieusement raffiné et finement cruel qui prend place dans ce Japon qui fait parfois tant rêver.
Manque de folie, de légèreté planante. (...) Une grande scène : la dernière confrontation entre Mori et Amélie, la plus belle dune adaptation trop linéaire mais attachante.