Ce film a très mal vieilli. Il est linéaire, sans surprise, les personnages manquent de complexité, la mise en scène est banale. Et au final , que nous apporte cette œuvre? De voir 2 monstres sacrés du cinéma et de découvrir des images du quartier qui existait avant La Défense
Gabin, Signoret, la vieillesse, l amour ou pas, la solitude ou pas, le chat, la maison, des symboles.... Du vrai cinema d acteurs. Les regards de Signoret à la fin du film....déstabilisant....bref superbe !
J'ai vu le film hier soir et je crois que c'est un des films les plus exceptionnels du cinéma français. Pourtant, j'ai une question : y-a-t il quelqu'un qui pourra m'en répondre? Le chat a été mort en réalité, ou seulement endormi? D'apràs l'allure du chat quand Jean Gabin l'a pris dans ses bras, il semblait mort. Je tiens absolumment à en savoir. Y a quelqu'un qui pourra m'en répondre? Merci Filo
Un couple de retraité qui se dechire filmé par le talentueux metteur en scène Pierre Granier-Deferre en 1970 ! Produit par Raymond Danon , co-écrit par Palscal Jardin qui a la plume pour nous toucher en adaptant un livre de Georges Simenon, "Le chat" est une œuvre profonde sur un couple de retraité, elle trapéziste accidentée de la vie , lui qui a une maîtresse, les deux vivent dans un quartier en ruine ou l'on détruit les immeubles des alentours. "Le chat" est un animal affectueux pour lui mais qui sera le moteur de destruction de leurs vies de couple avec l'alcool. Comme souvent, Pierre Granier-Deferre signe une œuvre poignante auquel les larmes aux yeux sont difficiles a contenir. C'est bien réalisé, j'ai bien aimé les plans de la rue devant la maison bien filmé . Puis, il y a deux monstres sacrés du cinéma Français qui se donnent la réplique et nous bouleverse, Jean Gabin et Simone Signoret tous deux prodigieux. Un long métrage que je conseille vivement.
Adaptation d'un roman de Georges Simenon, Pierre Granier Deferre a expliqué l'importance qu'a toujours eu le couple pour lui ( même s'il a précisé à la fin de sa vie que cette expérience fut un échec personnel ).
Passé à la postérité dans la description d'un couple dont les deux membres ne s'entendent plus, s'ignorent, mais restent ensemble.
La F est sans doute une hystérique/narcissique ( elle fut belle, artiste de cirque donc sous le regard du public ) qui cherche son existence dans le regard de son conjoint qui lui a décidé de se recroqueviller sur lui même et de ne plus communiquer. Pourquoi ? On n' en saura rien.
Gabin imposera Signoret auprès du producteur ( à la demande de Granier Deferre qui lui avait permis un gros succès avec " la horse " ). Les deux acteurs s'entendirent sur le plateau ( bien que venant d'horizon idéologique différent ).
Granier Deferre parvient à réussir un opus aux reflets vaguement bergmaniens ( oui, oui ) et un de ses meilleurs films, même si comme le commenta Gabin lorsqu'il lu le scénario " c'est pas gai !"
On a ici finalement affaire à un des titres majeurs du cinéma français des années 1970, entré de surcroît dans la légende.
Le périclitement de ce couple, qui évolue lui-même au sein d'un quartier en phase terminale, est totalement bouleversant. En quasi huis-clos, la sensation d'étouffement est totale, et chaque regard et silence pèse un peu plus que le précédent. Un drame implacable d'une tristesse absolue.