Barking Dogs Never Bite
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TUTUR29
TUTUR29

46 abonnés 1 336 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 octobre 2025
J’étais curieux de découvrir les premiers films de Bong Joon Ho est franchement c’est du bon ! Malgré un cadre pas plus joli que ça, il y a quelques beaux moments de mise en scène, des personnages soumis à leurs conditions et qui ont des pulsions qu’ils n’arrivent pas à réfréner, mais ils sont quand même capable de se remettre en question. Typique du cinéma de Bong Joon Ho, même si le tout n’est pas encore aussi abouti que ses autres films et tiré en longueur par moment. 
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 août 2025
Premier long-métrage du réalisateur sud-coréen Joon-ho Bong qui signe un film globalement inégal, brillant sur certaines scènes d’un humour noir jouissif, d’un ennui mortel sur d’autres, l’ensemble qui se présente comme une satire social au ton burlesque amuse par sa galerie de personnages au bas de l’échelle social tentant de s’en sortir et séduit aussi par sa mise en scène faite de culot.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 778 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 février 2025
Dans le couloir exigu d’un immeuble, un cri s’élève : le jappement d’un chien, imperceptible à certains, insupportable à d’autres. Il est le bruit d’une frustration muette, d’une colère sourde, d’un homme qui suffoque dans l’inertie de son propre destin. Ainsi commence Barking Dogs Never Bite, premier long-métrage de Bong Joon-ho, déjà imprégné de cette alchimie entre trivialité du quotidien et vertige du drame social.

À première vue, rien de spectaculaire : un immeuble anonyme, des couloirs usés, des portes closes. Pourtant, cet espace confiné devient le microcosme d’une société en vase clos, où chaque palier dissimule un espoir déçu, une frustration contenue, une violence prête à éclater.

Yun-ju, intellectuel sans emploi, regarde le monde avec le regard las de ceux à qui l’on a promis un avenir radieux et qui se réveillent enfermés dans une réalité trop étroite. Son seul exutoire ? Le silence, un silence que ce chien lui refuse obstinément. Dans son acharnement à faire taire l’animal, il croit reprendre le contrôle sur un quotidien qui lui échappe.

Hyun-nam, à l’inverse, refuse de se résigner. Employée sans éclat, rêvant d’un destin héroïque, elle trouve dans la disparition des chiens un combat dérisoire mais nécessaire.

Il y a quelque chose de kafkaïen dans Barking Dogs Never Bite, dans cette manière qu’a Bong Joon-ho de filmer le quotidien comme un piège, un engrenage dont personne ne semble pouvoir s’extraire. L’humour qui traverse le film n’est pas un simple ressort comique : il est une manière d’accentuer l’absurdité du réel, de montrer que sous la trivialité des actes se cache une mécanique sociale implacable.

Yun-ju, trop faible pour affronter les véritables forces qui le broient, reporte sa colère sur les plus vulnérables. Hyun-nam, à l’inverse, se bat pour des causes qui semblent insignifiantes, mais qui révèlent en creux l’indifférence généralisée d’une société gangrenée par l’individualisme. Son engagement naïf, sa volonté d’incarner un récit héroïque, se heurtent à une réalité où l’on ne sauve pas les chiens, encore moins les hommes.

Bong Joon-ho filme ce ballet du déclassement avec une rigueur formelle qui contraste avec l’absurdité des situations. Les cadrages asymétriques, les travellings soudains, les ruptures de ton, tout concourt à instaurer une atmosphère où le rire et l’angoisse coexistent dans un même plan. Bong Joon-ho joue avec les attentes du spectateur, refusant la linéarité, multipliant les détours, soulignant l’absurde par l’accumulation de détails incongrus.

Les chiens de Barking Dogs Never Bite ne sont jamais de simples animaux : ils sont le reflet d’un ordre social où certains sont choyés pendant que d’autres sont sacrifiés. Ils incarnent cette hiérarchie invisible qui décide de la valeur d’un être selon des critères arbitraires.

Barking Dogs Never Bite porte en lui l’ADN du cinéma de Bong Joon-ho : cette capacité à marier l’intime et le politique, le grotesque et le tragique, le rire et l’effroi. Bong Joon-ho ne propose pas de réponse. Il laisse ses personnages se débattre, échouer, recommencer. Il filme l’absurde de l’existence avec une lucidité cruelle, mais aussi une tendresse cachée. Car dans ce monde où la survie impose ses lois, il reste encore un espace pour la révolte – même si elle ne change rien.
maxime ...

308 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 janvier 2022
Voilà maintenant quelques années que je suis devenu un fervent admirateur du travail de cinéaste de Bong Joon-Ho. Il faut dire qu'avec des films tel que Okja, The Host, Memories of Murder, Mother ou encore Snowpiercer, il y'a de quoi beugler toutes mes attentions à ces égards. L'envie de les retrouver après un certain laps de temps est d'ailleurs grandissant. De voir ce qui me sont encore inédits aussi par la même occasion. Alors autant commencer par le commencement et d'enfin débuter par ordre chronologique la filmographie de l'un des réalisateurs les plus éminents de son époque avec Barking Dogs Never Bite, qui après visionnage est déjà un premier coup de maitre ...

On ressent tout de suite le gout très prononcé de Bong Joon-Ho pour les personnages colorés et réellement siphonnés. Il nous tend de par ses portraits un miroir et nous poussent à nous auto-questionné vis à vis des choix et décisions radical de sa galerie qui en fin de comte, nous ressemble fortement. Le dessin à la fois brut et fin dans cette entreprise analytique et contemporaine vise si juste quelle brouille les cartes, les planques et les rejoues lorsque l'envie lui prend pour bien dégager tout manichéisme à grands coups de godasses lorsque le moment si prête le plus. Voilà le cinéma que j'aime !

J'envoie touts mes applaudissements à cette bande de ravagés du bocal qui viennent poursuivre le délire instauré par son chef d'orchestre et qui trouve quand à eux des libertés pour bien restitués des partitions d'une quintessence rare. Dans sa plus complète des complexité, ils et elles se livrent à des compositions faites pour prendre racines dans ma mémoire de cinéphile / cinéphage.

Je vais maintenant conclure cette critique, mais avant cela, je place là toute ma considération pour les angles, les courses, les cadrages, enfin pour touts les choix de mise en scène qui viennent appuyer la compréhension et agrémenter l'histoire de détails franchement chouette à décortiqué. Il y'a dans cette filmographie des grandes lignes délectables, et de plus petites sans aucun doutes encore plus belles encore ... Merci.
Edtrail75
Edtrail75

23 abonnés 135 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 octobre 2020
Premier film de Bong Joon Ho, on y retrouve tout de suite le style de « Parasite » entre comédie sociale, humour noir, et situations absurdes où Yun-Ju, jeune étudiant entretenu par sa femme enceinte , se met en tête de tuer le chien de la voisine car il aboit trop. Le réalisateur dresse le portrait d’une Corée du sud peuplé de marginaux, de ratés noyés dans leur propre solitude, gangraînée par la corruption et le consumérisme.
Tout comme « Parasite », film hors cadre, génialement décalé, inclassable, qui mérite vraiment le détour ; une vraie pépite.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 juillet 2020
“Barking Dogs Never Bite” est le premier long-métrage du réalisateur sud-coréen Bong Joon Ho. Le film est le destin croisé de deux protagonistes. Le premier est un chômeur diplômé lassé d’entendre un chien aboyer à longueur de journée. Il se met alors à sa recherche dans le but de le faire taire. La seconde est une jeune femme qui s’est donnée pour mission de retrouver tous les chiens portés disparus. Au travers d’une comédie satirique, le réalisateur présente son pays qui traverse un contexte économique fragile. Il s’entoure également de seconds rôles aux personnalités bien portées qui oscillent entre la prestation surjouée ou la discrétion subtile. “Barking Dogs Never Bite” se laisse regarder, mais nous sommes encore loin des chefs d’oeuvre que réalisera Bong Joon Ho par la suite.
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Yetcha

1 081 abonnés 4 735 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 mai 2020
Une vision encore acerbe de la société coréenne mêlant les différentes couches des catégories sociales. Les sdf, la classe moyenne, les riches, les ouvriers etc. Bong Joon Ho nous montre déjà son art de filmer, du cadrage et des hors-champs puissants. Un film qui reflète la naissance d'un grand maître du cinéma que le grand public a enfin pu découvrir avec Parasite.
RamiValak
RamiValak

7 abonnés 188 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 avril 2020
Imparfait comme un premier film, il pose les bases de l'univers de Bong Joon-ho, mais n'est pas essentiel dans son oeuvre globale. On observe déjà cette envie de mettre les classes moyennes au premier plan, sans les sublimer pour autant ni en faire des figures héroïques. Si on enlève quelques idées plutôt sympa, comme les supporters qui encourage Bae Doona quand elle sauve le chien, c'est un film social assez simple dans sa forme, qui en tant que tel est assez inexistant, mais cela reste intéressant de voir un auteur se créer.
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

108 abonnés 922 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 mai 2016
Premier film de Bong Joon-ho, cette comédie douce-amère jouit d’un scénario original ménageant quelques belles surprises. La mise en scène est souvent inventive et déjà maîtrisée. Agréable film tout public.
FaRem

10 571 abonnés 11 451 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 avril 2015
Une bonne petite surprise de la part du réalisateur de "Snowpiercer" et "The Host" qui réalisait avec "Barking Dog" son premier film. Je ne pensais pas qu'une petite histoire aussi simple que ça pouvait être aussi captivante, ce film qui a des allures de drame est avant tout une comédie à l'humour noir voir une satire. Je dois avouer que j'ai eu du mal à vraiment le considérer comme une comédie en voyant des chiens réellement pendus même si ce n'est que quelques secondes, mais il faut aussi avouer qu'en faisant abstraction de ça, on passe un bon moment, il y a pas mal de situations bien déjantées, on ne rigole pas forcément, mais il se laisse regarder avec plaisir. Le film aurait gagné en étant moins long, il y a quelques longueurs, mais rien de bien dérangeant.
Kloden
Kloden

147 abonnés 997 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 juin 2014
Bong Joon-Ho est l'un des représentants de la nouvelle vague coréenne de ces dernières années, auteur par exemple du renommé Memories of Murder ou même crédité de la confiance d'Hollywood, qui l'a récemment découvert avec Snowpiercer. De plus, un petit projet expérimental sans prétention mais avec de l'idée, c'est exactement ce dont je voulais ce soir et c'est ainsi que Barking Dog m'apparaissait. Malheureusement, Bong Joon-Ho tombe dans pas mal d'écueils sur lesquels achoppent bien des réalisateurs qui tournent pour la première fois, à commencer par une gestion du rythme très discutable. Le long-métrage est un peu long, sans doute pour faciliter la mélancolie que la mise en scène n'apporte que par intermittence, mais le chef-op oublie quand même quelques coupes qui auraient donné de l'air. Puis le ton, entre comédie noire, drame et caricature sociale, est hésitant, décousu. Il faut dire que les cadrages sont parfois hasardeux, et que l'ensemble ne parait pas maîtrisé. Pourtant Bong Joon-Ho, qui s'occupe aussi du scénario, imagine une satire efficace et subtile qui s'en sort plutôt bien, malgré les difficultés causées par un décalage culturel qui m'a, je crois, empêché d'en saisir tous les aspects et d'être sûr de toutes mes interprétations. Mais il n'empêche que Barking Dog demeure un film mineur, peu marquant et en ce sens décevant vu le décalage et l'humour noir qu'il se propose de créer. Il parait que ce premier long-métrage contient en germe bien des inspirations de Bong Joon-Ho, entre intérêt pour la marginalité et critique sociale. Pourquoi pas, alors, mais pas de cette façon.
Gustave Aurèle
Gustave Aurèle

184 abonnés 2 626 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 janvier 2014
Un premier essai qui mérite vraiment un coup d’œil.
Truman.
Truman.

273 abonnés 1 364 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 octobre 2013
Barking Dogs Never Bite est un symbole car il fait partie des films ayant lancé la nouvelle vague de cinéma Coréenne au début des années 2000 mais c'est aussi le tout premier film ( long métrage ) de Bong Joon-ho, ces deux choses sont deja des points tape a l'oeil qui donne envie d'explorer le métrage .

Pour son premier film il a décider comme son confrère Kim Jee-woon de se lancer dans une comédie, mais pas n'importe quel comédie, une comédie a l'humour noir, mais là ou Kim Jee-woon jouait avec l'humour noir et des cadavres a le pelle dans son très bon "Quiet Family" lui Bong Joon-ho jouera avec des chiens .

L'histoire tourne autour de meurtres de chiens et d'un concierge ou même d'un sdf qui aiment les manger, a coté le personnage principal se retrouve malgré lui a la recherche du chien de sa copine et une femme qui cherche a trouver le kidnappeur des chiens qui n'est rien d'autre que le personnage principal .

Quelques situations déjantés, un humour plaisant et une excellente réalisation mais le film souffre de deux choses .
La première est une certaine longueur, ça dure 1h50 et 1h20 aurait été suffisant, la longueur nous emmènes au second point négatif qui est une dose de répétitivité sur la fin principalement .

Barking Dogs est donc une comédie un peu déjanté et très agréable malgré ses quelques maladresses mais on arrive a les excuser étant le premier film du réalisateur .
vinetodelveccio
vinetodelveccio

89 abonnés 802 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 juillet 2013
Un film parfait, merveilleux, sublime et drôle. Bong Joon Ho est sans doute un des réalisateurs les plus doués et les plus admirables actuellement, et le prouvait donc dés son premier long métrage. Il signe ici une histoire absolument délicieuse et décalée. Avec un charme absolu, il pose ici les bases de sa virtuosité de cinéaste avec une caméra qui virevolte, tournoie, se pose toujours là où il faut et avec une intelligence absolument époustouflante. Chaque plan est réfléchi et maîtrisé, mais le film ne se prend jamais au sérieux. C'est là aussi une immense force de Bong Joon Ho : le recul et l'humour dont il fait toujours preuve, sans jamais oublier d'égratigner les travers de la société coréenne et de subtilement dénoncer les difficultés sociales de la jeunesse de son pays et son inconsistance. Barking Dog est donc à la fois foutraque, ironique, mélancolique, social et souvent hilarant, mais également un superbe film à suspense. Avec un talent tout hitchcockien, le metteur en scène crée des situations insoutenables de tension et d'attente pour le spectateur. Bref, un bijou de film à voir absolument.
AliceL
AliceL

6 abonnés 82 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 février 2013
Coup d’essai du petit génie sud-coréen, « Barking dog » porte les germes de ses chefs-d’œuvre à venir. Tout d’abord un sens génial du détournement de genre (ici la comédie) vers la satire sociale et le décalage poétique. A travers une intrigue à la limite de l’absurde (un homme veut tuer les chiens de son immeuble), Bong Joon-ho décrit à la fois la mascarade sociale et les brèches d’une rationalité de façade (l’irruption de la légende du plombier emmuré). Il révèle la folie latente d’une société consumériste pétrie d’hypocrisie. Sa sympathie va aux personnages en marge, qu’il nous présente cependant sans complaisance et avec toute leur complexité (l’anarchisme tranquille du héros et de l’héroïne). Sans atteindre le brio formel de ses films suivants, Bong Joon-ho fait déjà montre d’un indéniable sens de la mise en scène et on trouve déjà de belles idées visuelles (l’inquiétante étrangeté du sous-sol, la dimension aliénante de l’espace éclaté du grand ensemble, les brusques échappées belles des course-poursuites, etc.). Non dénué de défauts (problème de rythme et étirement inutile de certaines séquences), « Barking dog » demeure une belle introduction à l’univers génialement décalé du Sud-coréen.
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