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Très bon film pour les enfants.
Je continue mon visionnage de l’entière collection des films Disney et j’ai vraiment été surprise de découvrir celui-ci dans la liste. Je ne suis vraiment pas familière avec Picsou et compagnie. Ce dernier a mis 40 ans pour récupérer le trésor que le méchant Merlock lui pique sous son nez. En fait, celui-ci cherche la lampe contenant un génie. Ça vous rappelle quelque chose ? Les personnages changent mais l’histoire est sensiblement la même que celle d’Aladdin. Riri, Fifi et Loulou sont vraiment très mignons. L’intrigue est plaisante à suivre. Sans oublier Zaza, Flagada Jones et mamie Baba qui sont également de la partie.
https://onceuponadreamgirl.wordpress.com/2022/03/12/picsou-jack-dingo-et-max-1990-a-2000/
https://onceuponadreamgirl.wordpress.com/2022/03/12/picsou-jack-dingo-et-max-1990-a-2000/
Encore un bon petit film d'animation signé disney et encore une fois beaucoup de plaisir.
C'est toujours trés amusant de regarder les aventures du bon vieux piscou.
Un dessin animé à savourer en famille bien sûr.
C'est toujours trés amusant de regarder les aventures du bon vieux piscou.
Un dessin animé à savourer en famille bien sûr.
Si l'affiche et le prologue promettait une version "canard" d'"Indiana Jones" très vite le film découle sur le mythe d'Aladdin.Une relecture évidemment très enfantine et totalement libre,mais qui remplie son objectif premier : divertir petits et grands enfants. Le tandem Merlock/Dijon fonctionne bien et apporte l'incontournable ressort comique made in Disney.L'esprit de la bande-dessinée "La Bande à Picsou" est lui en revanche bien conservé et même si ce cher Donald manque cruellement à l'appel,c'est avec plaisir que l'on retrouve l'avare Picsou et les débrouillards Castors Juniors. Le rythme effréné et la bonne tenue de l'intrigue, de cette aventure, parviennent à masquer de lourdes lacunes techniques, car ce dessin animé est loin d'être de bonne qualité niveau graphismes et réalisation (on est aux antipodes du Roi Lion) peu excusable quand on sait qu'il a bénificié d'une sortie ciné. Mais bon toute fois en le regardant avec des yeux d'enfants,on ne peut qu'admettre que l'on passe un excellent moment de divertissement.
spoiler:
J'ai entendu dire que ce film d'animation était aujourd'hui méconnu. C'est dommage car malgré les quelques défauts qu'il a, il est quand même agréable à voir.
Commençons tout d'abord par les lacunes. Déjà, les décors, les graphismes et l'animation laissent quand même un peu à désirer: digne de la qualité de quelques suites Disney sorties directement en vidéo sans passage au cinéma mais malgré tout dont l'animation tient à peu près la route comme Le Roi Lion 2, Pocahontas 2 ou La Belle et le Clochard 2 mais les décors font de même penser à ceux des premiers jeux vidéos en 3D sur PS ou PS2. Heureusement que ça reste digne de la qualité d'un Tomb Raider qui a toujours été très bon pour l'époque de sa sortie. Alors j'exagère sans doute un peu car le film d'animation est adapté d'une série tv d'animation et sans doute le style est volontaire mais pour du cinéma, ça reste maladroit et des années plus tard, Les Simpsons, le film eux-mêmes adaptés d'une série tv d'animation auront quand même bénéficié d'une animation adaptée au cinéma alors qu'ici, ce n'est pas le cas pour le DA dont nous parlons qui fait trop téléfilm pour film d'animation destiné au cinéma.
Par chance, tout ceci est rattrapé par une excellente intrigue dont le début fait penser à un pastiche de l'intro du premier volet d'Indiana Jones: L'Arche Perdue: la recherche d'un trésor perdu dans une pyramide égyptienne remplie de pièges (pas une idole dans un temple maya pour brouiller les pistes) qui seront évidemment déjoués par nos chers Riri, Fifi et Loulou toujours aussi en forme dans leurs personnalités de "castors juniors" malins, alertes et rusés (mais restant des enfants aimant jouer). Puis petit à petit, le spectateur se rend compte qu'il est en réalité en train de regarder une adaptation moderne (version canard) du conte des mille et une nuits: Aladdin et la lampe merveilleuse; cette chère Zaza trouvant dans le trésor perdu une lampe d'apparence banale renfermant en réalité un génie capable d'exaucer des voeux. Génie enfantin qui en réalité aimerait bien être libre et avoir la même vie que Riri, Fifi, Loulou et Zaza mais qui peut être l'objet de dangereuses convoitises, notamment celle du très intelligent et dangereux sorcier Merlock possédant un talisman lui donnant une quantité illimitée de voeux et étant également cupide, cruel, tyrannique (traumatisant le génie tant qu'il en pleure et surtout avec son acolyte Dijon [auquel je reviendrai un peu plus tard] qui craint toujours le retour de bâton lorsque son maître peut avoir une colère potentielle)...On ne sait jamais s'il peut être violent ou non, mettre ses menaces à exécution mais il peut tantôt faire preuve d'une certaine classe dans ses transformation (aigle, faucon, tigre...la meilleure: un griffon géant), tantôt plus dégoûtant (rat, cafard...), tantôt plus discret (divers insectes volants, rampants manquant de se faire griller au laser ou écraser) et portant une cape bleue foncé le rendant encore plus menaçant. Personnalité cupide ne contrastant finalement pas tant que ça avec celle de Picsou qui lorsqu'il s'aperçoit que le soi-disant ami petit garçon de ses neveux est en réalité un génie n'hésite pas à leur ravir car c'est "une poule aux oeufs d'or" qui peur lui rapporter une fortune et lui permettre d'avoir de l'argent à l'aide de voeux. Les deux personnages sont certes cupides mais ce qui les différencie et que Picsou n'est ni violent, ni tyrannique, ni cruel et que l'amour qu'il a pour ses neveux fera qu'au final il se préoccupera plus de la sécurité du génie et de l'amitié que ses neveux ont pour lui par amour pour eux.
Le film contient également de très bons personnages comme ce cher pilote d'avion Flagada Jones non effacé qui rate toujours autant ses atterrissages mais réussit toujours aussi bien ses crashs, la nourrice Mamia Baba victime des quelques voeux-bêtises de la petite Zaza qui la rendront folle (heureusement Zaza se rattrapera en faisant sa part pour débrancher les alarmes et c'est également elle qui a trouvé la lampe [ainsi que libéré le génie]sans laquelle il n y aurait pas d'histoire) ainsi qu'Arsène le majordhomme, toujours éveillé et calme malgré le caractère colérique et boudeur de Picsou et les enfants agitateurs qui bien que bien non plus méchants que lors de leur création font toujours autant de bêtises et peuvent faire tourner en bourrique la maison Picsou. Un seul personnage m'a beaucoup agacé, c'est Dijon. Il peut faire rire parce que c'est un gros froussard maladroit qui craint toujours le retour de bâton de son maître mais le fait un que ce soit le seul personnage "arabe" voleur et cupide du film montre un gros cliché raciste présent encore dans de nombreux films américains aujourd'hui. D'aileurs, sa cupidité finira par causer beaucoup d'ennuis que je ne dévoilerai pas ici.
Les comédiens de doublage de ce film d'animation sont quant à eux au meilleur de leurs formes. Philippe Dumat, toujours aussi bon pour représenter dans Picsou le gros cliché du cupide et de l'avaricieux tout en lui donnant un côté plus humain en faisant de lui un oncle aimant pour ses neveux qu'il considère "presque" comme ses propres enfants. Jean-Claude Donda, en donnant à Flagada Jones une voix enfantine tout en lui montrant un côté affectif pour Picsou, le rend comique et attachant à la fois. Séverine Morisot, au lieu de rendre Zaza niaise, lui donne un côté attachant en lui donnant un ton de petite fille certes sage mais rusée mais prête à avoir ce qu'elle veut en se montrant persuasive envers son oncle et également en tentant de consoler ceux qu'elle aime quand ils sont tristes. Jacques Ferrière doublant Dijon et Arsène leur donne à tous deux des tons différents mais trop stéréotypé pour Dijon qui a un accent exagéré mais heureusement Arsène, lui, a un ton adapté à son personnage: droit même si la situation est désastreuse. Claudie Chantal, qui fait la nourrice Mamie Baba, la rend ici très comique car les bêtises des enfants la rendent folle et hystérique au point de la faire hurler et ce ne sont pas les répliques cultes qui manquent"Ah! Monsieur Picsou! Monsieur Picsou, j'ai besoin de vacances! Ah!". William Coryn (qui à cette époque n'était pas encore connu pour son grand rôle de Kyle Broflovsky dans South Park et surtout n'était pas directeur d'écriture des dialogues français de la même série malgré le fait qu'il faisait déjà de nombreux rôles dans Il était une fois l'homme ou Le bus magique) est surprenant dans le rôle du génie solitaire et tourmenté qui aimerait vivre comme n'importe quel petit garçon et qui malgré le fait est nerveux d'être convoité est plein de joie de vivre enfantine qui se reflète dans ses pouvoirs magiques quand il réalise des voeux: adore faire apparaître des glaces, des trampolines, des delta-planes, des petits trains (mais les apparittions et les pouvoirs ne sont guère impressionnants et se limitent à des petites poussières blanches car il n'y a pas que les décors, les graphismes et l'animation qui souffrent de lacunes: les effets spéciaux sont eux aussi assez pauvres: seule l'apparition de la terrifiante maison de Merlock est crédible [voire assez effrayant] ainsi que l'enfoncement dans un dangereux court d'eau peuvent convaincre) mais détestent réaliser des voeux cupides et mauvais (a de la peine, pleure quand il le fait) comme faire apparaître des trésors, des paysages de désolation ou éjecter pour leur faire faire des chutes mortelles. Et W.C rend tout à fait bien l'émotion dans sa voix sans le rendre neuneu, mielleux ou pleurnichard mais juste enfantin et idéaliste d'une manière réaliste et de plus généreux et censé (sauve la vie de Picsou qui ne le voit d'abord que comme un moyen de s'enrichir) "Quel est le plus important, la fortune ou la vie? Hé! C'est pas une devinette, vous savez." "Logique, blâmer le génie. Je n'ai fait que sauver votre vie. C'est pas ma faute si Merlock en a après moi. J'ai pas demandé à être indispensable. Ce que je veux, c'est une vie bien à moi. Comme vos neveux." Quant à cette chère Martine Reigner qui double nos chers Riri, Fifi et Loulou, elle est toujours aussi en forme car on n'a pas du tout l'impression que c'est la même personne qui fait les trois personnages. Elle leur donne à tous des tons différents et au final, on distingue bien les trois personnages aussi bien par la voix que par les tenues ainsi que la personnalité: Riri, leader, Fifi, inventeur et Loulou, plus sportif que les deux autres (surtout dans la série). Dans ce film, par contre, l'absence de Donald est le défaut principal et c'est dommage parce que la maladresse de Zaza ressemble un peu à la sienne et le gage de l'éléphant aurait sans doute été plus drôle si c'était lui qui avait "fait ce stupide voeu" (merci Loulou) plutôt que Zaza car ça correspond plus à la personnalité de Donald qui est bien plus gaffeur qu'un enfant alors que Zaza l'est beaucoup dans la série. Mais ça, c'est plus subjectif. En tout cas niveau doublage, la palme d'or revient à Jean Topart dans le rôle de cher Merlock qui est si menaçant qu'il pourrait figurer dans un top des performances les plus effrayantes. Malheureusement, son seul raté est un rire diabolique un peu trop plat dans lequel il a sans doute voulu mettre du réalisme mais ça n'était pas une bonne idée. Par chance, il sera rattrapé par un ricanement digne d'un vrai méchant Disney qui aurait pu attribuer à Merlock le mérite de faire partie des méchants des Grands Classiques Disney si ce film d'animation n'était pas adapté d'une série tv. Lui aussi a des répliques cultes qui font rire "Tu les as laissé te voler la lampe minable pickpocket?!" aussi bien que peur "Et si Picsou t'échappe encore une fois, ce sera ta condamnation." Très bon casting! Et une seule personne pour les voix additionnelles (Raoul Delfosse), faut le faire!
Niveau musique, David Newman a composé ce qu'il fallait pour ce film: elle convient parfaitement aux émotions visuelles où le génie devient de plus en plus complice avec ses jeunes "maîtres" Riri, Fifi, Loulou et Zaza qui le voient dès le départ comme un ami (bien que voulant qu'il réalise leurs voeux), à celles des personnages et à leurs dilemmes car mine de rien le film contient quelques scènes sérieuses sur le fait qu'on doit considérer les gens autour de nous comme des personnes et pas des moyens de faire du profit et se soucier de leurs propres problèmes et leurs rêves, aux scènes d'actions où l'on sent une montée d'adrénaline ne sachant pas si (comme on se doute que le film conclut la série) un personnage secondaire important va disparaître durant une scène d'action dangereuse, de rebondissements inattendu où certains personnages se retournent contre d'autres, aux scènes comiques où la magie du génie provoque de l'agitation inattendue et des rires dans la maison des Picsou et également des scènes tristes où la convoitise de la précieuse lampe aura des conséquences graves sur non seulement la vie des Picsou mais également la ville de Canardville. Il y a également la chanson culte "La bande à Picsou" de Mark Muller (chantée par Jean-Claude Corbel) que l'on retrouvait dans la série tv qui donne le sourire aux lèvres lorsqu'on l'entend et que l'on a presque envie de fredonner si on l'a entendue à la télévision avant d'aller le film mais il ne s'adresse pas aux fans de la série mais également à ceux qui n'auraient peut-être pas eu la chance de la voir car aucun des personnages secondaires de la série n'est montré ou mentionné (alors que ce sera le cas plus tard dans Les Simpsons, le film qui s'adresse exclusivement aux fans où l'on voit beaucoup de collègues d'Homer ou son patron [alors qu'on ne voit jamais Homer au travail] ou bien certains de ses amis). Dijon était certes apparu dans un ou deux épisodes mais ici, la famille Picsou fait comme s'ils ne connaissaient pas.
Pour finir, on a dans ce film les bases du Grand Classique Disney qui sortira un an plus tard en France: Aladdin: le mythe de lampe contenant un génie capable d'exaucer trois souhaits pour un maître, un méchant sorcier convoitant la lampe qui finalement sera trouvée par un héros (plusieurs dans La Bande à Picsou Le Film) et un affrontement avec le sorcier.
Malgré ses quelques défauts, La Bande à Picsou Le Film Le Trésor De La Lampe Perdue est un très bon divertissement et il plaira à n'importe: aussi bien au jeune public et aux plus âgés à qui il peut donner le sourire et faire grâce à l'incorrigible avarice de Picsou qui le rend comique aux yeux de n'importe qui.
Ce film, je l'ai vu première fois quand j'étais tout petit.
Mais vraiment petit, je devais avoir quatre ans. Et je me souviens d'avoir été emerveillé. Emerveillé par ces personnages fantastiques et hilarants, emerveillé par toutes ces couleurs qui dansaient autour de ma petite tete. Emerveillé par ces décors, ces musiques, toute la beauté du dessin animé. Emerveillé par cette histoire géniale de génie de la lampe et de je ne sais plus quel méchant diabolique. Et ensuite, par la magie du magnétoscope, j'ai pu m'emerveiller encore des centaines de fois. Peut etre que si je le revoyais maintenant , je trouverais ça moins extraordinaire, mais je pense aussi que je retrouverais mon ame de gosse de quatre ans qui s'emerveille devant un magnifique dessin animé. C'est pour ça que je vous le conseille, ce film.
Mais vraiment petit, je devais avoir quatre ans. Et je me souviens d'avoir été emerveillé. Emerveillé par ces personnages fantastiques et hilarants, emerveillé par toutes ces couleurs qui dansaient autour de ma petite tete. Emerveillé par ces décors, ces musiques, toute la beauté du dessin animé. Emerveillé par cette histoire géniale de génie de la lampe et de je ne sais plus quel méchant diabolique. Et ensuite, par la magie du magnétoscope, j'ai pu m'emerveiller encore des centaines de fois. Peut etre que si je le revoyais maintenant , je trouverais ça moins extraordinaire, mais je pense aussi que je retrouverais mon ame de gosse de quatre ans qui s'emerveille devant un magnifique dessin animé. C'est pour ça que je vous le conseille, ce film.
un bon dessin animé qui merite d'etre vu meme si il ne fait pas partie des grand classique dysney. il a le merite de mettre sur grand écran le canard le plus pingre du monde: balthazar picsou et riri fifi et loulou. mais enfin après la série le film est peut etre de trop.
Un des « Classiques » Disney les plus décevants de ce début de décennie. Produit par le Disney Toon Studio, une branche créée pour le marché de la vidéo, et à qui l’on devra les films les plus controversés pour leur qualité de l’histoire des productions Disney, souvent des suites, à l’exemple de Aladin 2 et 3, etc. L’histoire reprend la trame de la série télévisée, et ressemble à un épisode tiré sur un long format. Sans saveur, sans audace, sans originalité, le film est une caricature honteuse des aventures d’Indiana Jones. On aura simplement du plaisir à retrouver Picsou et compagnie, mais cela ne suffira pas à nous faire passer un bon moment. La qualité de l’animation est carrément douteuse, à croire que ce critère ne faisait pas partie des priorités des producteurs. En conclusion, une histoire d’un ennui suprême, mais des personnages indémodables. Une curiosité qui intéressera les collectionneurs, les fans, et les enfants.
Un bon Disney qui est passé assez inaperçu..peut-etre a cause d'Aladin
Il faut dire que j'aime pas mal l'univers de Picsou ^^
4/5
Il faut dire que j'aime pas mal l'univers de Picsou ^^
4/5
FILM TRES BIEN
Balthazar Picsou possède une fortune colossale, mais rien ne semble pouvoir lui procurer autant de bonheur que la perspective de l'agrandir. C'est tout le paradoxe de ce personnage : il a les moyens de ne plus rien désirer et continue pourtant de courir après ce qu'il ne possède pas. En portant au cinéma l'univers de *La Bande à Picsou*, Bob Hathcock retrouve cette contradiction savoureuse et en fait le moteur d'une aventure qui mêle chasse au trésor, magie et comédie familiale. Le film ne révolutionne ni l'animation Disney ni les codes du divertissement pour enfants, mais il possède une énergie communicative, un véritable sens du mouvement et cette faculté précieuse de rendre immédiatement sympathiques des personnages dont les défauts constituent souvent la principale source de plaisir. Sous ses dehors de spectacle sans prétention, *Le Trésor de la lampe perdue* offre ainsi une escapade généreuse, plus attachante qu'ambitieuse, dont les imperfections n'effacent jamais complètement le charme.
L'ouverture constitue probablement la partie la plus convaincante du film. En entraînant Picsou, Riri, Fifi, Loulou, Zaza et Flagada Jones sur les traces du légendaire trésor de Collie Baba, le scénario d'Alan Burnett renoue avec l'esprit des bandes dessinées de Carl Barks, où la cupidité du milliardaire servait de prétexte à de formidables expéditions aux quatre coins du monde. Les paysages désertiques, les vestiges mystérieux et les mécanismes dissimulés dans les profondeurs d'une pyramide composent un univers d'aventure immédiatement évocateur. L'influence d'*Indiana Jones* est manifeste, mais le film la réinterprète avec suffisamment d'humour pour conserver sa propre identité. Les dangers se succèdent avec une belle vivacité, l'action demeure parfaitement lisible et les maladresses de Flagada introduisent un burlesque qui s'accorde naturellement à la tension des situations. Hathcock comprend surtout que le spectacle ne dépend pas uniquement de l'ampleur des événements, mais de la manière dont les personnages y réagissent. L'impatience de Picsou, la débrouillardise de ses neveux et l'enthousiasme catastrophique de son pilote constituent autant de ressorts comiques déjà familiers, mais toujours efficaces lorsqu'ils sont employés avec cette précision.
L'arrivée du fantastique modifie sensiblement la nature du récit. À l'imaginaire archéologique succède celui des contes orientaux, avec une lampe magique dont les possibilités ouvrent la porte à toutes sortes d'extravagances. Ce changement de registre permet aux animateurs de multiplier les trouvailles visuelles et aux personnages de révéler leur personnalité à travers leurs désirs. L'idée possède un potentiel comique évident, que le film exploite avec une fantaisie souvent réjouissante. Le Génie, particulièrement exubérant, apporte une agitation permanente qui contraste avec l'esprit calculateur de Picsou. Son expressivité, ses réactions excessives et sa découverte émerveillée du monde moderne lui confèrent une présence immédiatement attachante. Il ne se résume cependant pas à une machine à plaisanteries : derrière son tempérament enfantin apparaît une fragilité qui apporte au récit une émotion discrète, sans jamais l'alourdir. Zaza trouve également dans cette dimension merveilleuse une place intéressante, son innocence et sa spontanéité offrant un contrepoint bienvenu à l'obsession de son grand-oncle pour les richesses matérielles. Le film touche alors à une idée plus profonde qu'il n'y paraît : la différence entre posséder quelque chose, en profiter et savoir véritablement lui accorder de la valeur.
Cette richesse thématique demeure néanmoins plus suggérée qu'explorée. Le scénario préfère presque systématiquement la péripétie à l'approfondissement et laisse parfois ses meilleures idées au stade de simples intentions. Le passage de l'aventure archéologique à la comédie magique entraîne notamment une légère perte d'élan. Là où les premières séquences entretenaient un sentiment de découverte, certaines situations ultérieures reposent sur des gags plus attendus, dont l'accumulation finit par donner au récit une structure assez mécanique. Les trois neveux, pourtant indissociables de l'univers de la série, peinent à exister individuellement, tandis que plusieurs personnages secondaires semblent essentiellement convoqués pour reproduire leurs habitudes comiques. Quant aux antagonistes, leur efficacité immédiate ne compense pas entièrement leur manque de complexité. Merlock possède une silhouette inquiétante, une présence menaçante et des pouvoirs qui promettent de belles possibilités visuelles, mais sa personnalité demeure assez rudimentaire. Dijon, de son côté, remplit consciencieusement sa fonction de complice maladroit, au prix d'un humour parfois répétitif et d'une caractérisation caricaturale qui accuse son âge. L'ensemble fonctionne, certes, mais donne régulièrement l'impression de privilégier la familiarité des situations au risque de surprendre.
Sur le plan de l'animation, le film occupe une position particulièrement intéressante. Produit pour le cinéma sous la bannière Disney MovieToons et réalisé en grande partie par les équipes françaises de Walt Disney Animation France, il bénéficie de moyens sensiblement supérieurs à ceux d'un épisode télévisé ordinaire, sans atteindre pour autant le raffinement des grandes productions animées du studio. Les décors possèdent une véritable richesse atmosphérique, particulièrement lorsque les architectures anciennes, les jeux d'ombre et les perspectives vertigineuses nourrissent le sentiment d'aventure. Certaines scènes témoignent également d'un travail appréciable sur les déplacements de caméra, les changements d'échelle et la fluidité des mouvements. Les expressions de Picsou, dont le visage peut passer en un instant de la convoitise à l'indignation, conservent cette remarquable efficacité graphique qui permet de rendre le personnage drôle avant même qu'il ouvre le bec. Pourtant, les limites techniques demeurent visibles. Quelques mouvements manquent de naturel, certaines compositions paraissent sommaires et l'animation se révèle trop inégale pour soutenir constamment les ambitions spectaculaires du récit. La réalisation possède du savoir-faire, mais rarement cette invention formelle qui transforme une succession de jolies images en expérience cinématographique véritablement singulière.
La musique de David Newman contribue heureusement à donner à l'ensemble une ampleur supplémentaire. Ses orchestrations accompagnent avec entrain les explorations, les poursuites et les manifestations surnaturelles, en épousant les variations de ton sans écraser les personnages sous une emphase disproportionnée. Le travail sonore participe à cette impression d'aventure constamment animée, tandis que le doublage français conserve une saveur particulière, notamment grâce à Philippe Dumat, dont la voix donne à Picsou toute sa truculence, son autorité et son irrésistible mauvaise foi. Le personnage demeure d'ailleurs la plus grande réussite du film. Parce qu'il n'est jamais réduit à un simple vieillard avare, mais conserve une authenticité dans ses colères, ses enthousiasmes et son attachement maladroit à sa famille, il suscite une affection qui dépasse largement la portée des plaisanteries. C'est cette complexité élémentaire, mais essentielle, qui distingue l'univers de *La Bande à Picsou* d'un divertissement peuplé de figures interchangeables.
Reste que le passage au long métrage aurait mérité une écriture plus audacieuse. Avec ses nombreuses péripéties, son antagonisme clairement défini et son rythme soutenu, le film satisfait presque toujours les attentes qu'il suscite, mais se contente aussi trop fréquemment de les satisfaire. Les enjeux émotionnels apparaissent relativement balisés, les dialogues privilégient l'efficacité à la subtilité et l'on devine assez tôt les grandes orientations morales de l'histoire. L'humour, bien qu'agréable, manque parfois d'une seconde lecture susceptible d'enrichir le plaisir des spectateurs adultes. Surtout, le récit n'exploite pas pleinement l'opposition pourtant passionnante entre l'univers rationnel de Picsou, où tout se calcule et se négocie, et celui de la magie, où les désirs peuvent abolir instantanément les règles de la possession. Il y avait là matière à une aventure plus inventive, peut-être même plus mordante, sur l'avidité et les contradictions du bonheur. Le film préfère une simplicité rassurante, parfaitement adaptée à son jeune public, mais qui restreint sa portée.
Ce serait toutefois se montrer injustement sévère que de lui reprocher de ne pas être une œuvre qu'il n'a jamais prétendu devenir. *Le Trésor de la lampe perdue* possède une qualité trop souvent négligée : il sait exactement quel plaisir il souhaite procurer. Sa durée ramassée évite les longueurs, son univers conserve une identité immédiatement reconnaissable et sa succession de dangers, de maladresses et d'enchantements maintient une bonne humeur presque constante. Il parvient surtout à préserver l'équilibre délicat qui fait le charme de Picsou, personnage assez égoïste pour provoquer le désordre, assez courageux pour affronter les conséquences de ses décisions et suffisamment humain pour ne jamais devenir prisonnier de sa propre caricature. Le résultat manque d'originalité pour s'imposer comme une grande réussite du cinéma d'animation, mais il possède assez de personnalité, de tendresse et d'inventivité pour dépasser le simple statut de produit dérivé. L'or n'y brille pas toujours avec la même intensité, la magie connaît quelques ratés et certains trésors narratifs restent inexploités. Mais lorsque l'aventure prend son envol, il devient difficile de résister au plaisir de retrouver ce vieux canard persuadé que la plus belle chose au monde est encore celle qu'il n'a pas découverte.
Spoilers:
spoiler: Il y a quelque chose d'assez savoureux à voir le canard le plus riche du monde partir à la recherche d'un trésor pour découvrir, au terme de son aventure, que sa plus belle conquête consistera précisément à renoncer à posséder. Derrière ses pyramides mystérieuses, ses sortilèges et ses poursuites mouvementées, La Bande à Picsou, le film : Le Trésor de la lampe perdue repose sur ce paradoxe aussi simple que séduisant. Bob Hathcock prolonge l'univers de la série télévisée avec une générosité communicative, en conservant ce mélange d'aventure exotique, de comédie burlesque et de tendresse familiale qui constitue son identité. Le résultat n'a ni l'ambition narrative ni la sophistication visuelle des grandes réussites du cinéma d'animation Disney, mais il possède une qualité plus modeste, et néanmoins précieuse : celle de raconter une histoire avec suffisamment d'entrain, de fantaisie et d'affection pour ses personnages pour que le plaisir ne dépende jamais entièrement de son originalité. Dès les premières minutes, le film retrouve le goût de l'aventure hérité des bandes dessinées de Carl Barks. Picsou entraîne Riri, Fifi, Loulou, Zaza et Flagada Jones sur les traces du fabuleux trésor de Collie Baba, dans une expédition où les vestiges archéologiques dissimulent autant de richesses que de pièges mortels. La découverte de la pyramide, les mécanismes qui menacent les explorateurs, les scorpions gigantesques et l'évasion improvisée à travers les galeries souterraines composent une entrée en matière particulièrement efficace. L'action privilégie la lisibilité et l'inventivité des situations, tandis que les maladresses de Flagada et l'obstination de Picsou entretiennent un humour de caractère suffisamment naturel pour ne pas interrompre l'aventure. La mise en scène n'échappe pas à une certaine mécanique, mais elle sait organiser le mouvement, varier les péripéties et donner aux décors une ampleur supérieure à celle de la série. L'animation, largement réalisée en France, témoigne d'un véritable savoir-faire, particulièrement sensible dans les séquences mouvementées, les transformations magiques et les jeux d'expressions. Elle demeure toutefois inégale : certaines attitudes paraissent répétitives, les personnages manquent occasionnellement de souplesse et plusieurs compositions conservent une simplicité très télévisuelle. La musique orchestrale de David Newman apporte heureusement une énergie supplémentaire, soulignant avec efficacité le danger, l'émerveillement et la dimension spectaculaire des affrontements. Le scénario d'Alan Burnett trouve sa meilleure idée dans le décalage entre la valeur des objets et celle que leur accordent les personnages. Lorsque Picsou abandonne à Zaza une vieille lampe qu'il juge sans intérêt, son réflexe révèle immédiatement les limites de sa conception de la richesse. Il ne sait reconnaître que ce qui peut se compter, s'accumuler ou se protéger dans un coffre. L'enfant, au contraire, accueille cet objet pour ce qu'il peut représenter dans son imaginaire, sans soupçonner qu'il renferme une puissance infiniment supérieure aux fortunes recherchées par son grand-oncle. L'apparition du Génie déplace alors le récit vers une comédie fantastique où chaque désir menace de produire davantage de désordre que de satisfaction. L'éléphanteau, la glace gigantesque ou les jouets soudain animés sont autant de prétextes à des séquences plaisantes, fondées sur une idée éternellement féconde : obtenir exactement ce que l'on souhaite ne signifie pas nécessairement obtenir ce dont on a besoin. Le personnage du Génie, particulièrement expansif, apporte une énergie sympathique, même si son agitation permanente finit parfois par fatiguer. Sa véritable réussite tient moins à ses plaisanteries qu'à sa vulnérabilité. Derrière sa toute-puissance apparente se cache un être terrifié à l'idée de retourner au service d'un maître cruel. Il peut réaliser les rêves des autres, mais demeure incapable de décider librement de sa propre existence. Cette contradiction donne au personnage une profondeur inattendue et constitue le véritable cœur émotionnel du film. Face à lui, Merlock représente une forme de cupidité absolue, débarrassée des contradictions humaines qui rendent Picsou attachant. Là où ce dernier accumule les richesses tout en demeurant profondément lié à sa famille, le sorcier ne considère les êtres et les choses qu'à travers le pouvoir qu'il peut exercer sur eux. Son talisman, capable de transformer les règles de la lampe pour lui accorder un nombre illimité de vœux, matérialise cette obsession du désir sans limite. Son apparence inquiétante, ses métamorphoses animales et la gravité de sa voix en font un adversaire suffisamment imposant pour donner de véritables enjeux à l'affrontement final. Pourtant, Merlock demeure davantage une menace fonctionnelle qu'un personnage véritablement développé. Son passé est évoqué avec suffisamment de fantaisie pour intriguer, notamment lorsqu'on découvre les catastrophes absurdes qu'il a provoquées au fil des siècles, mais le récit ne cherche guère à explorer ce que son rapport à la domination pourrait révéler. Dijon, son complice aussi lâche que cupide, bénéficie d'un potentiel comique appréciable, quoique ses maladresses deviennent prévisibles et que sa caractérisation repose sur des caricatures parfois embarrassantes. Le film dispose ainsi de figures immédiatement reconnaissables, sans toujours leur offrir la richesse dramatique qu'elles auraient pu supporter. Cette relative superficialité révèle d'ailleurs la principale faiblesse du long métrage : son incapacité à dépasser complètement sa nature d'aventure télévisuelle prolongée. L'enchaînement des péripéties conserve une efficacité indéniable, mais l'ensemble donne parfois l'impression de juxtaposer plusieurs épisodes plutôt que de développer un récit véritablement pensé pour le cinéma. L'expédition archéologique, les catastrophes domestiques provoquées par les vœux, la prise de possession de la fortune de Picsou par Dijon et l'affrontement contre Merlock possèdent chacun leur intérêt, sans atteindre une progression dramatique parfaitement organique. Certains personnages familiers, notamment les trois neveux et Flagada, participent davantage à l'agitation collective qu'ils ne disposent d'une véritable trajectoire individuelle. Le rythme soutenu masque une partie de ces limites, mais ne les efface pas. On aimerait également que les instants d'émotion puissent davantage respirer, que les rapports entre les personnages évoluent avec plus de subtilité et que la réalisation trouve, au-delà de ses morceaux de bravoure, une personnalité visuelle plus affirmée. Le film amuse plus souvent qu'il ne surprend et séduit plus aisément par son enthousiasme que par sa finesse. Il n'en demeure pas moins que son dénouement donne rétrospectivement une belle cohérence à cette succession d'aventures. Lorsque Merlock transforme le coffre-fort de Picsou en forteresse volante, le film offre une image particulièrement éloquente : le sanctuaire de la richesse devient littéralement un instrument de tyrannie. Ce que Picsou croyait posséder peut lui être arraché, détourné et retourné contre lui. Le combat final retrouve alors une ampleur bienvenue, associant le vertige des hauteurs, les métamorphoses du sorcier et l'ingéniosité des héros dans un spectacle entraînant, avant de laisser place à une résolution autrement plus touchante. Après avoir retrouvé sa fortune et triomphé de son ennemi, Picsou pourrait employer son dernier vœu à accroître encore ses possessions ou à garantir définitivement leur sécurité. Il choisit au contraire de libérer le Génie de sa condition en lui permettant de devenir un véritable petit garçon. Le geste est attendu, certes, et sa portée morale ne brille pas par sa complexité. Mais il demeure profondément juste parce qu'il respecte la nature du personnage sans prétendre la transformer miraculeusement. Picsou reste Picsou, comme le rappelle malicieusement la dernière poursuite de Dijon, toujours occupé à dérober son argent. Simplement, pendant un instant décisif, son attachement aux autres s'est révélé plus fort que son instinct de propriétaire. C'est dans cet équilibre entre fidélité à ses personnages et simplicité de son propos que Le Trésor de la lampe perdue trouve finalement sa place. Le film manque parfois d'audace, son humour n'est pas toujours inspiré et sa facture technique ne suffit pas à faire oublier les limites de son écriture. Mais il possède une vivacité sincère, quelques séquences d'aventure particulièrement réussies et, surtout, une conclusion dont la douceur échappe à la seule nostalgie. Sous ses dehors de divertissement léger, il raconte l'histoire d'un homme qui a consacré son existence à chercher ce qu'il pourrait acquérir et qui découvre, l'espace d'un vœu, la beauté de ce qu'il peut offrir. La leçon n'a rien de révolutionnaire, mais elle trouve ici un écrin suffisamment attachant pour conserver son charme. Après tout, il fallait peut-être un milliardaire obsédé par ses pièces d'or pour rappeler qu'un véritable trésor ne se mesure pas à sa valeur marchande, mais à ce que l'on accepte de perdre pour le bonheur d'autrui.
L'ouverture constitue probablement la partie la plus convaincante du film. En entraînant Picsou, Riri, Fifi, Loulou, Zaza et Flagada Jones sur les traces du légendaire trésor de Collie Baba, le scénario d'Alan Burnett renoue avec l'esprit des bandes dessinées de Carl Barks, où la cupidité du milliardaire servait de prétexte à de formidables expéditions aux quatre coins du monde. Les paysages désertiques, les vestiges mystérieux et les mécanismes dissimulés dans les profondeurs d'une pyramide composent un univers d'aventure immédiatement évocateur. L'influence d'*Indiana Jones* est manifeste, mais le film la réinterprète avec suffisamment d'humour pour conserver sa propre identité. Les dangers se succèdent avec une belle vivacité, l'action demeure parfaitement lisible et les maladresses de Flagada introduisent un burlesque qui s'accorde naturellement à la tension des situations. Hathcock comprend surtout que le spectacle ne dépend pas uniquement de l'ampleur des événements, mais de la manière dont les personnages y réagissent. L'impatience de Picsou, la débrouillardise de ses neveux et l'enthousiasme catastrophique de son pilote constituent autant de ressorts comiques déjà familiers, mais toujours efficaces lorsqu'ils sont employés avec cette précision.
L'arrivée du fantastique modifie sensiblement la nature du récit. À l'imaginaire archéologique succède celui des contes orientaux, avec une lampe magique dont les possibilités ouvrent la porte à toutes sortes d'extravagances. Ce changement de registre permet aux animateurs de multiplier les trouvailles visuelles et aux personnages de révéler leur personnalité à travers leurs désirs. L'idée possède un potentiel comique évident, que le film exploite avec une fantaisie souvent réjouissante. Le Génie, particulièrement exubérant, apporte une agitation permanente qui contraste avec l'esprit calculateur de Picsou. Son expressivité, ses réactions excessives et sa découverte émerveillée du monde moderne lui confèrent une présence immédiatement attachante. Il ne se résume cependant pas à une machine à plaisanteries : derrière son tempérament enfantin apparaît une fragilité qui apporte au récit une émotion discrète, sans jamais l'alourdir. Zaza trouve également dans cette dimension merveilleuse une place intéressante, son innocence et sa spontanéité offrant un contrepoint bienvenu à l'obsession de son grand-oncle pour les richesses matérielles. Le film touche alors à une idée plus profonde qu'il n'y paraît : la différence entre posséder quelque chose, en profiter et savoir véritablement lui accorder de la valeur.
Cette richesse thématique demeure néanmoins plus suggérée qu'explorée. Le scénario préfère presque systématiquement la péripétie à l'approfondissement et laisse parfois ses meilleures idées au stade de simples intentions. Le passage de l'aventure archéologique à la comédie magique entraîne notamment une légère perte d'élan. Là où les premières séquences entretenaient un sentiment de découverte, certaines situations ultérieures reposent sur des gags plus attendus, dont l'accumulation finit par donner au récit une structure assez mécanique. Les trois neveux, pourtant indissociables de l'univers de la série, peinent à exister individuellement, tandis que plusieurs personnages secondaires semblent essentiellement convoqués pour reproduire leurs habitudes comiques. Quant aux antagonistes, leur efficacité immédiate ne compense pas entièrement leur manque de complexité. Merlock possède une silhouette inquiétante, une présence menaçante et des pouvoirs qui promettent de belles possibilités visuelles, mais sa personnalité demeure assez rudimentaire. Dijon, de son côté, remplit consciencieusement sa fonction de complice maladroit, au prix d'un humour parfois répétitif et d'une caractérisation caricaturale qui accuse son âge. L'ensemble fonctionne, certes, mais donne régulièrement l'impression de privilégier la familiarité des situations au risque de surprendre.
Sur le plan de l'animation, le film occupe une position particulièrement intéressante. Produit pour le cinéma sous la bannière Disney MovieToons et réalisé en grande partie par les équipes françaises de Walt Disney Animation France, il bénéficie de moyens sensiblement supérieurs à ceux d'un épisode télévisé ordinaire, sans atteindre pour autant le raffinement des grandes productions animées du studio. Les décors possèdent une véritable richesse atmosphérique, particulièrement lorsque les architectures anciennes, les jeux d'ombre et les perspectives vertigineuses nourrissent le sentiment d'aventure. Certaines scènes témoignent également d'un travail appréciable sur les déplacements de caméra, les changements d'échelle et la fluidité des mouvements. Les expressions de Picsou, dont le visage peut passer en un instant de la convoitise à l'indignation, conservent cette remarquable efficacité graphique qui permet de rendre le personnage drôle avant même qu'il ouvre le bec. Pourtant, les limites techniques demeurent visibles. Quelques mouvements manquent de naturel, certaines compositions paraissent sommaires et l'animation se révèle trop inégale pour soutenir constamment les ambitions spectaculaires du récit. La réalisation possède du savoir-faire, mais rarement cette invention formelle qui transforme une succession de jolies images en expérience cinématographique véritablement singulière.
La musique de David Newman contribue heureusement à donner à l'ensemble une ampleur supplémentaire. Ses orchestrations accompagnent avec entrain les explorations, les poursuites et les manifestations surnaturelles, en épousant les variations de ton sans écraser les personnages sous une emphase disproportionnée. Le travail sonore participe à cette impression d'aventure constamment animée, tandis que le doublage français conserve une saveur particulière, notamment grâce à Philippe Dumat, dont la voix donne à Picsou toute sa truculence, son autorité et son irrésistible mauvaise foi. Le personnage demeure d'ailleurs la plus grande réussite du film. Parce qu'il n'est jamais réduit à un simple vieillard avare, mais conserve une authenticité dans ses colères, ses enthousiasmes et son attachement maladroit à sa famille, il suscite une affection qui dépasse largement la portée des plaisanteries. C'est cette complexité élémentaire, mais essentielle, qui distingue l'univers de *La Bande à Picsou* d'un divertissement peuplé de figures interchangeables.
Reste que le passage au long métrage aurait mérité une écriture plus audacieuse. Avec ses nombreuses péripéties, son antagonisme clairement défini et son rythme soutenu, le film satisfait presque toujours les attentes qu'il suscite, mais se contente aussi trop fréquemment de les satisfaire. Les enjeux émotionnels apparaissent relativement balisés, les dialogues privilégient l'efficacité à la subtilité et l'on devine assez tôt les grandes orientations morales de l'histoire. L'humour, bien qu'agréable, manque parfois d'une seconde lecture susceptible d'enrichir le plaisir des spectateurs adultes. Surtout, le récit n'exploite pas pleinement l'opposition pourtant passionnante entre l'univers rationnel de Picsou, où tout se calcule et se négocie, et celui de la magie, où les désirs peuvent abolir instantanément les règles de la possession. Il y avait là matière à une aventure plus inventive, peut-être même plus mordante, sur l'avidité et les contradictions du bonheur. Le film préfère une simplicité rassurante, parfaitement adaptée à son jeune public, mais qui restreint sa portée.
Ce serait toutefois se montrer injustement sévère que de lui reprocher de ne pas être une œuvre qu'il n'a jamais prétendu devenir. *Le Trésor de la lampe perdue* possède une qualité trop souvent négligée : il sait exactement quel plaisir il souhaite procurer. Sa durée ramassée évite les longueurs, son univers conserve une identité immédiatement reconnaissable et sa succession de dangers, de maladresses et d'enchantements maintient une bonne humeur presque constante. Il parvient surtout à préserver l'équilibre délicat qui fait le charme de Picsou, personnage assez égoïste pour provoquer le désordre, assez courageux pour affronter les conséquences de ses décisions et suffisamment humain pour ne jamais devenir prisonnier de sa propre caricature. Le résultat manque d'originalité pour s'imposer comme une grande réussite du cinéma d'animation, mais il possède assez de personnalité, de tendresse et d'inventivité pour dépasser le simple statut de produit dérivé. L'or n'y brille pas toujours avec la même intensité, la magie connaît quelques ratés et certains trésors narratifs restent inexploités. Mais lorsque l'aventure prend son envol, il devient difficile de résister au plaisir de retrouver ce vieux canard persuadé que la plus belle chose au monde est encore celle qu'il n'a pas découverte.
Spoilers:
spoiler: Il y a quelque chose d'assez savoureux à voir le canard le plus riche du monde partir à la recherche d'un trésor pour découvrir, au terme de son aventure, que sa plus belle conquête consistera précisément à renoncer à posséder. Derrière ses pyramides mystérieuses, ses sortilèges et ses poursuites mouvementées, La Bande à Picsou, le film : Le Trésor de la lampe perdue repose sur ce paradoxe aussi simple que séduisant. Bob Hathcock prolonge l'univers de la série télévisée avec une générosité communicative, en conservant ce mélange d'aventure exotique, de comédie burlesque et de tendresse familiale qui constitue son identité. Le résultat n'a ni l'ambition narrative ni la sophistication visuelle des grandes réussites du cinéma d'animation Disney, mais il possède une qualité plus modeste, et néanmoins précieuse : celle de raconter une histoire avec suffisamment d'entrain, de fantaisie et d'affection pour ses personnages pour que le plaisir ne dépende jamais entièrement de son originalité. Dès les premières minutes, le film retrouve le goût de l'aventure hérité des bandes dessinées de Carl Barks. Picsou entraîne Riri, Fifi, Loulou, Zaza et Flagada Jones sur les traces du fabuleux trésor de Collie Baba, dans une expédition où les vestiges archéologiques dissimulent autant de richesses que de pièges mortels. La découverte de la pyramide, les mécanismes qui menacent les explorateurs, les scorpions gigantesques et l'évasion improvisée à travers les galeries souterraines composent une entrée en matière particulièrement efficace. L'action privilégie la lisibilité et l'inventivité des situations, tandis que les maladresses de Flagada et l'obstination de Picsou entretiennent un humour de caractère suffisamment naturel pour ne pas interrompre l'aventure. La mise en scène n'échappe pas à une certaine mécanique, mais elle sait organiser le mouvement, varier les péripéties et donner aux décors une ampleur supérieure à celle de la série. L'animation, largement réalisée en France, témoigne d'un véritable savoir-faire, particulièrement sensible dans les séquences mouvementées, les transformations magiques et les jeux d'expressions. Elle demeure toutefois inégale : certaines attitudes paraissent répétitives, les personnages manquent occasionnellement de souplesse et plusieurs compositions conservent une simplicité très télévisuelle. La musique orchestrale de David Newman apporte heureusement une énergie supplémentaire, soulignant avec efficacité le danger, l'émerveillement et la dimension spectaculaire des affrontements. Le scénario d'Alan Burnett trouve sa meilleure idée dans le décalage entre la valeur des objets et celle que leur accordent les personnages. Lorsque Picsou abandonne à Zaza une vieille lampe qu'il juge sans intérêt, son réflexe révèle immédiatement les limites de sa conception de la richesse. Il ne sait reconnaître que ce qui peut se compter, s'accumuler ou se protéger dans un coffre. L'enfant, au contraire, accueille cet objet pour ce qu'il peut représenter dans son imaginaire, sans soupçonner qu'il renferme une puissance infiniment supérieure aux fortunes recherchées par son grand-oncle. L'apparition du Génie déplace alors le récit vers une comédie fantastique où chaque désir menace de produire davantage de désordre que de satisfaction. L'éléphanteau, la glace gigantesque ou les jouets soudain animés sont autant de prétextes à des séquences plaisantes, fondées sur une idée éternellement féconde : obtenir exactement ce que l'on souhaite ne signifie pas nécessairement obtenir ce dont on a besoin. Le personnage du Génie, particulièrement expansif, apporte une énergie sympathique, même si son agitation permanente finit parfois par fatiguer. Sa véritable réussite tient moins à ses plaisanteries qu'à sa vulnérabilité. Derrière sa toute-puissance apparente se cache un être terrifié à l'idée de retourner au service d'un maître cruel. Il peut réaliser les rêves des autres, mais demeure incapable de décider librement de sa propre existence. Cette contradiction donne au personnage une profondeur inattendue et constitue le véritable cœur émotionnel du film. Face à lui, Merlock représente une forme de cupidité absolue, débarrassée des contradictions humaines qui rendent Picsou attachant. Là où ce dernier accumule les richesses tout en demeurant profondément lié à sa famille, le sorcier ne considère les êtres et les choses qu'à travers le pouvoir qu'il peut exercer sur eux. Son talisman, capable de transformer les règles de la lampe pour lui accorder un nombre illimité de vœux, matérialise cette obsession du désir sans limite. Son apparence inquiétante, ses métamorphoses animales et la gravité de sa voix en font un adversaire suffisamment imposant pour donner de véritables enjeux à l'affrontement final. Pourtant, Merlock demeure davantage une menace fonctionnelle qu'un personnage véritablement développé. Son passé est évoqué avec suffisamment de fantaisie pour intriguer, notamment lorsqu'on découvre les catastrophes absurdes qu'il a provoquées au fil des siècles, mais le récit ne cherche guère à explorer ce que son rapport à la domination pourrait révéler. Dijon, son complice aussi lâche que cupide, bénéficie d'un potentiel comique appréciable, quoique ses maladresses deviennent prévisibles et que sa caractérisation repose sur des caricatures parfois embarrassantes. Le film dispose ainsi de figures immédiatement reconnaissables, sans toujours leur offrir la richesse dramatique qu'elles auraient pu supporter. Cette relative superficialité révèle d'ailleurs la principale faiblesse du long métrage : son incapacité à dépasser complètement sa nature d'aventure télévisuelle prolongée. L'enchaînement des péripéties conserve une efficacité indéniable, mais l'ensemble donne parfois l'impression de juxtaposer plusieurs épisodes plutôt que de développer un récit véritablement pensé pour le cinéma. L'expédition archéologique, les catastrophes domestiques provoquées par les vœux, la prise de possession de la fortune de Picsou par Dijon et l'affrontement contre Merlock possèdent chacun leur intérêt, sans atteindre une progression dramatique parfaitement organique. Certains personnages familiers, notamment les trois neveux et Flagada, participent davantage à l'agitation collective qu'ils ne disposent d'une véritable trajectoire individuelle. Le rythme soutenu masque une partie de ces limites, mais ne les efface pas. On aimerait également que les instants d'émotion puissent davantage respirer, que les rapports entre les personnages évoluent avec plus de subtilité et que la réalisation trouve, au-delà de ses morceaux de bravoure, une personnalité visuelle plus affirmée. Le film amuse plus souvent qu'il ne surprend et séduit plus aisément par son enthousiasme que par sa finesse. Il n'en demeure pas moins que son dénouement donne rétrospectivement une belle cohérence à cette succession d'aventures. Lorsque Merlock transforme le coffre-fort de Picsou en forteresse volante, le film offre une image particulièrement éloquente : le sanctuaire de la richesse devient littéralement un instrument de tyrannie. Ce que Picsou croyait posséder peut lui être arraché, détourné et retourné contre lui. Le combat final retrouve alors une ampleur bienvenue, associant le vertige des hauteurs, les métamorphoses du sorcier et l'ingéniosité des héros dans un spectacle entraînant, avant de laisser place à une résolution autrement plus touchante. Après avoir retrouvé sa fortune et triomphé de son ennemi, Picsou pourrait employer son dernier vœu à accroître encore ses possessions ou à garantir définitivement leur sécurité. Il choisit au contraire de libérer le Génie de sa condition en lui permettant de devenir un véritable petit garçon. Le geste est attendu, certes, et sa portée morale ne brille pas par sa complexité. Mais il demeure profondément juste parce qu'il respecte la nature du personnage sans prétendre la transformer miraculeusement. Picsou reste Picsou, comme le rappelle malicieusement la dernière poursuite de Dijon, toujours occupé à dérober son argent. Simplement, pendant un instant décisif, son attachement aux autres s'est révélé plus fort que son instinct de propriétaire. C'est dans cet équilibre entre fidélité à ses personnages et simplicité de son propos que Le Trésor de la lampe perdue trouve finalement sa place. Le film manque parfois d'audace, son humour n'est pas toujours inspiré et sa facture technique ne suffit pas à faire oublier les limites de son écriture. Mais il possède une vivacité sincère, quelques séquences d'aventure particulièrement réussies et, surtout, une conclusion dont la douceur échappe à la seule nostalgie. Sous ses dehors de divertissement léger, il raconte l'histoire d'un homme qui a consacré son existence à chercher ce qu'il pourrait acquérir et qui découvre, l'espace d'un vœu, la beauté de ce qu'il peut offrir. La leçon n'a rien de révolutionnaire, mais elle trouve ici un écrin suffisamment attachant pour conserver son charme. Après tout, il fallait peut-être un milliardaire obsédé par ses pièces d'or pour rappeler qu'un véritable trésor ne se mesure pas à sa valeur marchande, mais à ce que l'on accepte de perdre pour le bonheur d'autrui.
Un chef d'oeuvre Disney , de 1990 .
Ce long métrage d'animation , produit par les studios Walt Disney , ( dessin animé ) de 1H10 , pour le cinéma , est la conclusion de la série animée , pour la télévision : " La bande à Picsou " , également produit par les studios Walt Disney , de 72 épisodes de 25 minutes , diffusé pour la première fois , à la télévision , entre 1987 et 1989 , étalée sur 3 saisons ( sauf l'épisode pilote qui dure 42 minutes , diffusé également à la télévision , disponible en DVD avec le titre : " La bande à Picsou , le secret de l'Atlantide " , un trés bon épisode , auquel j'ai mis la note de 4 étoiles) .
Pas la peine de voir la série télévisée , pour comprendre l'histoire , c'est une histoire à part de la série télévisée .
Un bon scénario , une histoire bien , inspiré des films : Indiana Jones , pour le début de ce long métrage , les premières minutes , et du conte , qui a été porté plusieurs fois au cinéma , pour ce long métrage entier : " Aladdin et la lampe magique " , d'où le titre : Le trésor de la lampe perdue " ( Un mélange du titre " Aladdin et la lampe magique " et du premier film des aventures de Indiana Jones : " Les aventuriers de l'arche perdue " ) .
Un film animation d'aventures fantastique , avec de superbes graphismes , beaucoup d'actions ( non violents , bien sûr , ce dessin animé étant destiné sourtout aux enfants ) , beaucoup de suspens et un peu d'humour ( mais trés peu d'humour , c'est un dessin animé d'aventures fantastique , avant tout , pas un dessin animé comique ) .
Ce dessin animé est sourtout destiné aux enfants , mais plaît aussi aux adultes , à voir en famille , entre 3 et 127 ans .
Ce long métrage d'animation , produit par les studios Walt Disney , ( dessin animé ) de 1H10 , pour le cinéma , est la conclusion de la série animée , pour la télévision : " La bande à Picsou " , également produit par les studios Walt Disney , de 72 épisodes de 25 minutes , diffusé pour la première fois , à la télévision , entre 1987 et 1989 , étalée sur 3 saisons ( sauf l'épisode pilote qui dure 42 minutes , diffusé également à la télévision , disponible en DVD avec le titre : " La bande à Picsou , le secret de l'Atlantide " , un trés bon épisode , auquel j'ai mis la note de 4 étoiles) .
Pas la peine de voir la série télévisée , pour comprendre l'histoire , c'est une histoire à part de la série télévisée .
Un bon scénario , une histoire bien , inspiré des films : Indiana Jones , pour le début de ce long métrage , les premières minutes , et du conte , qui a été porté plusieurs fois au cinéma , pour ce long métrage entier : " Aladdin et la lampe magique " , d'où le titre : Le trésor de la lampe perdue " ( Un mélange du titre " Aladdin et la lampe magique " et du premier film des aventures de Indiana Jones : " Les aventuriers de l'arche perdue " ) .
Un film animation d'aventures fantastique , avec de superbes graphismes , beaucoup d'actions ( non violents , bien sûr , ce dessin animé étant destiné sourtout aux enfants ) , beaucoup de suspens et un peu d'humour ( mais trés peu d'humour , c'est un dessin animé d'aventures fantastique , avant tout , pas un dessin animé comique ) .
Ce dessin animé est sourtout destiné aux enfants , mais plaît aussi aux adultes , à voir en famille , entre 3 et 127 ans .
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