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Un visiteur
4,0
Publiée le 24 mai 2007
Ce film est un véritable mystère. J'avoue ne jamais avoir vu ça auparavant. Gus Van Sant innove, c'est un véritable inventeur qui nous propose une manière de filmer vraiment nouvelle et bien propre à lui. Je crois qu'on pourrait même parler de cinéma expérimental. G.V Sant refuse le conformisme et nous présente un film à la fois déroutant et fascinant. Gerry est un véritable ovni atterri dans un désert. Deux homme vont se promener, et on n'apprend ni qui ils sont ni pourquoi ils sont là, mais on sait qu'ils on un but. Le mystère plane pendant tout le film et la fin ne nous en apprend pas plus, ou plutôt, elle nous apprend tout. L'histoire, quasiement inexistante s'efface pour laisser place aux sensations. Qu'est-ce qu'ils cherchent dans ce voyage? Entre rêve et réalité, Gerry est une épopée onirique, un voyage initiatique qui va ammener nos deux héros jusu'à leurs limites qu'ils vont tenter de dépasser... L'objet de leur quête est flou, mais on peut y voir un défi de survie, ou bien, plus fort encore, un test extrême d'une amitier. Le spectateur est libre d'imaginer. Le lien qui unit les deux hommes est fort, et leur relation va évoluer tout au long de leur traversée dans ce décor aussi vide que magnifique. Le paysage est vraiment grandiose. Les deux hommes ne se privent pas pour l'admirer, et ils vont finir par ne faire qu'un avec ce désert aride. Marcher devient un automatisme, une priorité. Ils avancent, encore et toujours, jusqu'à ne plus trop savoir pourquoi. Les plans sont longs, certains peuvent durer jusqu'à 5 minutes. Très vite, on perd la notion de temps et on suit l'avancée dans le désert mais aussi dans le "MOI" des deux hommes. Très lent, très long, et pourtant je ne me suis pas ennuyé. Je suis resté fasciné jusqu'au bout par ce culot du réalisateur mais aussi par son originalité. On reste devant son écran comme hypnotisé...Un film prenant et intéressant qui en rebutera plus d'un par son aspect déroutant à l'extrème.
Bien plus abstrait que Elephant et Last days qui renvoient tous les deux à une réalité, "Gerry" nous fait perdre nos repères en même temps que ceux des deux protagonistes et nous emmène dans une marche sans fin avec des plans séquences étirés souvent à la limité de lexpérimental, dans des paysages à couper le souffle décidément bien trop grands pour ma petite télé. Je ressors du film pas aussi emballé que pour "Elephant" et "Last days" mais reconnait quil a encore une fois dans ce cinéma là quelque chose de vraiment très fort, de rare, de fascinant qui échappe à toute analyse.
Un film bouleversant par le sujet et la manière dont il est traité.Une ballade anodine qui se termine en tragédie;on souffre avec nos deux héros,on est angoissé car on sait que la Mort est au bout du chemin.Un poème magnifié par les images,le son et la musique qui rajoute à la crainte d'une fin absurde.
Gus Van Sant nous livre là un film extraordinaire. Des paysage dune splendeur et dune monotonie à couper le souffle. Les acteurs, malgré la quasi-absence de dialogue sont remarquables (Matt Damon et Casey Affleck) et nous montrent leur polyvalence en terme de rôle. Le film peut paraître long, notamment par le manque de musique dans la première partie du film mais nous captive jusquà la fin et nous montre le triste destin de ces deux jeunes. On relèvera tout de même des plans et des travelling impressionnants de plusieurs minutes.
J'adore Gus Van Sant et j'aime beaucoup Matt Damon .. Mais franchement filmer pendant 1 heure 40 minutes deux acteurs qui ont perdu leur chemin dans un superbe désert c'est pas vraiment une histoire.. Le héros du film : LE DESERT !! il est très beau et très bien filmé ! mais c'est très long et je me suis mortellement ennuyé.. Il parait que c'est un film "hypnotique" ! je dirais plutôt "qui provoque l'endormissement" !
Peut-être le plus beau film que j'ai jamais vu. époustouflé! Dans ce film où il n'y a rien en apparance et bien il y a tout! Je sais ça ne veut rien dire.. J'y vois une immense métaphore de l'humanité dans son obsessionnel recherche de dieu ou du bonheur. Sa motivation obsessionnelle première, le temps du doute et, enfin, la mort. trois phases symbolisées dans le film par la course du début, la marche du milieu et enfin l'arrêt à la fin du film. J'y vois l'homme obnubilé par ses croyances ou ses rêves et qui cherche à les trouver mais en vain. Car ces croyances ou ces rêves ne sont pas la réalité tout simplement, ce sont des produits de l'esprit.. bref, grandiose! J'y vois les écrits de Nietzsche ou de Cioran. Bref, superbe. Bon j'arrête là, c'est vrai que j'y vois beaucoup de choses mais bon je m'arrête avant de devenir pénible. Au revoir et n'oubliez de le voir.
Magnifique, dramatique, c'est beau et d'une lenteur qui n'a d'égale que la beauté du film ! pas d'effet spéciaux, juste deux types perdu dans le désert, perdu sans espoir ! on partage leur moment de tristesse et on se sent coupable de ne rien pouvoir faire pour les aider ! pas de véritables indications de temps on ne sait plus quand on est ni où on est ! on rentre dans le film à travers les long plans séquence !
Gus Van Sant signe avec Gerry un film lent et contemplatif sur l'amitié et l'évolution des sentiments dans la diversité et le désespoir. Deux acteurs seulement, de longs, très très longs plans séquences où le bruit du vent fait parfois figure d'action principale... Malgré tout le talent du réalisateur et le propos très intéressant du film, j'ai eu du mal à ne pas m'ennuyer par moments. Néanmoins, je n'ai pas ressenti d'agacement face à ce manque d'action et de dialogues, tant les rapports d'amitié et de force entre les deux personnages sont passionnants à observer.
Tout repose sur la mise en scène, géniale. On en dit plus quand on sait montrer que quand on parle, c'est certain et la plupart des très bon films l'ont compris. Ce plan quasi surréaliste des deux âmes perdues marchant dans le désert, sous un couché de soleil à coupé le souffle, apparaît comme la synthèse d'une mise en image décalée de la détresse. Ce serait comme un film d'aventure sans fil d'ariane. Un trajet sans but, absurde, où rode cependant la mort malgré la prédominence de couleurs claires. C'est un film quasi experimental, et le seul hic est sa qualité de long métrage, qui impose des dialogues : il est difficile pour eux d'être à la hauteur des images. Mais le film a l'énorme qualité d'éviter le lyrisme facile, la simple juxtaposition de musiques lancinantes sur des images à couper le souffle. J'ai un peu envie de le rapprocher du récent autre film experimental réussi, Zidane. Tous les deux privilégient la sensation sur l'émotion, la mise en scène sur le scénario. Deux réussites majeures.
On peut montrer de très belles images et ne pas réaliser un très bon film... Gus Van Sant nous le prouve avec ce long-métrage au scénario minimaliste mais aux longueurs maximales... Cela dit, cette expérimentation cinématographique est ambitieuse et assez réussie... On apprécie plus particulièrement que le cinéma étasunien puisse sortir des sentiers battus avec autant de dextérité et bannir le côté commercial qui le caractérise... Salutaire, jouissif et courageux de la part d'un réalisateur qui, par le passé, n'a pu s'empêcher de réaliser des films étasuniens caricaturaux et commerciaux tel "Will Hunting"...
Un pur film conceptuel. Gus Van Sant se fait plaisir et nous offre une oeuvre contemplative. La beauté des images, l'émotion de ces quelques notes de piano, de magnifiques plans séquences (à l'image de cette longue séquence autour du feu) ne peuvent masquer la lenteur infinie du film. Car c'est long !!! Mais c'est également magnifique de voir ces deux très bons acteurs perdus dans ce désert, perdant progressivement leur lucidité. Une question tout de même : que fait Casey Affleck en haut du rocher au milieu du film ?? La dureté de la conclusion (Gerry-Matt "aide" Gerry-Casey à mourir) contraste avec l'espoir qu'elle suscite. Et comment vivre avec ça, après ?
Un film lent lent lent!! Mmmmh qu'est ce que c'est bon!!! (Meme si à mon gout, certaines séquences auraient du durer un peu plus longtemps, un certain travelling rotatif...) Prendre le temps d'écouter la musique, de Regarder le film, de s'y projeter. J'ai du mal a trouver les mots, je crois que c'est un film que l'on ressent et pas un film que l'on pense. Gerry c'est le passage du jeu, de l'amusement à la conscience. Unique.
Gerry et Gerry, amis apathiques, se perdent dans le désert puis marchent pour retrouver la route, traversant des paysages tout d'abord grandioses, sublimes, lumineux, puis trop vastes, écrasants, immuables, et en fin de compte lugubres. C'est long, terriblement long, un film-épreuve dont on ressort épuisé après avoir subi ses plans-séquences interminables.
Gerry peut nous déranger. Gerry peut nous gêner. Car il nous donne l'impression de ne rien nous montrer, de nous faire languir avec ses silences éternels et impénétrables. Ce film prodigieusement humaniste nous montre deux hommes dont on ne sait rien ou si peu. Nous sommes invités à contempler leur périple mystique dont le but nous est inconnu. Malgré tous ces mystères, il s'agit d'un film d'une justesse incroyable sur l'amitié et tout ce qu'elle comporte de plus beau, de plus simple et de plus pure.
La mise en scène parfaite accompagnée d'une photographie époustouflante nous transportent littéralement dans un voyage initiatique vers l'autre au sein d'une nature somptueuse et hostile à la fois. Matt Damon et Casey Affleck jouent leurs rôles à merveille et leur amitié crève l'écran. Quand le poids des mots disparaît au profit d'une compréhension mutuelle, on atteint le nirvana. C'est le but accompli de ce véritable chef d'oeuvre qui réussit à nous bouleverser profondément.
Javais envie de ladorer, ce Gerry, jen attendais beaucoup peut-être trop. Car mon avis reste partagé après lavoir visionné. Il est évident quil sagit dun film extrêmement personnel, Gus Van Sant racontant lhistoire de deux marginaux, deux êtres perdus dans lexistence. Gus Van Sant y intègre ses préoccupations majeures : lêtre humain dans sa déchéance, dans son dépouillement le plus total, la marginalité, la solitude, la souffrance. La mise en scène de cet En Attendant Godot des années 2000 est très belle : le réalisateur filme le vide à travers de superbes cadrages : le désert, une route (métaphore de lexistence, qui rappelle My Own Private Idaho), les nuages qui défilent à toute vitesse Comme chez Beckett, la vie semble dépourvue de sens (à limage du scénario du film : quel sens donner à cette balade ?) ; les très rares moments de communication (discussions vides) révèlent la solitude des personnages, et surtout leur désarroi face à une vie dont ils ne comprennent pas le sens. La puissance métaphysique de luvre est incontestable ; dommage que le réalisateur sabandonne souvent à une poésie un peu bobo : il aborde des questions existentielles sur un mode trop contemplatif (de longs, longs plans séquences ). Le film nest finalement pas assez communicatif : trop investi dans son registre métaphorique, Gus Van Sant en oublie le spectateur, qui du coup ne parvient quà moitié à pénétrer dans lunivers du film. Finalement, Gerry se laisse contempler, mais reste difficilement accessible. En résumé, la magnifique réalisation de Gus Van Sant restitue lerrance et le vide des personnages avec brio, mais le film déçoit car laisse le spectateur à lécart, du coup incapable de sinvestir émotionnellement. Le film se laisse admirer, à défaut dêtre vraiment touchant (ce quavait réussi Elephant).