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Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Ceux qui avaient été séduit par Elephant ne pourront qu'aimer Gerry qui vous emmène dans un monde isolé. Ils vous entraînent dans un monde où le moi profond ressort.
Projet radical, Gerry décrit avec sobriété la ballade de deux jeunes gens dans le désert. Le scénario se résume ainsi. Pour le reste, une mise en scène épurée, une superbe photographie et les excellentes interprétations de Matt Damon et Casey Affleck dans deux rôles quasiment muets.Il est intéressant de comparer ce film avec Elephant, l'autre film expérimental de Gus Van Sant : par exemple, nous pouvons noter des similitudes dans les costumes ( John Robinson arbore un Tee-shirt représentant un taureau noir sur fond jaune dans Elephant, et Casey Affleck porte le Tee-shirt complémentaire: une étoile jaune sur fond noir, dans Gerry ) et dans certains plans ( le travelling circulaire où l'on contemple Casey Affleck sur fond de musique d'Arvo Pärt rappelle le panoramique où l'on voit Alex Frost jouer du Beethoven, enfermé chez lui ). Mais ce qui fait la force de Gerry avant tout, ce sont ses plans d'une incroyable beauté ( je pense notamment au plan où les visages des deux gerry se superposent alors qu'il marchent côte à côte, ou encore au long plan séquence d'ouverture où la voiture semble patiner sur la longue route lisse amenant les deux aventuriers aux sentiers de la perdition...)Le plus beau bijou de Gus Van Sant.
En premier lieu, il est bon d'avertir les gens qui ne savent rien de "Gerry" : il s'agit là de l'un des films les plus lents depuis extrêmement longtemps. Si vous n'avez aucune patience, n'y allez même pas, sous peine de vouloir quitter la salle toutes les trente secondes... Le film commence par un long plan où l'on suit la voiture des deux Gerry, tantôt de près... tantôt de loin. Naïvement, ils la quittent pour finir le trajet à pieds et se perdent dans le désert (les inquiétants décors minéraux sont des sites naturels argentins et américains). Les deux hommes commencent donc à errer et la caméra les filme, tantôt de près... tantôt de loin. Le temps passe et les deux hommes s'épuisent. L'ombre de la mort est là, au-dessus d'eux, peut-être dans ces nuages noirs qu'on voit défiler à toute allure... Une touche bienvenue d'humour arrive cependant tôt dans leur périple, il y a une histoire de rocher, mais je ne vous en dis pas plus ;-).
Gus van Sant use de beaux plans-séquences d'une durée impressionnante, souvent volontairement répétitifs (on passe par exemple plusieurs minutes à les voir de dos avancer à petits pas aux premières lueurs de l'aube, ou alors à les voir marcher de profil côte à côté). La musique est très simple, mais accompagne parfaitement ces images. Après, libre au spectateur d'interpréter ce que nous montre Van Sant. Allégorie ? Philosophie ? Simplement deux mecs perdus dans le désert ? En ça ce film est intéressant : on ne sait pas forcément quoi en penser. Pour ma part, je l'ai trouvé contemplatif. En tout cas, il donne terriblement soif !
Quant à l'absence de repères due à la construction du film, elle fait qu'il nous devient durant celui-ci difficile d'estimer le temps que nous avons déjà passé à le regarder. "Gerry" dérègle notre propre perception du temps. A condition d'être prêt à rentrer dedans, on se surprend à apprécier cet OVNI cinématographique, finalement pas très loin du cinéma expérimental. "Gerry" peut passer pour un trip auquel on adhère ou non. Si vous êtes amateurs de curiosités, je vous conseille bien évidemment de le découvrir. Le voir en salle est à mon avis un plus indéniable, tant les paysages y sont mis en valeur.
Une grande séance d'introspection à la recherche de l'ami idéal. La réalisation est sobre. On ressort du film avec un calme intérieur, entre un rêve et un cauchemar, où l'on a l'impression d'avoir tout appris de soi et de son meilleur ami, mais trop vite. "Gerry" est d'une lenteur extravagante et non exempt d'incohérences, l'espoir s'y étouffe à chaque marque de pas laissée dans la poussière. Gerry s'étoffe par une image agréable et 2 acteurs-copains crédibles. A l'instar de "Dogville" qui impose 3 heures de souffrance, le spectateur a besoin de grapiller ici et là son bonheur cinématographique. Et quel bonheur !
Enormément long ! Moi qui apprécie le cinéma d'auteur, je pense que je viens de voir une des oeuvres les plus extrêmement longues du cinéma. Des plans séquences interminables le tout sur un scénario qui ne tient pas la route. Que nous a fait Gus Van Sant ? L'excellent Elephant lui avait ouvert une multitude de portes avec sa palme d'or et il vient avec Gerry, film limite expérimental ou les dialogues tiennent sur un timbre poste. Elephant était très bien, Gerry casse le mythe. Même si les acteurs ont été bien choisis (Matt Damon et Cassey Affleck), le spectateur reste de marbre et décroche toutes les cinq minutes. J'ai pour principe de toujours regarder un film jusqu'à la fin. C'est ce que j'ai fait. Ca n'en valait pas la peine. Certains qualifient ce film comme un chef d'oeuvre, ça peut se comprendre car c'est de l'expérimental mais en tout cas, j'ai un avis extrêmement négatif sur ce film qui m'a fait baillé des centaines de fois.
Après Elephant, Gus Van Sant revient avec un nouveau film éminemment indépendant, profondément original, et réellement magnifique. Van Sant filme un voyage, infini, qui emporte ses acteurs au bout du monde, au bout de l'amitié et au bout de la vie. Et nous spectateurs sortons de la salle à bout de souffle. Alors si vous voulez voir un cinéma neuf, indépendant, qui prend son temps, courez voir ce petit chef-d'oeuvre qu'est assurément Gerry.
Un film qu'il convient de prendre à bras-le-corps sous peine de tomber dans l'ennui. Il faut se laisser hyptonisé par ces images fabuleuses du désert de L'Ouest Américain (la Vallée de la Mort sans doute, j'y ai personnellement reconnu quelques points devues ;-)). Sur une histoire à la réalistion épurée (le script doit tenir sur une feullie A4, le scénario sur un post-it), on plonge avec inquiétude dans le périple pédestre et tragique de nos 2 héros. Les longs plans séquence traduisent de façon remarquable le sentiment de l'être humain face à la solitude. Difficile, dans ces moments là, de ne pas faire le parallèle avec Elephant.
Sans conteste le film le plus marquant que j'ai vu ces dernières années. A première vue, il peut parraitre long, ennuyeux ou inconsistant, mais il laisse une trace d'une exeptionnelle beauté. L'art du minimalisme, de la réflexion et de la contemplation.
Les distributeurs ont profité du succès d'Elephant pour sortir en salle Gerry tourné en 2001. Il y a d'ailleurs une certaine analogie entre les deux, voulue par le metteur en scène. Mais là où Elephant fonctionnait sublimement, Gerry reste un peu en retrait. L'idée de départ est simple. Deux hommes, deux amis ( ?) dont on ne sait rien se perdent, lors d'une randonnée, dans un paysage désertique sans fin. Cheminant côte à côte, ils parlent peu. Plus ils s'enfoncent dans ce dantesque décor, plus leurs corps souffrent laissant les âmes s'exprimer sur les visages ou dans leurs attitudes. Cette virée d'enfer, ainsi qualifiée par eux, les mènera à leurs pertes ! Gus Van Sant les filme de manière épurée et avec une rare sincérité, se reposant sur des gros plans ou de longs plans séquences. Ces sont deux hommes perdus dans cet espace hostile, magnifié d'ombre et de lumière, finissent par devenir une entité bicéphale. L'une d'un calme olympien, l'autre nerveuse et désespérée. Un combat digne de la genèse, entre le bien et le mal, entre le début et la fin d'un monde qui se veut sans espoir. C'est poignant, perturbant, touchant, parfois un peu trop appuyé dans les effets. C'est en tout cas une oeuvre qui ne laisse pas indifférent.
zzz ZZZ ZZZ, waw, qu'est-ce que c'était passionant, mince alors, j'en reviens pas, y'a tellement de trucs qui se passent dans le film qu'on ne sait pas où mettre la tête. Bon sérieusement, ce film EST ennuyant, mais ce n'est pas de la merde. C'est moi qui l'ait trouvé ennuyant (et un peu plus) parce que je suppose que je n'ai pas encore "la maturitée cinématographique pour apprécier ce film" (ça fait intelligent, ça !), m'enfin bon, je pense pas que je suis la seule ...
On ne peut pas vraiment dire que Gus Van Sant se soit foulé pour écrire le scenario (je parle encore moins des dialogues, ils sont quasi inexistants). C'est simple : il ne se passe rien ! Sur 2h00 de film, il y 1h40 de gros plans sur Matt Damon et Casey Afflek qui marchent (Bon, les plans varient, je vous l'accorde : parfois le visage, puis les pieds, et même quelques fois le corps en entier !!) Je n'ai franchement pas vu le génie de Gus Van Sant. Le paysage est certes magnifique... mais c'est tout !!
En voyant la majorité des spectateurs quitter la salle avant la moitié du film En voyant la fille de l'accueil obligée d'aller réveiller les prétentieux entétés à la fin du film En voyant ces plans interminables, ce documentaire d'animaux sans animaux ni commentaires En voyant un type à la fin du film qui demande à un pote ce qui se passe à la fin, et de lui raconter que les Gerrys ont fait un combat épique contre un léopard, et lui de me répondre : "Gerry ? Mais c'était lequel ?" En voyant nombre de personnes qualifier ce film de culte.
Et en voyant que j'étais étrangement toujours incapable de savoir quoi penser de ce film justement, raffraichissant malgré le thème, le lieux, les dialogues. Desertiques. Finalement quand on connait le Gugus, on ne peut que se dire qu'il s'agit d'un beau film qui vaut le coup d'être vu.