Derniers Avis : Le Grand Blond avec une chaussure noire - Page 14
Le Grand Blond avec une chaussure noire
Note moyenne
3,6
12654 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
204 critiques spectateurs
5
29 critiques
4
65 critiques
3
67 critiques
2
32 critiques
1
9 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
4,0
Publiée le 3 novembre 2006
Un sommet de la comedie française des années 70. Ce film parodie de maniere subtile les films noirs , c'est trés drole sans etre crétin. Jean Rochefort est impérial , tout comme bien sur Pierre Richard , irresistible en gaffeur "protégé des dieux".
Le Grand Blond avec une chaussure noire est un classique de la comédie française. Pierre Richard, cantonné dans des seconds roles, explose dans le role qui lui collera à la peau tout au long se carrière, celui du Pierrot lunaire, romantique et naif. Il y est superbe et nous offre un festival de mimiques, impose sa personnalité face aux "monstres" qui l'entourent et non des moindres: Jean Rochefort et Bernard Blier qui s'occupent de la partie "sérieuse". C'est d'ailleurs une preuve du talent de Françis Veber qui signe le scénario, qui arrive à ancrer le film dans la réalité avec la guerre interne du contre-espionnage toujours nuancé de comédie hilarante. C'est un peu comme les Tontons Flingueurs où le film marche autant dans la comédie bien entendue mais également dans l'histoire policière. Veber réussit à mélanger le premier et le deuxième degré et c'est ce qui rend le film hilarant. Mireille Darc est sublime et apporte énormément de charme, Jean Carmet est sublimement drole et Paul Le Person (habitué des films de Robert) est impeccable. Un classique qui vieillit très bien et qui divertit toujours autant.
J'aurais peut-être pu mettre trois étoiles pour le casting mais j'ai été quand même assez déçu dans l'ensemble par ce film. Classique parmis les classique, je ne l'avait encore jamais vu en entier. Depuis le temps qu'on m'en parlait. Et bien très franchement dans ce style je préfère "Le distrait" et tous les autres comédies de Francis Veber avec Pierre Richard. Très parodique des films d'espionnage, la comédie pure est assez délaissée pour quelques gags ,amusants certes mais qui ne m'ont pas fait hurler de rire. La fin déçoit quelque peu tant elle est convenue, les acteurs ne sont pas vraiment à leur meilleur niveau (sauf Bernard Blier toujours excellent !) et il n'y pas de rythme, ce qui fait qu'on attend qu'il se passe quelque chose d'interessant, et de ce point de vue, c'est encore la déception qui prime. Malgré tout, on passe un bon moment à regarder ces grands acteurs cabotiners entre eux et la musique de Vladimir Cosma est un petit plus. A voir mais pas essentiel !
Nous nous retrouvons dans un film compliqué, avec un homme assez simple qui est choisi au hasard pour régler des comptes entre des brigands. Son copain, Mauriceest le seul à voir les cadavres et devient fou car ceux-ci disparaîssent. Le chef des brigands engage une femme à draguer et à coucher avec l'homme choisi au hasard mais elle tombe vraiment amoureuse. "Le Grand Blond avec la Chaussure Noire", surnom de l'homme choisi au hasard, découvre la supercherie et part avec sa copine en vacances.
Une bonne idée de départ (faire jouer à un pauvre type distrait le rôle d'un dangereux espion international), du beau monde (Y. Robert, F. Veber, Rochefort, P. Richard, B. Blier, M. Darc, J. Carmet...) suffisent à parler de réussite concernant ce "classique" des années 70. Et il est vrai que parmi tous les navets de ces années là dans le genre comédie à la française, il se détache. Mais il ne faut pas regarder de trop près les invraisemblances ou la redondance des ressorts comiques.
Imaginez un film réunissant ensemble: Jean Rochefort, Bernard Blier, Mireille Darc, Jean Carmet et Pierre Richard. Avec un scénario de Francis Veber et le tout dirigé par Yves Robert! Cela ne peut que donner un chef d'oeuvre d'humour! C'est une comédie d'espionnage géniale avec des situations rocambolesques et des acteurs terriblement attachants. Il se dégage de ce fim une formidable intelligence et finesse. A aucun moment il ne cède à la facilité ou la vulgarité pour déclencher le rire... Plus de 30 ans après sa réalisation, Le Grand blond avec une chaussure noire continue de nous régaler a chaque nouvelle vision. Le retour du grand blond, bien que moins soignée, sera une très bonne suite à ce film.
Pierre Richard dans toute sa splendeur. Un film absolument génial qui mêle à la fois humour et espionnage. Richard et également entourer d'autre superbes comédiens (Rochefort, Blier, Préboist et Darc). C'est également au delà du comique une critique de l'espionnage et de la manipulation. L'une des meilleures comédies des années 70!
Estampillé "comédie avec Pierre Richard" depuis sa sortie et ses multiples rediffusions, je ne peux m'empêcher, à force de revisionnages, de trouver au "Grand Blond avec une chaussure noire", un air de plus en plus sérieux. Car si l'on ôte les pitreries de Pierre Richard, et quelques gags par-ci par-là, le film aurait très bien pu se hisser dans le haut du panier des films d'espionnages français. Ca démarre pas un duel entre deux cadres des services secrets. Impérialement interprétés par Jean Rochefort et Bernard Blier, qui s'affrontent en subtilité. Puis c'est une affaire d'espions, chargés de surveiller un pauvre type happé par une machination qui non seulement le dépasse, mais dont il n'a même pas conscience. Sauf que le pauvre type en question est un violoniste gaffeur incarné par Pierre Richard. Les gaffes de Richard sont amusantes. Ainsi que le décalage avec les pratiques méticuleuses de surveillants qui s'inquiètent au moindre dérapage. Quand chaque mot, chaque action, peut avoir une signification très précise dans leur métier, ainsi un grand maladroit fait valdinguer leurs méthodes ! A côté, Yves Robert étonne avec de nombreuses scènes bien troussées. Duels de couloirs en regards, mais aussi un mexican standoff presque complètement sérieux. Quelques jeux de lumières (la scène du concert), une ambiance posée. La musique à coups de flûte de pan donnant une atmosphère étrange, entre le western et l'influence hors occident. Ou la fameuse robe portée par Mireille Darc, qui n'était pas prévue dans le scénario. Avec en prime un fond tout à fait sérieux. Le scénario critiquant les services secrets. A la fois pour leur propension à mener des guerres internes, et pour leur irrespect total envers la vie privée (voire la vie tout court) des innocents.