Ken Park
Note moyenne
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300 critiques spectateurs

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Ghost_face
Ghost_face

86 abonnés 574 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 février 2008
Dérangeant et troublant pour ses scènes érotiques, KEN PARK accuse surtout une société américaine où l'immoralité à une place importante dans la vie d'ados qui n'ont pas une vie de leur âge. Malsain mais réussi.
Philemon P
Philemon P

22 abonnés 263 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 septembre 2009
Photographe et metteur en scène de la réalité, Larry Clark évoque encore après "Kids" et "Bully" le thème qui l'obsède le plus: la perdition des jeunes américains qui noient leur tristesse dans le sexe et la violence. Pour ce qui est de la fesse, "Ken Park" va plus loin que les précédents films du réalisateur (qui n'étaient déja pas très reservés), ayant voulu filmer le sexe de manière frontale et non pornographique pour mieux rendre compte du desespoir et de la crudité des actes adolescents. On compte donc des scènes de nus qui vont assez loin et qui poussent même parfois jusqu'au malaise. Monté comme une mise en parallèle de plusieurs sketchs racontant chacun l'histoire d'un adolescent banlieusard, on se rend vite compte que le film évoque plus le conflit parental qu'autre chose: l'un des personnages est maltraité par un père beauf qui le renie, une autre est flanquée d'un père traumatisé par la mort de sa femme qui est tombé dans la religion jusqu'a l'excès et le dernier couche avec la mère de sa petite amie, la questionnant sur ses relations avec son mari. Tourné avec des acteurs amateurs, le film prend d'abord un aspect très documentaire, puis chaque histoire prend une tournure extrêmement violente ou dramatique dans des scènes parfois franchement répugnantes. La volonté de fer de Clark pour défendre ces jeunes confus est admirable, mais son point de vue est tellement pessimiste et déprimé qu'on se demande si la réalité qu'il dénonce existe vraiment. Heureusement Clark a la bonne idée de ne pas conclure sur des images chocs et finie le film sur une scène représentant l'idéal simple et naïf des personnages puis sur un flash-back très mélancolique qui fait oublier toutes les horreurs vues auparavant tout en en gardant le ton desespéré.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 février 2012
Au final, j'étais assez curieux de voir ce film en voyant toute la controverse qui s'anime autour. Très belle surprise, l'histoire est vraiment excellente. On assiste à travers Ken Park, à une description sans concession de la jeunesse. Chacun à leurs manières, ils doivent endurer quotidiennement la violence du monde adulte (père humiliant, alcoolique et incestueux d'un côté, père pathologiquement pieu et rigoriste de l'autre, les grands parents qui prennent leur petit fils pour un gosse, violant sans cesse son intimité...). A l'image de "Ruban Blanc", le film tourne autour d'une jeunesse brisée, volée par les adultes. La seule manière pour ces jeunes de pouvoir s'échapper de cette fatalité, c'est par le biais de la drogue et du sexe. Le film ne suggère rien, il le montre sans tabou, sans timidité. Pas de hors champs et pas d'actions simulés... C'est sûr ça dérange, c'est provocant, ça pousse le spectateur dans ses retranchements. C'est un parti pris assumé mais finalement il n'y a rien de vraiment pervers ou vicieux, par exemple un film comme "Mysterious Skin" qui use de hors champs (encore heureux), me semble beaucoup plus tendancieux et ambigüe que ce film. La seule chose d'un peu déroutante, c'est qu'on a l'impression que les protagonistes sont encore mineurs, l'histoire nous le fait croire du moins, alors qu'il n'en est évidemment rien... Agréable surprise et controverse inutile, c'est loin d'être le premier film a mettre des scènes de culs non simulées.
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

272 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 28 avril 2008
Edward Lachman, fameux directeur de la photographie, et Larry Clark, photographe célèbre avant d’être cinéaste, co-réalisent «Ken Park» (USA, 2002). Le film est sans aucun doute une œuvre emprunt du style de Clark. Une année seulement sépare «Bully» (USA, 2001) de «Ken Park» et pourtant un gouffre les distancie. À la consistance granuleuse et funèbre de l’image du film de 2001, Clark et Lachman font une image irradiée d’un soleil lourd, donnant un Clark satisfait de son propre Œuvre. D’une simple retouche esthétique, le cinéaste du scandale renverse son cinéma. Partageant avec Gus Van Sant le thème de l’adolescence, Clark préfère la provocation où Van Sant préfère la grâce. Bien moins provocateur que «Bully», puisque le choc des images a déjà eu lieu, «Ken Park» dévoile ce que son prédécesseur avait réussi à éviter : la pornographie. Qu’est-ce que la pornographie ? Ce n’est pas tant la représentation explicite du sexe (voyez ce que Damien Odoul a fait avec «L’Histoire de Richard O.») que la vulgarité décomplexée. Quand apparaît, plein écran, l’émission populiste de Jerry Springer où est donné en spectacle un antisémite vociférant, sans que les cinéastes n’y apposent quelques volontés, on se confronte à la pornographie, à la vulgarité dans sa plus pure expression. Mais le film n’est pas entièrement dénué de tout intérêt. Clark, après trois films, confronte enfin ses adolescents à la figure des parents. L’ambition n’est pas de mettre à plat la relation mais clairement d’accentuer la liberté des ados à la lumière des contraintes parentales. Les seules marques d’affection dont les parents font montre trouvent des origines alambiquées tel ce père homophobe homosexuel refoulé qui, dans le sommeil de son enfant et dans l’ivresse d’un soir, entame une fellation à son fils. De la dépression de l’adolescence, la grave inconscience qui faisait des jeunes de «Bully» des êtres incandescents ne reste plus que les pauvres carcasses d’un automatisme tapageur.
Vinz1
Vinz1

272 abonnés 2 825 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 3 mars 2017
Un ratage complet qui ne fait que montrer la nudité d'ados désœuvrés de manière frontale sans aucun intérêt si ce n'est un pseudo message concernant le rapport à la cellule familiale sous toutes ses formes et ce qu'elle renvoie et provoque chez l'enfant qui doit se construire avec ou sans ! Superficiel, pornographique, sulfureux mais sans intérêt ! Le brouillon raté de "Bully" en somme !
GabbaGabbaHey
GabbaGabbaHey

241 abonnés 1 583 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 27 septembre 2011
Dans ses images, "Ken Park" est très audacieux, et c'est ce qui est intéréssant, seulement c'est trop gratuit. Ce film parle du malaise de la jeunesse, de sa précarité et de sa perdition, sujet très riche (le même mois sortait "Elephant", film assez comparable en certain points, abordant le même sujet, mais le faisant 1000 fois mieux), mais extrêmement mal traité, on croirait que Larry Clark ne cherche qu'a provoquer, et les images, pourtant parfois troublantes, ne dégagent aucune force et ne servent a rien. Quand au personnage de Ken Park, les raisons de son suicide sont franchement pas convaincantes, le film porte son nom, on le voit au début, et on le voit a la fin, mais c'est absolument pas assez développé. C'est décevant de voir un film avec tant de potentiel se déféquer dessus de cette manière.
Moorhuhn
Moorhuhn

167 abonnés 579 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 octobre 2010
lors je le dis tout de suite, Ken Park c'est une expérience, un film à vivre, et une formidable réflexion sur le mal-être adolescent, dont l'échappatoire à cette vie morbide consiste à un idéal de vie basé sur le sexe. Le film contient d'ailleurs des scènes très explicites mais je précise bien, sans tomber dans le vulgaire. En effet c'est réaliste, et vraiment bien amené, ce n'est pas du porno pur souche. C'est un film sensuel et beau, d'une grande puissance et porté par une interprétation magistrale. On en aurait presque du mal à croire que ce n'est que de la fiction, c'est criant de naturel.
Ken Park est à mon sens un film qui ne peut laisser indemne. Une oeuvre magnifique, au scénario travaillé, à la réalisation grandiose. Du grand art, le cinéma mériterait d'avoir plus de films comme celui-ci.
JeremGar
JeremGar

131 abonnés 1 581 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 6 juillet 2008
un portrait assez dur de la vie d'adolescents en Californie aux Etats-Unis: drogue,sexe,relation avec les parents...C'est pas le fait qu'il soit choquant qui dérange mais plutot qu'il soit soporifique avec des long plan séquence qui ne font pas avancer l'histoire..d'ailleurs mise à part le fait de montrer des scènes "choquantes", ce film a-t-il une réelle histoire? on s'ennuit fermement pendant 1h30.
Shaka666
Shaka666

63 abonnés 504 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 février 2014
Quatre histoires s'entre-mêlent ici, avec comme film conducteur ce fameux Ken Park, ami ou plutôt connaissance, des quatre ados découvrant le monde adulte sur lesquels le film s'attarde. On est ici à mille lieux d'un univers à la "American Pie", tout reste très terre à terre, on est loin d'une comédie, au contraire, la vision du réalisateur est noire et désabusée (relations enfants/parents et enfants/grand-parents) et pour se faire, il choisit d'insérer des scènes très crues voire pornographiques.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 17 mai 2010
Ce film est bouleversant et il est compréhensible qu'un certain public puisse être choqué... Tous les personnages sont attachants, très intéressants, et bien interprétés, cependant je suis un peu restée "sur ma fin" car ils manquent souvent de profondeur. La société américaine est dépeinte d'images crues et authentiques, on ressent vraiment l'atmosphère californienne et l'étouffement, l'asphixie des banlieues américaines. Tout ces non-dits et tensions morales et physiques qui flottent continuellement dans les familles des protagonistes sont endurantes pour le spectateur: on suffoque avec les personnages et on comprend leur besoin de se libérer, de trouver un échapatoire (et le refuge qu'ils trouvent dans leurs ébats sexuels demeure tout de même moins tragique que la fin des héroïnes de Sofia Coppola dans "Virgin suicides"...) Âmes sensibles s'abstenir ;)
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Je reste perplexe. A revoir.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 29 septembre 2006
Une répresentation peut-être fidèle aux américains des années 90, mais une représentation beaucoup trop pornographique, trop violente.
Le film n'a pas de rythme, le scénario tourne un peu en rond et est confu, farfelu.
Et tout cela finit par ne mener à rien.
Un conseil les amis, passer votre tour sans hesitez!
moonboots
moonboots

73 abonnés 1 322 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 15 juillet 2009
Les mêmes ingrédients que dans le chef d'œuvre du même réalisateur, Kids, mais cette fois la sauce ne prend pas du tout, c'est pitoyable et ça fait de la peine pour les acteurs.
gooneur
gooneur

60 abonnés 840 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 31 juillet 2019
On a repoussé les limites! Le degré zéro de cinéma! Avec cette succession de saynètes malsaines et voyeuristes, le soi-disant réalisateur part de rien pour arriver à de l'anti-film... Dans la mesure où il brosse un tableau provocant sans aucun fondement réel dans le seul but de se faire mousser, on se retrouve avec un film aussi passionnant à regarder qu'une compétition de tonte de gazon!! LE navet!
Malevolent Reviews

1 104 abonnés 3 207 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 novembre 2013
Sept ans après Kids, Larry Clark revient pour une nouvelle chronique sur l'adolescence perturbée de l'Amérique en s'installant cette fois-ci en Californie. Rien ne change : le réalisateur sélectionne de jeunes acteurs amateurs mais incroyablement convaincants à l'écran tandis que son fidèle scénariste Harmony Korine nous livre une trame osée mais limpide. Ken Park est donc assurément un nouveau film choc, un film qui va là où la plupart des autres n'osent s'aventurer, un film qui surprend par son réalisme saisissant et ses propos traités... Ici encore, les séquences s'entrechoquent comme des balles se répercutant sur le sol, des séquences qu'on ne pensait pas voir, qu'on se surprend à contempler. Car tout n'est que violence et dégradation viscérale dans Ken Park : inceste, séquestration, meurtre, infidélités multiples et décadence juvénile sont au programme de ce drame profondément humain, terriblement réaliste, à la limite de l'abominable... Le plus surprenant reste l'interprétation de ces jeunes amateurs, sincère et touchante, nous faisant littéralement vivre un calvaire réel, un calvaire préexistant aux États-Unis, choses que l'on peut lire couramment dans les journaux. Les adolescents n'hésitent donc pas à tout montrer dans des scènes de sexe torride, de torture éprouvante ou encore d'inceste odieux (mentions spéciales à James Bullard, Stephen Jasso et Tiffany Limos, des révélations charismatiques au possible). Bien entendu, on pourra se dire que tous ces atrocités ne peuvent pas vraiment avoir lieu en même temps dans la même ville et avec les mêmes protagonistes mais dans son optique, Larry Clark a voulu faire une collection d'horreurs et dénoncer les maux profonds d'une Amérique tremblotante. Extrêmement trash, visuellement monstrueux et résolument dérangeant, Ken Park est une nouvelle perle signée Larry Clark.
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