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Un visiteur
2,5
Publiée le 29 septembre 2006
Un film très dérangeant, mais dans l'ensemble réussi. Les jeunes acteurs sont très convaincants; l'histoire est dure, mais belle. Certaines scènes de sexe sont parfois gratuites et crues. Clark aurait pu faire passer le même message un peu différemment. A voir cependant.
J'avais beaucoup aimé Kids. Je l'avais découvert quand j'étudiais à Newcastle, dans un petit ciné de quartier. A l'époque, on disait que c'était le film " qui avait choqué Madonna ", et en effet, il y avait de quoi. Mais surtout, c'était une réflexion pleine de sagacité (en même temps qu'une critique au vitriol) et de constats dérangeants sur le sexe chez les adolescents, ainsi que la manière dont l'âge de l'inconscience rencontrait celui des premières expériences. Et surtout, il présageait la manière dont le sexe se fait, de plus en plus jeune, sans repère ni raison et sans aucun discernement.
En ce sens, Ken Park est le juste dérivé de Kids. En effet, le film est trivial et largement plus voyeur en terme de scènes de cul. Je n'avais jamais vu de démonstrations aussi explicites, et ce n'est pas tant que j'aie été choqué de cette crudité que je n'ai plutôt pas compris son intérêt, étant donné que ce n'était pas le prétexte à un trait de scénario mais la simple mise en abîme d'une série de faits.
L'histoire tourne autour d'une bande de jeunes de Californie qui se font littéralement chier, sont complètement en inversion de phase avec leurs parents, et cherchent à tout prix à passer le temps. Il y a donc plusieurs portraits qui se succèdent, et le film démarre par le suicide assez spectaculaire et gore de l'un d'entre eux. Cette mort est le prétexte à une séries de présentations des personnages dans leurs familles et environnements. Ils sont tous plus déstructurés et paumés les uns que les autres, les enfants vivant les affres de l'adolescence, et les parents sont engoncés dans leurs vies moroses.
J'ai été un peu déçu par cette manière de montrer un environnement et des situations vraiment extrêmes et rien d'autre, ainsi que par les scènes de sexe qui ne débouchent sur rien de spécial dans le film (même si dans la réalité c'est assez plausible). En fait je m'attendais à un scénario mieux construit, et j'ai seulement vu un défilement de jeunes gens perdus et écartelés, qui baisent et c'est tout. Du coup, quel est vraiment l'intérêt de cela ? Et la surenchère dans le suicide du début et un crime crapuleux ?! Vraiment, j'ai eu du mal à suivre.
Je ne peux pas dire que c'était complètement nul ou bien que je n'ai pas été sensible aux personnages, mais je ne vois pas où il veut en venir. Ou alors, j'ai raté le coche. Ouais, ça doit être ça.
"Ken Park" est décevant de bout en bout. Servi par un montage et un scénario inexistant, le film dresse un catalogue éloquent sur la sexualité débridée des adolescents. Rien de dérangeant, si ce n'est le manichéisme avec lequel Larry Clark dirige son film et ses personnages, des sommets de carricature. Dès lors, aucun enjeu, de la psychologie de supermarché, de la rebellion pour ados prépubères. Larry Clark n'a pas grandi, puisque le message de son oeuvre se résume à "merde aux parents". Qu'il cesse de se comparer à Gus Van Sant. C'est insultant pour l'un, prétentieux pour l'autre.
Onn accuse souvent Larry Clark de faire du cinéma à scandale pour le scandale, d'ailleurs pour ce que ça lui rapporte... Il serait pervers? La perversité ne commence t-elle pas d'abord dans le regard dans le regard du spectateur. Larry Clark est d'abord photographe, et il travail depuis ce temps avec la jeunesse de son pays, il a vécu la plupart des situations qu'il aborde dans ces films, on pourra lui reprocher tant que l'on voudra, comme Van San ou Korinne d'abuser et d'explorer les thèmes de la jeunesse comme un fou furieu que ça ne me fera pas changer d'avis sur son cinéma que je trouve sublime, car les vies de ces gosses je l'ai connu aussi et je ne sais que trop bien de quoi elle est faite.
Larry Clark a le don de trouver de brillants interprètes - qu'ils soient acteurs confirmés ou novices - capables de donner une vérité et une profondeur à ses films. Ken Park ne fait pas exception. Les jeunes du film ont accepté de se mettre à nu, au propre comme au figuré, dans des scènes d'une grande beauté intimiste, jamais gratuites ni vulgaires. Les adultes ont aussi leurs moments, avec une mention particulière pour Wade Williams dans le rôle pourtant ingrat du père de Claude.
Autre mention spéciale pour l'affiche du film : superbe ! Si superbe qu'elle est d'ailleurs maintenant mon fond d'écran. Elle témoigne du talent exceptionnel de Larry Clark dans son art d'origine : la photographie.
Bien supérieur à Kids et Another Day in Paradise, Larry Clark retrouve par moments la grâce de son premier film, le formidable Kids. Comme toujours, l'image est magnifique et les acteurs confondants de naturel, malgré le fait que le film soit très sombre, les scènes sexuelles parfois limite dérangeantes et la violence très graphique, on en ressort heureux, du fait de l'humanité de l'entreprise, la serenité du final et d'un talent pour la comédie qu'on ne connaissait pas de Larry Clark. C'est sans conteste l'un des plus beaux film de l'année.
Quel gâchis ! Larry Clark montre plus qu'il n'explique ou dénonce, et même les images ne sont pas belles. Le film est parfaitement dénué d'intérêt et donne l'impression de tourner sur lui-même, ce qui n'est pas faux, car le fameux Ken Park apparaît au début et à la fin.
A part ça, les scènes de sexe n'apportent rien à l'action, si elle existe, et, plus le film progresse (ou plutôt, régresse), plus on a l'impression de visionner un enchaînement de saynètes sans aucun rapport entre elles.
Dommage, il y avait matière à tourner un VRAI film, nous expliquant surtout pourquoi et comment ces kids en sont arrivés là.
" Ken Park ", quatrième film de Larry Clark après " Kids ", " Another day in paradise " et " Bully ", est, à l'instar des trois premiers, une grande réussite. Grand photographe américain, Clark est passé au cinéma sur le tard, et prolonge par le biais de ses films son travail photographique et sa thématique principale, en chantier depuis plusieurs décennies : l'observation quasi entomologiste de la jeunesse américaine. Mais les jeunes que filme ou photographie Clark sont à l'opposé de l'imagerie américaine habituelle ou de la Bush génération. Clark montre les ados tels qu'ils le sont vraiment : ils glandent, ils baisent, ils se droguent, ils sont en plein conflit avec leurs parents, et parfois, ils se suicident. C'est le cas de Ken Park, jeune adolescent que nous aurons à peine le temps d'apercevoir en ouverture et en clôture de ce film aussi dur que beau. Entre temps, le spectateur tenu de bout en bout en haleine, aura partagé des instants de vie de quelques adolescents : un jeune fou malsain qui se masturbe et qui maltraite ses grands-parents, une gamine qui ne pense qu'à baiser alors que son père, religieux intégriste, entretient avec elle des rapports aussi ambigus que malsains, un jeune qui ne s'intéresse qu'au skate en plein conflit avec son gros beauf de père... Plusieurs évolutions dans le travail de Clark : il cosigne le film avec son chef opérateur Ed Lachman dont la photographie est fantastique de naturalisme tout en étant esthétiquement parfaite ; et il s'intéresse enfin aux parents, les intégrant dans sa réflexion sur l'adolescence américaine et sur le malaise de cette jeunesse. Surtout, un magnifique plan cul, où trois ados baisent dans un moment magique où le temps semble suspendu, où le bonheur est, enfin, perceptible et appréhendable. Bien que bandante, cette séquence est surtout belle, émouvante et pleine de poésie, donnant à ce film sombre une petite lueur d'espoir.
Quelle honte que les critiques puissent encenser ce film ! Il est vulgaire, le scénario est cousu de fil blanc et il n'apporte aucune réflexion qui sorte des sujets mille fois rabachés. Il n'est qu'un défi au bon goût qui ne mérite pas qu'on aille le voir !
Une chose est sûre : Ken Park ne laisse pas indifférent.
Sans attaquer ni juger personne, je pense que les personnes choquées par les quelques scènes de sexe de ce film le sont plus par leur éducation ou le rapport à leur propre corps que par ce que l'on voit.
Au contraire, il y a une énorme pudeur, à mon sens, dans la manière de montrer les choses, et surtout aucune complaisance de la part du réalisateur.
Le prétexte du cul pour vendre ne s'adresse certainement pas à Larry Clark, ou alors regardez du côté d'American Pie, hypocrite et Tartuffe à souhait, ou pire encore, la mièvrerie sidérante de Star Academy (à quand un film ?) avec son défilé de "beautés" de congélateur et d'idoles creuses préfabriquées. Les démontages de belles gueules à répétition (Bruce Willys, Brad Pitt) du cinéma américain me font beaucoup plus pitié !
Ce qui parait dénudé, dans Ken Park, c'est surtout l'âme des personnages, leur quête de sens dans un monde déshumanisé.
L'aspect le plus dérangeant se trouverait plutôt dans une certaine ressemblance avec la réalité, qui n'est pas que fortuite.
Après, à chacun d'accepter ou de refuser cette vision très dérangeante de l'évolution du monde, mais je ne pense pas que Larry Clark profite du crime.
Film ridicule et grotesque. Les scènes hardcore ennuient plus qu'elles ne choquent (voir un garçon se mast.... pendant 5 minutes ne me passionne pas vraiment) Ce portrait de la jeunesse américaine ne rime à rien et n'est certainement pas significatif d'une certaine décadence des moeurs outre-atlantiques. Le film se clôt sur 15 minutes de porno-chic qui ne pourrait exciter que les vieillards impotents et encore... Conclusion : n'allez pas le voir, vous gagnerez du temps et de l'argent
Des images qui donnent envie de vomir et pourtant une telle force d'attraction. Le réalisme des images, la crudité des propos et la violence du message font de ce film une oeuvre culte (au même titre que Kids). Parents d'adolescent, abstenez-vous !
On a repoussé les limites! Le degré zéro de cinéma! Avec cette succession de saynètes malsaines et voyeuristes, le soi-disant réalisateur part de rien pour arriver à de l'anti-film... Dans la mesure où il brosse un tableau provocant sans aucun fondement réel dans le seul but de se faire mousser, on se retrouve avec un film aussi passionnant à regarder qu'une compétition de tonte de gazon!! LE navet!
Film provoquant sur l'amérique moyenne. Choquant ? Pas tant que ça, il montre les problèmes que peuvent avoir certain adolescent. Les acteurs sont plutot bons.