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Un visiteur
2,5
Publiée le 23 février 2014
Une jeunesse écorchée, aux soucis familiaux stéréotypés, qui baise, mais pourquoi? Je n'ai pas très bien compris le message (s'il y en avait un), outre une envie de subversif en montrant des ados copuler...
Un film d'un vide abyssal, creux un peu dans la lignée de "Elephant" de Gus Van Sant mais la beauté de la photographie et le talent dans l'écriture des dialogues en moins. Les personnages sont antipathiques et leur histoire ne m'a pas du tout touché.
Quatre histoires s'entre-mêlent ici, avec comme film conducteur ce fameux Ken Park, ami ou plutôt connaissance, des quatre ados découvrant le monde adulte sur lesquels le film s'attarde. On est ici à mille lieux d'un univers à la "American Pie", tout reste très terre à terre, on est loin d'une comédie, au contraire, la vision du réalisateur est noire et désabusée (relations enfants/parents et enfants/grand-parents) et pour se faire, il choisit d'insérer des scènes très crues voire pornographiques.
Ken park est un film troublant. Par ses scènes érotiques, violentes parfois perverses mais surtout pour son réalisme. Dans cette petite ville insignifiante de Californie, l'action est centrée sur 4 adolescents après le suicide de leur ami ken park. Ceux-ci évoluent dans le sexe et la violence, et tentent tant bien que mal de vivre. Leur vie est d'ailleurs montrée sans fard, les moments de bonheurs sont rares, voir inexistants. Le film est ponctué par la violence, la haine, la drogue, l'ennui, le sexe, a deux, a trois. Leurs vie débridée n'est qu'en réalité le reflet de leur classe moyenne, de leurs parents brutaux, méprisants, aveugles ou rongés par la folie. L'atmosphère est morose et accablante et Peaches, Tate, Claude et Shawn n'en sortiront pas indemne
"Ken Park" dépasse les limites du responsable ! Trash et sans concession, le film nous dépeint l'image d'une société en totale perdition. Des familles dans le désarroi et des adolescents qui ne sont plus en perpétuelle questionnement sur leur sexualité, persuadés d'avoir déjà les réponses en expérimentant un peu tout ce qui bouge. Ce qui m'a le plus marqué en visionnant le film, ce n'est pas tant la représentation de la société que Larry Clark veut nous faire comprendre, mais surtout la dureté de la façon avec laquelle beaucoup de scènes sont orchestrées : de l'adultère, à la masturbation, en passant par le sado masochisme, la pédophilie, le libertinage et l'échangisme. J'ai trouvé le film très éprouvant et donc très choquant ! Seulement voila, j'ai du attendre la toute fin du film pour prendre au sérieux le fonds du problème évoqué par Larry Clark. Chacune des histoires qui s'entremêlent, ainsi que celle du défunt "Ken Park" ont pour seul et unique objectif : de dénoncer le comportement de certains parents, qui se moquent éperdument des problèmes personnels de leurs enfants, au profit de leur amour propre. Le résultat de cette ingratitude ? Des fugues et un gamin qui va jusqu'à tuer ses propres grands parents... En somme, je conseille ce film uniquement à ceux qui sont prêt à mettre leurs nerfs à rude épreuve !
ben alors la je sais pas trop quoi penser de ce film. je l'avais vu lors de sa sortie en vidéo il y a dix ans et dans mon souvenir c’était un bon film. Mais la dix ans après je n’adhère plus du tout. pas tant sur le fait que le real montre des images tres crus mais surtout sur le message qu'il a voulu faire passer . je sors de se visionnage plein de question sans réponses sans avoir aimé ni même détester ce film.... mais qu'a voulu vraiment faire le réal avec ce film
Ken Park est un bon film du fait de son développement narratif perspicace, de son audace et de son interprétation plus que correct. Le parti pris de montrer le sexe tel qu'il est vécu par ces jeunes est une bonne idée et permet non seulement au film de faire parler de lui, mais aussi de proposer des images qui marquent les esprits sans tomber dans la provocation. C'est un peu trop "froid" pour moi, mais ça sonne vraie et ça vaut vraiment le coup d'oeil.
Toutes les anecdotes qui entourent Ken Park sont aussi intéressantes que le film en lui-même. Première chose à savoir, c’est que Larry Clark s’est inspiré de faits réels pour créer ses personnages, que ce soit dans des faits divers ou même de personnes qu’il connaissait personnellement, qu’il a ensuite décrit à Harmony Korine (Gummo, Spring Breakers), le scénariste de Kids, son premier film, afin qu’il en écrive le scénario. Mais au-delà de ça, ce sont de vives polémiques et réactions, notamment au festival de Venise en 2002, qui ont fait la réputation du film. Ken Park est une oeuvre volontairement provocante, qui n’hésite pas à montrer une violence extrême et des scènes de sexe explicites et non-simulées. De quoi faire parler les moins préparés donc. Mais ce qui rend le film si intéressant, et on peut même carrément dire passionnant, c’est le traitement réservé à chacun des personnages. Le film ne porte aucun jugement sur eux, il ne fait que constater ce qui anime leur vie au quotidien, soit un ennui qu’ils essaient tant bien que mal de contrer à leur façon: Découverte de leur sexualité, qui est donc traitée de façon un peu crue mais finalement réaliste, escapades dans le monde de la drogue, mais aussi de toute la violence et la rage qui sommeillent en eux. Au-delà de ça, le film s’intéresse aussi au cas des parents, de classe moyenne, et aborde avec une intelligence rare cette peur de voir, et de se rendre compte, que leur jeunesse est passée, qu’elle ne leur appartient plus, et qui essaient de la revivre au travers des ces jeunes, et l’oppression, l’incompréhension, et surtout l’appréhension de la jeunesse face à l’âge adulte. C’est finalement un fort sentiment de désespoir qui caractérise Ken Park, mais un désespoir contré par une insouciance qui laisse place à un optimisme criant de beauté, magnifiquement montré au travers de cette très longue, et très belle, dernière séquence de sexe durant laquelle un personnage pose cette question existentielle, marquant ce passage si redouté à l’âge adulte et qui ne trouvera pas sa réponse: "alors, qui es-tu?". Pour coller à la touche réaliste du film, voulue par Larry Clark, on notera dans les points forts du film cette collaboration parfaite entre les acteurs professionnels, incarnant les personnages adultes et leurs caractères complexes, et des acteurs alors complètement inconnus et amateurs qui donnent vie à ces jeunes que l’on suite pendant une heure trente. En conclusion: Ken Park n’est pas un film à mettre entre toutes les mains, mais il se doit d’être vu tant le message qu’il véhicule est fort. Ken Park est une oeuvre provocante, désespérée et malsaine, mais d’une intelligence rare, qui ne porte pas de jugement et qui laisse une place à l’optimisme! Un film qui ne laissera personne indifférent, que ce soit en bien ou en mal, un film que vous n’êtes pas prêts d’oublier de sitôt, et surtout un véritable chef d’oeuvre cinématographique.
Un film dérangeant fait pour déranger. Une vision sans retenue de ce que peut être la jeunesse, mais aussi l'incompréhension des parents devant l'évolution des mentalités de leurs enfants. Dans les quatre cas de figures que l'on peut nous montrer, les adolescents payent toujours le prix de l'incompréhension de leurs parents, ou de leur inconscience. Sans filet, sans retenue, on peut dire que le film ne fait pas dans la finesse. Certaines paraissent même inutiles et simplement présentes pour choquer, alors que d'autres se justifient pour voir où la cruauté et l'asservissement des êtres à un code moral ou non peut détruire la vie de ceux qui n'ont pas la même vision de l'existence. Les enfants sont les victimes des parents, ou du moins de l'incompréhension de chacun envers l'autre. Films pour les parents, qui risquent d'en prendre un coup.
Je.. Je m'attendais pas du tout à voir tout ça dans ce film. On parle de Ken Park, puis ensuite on vois le quotidiens de 4 ados, quotidiens assez, très, spécial même. Je vais pas détailler plus pour pas spoiler, mais en tout cas je me suis retrouver à m'arracher les cheveux devant certaine scènes (surtout le papa bourré). Il réussi à retenir mon attention par une atmosphère que j'adore, malgré la progression du film qui ma, comme qui dirais nos amis anglophone : "blow my mind."
Vraiment une étrangeté ce film.. C'est très cru, mais en meme temps tellement 'reel' que ça ne choque pas plus que ça. Difficile de voir où le realisateur veut en venir, car il n'y a pas vraiment d'aspect moralisateur, c'est juste descriptif, on prend le film comme ça, et ça se laisse regarder curieusement. Chapeau aux acterus qui jouent tous très bien .. des rôles franchement pas faciles.
Résumé totalement trompeur. C'est un film qui montre vite fait le quotidien de jeunes qui ont des parents totalement barrés et pédophiles. C'est un film dégueulasse à connotation clairement sexuelle, qui n'offre rien d'interressant. Scènes crues. Personnages même pas attachants.
Attention, chef-d'oeuvre de Larry Clark! Un film fort, dérangeant, malsain et.. à voir absolument! Quatre ados confrontés à la dure réalité de leur vie. C'est noir et jusqu'au bout sans espoir. Le scénario est signé Harmony Korine. Superbe!
Je ne sais pas si ce sont les scénarios d'Harmony Korine qui sont ainsi fait ou si c'est l'équipe de tournage qui les transforment ainsi mais on part toujours d'une bonne idée de base pour finalement arriver a un résultat brouillon et en général assez médiocre. Le jeu d'acteur est, je suis désolé, assez mauvais. Le film commence bien, mais au bout d'une quinzaine de minutes à peine, l'ennui pointe déjà le bout de son nez pour finalement nous envahir et ne plus nous quitter avant le générique. Et pourtant, comme je le disais un peu plus haut, l'idée de base est vraiment prometteuse et cela fait du bien d'avoir certains scénaristes et réalisateurs qu'ils veulent nous montrer que l’Amérique ne se résume pas qu'à de grand lotissement de gens beau et riche et son lot de femme au foyer presque modèle.. Mais voilà à trop vouloir en faire dans le côté mélodrame et jeunesse perdue et bien on se retrouve avec quatre personnages différent avec des histoires différentes, sans trop vraiment de point en commun sauf la réduction au néant de tous les clichés américains (famille recomposée, élevé par ses grands-parents, élevée par un père veuf ultra-croyant, la bonne mère de famille respectable etc...). Et donc on arrive au final avec des histoires brouillons, un film décevant et une fois de plus pour Harmony Korine une bonne idée de base mais qui ne tient pas la route tout au long du film.