Réalisée par David Lean, cette gigantesque fresque, comme tous les grands péplums de l'époque, est une odyssée à peine croyable tirée de la vie de T.E. Lawrence. Ce jeune officier anglais, légèrement incontrôlable, va mettre son existence au service du monde arabe qui fait face durant la grande guerre aux envahisseurs turcs. Accompagné d'une superbe bande originale, le métrage nous offre une photographie magnifique du désert comme on en a rarement vu, on arrive même à ressentir le soleil de plomb qui s'abat sur les bédouins et leurs montures. Il est clair que "Lawrence d'Arabie" est un très grand film qui a marqué et marque encore aujourd'hui l'histoire du cinéma, cependant j'avoue avoir été quelque peu déçu du nombre de longueurs présentes dans le film, la durée (3h37) ne me dérange pas en soi mais ici, l'on aurait pu facilement gagner une petite heure, notamment lors d'interminables discussions stériles. J'attendais également un peu plus l'aspect épique, propre aux péplums, et là aussi, c'est un peu léger hormis deux ou trois très réussies mais également très courtes. Evidemment il n'y a rien à redire sur la mise en scène, extrêmement propre pour l'époque, et sur un casting des plus marquant, d'où ressortent immanquablement Peter O'Toole avec son regard bleu perçant et Omar Sharif, d'une justesse folle. Difficile en revanche de s'attacher vraiment au personnage principal dont on se dit longtemps qu'il était un très grand homme avant que sa psychologie ne se floute et qu'il devienne de plus en plus ambigu. Malgré sa durée trop conséquente en somme, "Lawrence d'Arabie" reste un monument du cinéma comme on n'en verra certainement plus avant un moment, issu d'un travail dantesque et d'une intrigue très originale quoique autant qu'alambiquée. Il faut évidemment l'avoir vu au moins une fois et ne pas hésiter à le revoir encore, une fois les nombreux enjeux en tête.
J'ai trouvé que la dernière demi-heure fait baisser le film, le côté politique et bavard du final diminue l'intensité et le rythme du film qui nous avait offert avant ça pas mal d'aventures, de questions philosophiques le tout dans des décors immensément beaux et une musique culte et envoûtante!!
Film grandiose élevé au rang de chef d'oeuvre incontournable du 7ème Art. Justifié par son aspect lourd et dense mettant en scène une aventure palpitante et magnifiquement interprétée par tous les protagonistes. Des plans somptueux avec des décors naturels de toute beauté, une musique soignée, un moment intense pour le spectateur mais légèrement trop long.
Considéré comme un chef d'oeuvre par beaucoup, Lawrence d'Arabie est évidemment un bon film. Pour mon avis personnel, il ne fait et ne fera pas partie de mes chef d'oeuvre mais il reste un film intéressant à bien des égards. Pour un film de 1963 vu pour la première fois en 2020, Lawrence d'Arabie a particulièrement bien vieilli et sa technique reste toujours aussi marquante. Réalisation de qualité avec ses magnifiques paysages désertiques, musiques culte, très bonne interprétation du casting; tout ces aspects sont la marques de grands films et Lawrence d'Arabie ne déroge pas à ces règles. J'aurai cependant quelques réserves sur le scénario qui, s'il est intéressant et maintien l'attention pendant plus de 3h45, n'est pas aussi captivant que l'on veut bien le dire. Le scénario est en effet subtilement écrit et évite la glorification à outrance et le manichéisme. Il ne dépeint pas T.E.Lawrence comme un héros de guerre mais comme un homme ambigu, incertain de l’intérêt et la réussite de ses actes et moralement ambivalent avec ses gestion de la violence discutable. Malgré cela j'y ai trouvé un certain nombre de longueur qui nuit au rythme du film et par dessus tout, je n'y ai pas trouvé de souffle épique tant décrit. Il n'y a au final que très peu de batailles et surtout très courtes et l'accent est plus mis sur les conséquences morales et politiques de ses batailles. En résulte sur les plus de 3h45 de métrage, un visionnage plaisant mais pas aussi passionnant qu'espéré. Lawrence d'Arabie est donc un grand film qui mérite amplement son statut de film culte même si mon avis personnel est moins enthousiaste avec un film peut-être un peu trop long et pas aussi captivant qu'espéré.
Grande fresque d'aventure doublé d'un classique du cinéma, "Lawrence d'Arabie" est un film comme David Lean sait les faire : spectaculaire avec de superbe paysages mais aussi profondément humain comme l'est T.E Lawrence qui se retrouve envoyé dans le désert et qui finit à la tête d'une armée. Son personnage est complexe, aussi sympathique que désabusé et Peter O'Toole inonde le film de son charisme dans le plus grand rôle de sa vie face à un casting bourré de talents (Omar Sharif, Anthony Quinn, Alec Guiness) qui incarne des personnages hauts en couleur. L'histoire est passionnante, comportant de magnifiques moments (celui où Lawrence doit exécuter l'homme qu'il avait précédemment sauvé dans le désert, la charge vers Aqaba) malgré quelques longueurs qui se font parfois un peu trop ressentir. Mais au final, le film garde de son charme et de son mythe auxquels la musique de Maurice Jarre et le désert filmé comme jamais il ne l'a été contribue fortement.
Oui, Lawrence d'Arabie est vraiment le film épique par excellence. Tout est épique là dedans, c'est vraiment une aventure, aussi bien pour les personnages du film, que pour le réalisateur, que pour le spectateur (3h36 !). On est perdu dans cette épopée fantastique à la réalisation soignée (certes, parfois un peu "trop" calibrée mais cela ne fait que renforcer ce côté épopée justement !), le spectateur se perd dans cette histoire gigantesque, dans ce film immense, dans ces paysages magnifiquement filmés, le tout accompagné d'une musique culte et d'un Omar Sharif qui volerait même la vedette à Peter O'Toole. Alors non, tout n'est pas parfait, il y a un côté assez mastodonte parfois, où on sent la grosse machine avancer, notamment en terme de mise en scène, mais ce projet faramineux sait aussi faire la part belle à des passages bien plus subtils sur le personnage de Lawrence, qui est loin d'être sympathique parfois. Un film épique.
Sorti en 1962, Lawrence d'Arabie, malgré sa durée excessive de 3h40, est toujours aussi impressionnant. Le film n'a pas vieilli une seule seconde. La prouesse de ce chef d'oeuvre est absolument à souligner. Il reste encore aujourd'hui, un des plus beaux films visuellement, avec une photographie magnifique ! Côté technique, le film est irréprochable : David Lean a maîtrisé de A à Z, une mise en scène implacable, avec des scènes impressionnantes pour l'époque. Outre tout cela, son histoire est au niveau de son personnage principale : complexe et intrigante ; tant le film montre la complexité d'un contexte précis du monde Arabe durant la Première Guerre Mondiale. C est d'un justesse absolue, traitant tous les sujets possibles, avec la manière. De plus, le personnage de Lawrence est aussi fascinant à suivre et à comprendre, tant ses intentions basculent. Un développement vachement réussi ! On englobe tout cela, et cela donne un film unique, authentique, et excellent !
Lawrence d’Arabie retrace le destin hors du commun d’un officier de l’armée britannique T.E. Lawrence qui s’est forgé une légende en s’impliquant à la libération des tribus Arabes face aux Turcs pendant la Première Guerre Mondiale. Même si le film n’est pas historiquement véridique en tout point , il présente assez bien comment T.E Lawrence a joué un rôle déterminant à son époque dans le théâtre géopolitique en Orient, grâce à la seule force de son génie militaire et l'ascendant exceptionnel qu'il a exercé sur les bédouins . Par ailleurs, le film fait bien ressentir à travers l’excellente interprétation de Peter O'Tool, le charisme et les contradictions de cette homme présenté comme extraordinaire mais qui paradoxalement d’un côté était animé par le désir de faire le bien et de l’autre pouvait tuer sans pitié. Egalement, il est possible que le film aurait gagner en compréhension si l’histoire aurait pris d’avantage la peine d’introspecter les sentiments de ce personnage complexe dont on ne comprend pas forcément toute l’ambiguïté, qui fait que finalement on ne s’attache pas forcement aux tourments et aux exploits de T.E. Lawrence. Néanmoins, ce long – métrage où sur plus de 3 heures ne fait apparaître aucun personnage féminin, reste magnifique par son bel aspect visuel et sa qualité de mise en scène qui filme sublimement le désert tout comme la reconstitution de batailles réalistes. A noter aussi que la musique de Maurice Jarre contribue également à la réussite de ce grand classique du cinéma.
Plusieurs angles de lecture sont possibles pour ce film incroyable. Le film d'aventure d'abord, toujours moderne par ses idées de mise en scène. Celui qui me touche particulièrement c'est celui de la construction d'un mythe, celui de l'homme, de l'humain, derrière une légende montée de toutes pièces. En cela, Peter O'Toole, chétif Anglais blanc comme neige est un choix parfait pour interpréter Lawrence. Il tient le rôle à bout de bras, magnifiquement. Face aux géants Alec Guiness et Anthony Quinn, il intrigue, met parfois mal à l'aise, mais passionne avant tout. Omar Sharif, pour son premier rôle hollywoodien, brûle la pellicule. Et il y a aussi le désert, personnage essentiel, à par entière du film, que David Lean prend la peine de filmer comme tel. Lever de soleil à peine accéléré, arrivée d'un cavalier en temps réel, le réalisateur prend son temps, contemple et donne à voir ce paysage incroyable, fou, beau et terrible. L'introduction du film - écran noir et musique de Maurice Jarre pendant 5-10 minutes - place le ton : Lean nous montre un grand film et il le sait. Tourné dans des conditions dantesques, par plus de 50° parfois, Lawrence d'Arabie est un monument de cinéma, de modernité, de philosophie, d'histoire. Vu assez jeune, je l'ai redécouvert vers mes 23-24 ans. Il ne se passe pas un mois sans que j'y repense, je suis fasciné et hypnotisé.
Un film de 3h30 que j'ai commencé sans trop d'envie, puis que j'ai regardé d'une traite ! Somptueux, lyrique et moderne. Peter O'Toole est parfait. Même si le rythme est assez contemplatif, on ne s'ennuie pas. Un de mes films historiques préférés.
Sans doute l'une des plus grande fresque épique de l'histoire du cinéma ! Sorti il y a maintenant 50 ans, ce film n'a pas pris une seule ride et brille toujours par la qualité de sa photographie, son casting extraordinaire et sa mise en scène fabuleuse. La première chose que l'on remarque est la beauté des images, le désert est magnifié par l'image en Super Panavision 70, qui permet, à l’époque du numérique et de la HD, d'avoir l'une des plus belle image que l'on puisse trouver sur pellicule. Niveau casting, Peter O'Toole inonde l'image de son talent tandis que les second rôle que sont Omar Sharif et Alec Guinness, réalise des performances superbe qui ont eu pour conséquences de les propulsé au panthéon du cinéma. Un autre point marquant de ce film est la musique de Maurice Jarre, épique à souhait, elle reste LA musique synonyme de désert sans fin. Au final, on à affaire à l'un des plus grand film de l'histoire du cinéma qui permet de passer 3h30 absolument incroyable à suivre l’épopée de T.E. Lawrence avec énormément d’intérêt et de passion. Un incontournable qui rayonne encore sur le cinéma aujourd'hui via le personnage de David 8 dans Prometheus.
D'emblée on remarque surtout le magnétisme de l'acteur Peter O'Toole qui subjugue par ses yeux bleus acier. La photographie du film est d'ailleurs vraiment sublime mettant en valeur la majesté du désert dans des plans grandioses. Niveau historique le film reste passionnant, et vu la complexité des rapports de force en présence le scénario reste judicieusement vague pour se focaliser sur le personnage lui-même et sa propre complexité. D'ailleurs c'est justement toute l'ambiguité de T.E. Lawrence/O'Toole qui a divisé : l'homosexualité est sous-jacente, son masochisme est bien en filigrane, son côté mégalo n'est pas feint, le film ne cache donc pas la face sombre du héros et si le film ne s'y confronte pas frontalement il faut aussi se rappeler qu'on est au début des années 60 et, qu'aujourd'hui, la finesse de traitement n'est pas moins efficace. David Lean a aussi choisi une petite originalité, la majorité des mouvements de caméra va de gauche à droite, un choix que le cinéaste explique par "la volonté d'insister un peu plus sur la notion de voyage". Le film se permet une durée de près de 4h qui passe vite malgré une rythme maîtrisé, un récit qui prend son temps, alliant poésie du désert, égo des hommes et géo-politique en temps de guerre. Un chef d'oeuvre à voir, à revoir et à conseiller. Site : Selenie.fr
Il y a des films qui sont entrés immédiatement dans la légende du 7ème art et Lawrence d'Arabie est de ceux là. Les étendues infinies de sable, les Yeux bleus de Peter O'Toole et les hordes de chevaux aux galops... ce sont désormais des images gravés dans la l'inconscience de chaque spectateur que l'on doit à David Lean réalisateur de ce chef d'oeuvre sans oublié le casting comprenant Omar Sharif ou encore Anthony Quinn et évidemment Peter O'Toole qui trouva là le rôle de sa vie.
Le chef d'oeuvre de David Lean par excellence, Peter O'Toole est magnifique de charisme, que dire de l'enivrante musique du fidèle Maurice Jarre. Personne n'a jamais aussi bien filmé le désert, une perle ...
"Lawrence d'Arabie" a marqué la légende du 7ème art,pas seulement pour ses 7 Oscars,mais aussi pour le destin incroyable de cet officier britannique.David Lean,en 1962,livrait la fresque ultime,une histoire vraie de surcroit,datant de la Grande Guerre.Ou comment un officier britannique gaffeur devient le coeur et l'âme du soulèvement arabe contre les turcs.La version restaurée du film nous offre des paysages désertiques de toute beauté.Au-delà de la beauté visuelle,le film est un formidable révélateur des écarts culturels insurmontables existant entre la Grande-Bretagne et l'Arabie,considérée comme une simple colonie.Sur le terrain,le colonel Lawrence(Peter O'Toole,insonsable)devient le meneur d'hommes pétri de contradiction.Un homme capable de miracles pour unifier les bédouins et prendre Damas,mais aussi celui qui ordonne un massacre.Un homme qui finit par être dépassé par son statut naissant de légende.Magnifique,poignant,et instructif.Intemporel.Un chef d'oeuvre assurément.