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halou
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3,0
Publiée le 30 juillet 2016
Le film commence comme une comédie assez légère puis dégénère rapidement dans une certaine noirceur et cynisme vraiment appréciable. Excellent acteurs avec notamment un duo Trintignant/Cassel épatant et idée de départ à la fois simple mais qui se révèle prenante.
Un jeune banquier voit sa vie modifiée, en se faisant diriger dans ses actes, par un ami écrivain. Ce film est une sorte de Bel ami moderne. Un film sur l'ambition, l'utilisation de la manipulation et des rapports d'influence pour obtenir ce que l'on veut. Le quatuor Trintignant-Cassel-Schneider-Birkin est formidable. Un des meilleurs films français des années 70, et méconnu qui plus est. Découvrez le rapidement.
Il y a dans le cinéma de Deville(dans celui-ci en particulier,mais aussi dans "Le Dossier 51" avec encore plus d'aboutissement)une liberté de ton et une qualité d'écriture que l'on retrouve que trop rarement dans le cinéma français actuel.On pourrait dire la même chose du cinéma de C.Sautet ou de Broca.Dommage que le rythme s'essouffle vers la fin.
Michel Deville nous livre une critique féroce de la société des années 70, sous le masque d'un arriviste, joué par le toujours très sobre, Jean-Louis Trintignant, et d'une galerie de femmes magnifiquement interprétée par Romy Schneider, au sommet de sa beauté, par la délicieuse Jane Birkin et la sculpturale Florinda Bolkan ! Un film léger, nerveux, féroce et profond, servi par un casting exceptionnel !
L'intrigue – très riche – part un peu dans tous les sens et Michel Deville peine parfois à se concentrer sur son propos, affaiblissant par la même occasion son discours. Il n'empêche, plusieurs séquences sont irrésistibles dans ce portrait d'un homme introverti qui va vouloir conquérir le monde et les femmes – et surtout devenir très riche. Beaucoup de travers de la société des années 70 y sont dénoncés, notamment les relations incestueuses entre pouvoir politique, médias et hommes d'argent. Et surtout, quel plaisir de retrouver Jean-Louis Trintignant, Jean-Pierre Cassel, Romy Schneider et Jane Birkin.
Le mouton enragé, un joli titre pour un joli film. Pas très joli cependant car c'est très cynique. Le mouton enragé est une personne qui est d'abord effacée, normale et conformiste, et qui va sortir de son rôle de mouton, pour devenir un leader charismatique. Ou presque car il ne cherche pas à rallier à sa cause le maximum de personne. Sa cause est personnelle et son but est l’enrichissement personnel. Plus on est riche, mieux on se porte. Le film ne montre que les réussites de ce personnage qui se transforme sous la houlette d'un ami en une personne séductrice, qui n'a peur de rien, et à qui tout réussi. Bref le contraire du personnage initial. Sa réussite est fulgurante. Mais petit à petit il y a quelques couacs dans le mécanisme et à la fin, bien qu'il épouse la belle Jane (sublime dans ce rôle) il en éprouve pas moins de nombreux regrets. Notamment d'avoir perdu son 'ami' qui s'est suicidé, et son amie Roberte, abattue par son mari.
Du vrai, du grand, du beau cinéma français. Où l'on est emporté en même temps que le grand Trintignant dans sa folle ascension, guidés par cet ami qui scénarise sa vie. Vif, insolent, le rythme colle à la perfection à l'histoire de cette vie. Romy Schneider est merveilleuse, belle. Jane Birkin apporte la légèreté. Un grand moment.
TRINTIGNANT ou le débauché. Je suis timide mais je me soigne. spoiler: Notre french gigolo veut des femmes et de l'argent, facile quand on est enragé. Ce plaisir qu'on dit charnel avec comme principaux atouts Romy Schneider et Jane Birkin. Mais je m'ennuie devant le cinéma de Michel Deville en ville...spoiler: e
Des quelques films de Michel Deville que j'ai vu seul Le Mouton enragé m'a réellement plu et bien que l'ensemble aurait pu être plus incisif c'est tout à fait ce type de cinéma des années 70 qui me plaît et dans j'ai du mal à retrouver le style actuellement. Bien sur les temps changent ainsi que les gens (mais dans le fond ils ne changent pas tant que cela) et ici on suit le parcours d'un bonhomme timoré qui décide de passer à l'action quitte à aller trop loin. Il y a bien sur le ton particulier de cette époque mais il y a aussi un excellent casting qu'il soit féminin ou masculin on a le gratin de cette période du cinéma français faste et assez marquant. On peut juste regretter un dernier tiers moins prenant mais ce film mordant vaut le détour.
Bon petit film, assez spécial dans son scénario, ultra cynique, il fallait oser ! Ce qui m'a de suite frappée c'est la fraîcheur et l'intelligence des dialogues, certaines répliques sont croustillantes et font mouche encore aujourd'hui, des décennies après sa sortie. Le casting est délicieux. Dommage que dans la deuxième partie des longueurs se fassent ressentir, et on perd un peu le fil.
Tient encore la distance près de 50 ans après sa réalisation. Pour les beaux yeux de Jane Birkin et de Romy Schneider, pour le jeu exquis d'un Trintignant au sommet de son art, pour le scénario tortueux sinon crédible, pour le doux parfum du Paris des bistrots dans les années 80...
Que de souvenirs... La première fois que j'avais vu ce "Mouton enragé", j'étais en compagnie d'une pote. Et je lui avais dit quelque chose du genre : "hé, pince-moi, je dois être en train de rêver debout". En effet, je n'arrivais pas à croire à ce que je voyais. Et aujourd'hui ? L'effet de surprise n'est plus là bien sûr, mais le ressenti reste le même. Cette histoire est, fondamentalement parlant, impossible à croire. Le personnage arriviste, affairiste, séducteur et prédateur existe, mais on a peine à croire qu'un mec aussi peu sûr de lui et effacé ait pu devenir pareil requin. Mais dans ce cas là, pourquoi ça fonctionne aussi bien, me direz-vous ? Parce qu'il y a cette idée que tout est entièrement piloté par un écrivain raté et qui vit une vie par procuration. Parce qu'il y a une histoire très riche, comme dans tous les bons Deville. Parce qu'il y a un côté immoral totalement assumé. Parce que ces dames, toutes sans exceptions, y endossent des rôles qui, moralement parlant, ne les met pas en valeur. Elles prennent des risques. Et parce que l'interprétation y est de haute volée. Tous les acteurs y sont excellents. Mais on ne saura faire autrement que de dégager Jean-Pierre Cassel et Jean-Louis Trintignant du lot. Ce dernier interprétant un personnage qui est un parfait opposé de ce qu'il était dans la vraie vie. La mise en scène de Deville n'atteint pas les fulgurances vues dans "Le paltoquet", "Péril en la demeure" ou "Eaux profondes", mais en terme d'histoire, c'est de la mécanique de précision.
Avec un cynisme ahurissant, 'Le Mouton enragé' raconte sur un mode balzacien et tragi-comique l'ascension météorique de Nicolas Mallet, mouton devenu lion. Prostitution, collusion entre la politique et les milieux d'affaires, trafic d'influence et journalisme à scandale : c'est toute la société pompidolienne qui en prend pour son grade, et avec elle, la Ve République en général. Deville, toutefois, ne se contente pas de proposer un brûlot politique - 'Le Mouton' se dérobe d'ailleurs à toute interprétation univoque malgré sa conclusion sous forme de morale - car le film se lit aussi comme une réflexion psychanalytique sur la transgression et, à travers la relation entre Mallet et Fabre (dont on découvre le secret à la fin), sur la volonté de pouvoir. C'est enfin (surtout ?) un extraordinaire objet cinématographique, virevoltant, et servi par 'un casting formidable : Trintignant, Cassel, Birkin et Schneider sont en effet brillants.