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Philippe C
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3,0
Publiée le 16 octobre 2019
Un film bien sympathique que j'ai eu la chance de découvrir dans une copie restaurée et numérisée dans le cadre du festival Lumoière 2019. Le thème est celui de la famille, de la paternité plus précisément, car il s'agit d'un père veuf qui élève ses 3 enfants (dont un que son épouse morte en couches a eu en son absence alors qu'il était prisonnier de guerre en 1942). Bizarrement, ce thème résonne avec l'actualité (PMA) en ce sens de savoir si un enfant a besoin d'un père et d'une mère pour réussir et être heureux, et qui est le vrai père. J'ai apprécié au travers de ce film de 1959; ces jolies image sur le Paris bouillonnant des quartiers populaires de l'époque, de ces grands chantiers de construction (Sarcelles) de logements pour tous, de cet optimisme sous-jacent (trente glorieuses). L'intrigue est bien traitée, la lutte de ce père pour soutenir ses enfants qui sortent de l'adolescence et font leurs premiers pas en tébuchant dans la vie. La réussite de ce film, mais aussi sa faiblesse, c'est qu'il repose essentiellement sur le duo Gabin (qui fait du Gabin à outrance) et Audiard (pour les dialogues) qui fait du Audiard, certes gouailleur et populaire, mais trop, c'est un peu trop. Petit pincement au coeur en retrouvant Marie-José Nat, débutante et pétillante, qui vien tde disparaitre la semaine passée.
L'histoire d'un père ouvrier, seul et essayant de mener a bien l'éducation de ces grands enfants. Gabin y trouve a role a sa mesure. Un peu vieilli, mais sympa.
Les tribulations d'un veuf, père de deux enfants et un bâtard. Constamment déçu par chacun d'eux pour des raisons différentes et jusqu'à la fin. Gabin excellent en brave type de la classe ouvrière, avec la bouche pleine des mots de Michel Audiard. Un vrai régal au milieu d'une France en bouleversement des Trente Glorieuses. Toute ma jeunesse et beaucoup de mon grand-père maternel qui lui, a dû reconnaître et élever deux bâtards de sa femme...
Quel plaisir de voir J. Gabin entouré de tous ces jeunes acteurs, R. Dumas, C. Brasseur et M. J. Nat. C'est une comédie dramatique qui se situe à l'aube des années 60 et décrit le conflit de générations un peu classique entre parents et enfants, mais aussi tout un changement d'époque: le passage des années 50 aux années 60, avec son progrès et ses innovations. Le rôle de Gabin n'est pas ici classique je trouve, car on le voit plutôt soit en jeune premier, en soldat ou plus tard en patriarche, flic ou gangster. Plus tout jeune, ce film est un presque un film de transition, Gabin y joue le rôle d'un père de famille qui élève seul ses enfants et c'est là l'originalité du film.
Encore une fois, une oeuvre qui pourrait n'être portée que par Jean Gabin et les dialogues de Michel Audiard tant les deux sont grandioses. Le casting au global ne s'en sort pas mal, mais le déroulé n'est qu'une variante supplémentaire de ce qui se faisait à l'époque. Un total plus que réussi par la force des choses, mais qui manque quand même furieusement d'un épilogue.
Gabin en patriarche vaillant sur ses enfants,dans un monde qui se modernisme va être confronté à un autre mode de vie. Un petit film reflétant les changements de l'époque,rien de mémorable même pas les dialogues d'Audiard qui en fait le minimum.
Rue d'un père aimant. Gabin joue un père très à cheval sur les principes, remarque ses personnages sont souvent sur cet état d'esprit. Il éduque ses enfants qui pourtant déjà majeur et s'occupe aussi d'un de ses fils perturber et qui n'est pas le sien. Paris et son petit bistrot du coin, Gabin y est attaché, ici encore nous le remarquons. Texte de Michel Audiard encore et encore toujours croustillant. Un beau film sur un père aimant trop ses enfants.
Drame social et familial qui ne vaut que par Gabin, les dialogues d'Audiard, et la vision de Paris en 1959. Le procès du primo délinquant mineur à la fin est à hurler de rire : il y avait une justice en ce temps là !
Quel plaisir de voir et revoir ce chef d'oeuvre, Gabin toujours égal à lui même, entouré d'une pleiade d'acteurs de talent, notamment paul Frankeur, mais aussi Marie José Nat, Claude Brasseur et Roger Dumas, tous trois à leurs débuts. Un film indispensable à la vidéothèque de tout cinéphile.
Un joli drame qui fleure bon la comédie à maints moments. Après-guerre, les jeunes adultes s’émancipent, Mai 68 est encore un embryon, mais on le sent frémir dans les entrailles de la société française. Le père Gabin, le grand Gabin, qui se démène comme il peut avec sa rebelle progéniture, tentant de maintenir les valeurs d’antan. C’est un beau spectacle où l’on frémit et rit. Film qui, à sa façon, rappelle le « Everybody’s Fine » de Kirk Jones, cinquante ans plus tard.